Au-delà des qualités et défauts propres à cette série, il faut pour commencer surmonter un écueil de taille : il y a dix ans d'ici, alors que le Da Vinci Code (et tous les autres romans de la même veine) n'avait pas encore été écrit, j'aurais pu apprécier cette BD plus ou moins divertissante d'un oeil plus frais. Aujourd'hui, ce genre de brouet mystico-ésotérico-boule de gomme a un peu plus de mal à passer et donne une impression de réchauffé qu'il est difficile d'ignorer. D'autant plus que tous les ingrédients du genre (car c'est bien devenu un genre en soi aujourd'hui) ont été convoqués : les Templiers, les Cathares, la théorie christique hérétique, le livre interdit, les francs maçons, les sociétés secrètes, les manuscrits de la Mer Morte, les sicaires du Vatican, etc...etc... La totale ! Difficile de faire plus complet. Mais si on fait abstraction de ces considérations, qu'en est-il de la BD proprement dites ?
Un édifice scénaristique qui repose sur une théorie assez amusante quoique peu originale. Des morts qui s'accumulent selon un tempo étudié pour donner une légitimité dramatique à l'ensemble et nous convaincre de prendre au sérieux toute cette béchamel religieuse dans laquelle les héros se débattent. Quelques flash-backs historiques dépaysants et illustrant les explications de l'érudit de service (Martin Hertz), ce qui a aussi l'avantage de nous épargner une avalanche de textes dont la série est déjà bien pourvue. Enigmes à résoudre, rebondissements, ambiance trouble, quelques personnages difficile à cerner : rien de génial là-dedans mais cela peut divertir pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant.
Le plus ennuyeux, c'est que, malgré tous les éléments disposés dans une trame en apparence sinueuse et complexe, l'intrigue contemporaine m'a semblé finalement simple, voir pauvre, et on a déjà compris l'essentiel au bout du tome 3 (testament du fou - révélation - tombeau - gardiens du sang). Du coup, pour les albums suivants, l'histoire se met un peu à tourner en rond, à se répéter, à devenir mécanique. Bien sûr, on peut préférer cette approche à une accumulation toujours grandissante d'éléments nouveaux (comme dans XIII) qui finissent pas perdre le lecteur. N'empêche, on se lasse vite : le trio des "gentils" qui met un temps fou à localiser le fameux tombeau et côté suspense, les clichés ne manquent pas. En attendant, on suit les diverses histoires des possesseurs du testament au cours des siècles, ce qui permet sois-dit en passant aux méchants tueurs du Vatican de se reposer un peu. Martin Hertz (qui est incontestablement le personnage le plus intéressant, du moins au début, par son ambiguïté) fait alors office d'Oncle Paul de l'Histoire religieuse et les autres l'écoutent comme des enfants bien sages. J'ai finalement trouvé dans ces petites parenthèses historiques plus d'intérêt que dans l'intrigue moderne, dont certaines planches paraissent d'ailleurs vraiment superflues car ne faisant encore une fois que répéter ce qui a déjà été dit (je pense en particulier aux scènes avec un pape qui n'en finit pas d'agoniser et de délirer. Crispant.).
Autre détail qui laisse perplexe : que des personnages aussi intelligents que Mosèle et Hertz ne parviennent pas à comprendre comment s'y prennent les gardiens du sang pour connaître chacuns de leurs mouvements. La réponse est pourtant d'une simplicité enfantine (une mise sur écoute de leurs téléphones). Apparemment, personne n'y a pensé. C'était peut-être trop évident pour de tels cerveaux. C'est curieux de constater à quel point les héros paraissent toujours surpris et démunis par leurs ennemis, qui ont toujours un train d'avance sur eux.
Les lettres du défunt Francis Marlane est un procédé agacant par sa récurrence et qui, au-delà du cliché même du mystérieux inconnu les envoyant, pose un problème de logique : toutes ces missives (pas moins de neuf !) enjoignant les héros à abandonner leur quête de vérité sont absurdes vu que ces derniers sont déjà fortement impliqués dans l'histoire et qu'il n'y a donc pas de retour en arrière possible.
Au bout du tome 5, donc, j'étais déjà fatigué et sans envie pressante de continuer (je suis persuadé que l'histoire aurait gagné à être bouclée en 5 tomes). Mais comme j'avais emprunté tous les albums à la bibliothèque (les acheter aurait été une grave erreur pour mon portefeuille), autant aller jusqu'au bout. Mais j'ai trouvé le temps bien long.
Et la conclusion dans tout cela ? Un dernier tome plutôt mouvementé où les choses s'accélèrent (enfin) mais une fin qui laisse une impression mitigée (tout cela pour en arriver là !) : héros abandonnés à leur sort de manière plutôt expéditive et une "révélation" concernant une taupe qui ne surprend guère.
Côté dessin, le fait d'avoir fait appel à différents dessinateurs est sans doute la meilleure idée, quoique cette approche donne forcément un résultat inégal. Mais dans l'ensemble, le tout reste assez harmonieux tout en étant diversifié. Le dessin illustrant la partie contemporaine est toutefois celui qui m'a le moins plu (décidémment !), les visages des personnages me donnant l'impression bizarre d'être comme des masques de caoutchouc. Enfin, c'est un détail minime et, en comparaison des défauts du scénario, le(s) graphisme(s) de la série est encore ce qu'il y a de moins critiquable.
Curieux comme cette BD, qui avait tout pour me plaire, ne m'a pas plu.
Le dessin, que tout le monde encense, m'a laissé de marbre. Il est bon, certes, mais il ne m'a pas touché. Idem pour les couleurs, très pastel, ce qui en général me va très bien. Mais là, bof.
Le thème également, l'enquête historico-socio-fantastico-policière, avait toutes les cartes en main pour me séduire. Mais je n'ai jamais accroché. Un peu trop flou, éparpillé, fin un peu trop ouverte...
En fait, dès le début, je n'ai ressenti aucun attrait pour les personnages. Ça a beaucoup joué.
Peut-être aussi attendais-je plus, du fait des avis dithyrambiques ci-dessous.
J'attendais la perle rare, mais elle se refuse toujours à moi ; en fait, si je réfléchis un peu, je me rends compte que pas un seul roman graphique, ni même aucune BD ne m'a émerveillé cette année, malgré la qualité évidente de la démarche éditoriale de certains, Futuropolis en tête.
Curieux décidément...
Le début de "La lecture des ruines" n'est pas mal. Il est même très bon. On a droit à un mystère intéressant à résoudre et le dessin allait plutôt bien avec ce que je croyais être le thème de l'album : la folie. Je m'étais dit alors que j'allais lire un très bon one-shot, mais ce ne fut pas le cas.
J'ai commencé à trouver le one shot moins bon lorsque l'inspecteur emmène le héros voir les bandits français. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Ensuite, il ne se passe pas grand chose de vraiment captivant. Il y a bien cette histoire de ruines qui parleraient aux hommes, mais cette idée n'est pas très exploitée. Le récit se termine vraiment en queue de poisson et on se demande où l'auteur voulait en venir. Je ne me suis pas vraiment ennuyé pendant ma lecture, mais c'est typiquement le genre d'album que je referme en disant un gros bof.
Bd au dessin ultra conventionnel ayant pour cadre le Paris romantique des années 1840. L'intrigue policière est matinée d'un soupçon d'ésotérisme. Les deux héros évoluent à coup de fleuret pour déjouer les complots. Humour courtois et beau langage pour entrer dans l'ambiance. Bref, de la pacotille !
Une intrigue sans surprise sur des dessins tout droit sortis de l'école d'Hergé. Un académisme pur qui pourra faire fuir plus d'un lecteur. Mais pas tous à la fois. Au secours ! :(
Après la lecture du tome 1.
On semble être en présence d'une série abandonnée car aucun tome n'est sorti depuis 5 ans.
Je ne sais pas trop quoi dire de cette BD, ça se lit, le scénario est classique et relativement prenant, en tout cas suffisamment pour que la lecture ne soit pas pénible.
C'est graphiquement que ça ne suit pas : le trait est correct mais trop épuré et les couleurs m'ont paru inadaptées voire laides.
A l'occasion, je lirai peut-être la suite mais je n'investirai pas sur cette série.
JC Denis s'attaque ici au monde des senteurs… mais ce récit ne m'a pas titillé les narines, après avoir lu "Le Parfum" de Patrick Süskind, il est difficile de tenir la comparaison. Le traitement de l'histoire relève du roman graphique voire de l'autobiographie, genre qui ne m'attire pas particulièrement ; il m'est arrivé d'avoir de bonnes surprises sur des livres qui à priori n'étaient pas dans mes goûts, mais ce n'est pas le cas ici.
Le dessin non plus n'est pas ce qui me plaît habituellement, mais je reconnais volontiers que les couleurs tout en gris-bleues dans une sorte de bichromie sont assez jolies et reposantes à regarder. Seulement voilà, c'est le seul plaisir que j'ai tiré de cette bd.
L'auteur se lance donc dans une analyse des odeurs qui nous entourent, mais celles-ci sont trop souvent axées sur les odeurs nauséabondes, telles que la pollution, les égouts, les ordures… je me suis arrêtée au tout dernier chapitre, où malheureusement les bonnes senteurs semblaient pointer leur nez !
Il y a quelques répliques humoristiques mais qui n'ont pas été suffisantes pour rattraper l'ennui qui m'a guetté. Parfois même le ton est un peu pédagogique, avec des explications sur divers phénomènes naturels (ou non), et cela en devient presque agaçant.
J'aurais aimé dire que cette bd pue - en tant que compliment de bd réussie - mais mes narines sont restées hermétiques à tant de pestilence.
Après avoir vu ces derniers jours des superbes reportages sur la première guerre, j'ai trouvé fade et indigeste ce one-shot. Certes l'intention est louable, mais la BD n'est pas le support idéal pour ce type de témoignage. Beaucoup d'auteurs talentueux participent à cet ouvrage mais cela rend l'ensemble d'autant plus "inconstant".
J'ai personnellement peiné pour en venir à bout.
J'adore les BD documentaires mais celle ci n'est pas passée, les récits sont trop courts, pas assez développés.
A découvrir quand même.
Mon Dieu que l'adolescence est réellement l'âge bête! Cette bd des années collège reflète cet état d'esprit. On suit les pellegrinations de 4 ados qui vont à la découverte du monde.
Cette série a même fait l'objet d'une série animée qui passait sur Canal J. Je suis réellement surpris par l'incrustation dans la couverture du premier tome de la mention "meilleur album jeunesse" au Festival international d'Angoulême. Qui compose donc le jury?
Sous prétexte de mieux comprendre l'adolescence, cette série humoristique semble totalement louper son coche. Ce n'est pas le dessin qui relèvera l'impression d'ensemble avec cette colorisation réellement criarde. Le comble dans le tome 4 : Jasper déguisé en Mylène Farmer. Cela fait rire qui ? Un humour destiné au 9-12 ans.
Voici une série que j'ai commencée à la même époque que Thorgal mais que j'ai abandonnée depuis.
Le scénario au départ relativement original, servi par un dessin plus que correct est petit à petit devenu du grand n'importe quoi prétexte à montrer la plastique d'une héroïne fort bien carrossée.
Ma préférence va de loin aux tomes 3 - la septième porte et 6 - l'anneau des Elflings. J'ai lâché prise à partir du n°11. Pour le reste, bof.
L'histoire est assez intrigante dans le premier tome, pour se dégrader nettement par la suite. En effet le rythme est très lent, l'histoire se perd dans des circonvolutions inutiles et on perd facilement le fil. Christophe Gibelin essaie d'ouvrir plusieurs pistes, mais la plupart ne mènent tout simplement à rien.
Le dessin d'Héloret n'est pas vraiment mauvais, d'autant plus qu'il s'améliore au tome 2, mais je trouve qu'il manquait de maîtrise. Les personnages qui n'ont pas du tout la même tête d'une case à l'autre, ça me hérisse le poil. Pourtant certaines cases, en particulier mettant en scène Pénélope, sont vraiment pas mal ; mais elles sont noyées dans la masse plus "ordinaire" des 4 tomes.
Résultat, j'ai failli arrêter ma lecture au cours du tome 2. Mais j'ai continué, me demandant où le scénariste voulait aboutir, et la réponse est : pas grand-chose...
Un scénario mal construit, une narration défaillante, un dessin trop immature : une série qui est tombée dans l'oubli...
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Le Triangle Secret
Au-delà des qualités et défauts propres à cette série, il faut pour commencer surmonter un écueil de taille : il y a dix ans d'ici, alors que le Da Vinci Code (et tous les autres romans de la même veine) n'avait pas encore été écrit, j'aurais pu apprécier cette BD plus ou moins divertissante d'un oeil plus frais. Aujourd'hui, ce genre de brouet mystico-ésotérico-boule de gomme a un peu plus de mal à passer et donne une impression de réchauffé qu'il est difficile d'ignorer. D'autant plus que tous les ingrédients du genre (car c'est bien devenu un genre en soi aujourd'hui) ont été convoqués : les Templiers, les Cathares, la théorie christique hérétique, le livre interdit, les francs maçons, les sociétés secrètes, les manuscrits de la Mer Morte, les sicaires du Vatican, etc...etc... La totale ! Difficile de faire plus complet. Mais si on fait abstraction de ces considérations, qu'en est-il de la BD proprement dites ? Un édifice scénaristique qui repose sur une théorie assez amusante quoique peu originale. Des morts qui s'accumulent selon un tempo étudié pour donner une légitimité dramatique à l'ensemble et nous convaincre de prendre au sérieux toute cette béchamel religieuse dans laquelle les héros se débattent. Quelques flash-backs historiques dépaysants et illustrant les explications de l'érudit de service (Martin Hertz), ce qui a aussi l'avantage de nous épargner une avalanche de textes dont la série est déjà bien pourvue. Enigmes à résoudre, rebondissements, ambiance trouble, quelques personnages difficile à cerner : rien de génial là-dedans mais cela peut divertir pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant. Le plus ennuyeux, c'est que, malgré tous les éléments disposés dans une trame en apparence sinueuse et complexe, l'intrigue contemporaine m'a semblé finalement simple, voir pauvre, et on a déjà compris l'essentiel au bout du tome 3 (testament du fou - révélation - tombeau - gardiens du sang). Du coup, pour les albums suivants, l'histoire se met un peu à tourner en rond, à se répéter, à devenir mécanique. Bien sûr, on peut préférer cette approche à une accumulation toujours grandissante d'éléments nouveaux (comme dans XIII) qui finissent pas perdre le lecteur. N'empêche, on se lasse vite : le trio des "gentils" qui met un temps fou à localiser le fameux tombeau et côté suspense, les clichés ne manquent pas. En attendant, on suit les diverses histoires des possesseurs du testament au cours des siècles, ce qui permet sois-dit en passant aux méchants tueurs du Vatican de se reposer un peu. Martin Hertz (qui est incontestablement le personnage le plus intéressant, du moins au début, par son ambiguïté) fait alors office d'Oncle Paul de l'Histoire religieuse et les autres l'écoutent comme des enfants bien sages. J'ai finalement trouvé dans ces petites parenthèses historiques plus d'intérêt que dans l'intrigue moderne, dont certaines planches paraissent d'ailleurs vraiment superflues car ne faisant encore une fois que répéter ce qui a déjà été dit (je pense en particulier aux scènes avec un pape qui n'en finit pas d'agoniser et de délirer. Crispant.). Autre détail qui laisse perplexe : que des personnages aussi intelligents que Mosèle et Hertz ne parviennent pas à comprendre comment s'y prennent les gardiens du sang pour connaître chacuns de leurs mouvements. La réponse est pourtant d'une simplicité enfantine (une mise sur écoute de leurs téléphones). Apparemment, personne n'y a pensé. C'était peut-être trop évident pour de tels cerveaux. C'est curieux de constater à quel point les héros paraissent toujours surpris et démunis par leurs ennemis, qui ont toujours un train d'avance sur eux. Les lettres du défunt Francis Marlane est un procédé agacant par sa récurrence et qui, au-delà du cliché même du mystérieux inconnu les envoyant, pose un problème de logique : toutes ces missives (pas moins de neuf !) enjoignant les héros à abandonner leur quête de vérité sont absurdes vu que ces derniers sont déjà fortement impliqués dans l'histoire et qu'il n'y a donc pas de retour en arrière possible. Au bout du tome 5, donc, j'étais déjà fatigué et sans envie pressante de continuer (je suis persuadé que l'histoire aurait gagné à être bouclée en 5 tomes). Mais comme j'avais emprunté tous les albums à la bibliothèque (les acheter aurait été une grave erreur pour mon portefeuille), autant aller jusqu'au bout. Mais j'ai trouvé le temps bien long. Et la conclusion dans tout cela ? Un dernier tome plutôt mouvementé où les choses s'accélèrent (enfin) mais une fin qui laisse une impression mitigée (tout cela pour en arriver là !) : héros abandonnés à leur sort de manière plutôt expéditive et une "révélation" concernant une taupe qui ne surprend guère. Côté dessin, le fait d'avoir fait appel à différents dessinateurs est sans doute la meilleure idée, quoique cette approche donne forcément un résultat inégal. Mais dans l'ensemble, le tout reste assez harmonieux tout en étant diversifié. Le dessin illustrant la partie contemporaine est toutefois celui qui m'a le moins plu (décidémment !), les visages des personnages me donnant l'impression bizarre d'être comme des masques de caoutchouc. Enfin, c'est un détail minime et, en comparaison des défauts du scénario, le(s) graphisme(s) de la série est encore ce qu'il y a de moins critiquable.
Exauce-nous
Curieux comme cette BD, qui avait tout pour me plaire, ne m'a pas plu. Le dessin, que tout le monde encense, m'a laissé de marbre. Il est bon, certes, mais il ne m'a pas touché. Idem pour les couleurs, très pastel, ce qui en général me va très bien. Mais là, bof. Le thème également, l'enquête historico-socio-fantastico-policière, avait toutes les cartes en main pour me séduire. Mais je n'ai jamais accroché. Un peu trop flou, éparpillé, fin un peu trop ouverte... En fait, dès le début, je n'ai ressenti aucun attrait pour les personnages. Ça a beaucoup joué. Peut-être aussi attendais-je plus, du fait des avis dithyrambiques ci-dessous. J'attendais la perle rare, mais elle se refuse toujours à moi ; en fait, si je réfléchis un peu, je me rends compte que pas un seul roman graphique, ni même aucune BD ne m'a émerveillé cette année, malgré la qualité évidente de la démarche éditoriale de certains, Futuropolis en tête. Curieux décidément...
La lecture des ruines
Le début de "La lecture des ruines" n'est pas mal. Il est même très bon. On a droit à un mystère intéressant à résoudre et le dessin allait plutôt bien avec ce que je croyais être le thème de l'album : la folie. Je m'étais dit alors que j'allais lire un très bon one-shot, mais ce ne fut pas le cas. J'ai commencé à trouver le one shot moins bon lorsque l'inspecteur emmène le héros voir les bandits français. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Ensuite, il ne se passe pas grand chose de vraiment captivant. Il y a bien cette histoire de ruines qui parleraient aux hommes, mais cette idée n'est pas très exploitée. Le récit se termine vraiment en queue de poisson et on se demande où l'auteur voulait en venir. Je ne me suis pas vraiment ennuyé pendant ma lecture, mais c'est typiquement le genre d'album que je referme en disant un gros bof.
Les Romantiques
Bd au dessin ultra conventionnel ayant pour cadre le Paris romantique des années 1840. L'intrigue policière est matinée d'un soupçon d'ésotérisme. Les deux héros évoluent à coup de fleuret pour déjouer les complots. Humour courtois et beau langage pour entrer dans l'ambiance. Bref, de la pacotille ! Une intrigue sans surprise sur des dessins tout droit sortis de l'école d'Hergé. Un académisme pur qui pourra faire fuir plus d'un lecteur. Mais pas tous à la fois. Au secours ! :(
Les Romantiques
Après la lecture du tome 1. On semble être en présence d'une série abandonnée car aucun tome n'est sorti depuis 5 ans. Je ne sais pas trop quoi dire de cette BD, ça se lit, le scénario est classique et relativement prenant, en tout cas suffisamment pour que la lecture ne soit pas pénible. C'est graphiquement que ça ne suit pas : le trait est correct mais trop épuré et les couleurs m'ont paru inadaptées voire laides. A l'occasion, je lirai peut-être la suite mais je n'investirai pas sur cette série.
Nouvelles du Monde Invisible
JC Denis s'attaque ici au monde des senteurs… mais ce récit ne m'a pas titillé les narines, après avoir lu "Le Parfum" de Patrick Süskind, il est difficile de tenir la comparaison. Le traitement de l'histoire relève du roman graphique voire de l'autobiographie, genre qui ne m'attire pas particulièrement ; il m'est arrivé d'avoir de bonnes surprises sur des livres qui à priori n'étaient pas dans mes goûts, mais ce n'est pas le cas ici. Le dessin non plus n'est pas ce qui me plaît habituellement, mais je reconnais volontiers que les couleurs tout en gris-bleues dans une sorte de bichromie sont assez jolies et reposantes à regarder. Seulement voilà, c'est le seul plaisir que j'ai tiré de cette bd. L'auteur se lance donc dans une analyse des odeurs qui nous entourent, mais celles-ci sont trop souvent axées sur les odeurs nauséabondes, telles que la pollution, les égouts, les ordures… je me suis arrêtée au tout dernier chapitre, où malheureusement les bonnes senteurs semblaient pointer leur nez ! Il y a quelques répliques humoristiques mais qui n'ont pas été suffisantes pour rattraper l'ennui qui m'a guetté. Parfois même le ton est un peu pédagogique, avec des explications sur divers phénomènes naturels (ou non), et cela en devient presque agaçant. J'aurais aimé dire que cette bd pue - en tant que compliment de bd réussie - mais mes narines sont restées hermétiques à tant de pestilence.
Paroles de poilus
Après avoir vu ces derniers jours des superbes reportages sur la première guerre, j'ai trouvé fade et indigeste ce one-shot. Certes l'intention est louable, mais la BD n'est pas le support idéal pour ce type de témoignage. Beaucoup d'auteurs talentueux participent à cet ouvrage mais cela rend l'ensemble d'autant plus "inconstant". J'ai personnellement peiné pour en venir à bout. J'adore les BD documentaires mais celle ci n'est pas passée, les récits sont trop courts, pas assez développés. A découvrir quand même.
Zap Collège
Mon Dieu que l'adolescence est réellement l'âge bête! Cette bd des années collège reflète cet état d'esprit. On suit les pellegrinations de 4 ados qui vont à la découverte du monde. Cette série a même fait l'objet d'une série animée qui passait sur Canal J. Je suis réellement surpris par l'incrustation dans la couverture du premier tome de la mention "meilleur album jeunesse" au Festival international d'Angoulême. Qui compose donc le jury? Sous prétexte de mieux comprendre l'adolescence, cette série humoristique semble totalement louper son coche. Ce n'est pas le dessin qui relèvera l'impression d'ensemble avec cette colorisation réellement criarde. Le comble dans le tome 4 : Jasper déguisé en Mylène Farmer. Cela fait rire qui ? Un humour destiné au 9-12 ans.
Aria
Voici une série que j'ai commencée à la même époque que Thorgal mais que j'ai abandonnée depuis. Le scénario au départ relativement original, servi par un dessin plus que correct est petit à petit devenu du grand n'importe quoi prétexte à montrer la plastique d'une héroïne fort bien carrossée. Ma préférence va de loin aux tomes 3 - la septième porte et 6 - l'anneau des Elflings. J'ai lâché prise à partir du n°11. Pour le reste, bof.
Le Bateau feu
L'histoire est assez intrigante dans le premier tome, pour se dégrader nettement par la suite. En effet le rythme est très lent, l'histoire se perd dans des circonvolutions inutiles et on perd facilement le fil. Christophe Gibelin essaie d'ouvrir plusieurs pistes, mais la plupart ne mènent tout simplement à rien. Le dessin d'Héloret n'est pas vraiment mauvais, d'autant plus qu'il s'améliore au tome 2, mais je trouve qu'il manquait de maîtrise. Les personnages qui n'ont pas du tout la même tête d'une case à l'autre, ça me hérisse le poil. Pourtant certaines cases, en particulier mettant en scène Pénélope, sont vraiment pas mal ; mais elles sont noyées dans la masse plus "ordinaire" des 4 tomes. Résultat, j'ai failli arrêter ma lecture au cours du tome 2. Mais j'ai continué, me demandant où le scénariste voulait aboutir, et la réponse est : pas grand-chose... Un scénario mal construit, une narration défaillante, un dessin trop immature : une série qui est tombée dans l'oubli...