Cette BD, qui date d'il y a seulement 15 ans, a un peu vieilli. Eric Loutte, dont le talent n'est pas à prouver, en était alors presque à ses débuts, et il était encore pas mal influencé par la ligne claire franco-belge. Mais son goût pour les designs d'avions et autres véhicules (surtout volants) s'exprimait déjà fortement, puisqu'il y apporte un soin tout particulier. On voit aussi quelques clins d'oeil plus ou moins discrets à ses séries fétiches comme Buck Danny ou Blake et Mortimer. Marrant aussi de trouver Coluche dans le rôle du gestionnaire de la station.
Mais la datation vient surtout du fait que c'est l'adaptation d'un vieux roman d'Asimov. Mars n'était pas du tout perçue comme elle l'est à présent. L'histoire quant à elle est sympathique, mais un peu "facile" au niveau de la progression. On voit que le lectorat recherché est assez jeune. On voit bien où Stoquart a rajouté son grain de sel, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un récit passionnant.
Dans l'ensemble la lecture n'est pas foncièrement désagréable, mais la naïveté du récit m'a un peu déçu.
J'ai du faire plusieurs tentatives pour finir un Buck Danny. Une série culte comme ça, quand même, qui avait rêvé tant de gamins dans les années 60 !
Mais désolé, le dessin surchargé, figé et mal colorisé me rebutait. Tout autant que les personnages, caricatures vivantes d'une épaisseur de papier à cigarettes.
Et puis j'ai pris un jour mon courage à deux mains et j'en ai fini un. Et je dois le reconnaître : Charlier ne fait pas dans la dentelle, mais il sait vous bâtir un scénar efficace. Un rebondissement par page, un stratagème audacieux par album, trois 'Gosh', un 'Blood'n Guts' et deux 'Damned' et c'est plié. C'est tellement toujours la même chose, y compris d'une série à l'autre, que ça a un côté industriel, à force, mais ça fonctionne. Une fois hameçonné, on termine l'album.
Mais s'il fallait conseiller une série de Charlier, je voterais plutôt pour Blueberry, où il se transcende après quelques premiers albums un peu tâtonnants.
Ébauche intéressante ou adaptation décevante ? Entre les deux, mon cœur balance. Le parti pris narratif des auteurs semble évident : présenter la vérité historique sur un premier quart de l’album pour ensuite la laisser doucement glisser en filigrane et se rapprocher du désarroi de Minik. Donner la préférence à une émotion transsudant par la magie du pinceau d’Hippolyte.
Malheureusement, ce réalisme romancé et intimiste n’a pas fonctionné avec moi. J’ai suivi la terrible destinée de ce petit inuit d’un regard distant, presque fataliste sans jamais ressentir la moindre empathie. L’ambiance m’est apparue beaucoup trop évasive, volontairement éthérée, comme pour maîtriser l’efficacité de quelques instants plus poignants qui m’ont finalement procuré la désagréable sensation d’un manque de liant. J’aurais préféré une tonalité plus dramatique et un scénario étirant davantage la corde du temps afin de mieux éprouver le mal-être de ce pauvre petit esquimau déraciné et me sentir ainsi impliqué.
Je demeure bon client devant les crayonnés et aquarelles d’un graphisme captivant, mais ce n’est pas suffisant. S’il a pu m’attraper en quelques rares instants par des flashbacks émouvants ou autres cases silencieuses exprimant le primordial, le récit ne m’a jamais réellement vrillé le cœur. De plus, je me pose la question quant à la pertinence d’une adaptation dont l’approche est si romancée et qui expose le destin de Minik d’une manière tronquée, bien loin d’être mené à son terme historique réel. Une aventure entièrement imaginée aurait bien fait l’affaire…
Trop lyrique et artificiel à mon goût. 2,5/5
En lisant les autres avis, je me demande si j'ai lu la même série que tout le monde. Personnellement, je n'ai vu qu'une suite de clichés sans intérêt.
SPOILER : Par exemple, lorsque les inspecteurs arrivent à la base, les commandants disent que ce n'est qu'un crime passionnel. J'ai tout de suite compris qu'ils avaient quelque chose à cacher parce que j'ai vu plein de fois des coupables dire « ce n'est pas important. C'est juste une mort banale ». Ça gâche beaucoup le pseudo-mystère de l'histoire. FIN DU SPOILER
De plus, j'ai trouvé que le scénario mettait longtemps à démarrer. Dans les 3/4 de l'album, on fait juste voir le gros policier réfléchir et il se passe deux ou trois trucs avant la fin précipitée. Certains ont peut-être aimé ce procédé, mais pas moi. Néanmoins, je ne me suis pas vraiment ennuyé et j'aurais mis 3 étoiles si le deuxième album n'était pas aussi nul.
SPOILER : Pendant 10 pages, on voit le gros policier qui essaie de survivre dans la jungle. Puis, il rencontre un gars qui lui dit toute l'histoire. Ensuite, il y a une scission dans le groupe de scientifiques (cliché !) et ils se font la guerre. FIN DU SPOILER.
C'est vraiment ennuyant et puis la fin est vraiment bâclée.
Veyron sait toujours attirer le chaland en distillant une certaine dose d'érotisme et de femmes urbaines sensuelles dans ses albums. Un peu de fantasmes, un peu de strip-tease, et voilà ce qui fait les ingrédients de base de pas mal de ses bandes dessinées et de celle-ci en particulier.
Un autre des points que j'apprécie plutôt chez Veyron c'est une certaine imagination dans ses récits où, même s'ils restent toujours sur un ton assez identique, on se demande souvent qu'est-ce qu'il va inventer de nouveau.
Mais je dois avouer que ces petites qualités ne suffisent pas à faire une bonne BD.
Le dessin déjà est très moyen. Les personnages sont corrects quoique changeants et parfois laids. Les décors sont limités au strict essentiel.
Mais surtout les histoires, sensées être humoristiques, sont très rarement drôles. L'histoire titre, Jivara, attire vaguement le sourire. Seule la chute m'a laissé échapper un rire. Les interludes strip-tease ne sont pas très excitant. Les histoires suivantes et les gags en une page ne m'ont guère amusé, tout au plus diverti. Le dialogue de guerre des sexes de la seconde histoire parait complètement désuet de nos jours, et surtout pas drôle. Et les gags sur le Président qui a disparu m'ont singulièrement ennuyé.
Bref, c'est très moyen.
Cette étrange série aurait pu très bien s'arrêter après le premier tome qui constitue une histoire indépendante. Mais non, il faut rallonger la sauce au risque de devoir décevoir... Pas de nuances ou de crédibilité dans ce thriller fantastique qui ne laisse aucune place à la réflexion.
Depuis le royaume des morts, un fantôme blanc vient épauler les indiens dans leur combat pour la sauvegarde de leur culture tout en voulant parallèlement retrouver sa femme et sa fille bien aimées.
Bref, nous avons là une sorte de Gorn bis au milieu des plaines arides de l'Ouest américain. Une curiosité et à lire comme telle.
Bof, vraiment bof.
On a là une histoire de désincarnation, et le récit parallèle de deux personnages qui ne se connaissent pas à une époque, mais très bien à une autre. Les deux époques se répondent donc... J'ai déjà lu ou vu ça, mais où ? Cela m'avait déjà saoulé la première fois, là je trouve que c'est très mal raconté. Les coupes entre les époques sont très mal amenées, j'ai eu du mal à tenir et continuer ma lecture.
C'est peut-être le dessin de Biglia qui m'a permis de le faire. Clair, régulier, pas trop massacré par les couleurs, il rend le récit lisible visuellement. Mais pour le reste, c'est fumeux.
Le premier tome nous plonge directement dans les aventures d'un terroriste de l'IRA repenti dont le passé le rattrape.
Cependant, après un début tout à fait prometteur, l'histoire va petit à petit s'enliser pour se terminer de manière tout à fait ridicule dans le troisième et dernier tome. Cela fait partie de ces bd dont on sentait le potentiel et qui finalement se dégonflent comme un ballon de baudruche.
Entre des facilités scénaristiques qui vont se multiplier et des incohérences, on sera petit à petit déçu.
Après la lecture de cette bd une seule impression m'est restée : un grand vide… Le scénario tient dans un mouchoir de poche et la chute de l'histoire n'est pas surprenante.
Tout en avançant dans ce récit je m'attendais à quelque chose de plus original, espérant une bonne surprise pour la fin, mais celle-ci n'est pas venue. Une histoire d'espionnage de petite envergure, déjà vue maintes fois. Quant au village il ne m'a pas intriguée réellement, je l'ai trouvé plutôt petit et sans mystère.
Le dessin est quant à lui vraiment pas mal, avec de belles couleurs et des décors assez détaillés. C'est d'ailleurs le seul plaisir que j'ai eu à lire ce récit, qui n'a finalement rien d'inoubliable.
La BD israélienne est très peu représentée en France, et c'est toujours une chance quand on a l'opportunité d'en lire un produit.
Cependant tout n'est pas forcément bon à prendre dans cette production. "Ferme 54" nous permet de suivre des instantanés de la vie d'une jeune femme, qui découvre l'amour, la mort, et au final est engagée dans l'armée. Pour un final triste, très triste. Le dessin ressemble plus à celui que l'on trouve dans un carnet de croquis qu'à des planches proprement dites. Ce style n'est pas désagréable, d'autant plus qu'il y a quelques trouvailles graphiques par-ci par-là (les volutes de parfum, certains cadrages). L'utilisation de la bichromie est assez judicieuse.
Cependant, et malgré ces qualités, je n'ai pas réussi à m'intéresser à la vie de Noga. Le récit à la première personne lui procure un détachement, un éloignement par rapport à son histoire qui ne nous la rendent pas très intéressante. C'est avec un ennui grandissant que j'ai suivi son histoire, même si ce n'était pas désagréable à l'oeil.
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Asimov - Les Poisons de Mars
Cette BD, qui date d'il y a seulement 15 ans, a un peu vieilli. Eric Loutte, dont le talent n'est pas à prouver, en était alors presque à ses débuts, et il était encore pas mal influencé par la ligne claire franco-belge. Mais son goût pour les designs d'avions et autres véhicules (surtout volants) s'exprimait déjà fortement, puisqu'il y apporte un soin tout particulier. On voit aussi quelques clins d'oeil plus ou moins discrets à ses séries fétiches comme Buck Danny ou Blake et Mortimer. Marrant aussi de trouver Coluche dans le rôle du gestionnaire de la station. Mais la datation vient surtout du fait que c'est l'adaptation d'un vieux roman d'Asimov. Mars n'était pas du tout perçue comme elle l'est à présent. L'histoire quant à elle est sympathique, mais un peu "facile" au niveau de la progression. On voit que le lectorat recherché est assez jeune. On voit bien où Stoquart a rajouté son grain de sel, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un récit passionnant. Dans l'ensemble la lecture n'est pas foncièrement désagréable, mais la naïveté du récit m'a un peu déçu.
Buck Danny
J'ai du faire plusieurs tentatives pour finir un Buck Danny. Une série culte comme ça, quand même, qui avait rêvé tant de gamins dans les années 60 ! Mais désolé, le dessin surchargé, figé et mal colorisé me rebutait. Tout autant que les personnages, caricatures vivantes d'une épaisseur de papier à cigarettes. Et puis j'ai pris un jour mon courage à deux mains et j'en ai fini un. Et je dois le reconnaître : Charlier ne fait pas dans la dentelle, mais il sait vous bâtir un scénar efficace. Un rebondissement par page, un stratagème audacieux par album, trois 'Gosh', un 'Blood'n Guts' et deux 'Damned' et c'est plié. C'est tellement toujours la même chose, y compris d'une série à l'autre, que ça a un côté industriel, à force, mais ça fonctionne. Une fois hameçonné, on termine l'album. Mais s'il fallait conseiller une série de Charlier, je voterais plutôt pour Blueberry, où il se transcende après quelques premiers albums un peu tâtonnants.
Minik
Ébauche intéressante ou adaptation décevante ? Entre les deux, mon cœur balance. Le parti pris narratif des auteurs semble évident : présenter la vérité historique sur un premier quart de l’album pour ensuite la laisser doucement glisser en filigrane et se rapprocher du désarroi de Minik. Donner la préférence à une émotion transsudant par la magie du pinceau d’Hippolyte. Malheureusement, ce réalisme romancé et intimiste n’a pas fonctionné avec moi. J’ai suivi la terrible destinée de ce petit inuit d’un regard distant, presque fataliste sans jamais ressentir la moindre empathie. L’ambiance m’est apparue beaucoup trop évasive, volontairement éthérée, comme pour maîtriser l’efficacité de quelques instants plus poignants qui m’ont finalement procuré la désagréable sensation d’un manque de liant. J’aurais préféré une tonalité plus dramatique et un scénario étirant davantage la corde du temps afin de mieux éprouver le mal-être de ce pauvre petit esquimau déraciné et me sentir ainsi impliqué. Je demeure bon client devant les crayonnés et aquarelles d’un graphisme captivant, mais ce n’est pas suffisant. S’il a pu m’attraper en quelques rares instants par des flashbacks émouvants ou autres cases silencieuses exprimant le primordial, le récit ne m’a jamais réellement vrillé le cœur. De plus, je me pose la question quant à la pertinence d’une adaptation dont l’approche est si romancée et qui expose le destin de Minik d’une manière tronquée, bien loin d’être mené à son terme historique réel. Une aventure entièrement imaginée aurait bien fait l’affaire… Trop lyrique et artificiel à mon goût. 2,5/5
Biotope
En lisant les autres avis, je me demande si j'ai lu la même série que tout le monde. Personnellement, je n'ai vu qu'une suite de clichés sans intérêt. SPOILER : Par exemple, lorsque les inspecteurs arrivent à la base, les commandants disent que ce n'est qu'un crime passionnel. J'ai tout de suite compris qu'ils avaient quelque chose à cacher parce que j'ai vu plein de fois des coupables dire « ce n'est pas important. C'est juste une mort banale ». Ça gâche beaucoup le pseudo-mystère de l'histoire. FIN DU SPOILER De plus, j'ai trouvé que le scénario mettait longtemps à démarrer. Dans les 3/4 de l'album, on fait juste voir le gros policier réfléchir et il se passe deux ou trois trucs avant la fin précipitée. Certains ont peut-être aimé ce procédé, mais pas moi. Néanmoins, je ne me suis pas vraiment ennuyé et j'aurais mis 3 étoiles si le deuxième album n'était pas aussi nul. SPOILER : Pendant 10 pages, on voit le gros policier qui essaie de survivre dans la jungle. Puis, il rencontre un gars qui lui dit toute l'histoire. Ensuite, il y a une scission dans le groupe de scientifiques (cliché !) et ils se font la guerre. FIN DU SPOILER. C'est vraiment ennuyant et puis la fin est vraiment bâclée.
Jivara
Veyron sait toujours attirer le chaland en distillant une certaine dose d'érotisme et de femmes urbaines sensuelles dans ses albums. Un peu de fantasmes, un peu de strip-tease, et voilà ce qui fait les ingrédients de base de pas mal de ses bandes dessinées et de celle-ci en particulier. Un autre des points que j'apprécie plutôt chez Veyron c'est une certaine imagination dans ses récits où, même s'ils restent toujours sur un ton assez identique, on se demande souvent qu'est-ce qu'il va inventer de nouveau. Mais je dois avouer que ces petites qualités ne suffisent pas à faire une bonne BD. Le dessin déjà est très moyen. Les personnages sont corrects quoique changeants et parfois laids. Les décors sont limités au strict essentiel. Mais surtout les histoires, sensées être humoristiques, sont très rarement drôles. L'histoire titre, Jivara, attire vaguement le sourire. Seule la chute m'a laissé échapper un rire. Les interludes strip-tease ne sont pas très excitant. Les histoires suivantes et les gags en une page ne m'ont guère amusé, tout au plus diverti. Le dialogue de guerre des sexes de la seconde histoire parait complètement désuet de nos jours, et surtout pas drôle. Et les gags sur le Président qui a disparu m'ont singulièrement ennuyé. Bref, c'est très moyen.
Santiag
Cette étrange série aurait pu très bien s'arrêter après le premier tome qui constitue une histoire indépendante. Mais non, il faut rallonger la sauce au risque de devoir décevoir... Pas de nuances ou de crédibilité dans ce thriller fantastique qui ne laisse aucune place à la réflexion. Depuis le royaume des morts, un fantôme blanc vient épauler les indiens dans leur combat pour la sauvegarde de leur culture tout en voulant parallèlement retrouver sa femme et sa fille bien aimées. Bref, nous avons là une sorte de Gorn bis au milieu des plaines arides de l'Ouest américain. Une curiosité et à lire comme telle.
Atlantide Experiment
Bof, vraiment bof. On a là une histoire de désincarnation, et le récit parallèle de deux personnages qui ne se connaissent pas à une époque, mais très bien à une autre. Les deux époques se répondent donc... J'ai déjà lu ou vu ça, mais où ? Cela m'avait déjà saoulé la première fois, là je trouve que c'est très mal raconté. Les coupes entre les époques sont très mal amenées, j'ai eu du mal à tenir et continuer ma lecture. C'est peut-être le dessin de Biglia qui m'a permis de le faire. Clair, régulier, pas trop massacré par les couleurs, il rend le récit lisible visuellement. Mais pour le reste, c'est fumeux.
Tower
Le premier tome nous plonge directement dans les aventures d'un terroriste de l'IRA repenti dont le passé le rattrape. Cependant, après un début tout à fait prometteur, l'histoire va petit à petit s'enliser pour se terminer de manière tout à fait ridicule dans le troisième et dernier tome. Cela fait partie de ces bd dont on sentait le potentiel et qui finalement se dégonflent comme un ballon de baudruche. Entre des facilités scénaristiques qui vont se multiplier et des incohérences, on sera petit à petit déçu.
Le Village
Après la lecture de cette bd une seule impression m'est restée : un grand vide… Le scénario tient dans un mouchoir de poche et la chute de l'histoire n'est pas surprenante. Tout en avançant dans ce récit je m'attendais à quelque chose de plus original, espérant une bonne surprise pour la fin, mais celle-ci n'est pas venue. Une histoire d'espionnage de petite envergure, déjà vue maintes fois. Quant au village il ne m'a pas intriguée réellement, je l'ai trouvé plutôt petit et sans mystère. Le dessin est quant à lui vraiment pas mal, avec de belles couleurs et des décors assez détaillés. C'est d'ailleurs le seul plaisir que j'ai eu à lire ce récit, qui n'a finalement rien d'inoubliable.
Ferme 54
La BD israélienne est très peu représentée en France, et c'est toujours une chance quand on a l'opportunité d'en lire un produit. Cependant tout n'est pas forcément bon à prendre dans cette production. "Ferme 54" nous permet de suivre des instantanés de la vie d'une jeune femme, qui découvre l'amour, la mort, et au final est engagée dans l'armée. Pour un final triste, très triste. Le dessin ressemble plus à celui que l'on trouve dans un carnet de croquis qu'à des planches proprement dites. Ce style n'est pas désagréable, d'autant plus qu'il y a quelques trouvailles graphiques par-ci par-là (les volutes de parfum, certains cadrages). L'utilisation de la bichromie est assez judicieuse. Cependant, et malgré ces qualités, je n'ai pas réussi à m'intéresser à la vie de Noga. Le récit à la première personne lui procure un détachement, un éloignement par rapport à son histoire qui ne nous la rendent pas très intéressante. C'est avec un ennui grandissant que j'ai suivi son histoire, même si ce n'était pas désagréable à l'oeil.