Diosamante

Note: 2.87/5
(2.87/5 pour 15 avis)

Une aventure fantastique signée Jodo où le roi promis à Diosamante se manifeste dans toutes les situations difficiles que rencontre Diosamante : le vieil aveugle, l'aigle, l'homme-singe... C'est un parcours initiatique vers la pureté de l'âme et la connaissance du soi, cette fois-ci Jodo l'exploite dans un milieu d'Héroic-Fantasy qui n'est pas son domaine de prédilection. Les différentes parties de l'histoire sont entrecoupées de phrases philosophiques, point de vue autour duquel Jodo a construit son scénario.


Cimoc Jodorowsky

Dans le royaume d'Arhas, la reine Diosamante est la plus belle des femmes. A chaque nouvel an les guerriers se battent à mort pour conquérir sa couche pour l'année à venir, cette année-là il n'y eu pas de gagnant. Elle sort alors du palais pour s'oublier dans les bras de 3 futur-ex-barbares. Sur le chemin du retour elle rencontre un vieil homme aveugle qui lui explique l'origine du mal qui sévit sur ses terres : il existe une personne plus sage et plus forte que la reine, le roi Urbal du royaume de Sarabba. Sur ce elle part en quête de sa mort. Arrivée devant Urbal elle découvre l'amour mais son âme n'est pas assez pure pour mériter les étreintes du roi et elle part, les yeux bandés, à la recherche de cette pureté. Après avoir compris que l'amour est plus fort que la vie, que la vanité ramène l'homme à l'état d'animal et que seule la méditation et le repli sur soi te conduisent à la pureté de l'esprit alors elle se retrouve au palais d'Urbal. Quelques temps après les barbares attaquent la ville royale d'Urbal pour lui voler ses trésors, ce dernier décide d'éloigner femmes et enfants de la guerre mais il est trahi et tout le monde se retrouve sur les marchés d'esclaves sauf Diosamante qui s'était cachée. Elle part alors à la recherche de ses 3 enfants.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1992
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Diosamante © Les Humanoïdes Associés 1992
Les notes
Note: 2.87/5
(2.87/5 pour 15 avis)
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17/05/2002 | Ottonegger
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Par Présence
Note: 4/5
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Diosamante ouvre les yeux, et par ses yeux c’est l’Univers qui regarde… - Lecture de l'intégrale qui rassemble le premier tome de la série, ainsi que la vingtaine de pages du deuxième resté inachevé : La Passion de Diosamante (1992) et Les enfants de Diosamante. Sa première édition date de 2010. Ils ont été réalisés par Alejandro Jodorowsky pour le scénario et par Jean-Claude Gal (1942-1992) pour les dessins et les couleurs. Cette intégrale comprend soixante-quatorze pages de bande dessinée, cinquante-cinq pour le tome 1, dix-neuf pour le début du tome 2. La série a été interrompue suite au décès du dessinateur. Le scénariste a réalisé la suite : La parabole du fils perdu (2002) avec Igor Kordey. Chapitre 1 L’ascension de l’âme. Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais pas déjà trouvé. – Pascal. Le sage avait raison qui disait : Le Destin conduit celui qui accepte, celui qui refuse, il le traîne… Diosamante, reine d’Arhas, lui opposa un tel déni que le Destin lui fit tout perdre en l’espace d’un instant. Dans le même temps, par le fait même qu’une telle perte équivalait à une renonciation infinie, il lui faisait regagner l’essentiel : son impénétrable Vérité. Diosamante était d’une beauté si intense qu’en Arhas, toutes les autres femmes ne furent bientôt qu’insignifiantes ombres domestiques et que les hommes, partageant un seul et même rêve ne vivaient plus que pour devenir un jour son amant. Jeunes ou vieux, riches ou pauvres, nobles ou serfs, abandonnant tout autre activité, s’employaient à acquérir force et adresse dans le maniement des armes, avec l’espoir de triompher lors de la Joute et d’être le Champion qui, pendant la première nuit du Nouvel An, mériterait de partager la Couche Royale pour accepter ensuite qu’au cours du derniers mois, à l’occasion du Solstice d’Hiver, elle lui arrachât le cœur, en guise d’atroce démonstration d’amour, afin d’en dévorer un morceau et de précipiter le reste de la dépouille encore palpitante entre les crocs de ses hyènes noires. Voilà pourquoi de farouches guerriers, après avoir abandonné des épouses aux yeux secs, avancent à présent en trébuchant sur les rats téméraires des ruelles désertées, ivres de haine et de désir, vers le Palais Ardent où les attend l’unique femelle du Royaume, nue et luisante telle la lune en son plein… Voilà pourquoi des fossoyeurs souriants creusent d’innombrables sépultures : aujourd’hui est la première nuit du Nouvel An. Das la cité d’Arhas, les deux servantes de la reine lui ôtent son voile, et elles se retrouve nue dans son immense chambre. Elle va s’allonger sur sa couche, congédiant les deux jeunes filles, et regardant les deux prétendants s’affronter en ombre chinoise derrière le voile tendu devant l’entrée. Les deux guerriers combattent à l’épée, vantant la force suprême de leur amour pour la reine, malgré sa cruauté. L’un des deux triomphe et décapite son adversaire pour offrir sa tête tranchée à Diosamante qui l’accueille avec volupté dans sa couche… Et il s’écroule sur elle, mort, un morceau d’épée planté dans son dos. Elle repousse le corps en disant qu’elle voulait un amant, pas un cadavre. Et elle lève, se drape du voile comme d’une robe, s’équipe d’une épée dans son fourreau ceint à sa taille et sort pour contempler la ville. Elle la découvre en proie aux flammes, les habitants en train d’être massacrés par les Barbares. Les années ayant passé, les décennies également, le lecteur dispose des informations relatives à ce projet éditorial, au fait que la série ait été laissée inachevée, un second tome ayant vu le jour bien plus tard, dessiné par Igor Kordey, excellent artiste, n’ayant pour seul tort ne pas être Jean-Claude Gal. Les deux derniers tomes n’ont jamais été réalisés. Dans son introduction de janvier 2010, le scénariste évoque sa rencontre avec le dessinateur, la série Arn scénarisée par Jean-Pierre Dionnet, également connue sous le nom de Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant), et l’accord qu’il obtient de l’artiste lui-même de réaliser une série en couleurs. Puis il raconte que : Les trois premiers albums de Gal racontant les aventures de guerriers virils, il a décidé dans sa recherche sacrée de la différence de créer une héroïne, Diosamante, une femme hors du commun, qui réunit en son âme la sagesse et la beauté. Il a imaginé une histoire en quatre tomes. Dans le premier, Diosamante rencontre son amour, un saint homme avec qui elle aura trois fils. Dans le deuxième tome, elle sauve le premier d’entre eux. Dans les deux derniers tomes, elle libère ses autres enfants et retrouve sa vie d’avant la guerre. Et voilà tout est dit, le lecteur découvre que l’histoire est exactement conforme à ce qu’annonce le scénariste. Il est possible que le lecteur entame ce tome avec une petite arrière-pensée irrépressible du genre : Ça va être compliqué. Il peut avoir en tête d’autres ouvrages de ce même scénariste à forte teneur mystique ou ésotérique, ou enfilant des horreurs insoutenables l’une après l’autre. Il éprouve la sensation que ses a priori s’avèrent fondés en découvrant la première page : un texte avec une illustration courant au pied et sur la partie gauche de la page. Or la page de texte constitue un repoussoir réflexe pour qui est venu lire une bande dessinée. Dans les faits, cette introduction se lit facilement, amenant à une scène d’action dès la deuxième planche, le lecteur soupire, tout va bien se passer. L’ensemble du récit illustré par Gal se compose de cinq chapitres avec les titres suivants : L’ascension de l’Âme, Les contraires unis par l’Amour, La Vérité de l’Illusion, Rien n’est fait pour durer et toujours sur lui-même le Monde se referme, La force de l’Amour triomphe de toutes les épreuves. Les quatre premiers chapitres s’ouvrent avec une citation de Blaise Pascal (1623-1662), puis de Angelus Silesius (1624-1677), El Topo (personnage principal du film du même nom de 1970, réalisé par Jodorowsky), Lao Tseu (VIe ou Ve siècle avant JC). Ces citations sont suivies par un paragraphe commençant par : Le Sage avait raison qui disait… Par exemple pour le premier chapitre : Le Destin conduit celui qui accepte, celui qui refuse, il le traîne… En fait, une fois passé le texte introductif du premier chapitre, le lecteur en prend plein les yeux et ces considérations se trouvent reléguées au second plan. Quel spectacle ! Il s’agit d’un récit appartenant au genre Heroic Fantasy : il saute immédiatement aux yeux du lecteur que l’artiste (et cette appellation est totalement méritée) veut donner à voir ce monde imaginaire dans ses moindres détails, qu’il soit possible d’éprouver la sensation de le toucher, d’imaginer ce qui se trouve après la bordure de chaque case. Et c’est une réussite exemplaire. En fait, dès la page de texte avec cette illustration, c’est déjà incroyable : la texture de la pierre variant à chaque endroit, la sculpture finement ouvragée, le serpent, la jarre, les rochers, tout mérite que le lecteur y prenne son temps pour observer et scruter. La deuxième planche s’ouvre avec une case de la largeur de la page montrant plusieurs édifices en pierre de la cité, avec ce même soin apporté à définir chaque volume, à retranscrire le matériau dans toutes ses aspérités, avec un serpent au premier plan à gauche, une petite statue d’une déesse, les façades sculptées dans la pierre des temples… À nouveau il est possible d’y consacrer plusieurs minutes sans épuiser la richesse du dessin. Les parois de la chambre de la reine présentent tout autant de détails, de sculptures finement ouvragées. Les tenues de cérémonie des deux guerriers regorgent de détails. Etc. C’est un festin à chaque case. Il est impossible de rendre compte de la munificence de chaque planche, chaque case étant un spectacle à elle seule. Visiblement le scénariste en a pleinement conscience, car il laisse les images porter la narration, en se faisant moins dissert qu’à son habitude. Alors le lecteur se laisse emmener dans ces lieux pleinement réalisés et ces séquences tangibles : attaque des Barbares, combats sanglants, magnificence de l’enceinte de la cité de Sarabba, beauté baroque du palais d’Urbal avec le trône gigantesque à l’extrémité d’un pont surplombant un bassin, ruine d’une autre cité où deux clans se font la guerre avec l’extermination mutuelle comme seule issue envisageable, temple perdu dans les montagnes avec ses statues de moines méditant, navire voguant sur les flots, etc. L’investissement et la minutie de l’artiste sont totaux et sans compromission de la première à la dernière case, un travail de titan. Dans son introduction, le scénariste indique qu’il avait accepté de travailler avec l’artiste sous réserve que celui-ci relève le défi de travailler en couleurs, ce qu’il a fait. Il sait coloriser les formes sans jamais les noyer, tout en travaillant pour aboutir à une ambiance pour chaque scène, en conservant la sensation d’une approche réaliste, du grand art. Émerveillé par la narration visuelle enchanteresse et extraordinaire, le lecteur laisse l’intrigue passer au second plan. Fidèle à lui-même, le scénariste imagine une suite d’épreuves terribles et parfois sadiques comme métaphore de la progression spirituelle de son héroïne. Celle-ci avait littéralement le monde à ses pieds, et elle doit cheminer vers l’humilité, l’éveil spirituel, pour pouvoir obtenir ce que son cœur désire plus que tout : un mari et des enfants… Bon un peu plus que ça. Comme tous les héros mâles du scénariste, elle doit souffrir dans sa chair, et se faire humilier jusqu’au dernier degré, Jodorowsky se montrant d’une cruauté inventive quel que soit le genre des personnages. Le décès de l’artiste met un terme aux aventures avant qu’elle ne puisse sauver ses trois enfants et regagner son foyer. Toutefois, elle aura progressé sur le chemin de l’amélioration personnelle cher au scénariste, devant apprendre la leçon de l’humilité de manière répétée et à chaque fois plus humiliante. Le lecteur sait en commençant cette série qu’elle n’a pas eu de fin. S’il commence par l’introduction du scénariste, il en découvre l’issue qu’il voulait lui donner, en même temps qu’une version synthétique des pages qu’il va lire. Rien ne peut le préparer à la solidité du monde dans lequel il va s’immerger, à la méticulosité des planches approchant le photoréalisme pour un monde imaginaire d’une richesse visuelle inouïe. Alors que tous les hommes tombent amoureux de Diosamante, lui tombe amoureux de la puissance incroyable des lieux et des personnages. Une trame narrative classique pour Jodorowsky, sublimée par la narration visuelle de Jean-Claude Gal. Un voyage inoubliable, qui importe plus que la destination.

02/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
L'avatar du posteur Vaudou

J'ai lu l'intégrale qui comprends le tome 1 et le début du tome 2 dessiné par Gal (mais pas le tome 2 dessiné par Kordey) avant que celui-ci ne nous quitte malheureusement. Jodo nous explique en prologue que cette saga devait durer initialement 4 tomes. Alors que dire? J'ai mis un moment avant d'oser ouvrir cette bd, un peu comme pour les fils d'El Topo, j'avais la même crainte infondée d'un récit austère et un peu hermétique. Mais pas du tout, le fun est bien présent et on sent aussi que c'était une oeuvre importante pour Jodo, tout du moins dans sa collaboration avec Gal qu'il admirait beaucoup (et c'était réciproque). Le seul tome 1 m'a permis de faire un très beau voyage en compagnie de l'héroïne. Le dessin de Gal est juste incroyable et brasse plein d'influences issues de Metal Hurlant, Druillet notamment pour certaines cases étirées en longueur ou en hauteur. Le chef d'oeuvre inachevé de Jodorowsky.

02/11/2025 (modifier)
L'avatar du posteur bamiléké

Pour le moment je n'ai rien lu de Jodorowsky qui m'ait fait battre le coeur. Pourtant j'ai plutôt bien apprécié cet ouvrage qui est bien porté par un graphisme de Jean-Claude Gal que je trouve excellent. J'ai été ébloui par la richesse des cases représentant les temples à la façon khmer dans une jungle qui pourrait nous transporter au Cambodge ou au Laos. Gal réussit très bien à jouer sur les éclairages et les couleurs pour nous emmener dans des atmosphères érotiques mais aussi violentes ou mystiques. Le mysticisme ressort du scénario de Jodorowsky qui nous propose un melting pot de références de classiques grecs (Tiresias, Oedipe) d'évangile de Jean, de blaise Pascal ou de pensées stylées sagesse orientale. J'ai plutôt bien aimé ces pages qui introduisent chaque chapitre. Je les ai trouvées assez "amusantes" et originales. Le gros problème est de proposer une fin qui tienne l'histoire. Ici je trouve que c'est un peu bricolé New Age où l'on peut y mettre ce que l'on veut. Une lecture un peu particulière avec un graphisme très fort et un scénario où vous trouverez ce que vous apportez.

28/10/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je me fais la même réflexion pour chaque série de Jodorowski : il en a usé des dessinateurs ! Mais il a eu le chic (la chance ou le talent je ne sais pas) de toujours être accompagné par un très bon, voire excellent dessinateur – ce qui aide quand même ! Et là, force m’est de reconnaître que c’est un des meilleurs dans son genre avec Gal. Je n’ai lu que l’album reprenant le premier tome, et la partie du second déjà dessinée par Gal avant son décès, et ne connais pas la vision développée ensuite par Kordey : outre que je n’apprécie généralement pas ce genre de changement en cours de série, le scénario de Jodo ne m’a de toute façon pas donné envie de continuer. Pour revenir sur le travail de Gal (dont j’avais admiré le trait sur « Les armées du conquérant » - et certaines planches ici en sont proches par les thèmes abordés), il est méticuleux, d’une finesse rare, et ne mégotte vraiment pas sur les détails : les planches sont vraiment très riches. Même si je le préfère en Noir et Blanc, son travail est ici bien accompagné par une colorisation assez chouette, accentuant le réalisme du dessin, lui donnant de l’ampleur, renforçant le côté baroque et maniéré de l’ensemble. Alors, l’histoire concoctée par Jodo… Enfin l’histoire, c’est un bien grand mot, car j’ai eu du mal à discerner une intrigue digne de ce nom, en tout cas je n’en ai pas compris grand-chose. Et beaucoup de dialogues m’ont paru creux ou ridicules. Bref, au bout d’un moment, je me suis quasiment contenté des images – très belles -, finissant l’album comme s’il était muet. Un très beau plumage, qui embellit un ramage nettement moins attirant.

02/06/2020 (modifier)
Par Thobias
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Rien à redire tant le scénario et le dessin sont d'une perfection totale dans le premier album. Gal est le meilleur dessinateur avec qui Jodorowsky a colaboré avec Gimenez. C'est vraiment époustouflant. On croit réellement à la rédemption de cette reine. Le deuxième est très bon mais quand même loin du choc du premier album surtout d'un point de vue esthétique.

22/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai tellement été marqué par la saga de "Arn" (Epopées Fantastiques) que Gal, qui n'est pas un auteur prolifique, pour moi ne faisait que du noir et blanc ; son noir et blanc sur "Arn" était tellement sublime, que sa couleur ici l'est aussi, on a l'impression que certains dessins sont en relief tant c'est réussi. La finesse du détail dans les architectures, les sculptures et les décors, le soin dans le modelé des pierres sont vraiment de toute beauté. Malheureusement, il met ce talent graphique exceptionnel au service d'un récit sans aucun lien et sans substance ; c'est encore du pur Jodorowski illuminé qui en profite pour faire dans le mystique appuyé, le sanglant et l'érotisme gratuit. Sa narration est bancale, ses artifices sont usés jusqu'à la corde, ses intros de chapitres sont pompeuses et grandiloquentes. Sur le second album, le dessin de Kordey est de style différent, même s'il tente de respecter le ton pictural, les décors et le visuel fabuleux. Il offre plus de pleines pages qui créent des effets saisissants, même si je soupçonne une aide numérique, au contraire de Gal qui n'emploie pas ce procédé. Mais tout ceci ne sauve pas un scénario calamiteux ; un vrai gâchis. Ma vraie note serait de 4/5 pour l'aspect graphique, 1/5 pour le scénario.

12/03/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Hé ! Une série de Jodorowsky avec un magnifique dessin et une histoire de quête initiatique ! C'est vraiment original ! J'ai jamais vu (ou plutôt lu) ça de ma vie ! Plus sérieusement, on peut dire que le scénariste ne se renouvelle pas du tout dans le premier tome (je n'ai pas lu la suite qui de toute façon semble nulle si je me fie aux autres avis). L'histoire se devine facilement et seule la fin m'a un peu surpris. L'auteur ne fait que reprendre les mêmes thèmes pour la centième fois. Malgré cela, l'histoire se laisse lire. Le découpage et le rythme sont bien faits et je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Les différentes péripéties sont bien trouvées même si les problèmes se règlent un peu trop facilement à cause du nombre limité de page. Il y a seulement un passage que je n'ai pas trop aimé et que j'ai trouvé limite malsain (je pense que ceux qui ont lu l'album doivent savoir de quoi je parle), mais la fin donne une explication qui a fait en sorte que je n'ai plus été dégoûté par ce moment.

21/12/2010 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
L'avatar du posteur cac

La première chose qui m'a frappé après la lecture de l'introduction signée Jodorowsky et mâtinée de citations, de phrases de sages et présentant la farouche reine Diosamante, c'est le dessin absolument sublime de Jean-Claude Gal. Sa représentation des lieux comme les palais de Diosamante ou celui du roi qu'elle veut atteindre, ne s'estimant pas à sa valeur. Pour cela, la reine va se faire mendiante, un bandeau sur les yeux, et partir en quête de la lumière à force de méditation. C'est très mystique comme à l'habitude avec ce scénariste et je n'en attendais pas moins de lui en entamant la lecture mais ça a la mérite d'avoir une certaine consistance. Les couleurs sont également à l'avenant et l'héroïne est superbe. Le tome 2 est beaucoup moins bon sur le dessin, même s'il reste très honnête avec un découpage de bonne tenue. Et l'histoire n'est qu'une mise en scène de Diosamante ayant perdu la mémoire et passant de chef en chef qui se disputent ce trophée. Cela donne l'impression qu'on a voulu rajouter la sauce sur un premier tome qui se suffisait très bien à lui-même, et qu'en plus on ouvrait la porte sur un potentiel 3ème tome où Diosamante se vengerait de ceux qui ont trahi sa famille. Achat conseillé pour le tome 1, on peut se dispenser du tome 2.

10/01/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Avec "Diosamante", nous retrouvons effectivement les thèmes favoris de Jodorowky mais dans un autre cadre que la science-fiction : la quête mystique pour enfin renaître de ses cendres. Le problème est que le personnage central (pour une fois une héroïne) n'a aucune consistance. C'est trop artificiel pour convaincre. L'explication donnée à la fin du premier tome est presque risible. Comment une reine aussi belle et ténébreuse peut-elle se transformer en mendiante aveugle tout en prônant un discours spirituel et philosophique totalement dénué de sens ? J'ai bien aimé le dessin de Gal mais beaucoup moins celui de Kordey. On passe de couleurs éteintes au premier tome à une colorisation à outrance dans le second. 10 ans se sont écoulés entre les deux volets et cela se ressent énormément au niveau de l'esprit initial de cette série. C'est trop tarabiscoté. Ou bien, il faut accepter que ce n'est qu'en se vidant de nous-mêmes et d'accepter les pires humiliations que le désir puisse nous emplir. Des amateurs ? ;)

20/08/2007 (MAJ le 24/04/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Du Jodorowsky tout craché : du mystique, de l'humiliation, un parcours initiatique, voilà les ingrédients de cette BD, les mêmes que dans tant d'autres du même scénariste, à tel point que ça en devient lassant. S'il n'y avait que le tome 1, cette série ne serait finalement pas si mal. Le dessin de ce tome est travaillé, détaillé, un peu statique et légèrement désuet, mais dans l'ensemble je ne l'ai pas trouvé mauvais. Quant au scénario, le côté méchante reine qui abandonne tous ses privilèges pour s'humilier plus bas que terre dans le but d'atteindre la "Vraie Conscience", ça m'a assez brouté. Mais il faut avouer qu'il y a quelques bonnes idées dans cette histoire, que ça se lit assez bien en définitive et donc que ce n'est pas du mauvais Jodorowsky. Par contre, le tome 2 me parait bien inutile. Il me semble qu'il a été publié bien plus tard et je n'en vois absolument pas l'interêt si ce n'est de tenter de faire une suite à un album qui a peut-être dû se vendre assez bien. Le dessinateur a changé. Je n'aime guère son style, mais ça vient sans doute essentiellement de la colorisation informatique que je trouve franchement moche et sans saveur. Quant à l'histoire, elle continue un peu dans la même veine que le tome 1 mais n'a plus l'attrait du parcours initiatique et ne présente à mes yeux aucun interêt. Franchement médiocre cette fois-ci. Dans l'ensemble, bof, donc.

15/09/2004 (modifier)