Je m'attendais à beaucoup mieux par le scénariste de "Cap et de crocs" et j'ai donc été un peu déçu. En fait, la lecture n'est pas désagréable et les dessins sont plutôt réussis, mais c'est le genre de bd qui après avoir été lue est aussi vite oubliée et ne laisse donc pas de souvenir impérissable.
Le scénario est selon moi un peu plat. Pas de rebondissement et pas d'intérêt.
Des gags sur les défauts des mecs, voilà qui n'est pas original. Un dessin dans le style strips humoristiques en noir et blanc comme il en était publié dans les journaux et magazines dans les années 80 et qui rappelle de loin Reiser ou Wolinski, ce n'est pas original non plus.
Mais le vrai souci, c'est que ce n'est pas vraiment drôle.
L'humour de ces gags est assez désuet, rappelant une guerre des sexes démodés, où les hommes étaient tous assimilables à des phallocrates dominateurs et obsédés tandis que les femmes étaient toutes soit des jeunes filles canons mais cruches, soit des grosses bourgeoises mariées mais cruches aussi. En outre, sur ce thème des défauts des mecs, l'auteur se révèle vite sans grande imagination et se retrouve à répéter assez régulièrement des gags très proches les uns des autres.
Si bien que je me suis ennuyé à la lecture.
Malgré ma double déception concernant les 2 premiers cycles de la transgénèse, j’ai commencé ce troisième cycle, toujours dans l’espoir de me réconcilier avec le scénario.
Jamais deux sans trois, ça commence plutôt bien ; de l’action, des personnages mystérieux, un enjeu important à développer, un nouveau personnage principal qui pourrait être sympathique… Mais déjà, il y a des trucs qui me chiffonnent : Les héros qui combattent des mutations causées par des OGM grâce… à des manipulations génétiques !? Ah bon. Un vampire sorti de nulle part dont l’origine sera probablement vaguement expliquée. Et tout un tas d’autres trucs qui font que ce cycle n’échappera probablement pas au bordel ambiant dans cette collection.
Le dessin de Damour est vraiment moyen, on l’a vu bien plus appliqué sur la fin de Nash ou sur Pandora Box. Malgré tout son trait est plus personnel que celui de Pagot. Mais bon, de toutes façons, il passe le relais à Di Bernardo, dès le second tome, c'est-à-dire le dessinateur de la collection que j’ai le moins apprécié pour le moment.
De plus, les humano ont laissé la série à l’abandon, donc objectivement je trouve ça pas mal, mais vu mes ressentiments à l’égard d’une suite probablement médiocre qu’on ne verra jamais…
Doté d'un dessin correct, je n'accroche pas du tout aux blagues... Remettons quand même cette bande dessinée dans son contexte, puisqu'elle est destinée à un public cible, les enfants. Je suis à des années-lumière de dénigrer cette catégorie, beaucoup de petites perles inondent le marché des bandes dessinées enfantines.
Et justement, ce n'est pas parce qu'elles sont étiquetées "pour enfants" qu'elles doivent être de moindre qualité. Peut-être d'ailleurs le niveau d'exigence est-il plus élevé que pour les grands, en effet on ne peut pas aborder tous les sujets ni les traiter n'importe comment. Bon ici, je vous rassure, on est loin des sujets polémiques ! Et le héros, un petit samouraï, ne brille pas par son intelligence ni ses répliques poétiques. C'est carrément mou du genou par moment. Et c'est très loin de frôler les meilleures productions du moment.
Le schéma du gag en une planche se révèle un peu "casse-gueule", ne permettant pas de rentrer en profondeur dans la psychologie des personnages. Les blagues s'enchainent sans lien les unes aux autres, sans réelles saveurs, sans créer d'attachement pour cet univers. Ca fait un peu je lis-je consomme et basta, plus rien derrière. Non décidément, trop d'imperfections jalonnent ce titre et il manque cruellement d'âme.
J'en avais vu beaucoup d'images mais je n'avais en fait jamais véritablement lu de BDs de Michael Turner. C'est chose faite et, je m'en doutais, je n'aime pas vraiment.
Je ne connaissais rien de Fathom et de son héroïne Aspen. Je l'ai découverte avec les albums récents parus chez Delcourt. Je croyais qu'il s'agissait d'une histoire complète permettant de découvrir pour de bon le personnage mais j'ai constaté qu'il s'agissait uniquement d'une histoire parmi d'autres parues précédemment, sans doute en magazine. Du coup, je me suis retrouvé plongé dans un univers relativement complexe, avec plein de personnages dont je ne comprenais ni les intentions ni les comportements. Ajoutez à cela que le dessin uniformisé et la narration embrouillée ne m'aidaient vraiment pas, je ne suis pas du tout rentré dans ce récit.
Tout semble tenir sur le dessin de Michael Turner. J'avoue que certaines de ses planches sont jolies et son utilisation de l'informatique et des couleurs est de très bon niveau.
Par contre, sa narration graphique laisse souvent à désirer. Ca bavarde à droite à gauche avec plein de bulles de pensées-narration et il m'a été bien difficile de deviner qui pensait quoi par moments.
Et franchement, ses personnages... On dirait des top-models sortis de salle de muscu qui posent à chaque case. "Vous avez vu comme je suis habillée sexy et moulant ?", "Vous avez vu mes abdos saillants ?", "N'ai-je pas l'air cool avec mes beaux yeux, mes beaux muscles et mon épée qui brille et me donne un air ténébreux ?". Franchement, ça va pour quelques illustrations mais à toutes les pages d'une BD, ça me gonfle.
Alors comme le dessin ne m'a pas convaincu et que l'histoire m'a largué très rapidement tant elle est racontée de manière embrouillée et tant il me manque de données pour bien la saisir, je n'ai pas aimé ma lecture.
En gros, j’en pense à peu près la même chose que le premier cycle ; un très bon début et une fin confuse et chiante. Je pense d’ailleurs que la plupart des avis positifs sont à prendre avec des pincettes car ils concernent les premiers tomes de la série qui sont vraiment prenants et intrigants.
L’idée de ce virus de la foi est bien trouvée, on se dit que peut-être on va finir par atteindre le grand récit de sf que l’on attendait… Mais non. C’est limite encore plus confus que la fin du premier cycle. Des anges-gardiens s’allient au virus qui en fait va muter pour être invincible tout ça au service de la Source (un truc dont on a jamais parlé jusque là). La seule personne capable d’éliminer la Mater-Source, c’est une autiste qui est inexplicablement la seule à ne pas être reliée à cette dernière. Bon et que celui qui a compris comment elle finissait par s’en débarrasser m’explique parce que là encore, c’est flou. Et je parle même pas des femmes araignées sorties de nulle-part, des combinaisons high-tech tombées du ciel, et du mec qu’était lobotomisé mais qui va très bien…
Concernant le dessin, c’est beaucoup moins personnel que Malnati mais heureusement beaucoup moins lisse et impersonnel que Di Bernardo qui a finit le premier cycle. Donc ça va c’est juste pas mal sur ce point.
Donc au final très déçu par cette Transgénèse qui partait sur des bases solides pour finir dans un bordel incompréhensible.
Ayant appris que les auteurs de ce projet ambitieux qu’est la transgénèse, étaient ceux de Anahire, je me suis lancé sans hésiter. Bah j’aurais peut-être dû.
Déjà, l’excellent dessinateur qu’est Loïc Malnati arrête la série après le 3eme tome pour se la jouer solo avec La Mémoire du Bamboo et plus récemment, l’époustouflant Apocalypse. Donc on perd déjà une partie de l’identité de la série tant son trait est caractéristique. Si encore l’histoire était si époustouflante que je l’avais espéré… Encore une théorie pessimiste sur l’évolution de nos technologies. Une I.A se prend pour dieu et veut tous nous ramener à l’âge de pierre. Ce n’est pas une si mauvaise idée en soi. Celle de l’inquiétante éducation unique est pas mal non plus, les 3 jeunes héros sont relativement intéressants, il y a un peu d’action tout ça, tout ça…
Mais la fin m’a gonflée, ça devient vachement bordélique entre machin qui s’autotransforme en programme et truc qu’on a oubliée dans une secte et bidule qui met un masque informatique qu’on sait pas à quoi y sert. Plus une grande réflexion philosophique sur le devenir de l’homme et vas y que je t’en remets une couche sur le futur silence de la terre histoire de promouvoir les autres cycles. Et la page finale m’a achevé… J’suis tombé sur le cul tellement c’était kitsch.
Donc un très bon début pour une fin vraiment chiante.
Graphiquement on est loin du meilleur de U-jin, l'auteur de Angel et du Journal intime de Sakura. C'est assez vide et, si les personnages sont bien dessinés, les décors sont assez creux et manquent de travail dans l'ensemble.
L'histoire de cette œuvre est on ne peut plus simple (voire à partir du tome 4 assez absurde), 2 jeunes profs qui se retrouvent après 12 ans et décident de découvrir l'amour et le sexe ensemble. On imagine aisément la myriade de demoiselles en chaleurs courant le même lièvre que l'héroïne... Le tout reste érotique mais non pornographique (comprenez qu'il y a plus de débauche de lingerie que de tissus cutanés). L'interdiction aux mineurs de 16 ans me semble donc parfaitement en phase avec le contenu de ce manga.
Une œuvre érotique donc sans grand attrait qui deviens assez rapidement ennuyeuse car l'auteur peine à trouver un quelconque ressort scénaristique et, au contraire part dans des délires de plus en plus absurdes et inconsistants. Un manga qui dérive tellement dans le grotesque et le sordide que l'éditeur - merci à lui - à déjà dû censurer plus d'un tome (principalement pour cause de pédophilie)...
Si les 2-3 premiers tomes semblaient avoir un intérêt, la suite s'avère d'une médiocrité rare. A fuir donc.
Que d'avis élogieux, à parcourir les 115 avis précédant le mien ! Je vais malheureusement faire partie de la minorité de "dénigreurs". J'espère expliquer convenablement pourquoi.
Cette série me semble souffrir de quelques défauts rédhibitoires :
1) Voir le Sean Connery du Nom de la rose dans un personnage, c'était déjà pas terrible, mais dans plusieurs...
2) La fille, trop anachronique. Alors qu'il y a un effort de roman historique par ailleurs, la fille est systématiquement contemporaine, incompatible, radicalement incompatible avec une héroïne de l'époque. On ne serait pas surpris de la voir envoyer un SMS par son téléphone portable à tout moment.
3) Un sens des lieux un peu hasardeux. Des lieux certes spectaculaires, mais je vous laisse découvrir dans chaque tome les passages où l'on se demande "Comment sont-ils passés par ici?" ou "Pourquoi ne sont-ils pas poursuivis par là ?", ou même "Woua mais qu'est-ce qu'on fait dans un endroit pareil ?". Et dans chaque tome, je vous dis...
4) Une clé de voûte de l'intrigue qui tient mal l'équilibre. Un secret est donné par Dieu, et il ne faut pas le connaître. Mais ce secret c'est la connaissance. C'est donc la connaissance qu'il ne faut pas connaître. Et c'est pour ça qu'elle est donnée dans une boîte que tout le monde recherche...
5) Un méli-mélo d'une grande confusion. T'avais pas assez avec la quête du document caché ? Tiens, voilà une louche de templiers en plus ! Et paf, tiens une louche d'inquisition! Et vlan, une louche de message crypté ! Allez, tu vas pas faire le difficile, tiens prends le frère du Christ en plus! Et voilà le descendant des apôtres pour faire la paire! Et allez le souterrain sous le temple de Jérusalem ! Et encore le trésor de Byzance ! Et hop les manuscrits de Qumran! Et les services secrets du Vatican !
Et avec tout ça essaie de ne pas vomir, y'a du dessert après !
Bref, une histoire de catholic-fantasy pour enfants, un peu outrée, un peu simplette, peu satisfaisante pour un adulte je crois.
Alors dans tout ça, pourquoi est-ce que je ne mets pas la note la plus basse? Eh bien parce qu'il y a les dessins. D'une qualité professionnelle, les dessins sont particulièrement réussis. Surtout les paysages, les architectures et les cadrages. Bref, ce qui est grand.
Donc, paradoxalement, j'en recommande quand-même l'achat, pour admirer les dessins, au second degré.
PS : Ne vous fiez pas aux couvertures. Leur ridicule achevé, en particulier la couverture du tome 2, n'est pas représentatif du dessin à l'intérieur.
Dommage, cette série aurait pu être intéressante.
Elle bénéficiait de deux talents incontestables : d'abord Jean-Luc Vernal, scénariste estampillé "historique" dans les années 1970 et 1980, qui créa Tetfol, Ian Kaledine et Jugurtha. Des séries aujourd'hui oubliées mais qui occupaient bien le terrain au Lombard voici 20 à 30 ans. L'autre talent est ici Philippe Delaby, qui a rencontré le succès avec Murena. Ici c'est encore une BD d'époque, qui remonte à mille ans environ, et nous invite à suivre le destin de Bran, un jeune homme fougueux qui ne trouve pas sa place au sein d'un peuple barbare. Le personnage et les mystères qui l'entourent auraient pu être le fil conducteur d'une série intéressante sur la vie et les différentes peuplades de cette époque. Malheureusement le succès n'a pas dû être au rendez-vous et elle s'est arrêtée au premier tome.
Il faut dire que le scénario est particulièrement indigent, Vernal voulant intégrer beaucoup d'éléments dans un seul tome, au détriment de la cohérence. Que représente le corbeau ? D'où vient vraiment Bran ? Deux questions parmi d'autres, soulevées par ces 52 pages.
Reste le dessin de Delaby, dont ce n'était certes pas le premier album, mais qui montrait déjà de belles promesses avec des personnages très bien dessinés, aussi fins qu'expressifs, ainsi que des cadrages intéressants. L'album n'a pas vieilli, si l'on excepte sa maquette et sa couverture.
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Sept Missionnaires
Je m'attendais à beaucoup mieux par le scénariste de "Cap et de crocs" et j'ai donc été un peu déçu. En fait, la lecture n'est pas désagréable et les dessins sont plutôt réussis, mais c'est le genre de bd qui après avoir été lue est aussi vite oubliée et ne laisse donc pas de souvenir impérissable. Le scénario est selon moi un peu plat. Pas de rebondissement et pas d'intérêt.
Les Mâles
Des gags sur les défauts des mecs, voilà qui n'est pas original. Un dessin dans le style strips humoristiques en noir et blanc comme il en était publié dans les journaux et magazines dans les années 80 et qui rappelle de loin Reiser ou Wolinski, ce n'est pas original non plus. Mais le vrai souci, c'est que ce n'est pas vraiment drôle. L'humour de ces gags est assez désuet, rappelant une guerre des sexes démodés, où les hommes étaient tous assimilables à des phallocrates dominateurs et obsédés tandis que les femmes étaient toutes soit des jeunes filles canons mais cruches, soit des grosses bourgeoises mariées mais cruches aussi. En outre, sur ce thème des défauts des mecs, l'auteur se révèle vite sans grande imagination et se retrouve à répéter assez régulièrement des gags très proches les uns des autres. Si bien que je me suis ennuyé à la lecture.
Transgénèse - 2035-2039 - Le Silence de la terre
Malgré ma double déception concernant les 2 premiers cycles de la transgénèse, j’ai commencé ce troisième cycle, toujours dans l’espoir de me réconcilier avec le scénario. Jamais deux sans trois, ça commence plutôt bien ; de l’action, des personnages mystérieux, un enjeu important à développer, un nouveau personnage principal qui pourrait être sympathique… Mais déjà, il y a des trucs qui me chiffonnent : Les héros qui combattent des mutations causées par des OGM grâce… à des manipulations génétiques !? Ah bon. Un vampire sorti de nulle part dont l’origine sera probablement vaguement expliquée. Et tout un tas d’autres trucs qui font que ce cycle n’échappera probablement pas au bordel ambiant dans cette collection. Le dessin de Damour est vraiment moyen, on l’a vu bien plus appliqué sur la fin de Nash ou sur Pandora Box. Malgré tout son trait est plus personnel que celui de Pagot. Mais bon, de toutes façons, il passe le relais à Di Bernardo, dès le second tome, c'est-à-dire le dessinateur de la collection que j’ai le moins apprécié pour le moment. De plus, les humano ont laissé la série à l’abandon, donc objectivement je trouve ça pas mal, mais vu mes ressentiments à l’égard d’une suite probablement médiocre qu’on ne verra jamais…
Tao le petit samouraï
Doté d'un dessin correct, je n'accroche pas du tout aux blagues... Remettons quand même cette bande dessinée dans son contexte, puisqu'elle est destinée à un public cible, les enfants. Je suis à des années-lumière de dénigrer cette catégorie, beaucoup de petites perles inondent le marché des bandes dessinées enfantines. Et justement, ce n'est pas parce qu'elles sont étiquetées "pour enfants" qu'elles doivent être de moindre qualité. Peut-être d'ailleurs le niveau d'exigence est-il plus élevé que pour les grands, en effet on ne peut pas aborder tous les sujets ni les traiter n'importe comment. Bon ici, je vous rassure, on est loin des sujets polémiques ! Et le héros, un petit samouraï, ne brille pas par son intelligence ni ses répliques poétiques. C'est carrément mou du genou par moment. Et c'est très loin de frôler les meilleures productions du moment. Le schéma du gag en une planche se révèle un peu "casse-gueule", ne permettant pas de rentrer en profondeur dans la psychologie des personnages. Les blagues s'enchainent sans lien les unes aux autres, sans réelles saveurs, sans créer d'attachement pour cet univers. Ca fait un peu je lis-je consomme et basta, plus rien derrière. Non décidément, trop d'imperfections jalonnent ce titre et il manque cruellement d'âme.
Fathom
J'en avais vu beaucoup d'images mais je n'avais en fait jamais véritablement lu de BDs de Michael Turner. C'est chose faite et, je m'en doutais, je n'aime pas vraiment. Je ne connaissais rien de Fathom et de son héroïne Aspen. Je l'ai découverte avec les albums récents parus chez Delcourt. Je croyais qu'il s'agissait d'une histoire complète permettant de découvrir pour de bon le personnage mais j'ai constaté qu'il s'agissait uniquement d'une histoire parmi d'autres parues précédemment, sans doute en magazine. Du coup, je me suis retrouvé plongé dans un univers relativement complexe, avec plein de personnages dont je ne comprenais ni les intentions ni les comportements. Ajoutez à cela que le dessin uniformisé et la narration embrouillée ne m'aidaient vraiment pas, je ne suis pas du tout rentré dans ce récit. Tout semble tenir sur le dessin de Michael Turner. J'avoue que certaines de ses planches sont jolies et son utilisation de l'informatique et des couleurs est de très bon niveau. Par contre, sa narration graphique laisse souvent à désirer. Ca bavarde à droite à gauche avec plein de bulles de pensées-narration et il m'a été bien difficile de deviner qui pensait quoi par moments. Et franchement, ses personnages... On dirait des top-models sortis de salle de muscu qui posent à chaque case. "Vous avez vu comme je suis habillée sexy et moulant ?", "Vous avez vu mes abdos saillants ?", "N'ai-je pas l'air cool avec mes beaux yeux, mes beaux muscles et mon épée qui brille et me donne un air ténébreux ?". Franchement, ça va pour quelques illustrations mais à toutes les pages d'une BD, ça me gonfle. Alors comme le dessin ne m'a pas convaincu et que l'histoire m'a largué très rapidement tant elle est racontée de manière embrouillée et tant il me manque de données pour bien la saisir, je n'ai pas aimé ma lecture.
Transgénèse - 2029-2034 - Fides
En gros, j’en pense à peu près la même chose que le premier cycle ; un très bon début et une fin confuse et chiante. Je pense d’ailleurs que la plupart des avis positifs sont à prendre avec des pincettes car ils concernent les premiers tomes de la série qui sont vraiment prenants et intrigants. L’idée de ce virus de la foi est bien trouvée, on se dit que peut-être on va finir par atteindre le grand récit de sf que l’on attendait… Mais non. C’est limite encore plus confus que la fin du premier cycle. Des anges-gardiens s’allient au virus qui en fait va muter pour être invincible tout ça au service de la Source (un truc dont on a jamais parlé jusque là). La seule personne capable d’éliminer la Mater-Source, c’est une autiste qui est inexplicablement la seule à ne pas être reliée à cette dernière. Bon et que celui qui a compris comment elle finissait par s’en débarrasser m’explique parce que là encore, c’est flou. Et je parle même pas des femmes araignées sorties de nulle-part, des combinaisons high-tech tombées du ciel, et du mec qu’était lobotomisé mais qui va très bien… Concernant le dessin, c’est beaucoup moins personnel que Malnati mais heureusement beaucoup moins lisse et impersonnel que Di Bernardo qui a finit le premier cycle. Donc ça va c’est juste pas mal sur ce point. Donc au final très déçu par cette Transgénèse qui partait sur des bases solides pour finir dans un bordel incompréhensible.
Transgénèse - 2025-2028 - L'Ancêtre programmé
Ayant appris que les auteurs de ce projet ambitieux qu’est la transgénèse, étaient ceux de Anahire, je me suis lancé sans hésiter. Bah j’aurais peut-être dû. Déjà, l’excellent dessinateur qu’est Loïc Malnati arrête la série après le 3eme tome pour se la jouer solo avec La Mémoire du Bamboo et plus récemment, l’époustouflant Apocalypse. Donc on perd déjà une partie de l’identité de la série tant son trait est caractéristique. Si encore l’histoire était si époustouflante que je l’avais espéré… Encore une théorie pessimiste sur l’évolution de nos technologies. Une I.A se prend pour dieu et veut tous nous ramener à l’âge de pierre. Ce n’est pas une si mauvaise idée en soi. Celle de l’inquiétante éducation unique est pas mal non plus, les 3 jeunes héros sont relativement intéressants, il y a un peu d’action tout ça, tout ça… Mais la fin m’a gonflée, ça devient vachement bordélique entre machin qui s’autotransforme en programme et truc qu’on a oubliée dans une secte et bidule qui met un masque informatique qu’on sait pas à quoi y sert. Plus une grande réflexion philosophique sur le devenir de l’homme et vas y que je t’en remets une couche sur le futur silence de la terre histoire de promouvoir les autres cycles. Et la page finale m’a achevé… J’suis tombé sur le cul tellement c’était kitsch. Donc un très bon début pour une fin vraiment chiante.
L'Amour en cours
Graphiquement on est loin du meilleur de U-jin, l'auteur de Angel et du Journal intime de Sakura. C'est assez vide et, si les personnages sont bien dessinés, les décors sont assez creux et manquent de travail dans l'ensemble. L'histoire de cette œuvre est on ne peut plus simple (voire à partir du tome 4 assez absurde), 2 jeunes profs qui se retrouvent après 12 ans et décident de découvrir l'amour et le sexe ensemble. On imagine aisément la myriade de demoiselles en chaleurs courant le même lièvre que l'héroïne... Le tout reste érotique mais non pornographique (comprenez qu'il y a plus de débauche de lingerie que de tissus cutanés). L'interdiction aux mineurs de 16 ans me semble donc parfaitement en phase avec le contenu de ce manga. Une œuvre érotique donc sans grand attrait qui deviens assez rapidement ennuyeuse car l'auteur peine à trouver un quelconque ressort scénaristique et, au contraire part dans des délires de plus en plus absurdes et inconsistants. Un manga qui dérive tellement dans le grotesque et le sordide que l'éditeur - merci à lui - à déjà dû censurer plus d'un tome (principalement pour cause de pédophilie)... Si les 2-3 premiers tomes semblaient avoir un intérêt, la suite s'avère d'une médiocrité rare. A fuir donc.
Le Troisième Testament
Que d'avis élogieux, à parcourir les 115 avis précédant le mien ! Je vais malheureusement faire partie de la minorité de "dénigreurs". J'espère expliquer convenablement pourquoi. Cette série me semble souffrir de quelques défauts rédhibitoires : 1) Voir le Sean Connery du Nom de la rose dans un personnage, c'était déjà pas terrible, mais dans plusieurs... 2) La fille, trop anachronique. Alors qu'il y a un effort de roman historique par ailleurs, la fille est systématiquement contemporaine, incompatible, radicalement incompatible avec une héroïne de l'époque. On ne serait pas surpris de la voir envoyer un SMS par son téléphone portable à tout moment. 3) Un sens des lieux un peu hasardeux. Des lieux certes spectaculaires, mais je vous laisse découvrir dans chaque tome les passages où l'on se demande "Comment sont-ils passés par ici?" ou "Pourquoi ne sont-ils pas poursuivis par là ?", ou même "Woua mais qu'est-ce qu'on fait dans un endroit pareil ?". Et dans chaque tome, je vous dis... 4) Une clé de voûte de l'intrigue qui tient mal l'équilibre. Un secret est donné par Dieu, et il ne faut pas le connaître. Mais ce secret c'est la connaissance. C'est donc la connaissance qu'il ne faut pas connaître. Et c'est pour ça qu'elle est donnée dans une boîte que tout le monde recherche... 5) Un méli-mélo d'une grande confusion. T'avais pas assez avec la quête du document caché ? Tiens, voilà une louche de templiers en plus ! Et paf, tiens une louche d'inquisition! Et vlan, une louche de message crypté ! Allez, tu vas pas faire le difficile, tiens prends le frère du Christ en plus! Et voilà le descendant des apôtres pour faire la paire! Et allez le souterrain sous le temple de Jérusalem ! Et encore le trésor de Byzance ! Et hop les manuscrits de Qumran! Et les services secrets du Vatican ! Et avec tout ça essaie de ne pas vomir, y'a du dessert après ! Bref, une histoire de catholic-fantasy pour enfants, un peu outrée, un peu simplette, peu satisfaisante pour un adulte je crois. Alors dans tout ça, pourquoi est-ce que je ne mets pas la note la plus basse? Eh bien parce qu'il y a les dessins. D'une qualité professionnelle, les dessins sont particulièrement réussis. Surtout les paysages, les architectures et les cadrages. Bref, ce qui est grand. Donc, paradoxalement, j'en recommande quand-même l'achat, pour admirer les dessins, au second degré. PS : Ne vous fiez pas aux couvertures. Leur ridicule achevé, en particulier la couverture du tome 2, n'est pas représentatif du dessin à l'intérieur.
Bran
Dommage, cette série aurait pu être intéressante. Elle bénéficiait de deux talents incontestables : d'abord Jean-Luc Vernal, scénariste estampillé "historique" dans les années 1970 et 1980, qui créa Tetfol, Ian Kaledine et Jugurtha. Des séries aujourd'hui oubliées mais qui occupaient bien le terrain au Lombard voici 20 à 30 ans. L'autre talent est ici Philippe Delaby, qui a rencontré le succès avec Murena. Ici c'est encore une BD d'époque, qui remonte à mille ans environ, et nous invite à suivre le destin de Bran, un jeune homme fougueux qui ne trouve pas sa place au sein d'un peuple barbare. Le personnage et les mystères qui l'entourent auraient pu être le fil conducteur d'une série intéressante sur la vie et les différentes peuplades de cette époque. Malheureusement le succès n'a pas dû être au rendez-vous et elle s'est arrêtée au premier tome. Il faut dire que le scénario est particulièrement indigent, Vernal voulant intégrer beaucoup d'éléments dans un seul tome, au détriment de la cohérence. Que représente le corbeau ? D'où vient vraiment Bran ? Deux questions parmi d'autres, soulevées par ces 52 pages. Reste le dessin de Delaby, dont ce n'était certes pas le premier album, mais qui montrait déjà de belles promesses avec des personnages très bien dessinés, aussi fins qu'expressifs, ainsi que des cadrages intéressants. L'album n'a pas vieilli, si l'on excepte sa maquette et sa couverture.