Après un tome 1 très alléchant, un tome 2 surprenant, beaucoup plus rapide sur le développement de l'histoire, et un peu décevant...voici donc le final. Que dire ?
J'attendais ce tome, me demandant si le scénario était finalement une trouvaille génial ou une supercherie, me voilà au parfum... On ne sait définitivement pas où l'auteur a voulu nous emmener, ça ressemble sur certains points à du "2001" de Kubrick, mais sans arriver à sa cheville, il y a des clins d'oeil à pleins de films de SF, mais pour aller où ? J'attends encore la réponse... J'ai peine à croire que le scénario était écrit à l'avance, ayant l'impression d'un final pour "bazarder" l'histoire.
Au final, rien. Pas de réflexion, sur rien. Mon avis semblera surement sévère, mais j'assume pleinement, tant le début était alléchant.
Je ne serai pas aussi sévère que mes compères dans ma note même si je partage leur avis.
C’est typiquement le genre de bd commerciale formatée pour un large public pas spécialement amateur de bd. On y sent ostensiblement un travail de commande plutôt qu’une recherche d’auteur. Bon, tout n’est pas à jeter. Certains "gags" font mouche. Mais dans l’ensemble, c’est plutôt affligeant. Pour couronner le tout, les dessins ne sont franchement pas terribles. Dans le style "gros nez", il y a clairement mieux.
Bref, une bd typiquement à offrir et à ne pas acheter pour soi . . . en espérant que vous ne soyez pas l’heureuse personne à qui ce cadeau est destiné !
"Jimmy" fait suite à Humphrey Dumbar le croquemitaine. On y retrouve notre petit Jimmy qui va passer les épreuves initiatiques pour devenir à son tour Croquemitaine.
Pour ma part, je suis franchement déçu. Non pas du coup de pinceau de Civiello, inégalable dans ce domaine. Quoique son dessin a les défauts de ses qualités. Je m’explique : son dessin est très recherché, abouti et, revers de la médaille, il est assez figé et donc peu adapté à une bd jeunesse. Enfin bref, ma déception vient surtout de l’histoire qui est bien peu consistante. Bien trop légère à mon goût et surtout sans réelle accroche. Cette histoire lisse les émotions : pas de peurs ni de joies. Cette absence de sphère émotionnelle est selon moi une grave lacune pour une bd jeunesse. Je me demande d’ailleurs quel est le sentiment du public visé . . .
Cet album appelle une suite qui, si elle est du même tonneau, se suivra sans moi.
Il y avait matière, mais se limiter à un one shot n'a pas été un bon choix.
Graphiquement, c'est agréable et personnel.
Mais le récit m'a paru décousu comme si il avait fallu faire des coupes pour le faire rentrer dans les 64 pages.
Le contexte est resté particulièrement flou. Difficile de faire une corrélation entre les tenants et les aboutissants.
La lecture fut quand même plaisante mais je trouve que l'histoire soit trop courte ou du moins qu'elle puisse être résumée en l'état à quelques lignes...
Un regret pour l'amateur de SF que je suis.
Ce type de récit n'est pas ma tasse de thé. Ca reste trop superficiel pour moi. Je ne me suis pas attaché aux personnages. J'ai lu cette bd sans que cela soit pénible mais avec un détachement trop important pour en apprécier le contenu.
Le dessin ne m'a pas plu, trop typé "manga" et en décalage avec l'histoire.
La fin est trop happy end et prévisible. Une orientation plus dramatique aurait peut être apporté plus de consistance au récit.
J'aurai au moins lu cette BD pour me faire une opinion.
Dire que je suis circonspect vis-à-vis de cet album serait un euphémisme. Non seulement je n'ai vraiment rien compris à son message mais, en outre, sa lecture m'a ennuyé.
Résumons.
Cornette nous présente trois histoires indépendantes mettant en scène successivement des personnages inspirés de Van Gogh, Gauguin puis Munch (avec aussi un Jacques belge que je pense être Brel). Mais plutôt que de les représenter tels qu'ils ont réellement été, Cornette semble vouloir représenter leur esprit, l'esprit de leur art et de leurs oeuvres.
Le récit de Van Gogh tourne autour de la folie, des oiseaux et d'un comportement irrationnel.
Le récit de Gauguin tourne autour d'un paternalisme dominateur envers les jeunes femmes indigènes de Tahiti, d'une drôle d'histoire de contrebande d'alcools et de nonnes autoritaires.
Le récit de Munch tourne autour de son Art de planter les clous, métaphore de son charisme sexuel semble-t-il, et de ses tentations adultérines quand il est éloigné de sa femme aimée.
Dans chacun de ces récits, Cornette fait en sorte de refléter de manière pas toujours réussie le style graphique de ces trois peintres dans ses planches. Mais cela ne passe pas terriblement à mon goût. D'abord parce que je n'aime pas trop la technique de Cornette mais aussi parce que sans la force de leurs couleurs, les styles de ces trois peintres sont nettement moins marquants.
Quoiqu'il en soit, ces récits sont nettement trop absurdes, déjantés ou incongrus pour avoir su me faire ressentir quoi que ce soit. Peut-être ne connais-je pas suffisamment ces peintres pour déchiffrer le sens métaphoriques, artistiques ou psychologiques que Cornette a voulu dégager d'eux.
Dans tous les cas, je suis au minimum circonspect...
Ressusciter le roi Arthur et se chevaliers de la table ronde en l'an 3000 pour leur faire jouer le rôle de sauveurs d'une Terre aux proies à une invasion extra-terrestre ? Pourquoi pas, même si l'idée fait furieusement penser à une série Z des années 1980.
Ô mais surprise ! Ce comic a été réalisé dans les années 1980... Ô mais stupeur ! c'est presque une daube intersidérale !
Ce qui sauve cette série du naufrage intégral, c'est le dessin. Certes, il est daté, fait très années 1980 dans le look des personnages, dans leurs costumes. Mais sur le plan anatomique, sur celui des designs, des décors, il se révèle assez correct, bien que sans génie. Le noir et blanc est correctement utilisé, sans gros effets d'esbroufe inutiles.
Par contre, l'histoire est d'un ridicule achevé. L'anachronisme est bien sûr complètement assumé, mais quand même, en 3000, la technologie semble ne pas avoir des masses évolué depuis le dernier millénaire, tout le monde parle un anglais standard, même à 2000 ans de distance... Les clichés de la légende arthurienne sont bien sûr présents : Excalibur dans le rocher, les amours coupables de Guenièvre et Lancelot... Jusqu'à la figure christique de Perceval. Alors bien sûr, si Arthur a survécu pendant 2000 ans dans un sarcophage de pierre, ses chevaliers se sont, eux, réincarnés dans des combattants émérites de toutes origines : africains, asiatiques, et même des femmes. Attendez, est-ce qu'on a le bon quota de chaque race, là ? Oui, ça va à peu près. Et oui, on est dans le "politiquement correct". Tout juste nous montrera-t-on un début d'étreinte saphique à la fin du tome 2 ; mais attention, l'une des deux filles étant un homme dans sa tête, c'est finalement hétérosexuel.
Les personnages sont ridicules, leurs comportements hors de propos, bref, c'est du grand n'importe quoi ! Seul le dessin est agréable. Heureusement qu'il ne comporte pas de couleurs, cela l'aurait achevé...
1,5/5.
Eh bien ce diptyque restera une belle déception me concernant au regard de cette belle collection "Signé"....
Tout d'abord, je ne suis pas fan de la mise en couleur bien trop terne à mon goût.
Ensuite, l'histoire est vraiment trop banal et comporte tous les clichés du genre : l'amnésique de base qui retrouve par intermittence des bribes de mémoires sans en comprendre les raisons, la journaliste qui arrive d'on ne sait où et qui s'intéresse à cette histoire. Bien sûr, rassurez-vous elle finira dans son lit malgré qu'il ait le physique d'un dangereux criminel.... Et cerise sur le gâteau : la fin digne des plus grands romans de science-fiction qui clôture cette magnifique histoire convenue.
Vous l'aurez compris je n'ai pas vraiment aimé. Toutefois j'accorde 2/5 car ça se laisse lire même si on a l'impression que cela manque sérieusement de recherche et d'idée. Si vous aimez les histoires sur fond d'amnésie, préférez XIII, sans nul doute.
Originalité : 1/5
Histoire : 2/5
Dessin : 3/5
Mise en couleur : 2/5
NOTE GLOBALE : 8/20
C'est avec une grande joie que j'ai découvert cette BD issue de la série télévisée dans les rayons de mon hyper. Fan de la série, et la saison 2 venant de se terminer, je me suis donc dit que son achat permettrait de faire un peu perdurer les joies que me procure le visionnage de la série. Je n'ai au préalable pas consulté les quelques avis présents sur ce site. Bien mal m'en a pris !!!!
La BD est en fait la compilation des courtes histoires de quelques pages mises en ligne lors de la diffusion de la série à la télévision. Celles-ci, d'après le storyboard, sont censées développer et étoffer l'histoire de la série.
Alors tout d'abord, concernant le dessin, les dessinateurs étant différents, il est très inégal avec tout de même une amélioration sur la fin de l'album. Les dessins des premières histoires sont en effet à la limite de l'amateurisme et du risible. Mais dans l'ensemble cela manque grandement de détail et le dessin laisse un goût d'inachevé et de dépouillé...
Concernant l'histoire, la narration est mauvaise, et je pense que la limitation de pages ne permet pas aux auteurs de développer des scénarios satisfaisants. Ensuite, l'histoire tourne principalement autour d'Hana Gitelman, personnage aperçu furtivement durant la série TV. On se demande donc bien ce qu'apporte véritablement ce récit. La seule histoire intéressante à mes yeux est celle intitulée "Frères d'armes" où on en apprend un peu plus sur les origines de l'alliance de Linderman et Petrelli.
Mais bon globalement, je reste très déçu par cet album qui reste un coup marketing selon moi. L'amélioration sur la fin me laisse espérer un meilleur tome 2... mais bon cela reste un espoir seulement...
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 3/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10
NOTE GLOBALE : 7/20
Cette BD se passe en plein coeur de l'Afrique, au Congo plus exactement. Elle mêle une intrigue basée sur une enquête policière et des passages un peu plus poétiques, une sorte de douce invitation au voyage. Hélas je n'ai accroché à aucun de ces 2 aspects de ce one shot.
L'enquête n'est pas inintéressante, mais elle est bien trop légère pour rassasier l'amateur de polar que je suis. C'est superficiel, il n'y a pas de suspens. D'ailleurs les auteurs n'ont pas cherché à en instaurer, cette partie de l'histoire n'est qu'un prétexte à l'autre, celle qui doit faire rêver le lecteur. Mais là non plus je ne me suis pas évadé. Ca ne fait pas avancer l'histoire, et j'ai trouvé un peu longues ces grandes tirades en voies off pourtant accompagnées de bien jolis paysages.
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Le Complexe du chimpanzé
Après un tome 1 très alléchant, un tome 2 surprenant, beaucoup plus rapide sur le développement de l'histoire, et un peu décevant...voici donc le final. Que dire ? J'attendais ce tome, me demandant si le scénario était finalement une trouvaille génial ou une supercherie, me voilà au parfum... On ne sait définitivement pas où l'auteur a voulu nous emmener, ça ressemble sur certains points à du "2001" de Kubrick, mais sans arriver à sa cheville, il y a des clins d'oeil à pleins de films de SF, mais pour aller où ? J'attends encore la réponse... J'ai peine à croire que le scénario était écrit à l'avance, ayant l'impression d'un final pour "bazarder" l'histoire. Au final, rien. Pas de réflexion, sur rien. Mon avis semblera surement sévère, mais j'assume pleinement, tant le début était alléchant.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le père Noël
Je ne serai pas aussi sévère que mes compères dans ma note même si je partage leur avis. C’est typiquement le genre de bd commerciale formatée pour un large public pas spécialement amateur de bd. On y sent ostensiblement un travail de commande plutôt qu’une recherche d’auteur. Bon, tout n’est pas à jeter. Certains "gags" font mouche. Mais dans l’ensemble, c’est plutôt affligeant. Pour couronner le tout, les dessins ne sont franchement pas terribles. Dans le style "gros nez", il y a clairement mieux. Bref, une bd typiquement à offrir et à ne pas acheter pour soi . . . en espérant que vous ne soyez pas l’heureuse personne à qui ce cadeau est destiné !
Jimmy - L'Apprenti Croquemitaine
"Jimmy" fait suite à Humphrey Dumbar le croquemitaine. On y retrouve notre petit Jimmy qui va passer les épreuves initiatiques pour devenir à son tour Croquemitaine. Pour ma part, je suis franchement déçu. Non pas du coup de pinceau de Civiello, inégalable dans ce domaine. Quoique son dessin a les défauts de ses qualités. Je m’explique : son dessin est très recherché, abouti et, revers de la médaille, il est assez figé et donc peu adapté à une bd jeunesse. Enfin bref, ma déception vient surtout de l’histoire qui est bien peu consistante. Bien trop légère à mon goût et surtout sans réelle accroche. Cette histoire lisse les émotions : pas de peurs ni de joies. Cette absence de sphère émotionnelle est selon moi une grave lacune pour une bd jeunesse. Je me demande d’ailleurs quel est le sentiment du public visé . . . Cet album appelle une suite qui, si elle est du même tonneau, se suivra sans moi.
La Mère des victoires
Il y avait matière, mais se limiter à un one shot n'a pas été un bon choix. Graphiquement, c'est agréable et personnel. Mais le récit m'a paru décousu comme si il avait fallu faire des coupes pour le faire rentrer dans les 64 pages. Le contexte est resté particulièrement flou. Difficile de faire une corrélation entre les tenants et les aboutissants. La lecture fut quand même plaisante mais je trouve que l'histoire soit trop courte ou du moins qu'elle puisse être résumée en l'état à quelques lignes... Un regret pour l'amateur de SF que je suis.
Effleurés
Ce type de récit n'est pas ma tasse de thé. Ca reste trop superficiel pour moi. Je ne me suis pas attaché aux personnages. J'ai lu cette bd sans que cela soit pénible mais avec un détachement trop important pour en apprécier le contenu. Le dessin ne m'a pas plu, trop typé "manga" et en décalage avec l'histoire. La fin est trop happy end et prévisible. Une orientation plus dramatique aurait peut être apporté plus de consistance au récit. J'aurai au moins lu cette BD pour me faire une opinion.
Visite Guidée
Dire que je suis circonspect vis-à-vis de cet album serait un euphémisme. Non seulement je n'ai vraiment rien compris à son message mais, en outre, sa lecture m'a ennuyé. Résumons. Cornette nous présente trois histoires indépendantes mettant en scène successivement des personnages inspirés de Van Gogh, Gauguin puis Munch (avec aussi un Jacques belge que je pense être Brel). Mais plutôt que de les représenter tels qu'ils ont réellement été, Cornette semble vouloir représenter leur esprit, l'esprit de leur art et de leurs oeuvres. Le récit de Van Gogh tourne autour de la folie, des oiseaux et d'un comportement irrationnel. Le récit de Gauguin tourne autour d'un paternalisme dominateur envers les jeunes femmes indigènes de Tahiti, d'une drôle d'histoire de contrebande d'alcools et de nonnes autoritaires. Le récit de Munch tourne autour de son Art de planter les clous, métaphore de son charisme sexuel semble-t-il, et de ses tentations adultérines quand il est éloigné de sa femme aimée. Dans chacun de ces récits, Cornette fait en sorte de refléter de manière pas toujours réussie le style graphique de ces trois peintres dans ses planches. Mais cela ne passe pas terriblement à mon goût. D'abord parce que je n'aime pas trop la technique de Cornette mais aussi parce que sans la force de leurs couleurs, les styles de ces trois peintres sont nettement moins marquants. Quoiqu'il en soit, ces récits sont nettement trop absurdes, déjantés ou incongrus pour avoir su me faire ressentir quoi que ce soit. Peut-être ne connais-je pas suffisamment ces peintres pour déchiffrer le sens métaphoriques, artistiques ou psychologiques que Cornette a voulu dégager d'eux. Dans tous les cas, je suis au minimum circonspect...
Camelot 3000
Ressusciter le roi Arthur et se chevaliers de la table ronde en l'an 3000 pour leur faire jouer le rôle de sauveurs d'une Terre aux proies à une invasion extra-terrestre ? Pourquoi pas, même si l'idée fait furieusement penser à une série Z des années 1980. Ô mais surprise ! Ce comic a été réalisé dans les années 1980... Ô mais stupeur ! c'est presque une daube intersidérale ! Ce qui sauve cette série du naufrage intégral, c'est le dessin. Certes, il est daté, fait très années 1980 dans le look des personnages, dans leurs costumes. Mais sur le plan anatomique, sur celui des designs, des décors, il se révèle assez correct, bien que sans génie. Le noir et blanc est correctement utilisé, sans gros effets d'esbroufe inutiles. Par contre, l'histoire est d'un ridicule achevé. L'anachronisme est bien sûr complètement assumé, mais quand même, en 3000, la technologie semble ne pas avoir des masses évolué depuis le dernier millénaire, tout le monde parle un anglais standard, même à 2000 ans de distance... Les clichés de la légende arthurienne sont bien sûr présents : Excalibur dans le rocher, les amours coupables de Guenièvre et Lancelot... Jusqu'à la figure christique de Perceval. Alors bien sûr, si Arthur a survécu pendant 2000 ans dans un sarcophage de pierre, ses chevaliers se sont, eux, réincarnés dans des combattants émérites de toutes origines : africains, asiatiques, et même des femmes. Attendez, est-ce qu'on a le bon quota de chaque race, là ? Oui, ça va à peu près. Et oui, on est dans le "politiquement correct". Tout juste nous montrera-t-on un début d'étreinte saphique à la fin du tome 2 ; mais attention, l'une des deux filles étant un homme dans sa tête, c'est finalement hétérosexuel. Les personnages sont ridicules, leurs comportements hors de propos, bref, c'est du grand n'importe quoi ! Seul le dessin est agréable. Heureusement qu'il ne comporte pas de couleurs, cela l'aurait achevé... 1,5/5.
Mister George
Eh bien ce diptyque restera une belle déception me concernant au regard de cette belle collection "Signé".... Tout d'abord, je ne suis pas fan de la mise en couleur bien trop terne à mon goût. Ensuite, l'histoire est vraiment trop banal et comporte tous les clichés du genre : l'amnésique de base qui retrouve par intermittence des bribes de mémoires sans en comprendre les raisons, la journaliste qui arrive d'on ne sait où et qui s'intéresse à cette histoire. Bien sûr, rassurez-vous elle finira dans son lit malgré qu'il ait le physique d'un dangereux criminel.... Et cerise sur le gâteau : la fin digne des plus grands romans de science-fiction qui clôture cette magnifique histoire convenue. Vous l'aurez compris je n'ai pas vraiment aimé. Toutefois j'accorde 2/5 car ça se laisse lire même si on a l'impression que cela manque sérieusement de recherche et d'idée. Si vous aimez les histoires sur fond d'amnésie, préférez XIII, sans nul doute. Originalité : 1/5 Histoire : 2/5 Dessin : 3/5 Mise en couleur : 2/5 NOTE GLOBALE : 8/20
Heroes
C'est avec une grande joie que j'ai découvert cette BD issue de la série télévisée dans les rayons de mon hyper. Fan de la série, et la saison 2 venant de se terminer, je me suis donc dit que son achat permettrait de faire un peu perdurer les joies que me procure le visionnage de la série. Je n'ai au préalable pas consulté les quelques avis présents sur ce site. Bien mal m'en a pris !!!! La BD est en fait la compilation des courtes histoires de quelques pages mises en ligne lors de la diffusion de la série à la télévision. Celles-ci, d'après le storyboard, sont censées développer et étoffer l'histoire de la série. Alors tout d'abord, concernant le dessin, les dessinateurs étant différents, il est très inégal avec tout de même une amélioration sur la fin de l'album. Les dessins des premières histoires sont en effet à la limite de l'amateurisme et du risible. Mais dans l'ensemble cela manque grandement de détail et le dessin laisse un goût d'inachevé et de dépouillé... Concernant l'histoire, la narration est mauvaise, et je pense que la limitation de pages ne permet pas aux auteurs de développer des scénarios satisfaisants. Ensuite, l'histoire tourne principalement autour d'Hana Gitelman, personnage aperçu furtivement durant la série TV. On se demande donc bien ce qu'apporte véritablement ce récit. La seule histoire intéressante à mes yeux est celle intitulée "Frères d'armes" où on en apprend un peu plus sur les origines de l'alliance de Linderman et Petrelli. Mais bon globalement, je reste très déçu par cet album qui reste un coup marketing selon moi. L'amélioration sur la fin me laisse espérer un meilleur tome 2... mais bon cela reste un espoir seulement... SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 3/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10 NOTE GLOBALE : 7/20
Fleurs d'ébène
Cette BD se passe en plein coeur de l'Afrique, au Congo plus exactement. Elle mêle une intrigue basée sur une enquête policière et des passages un peu plus poétiques, une sorte de douce invitation au voyage. Hélas je n'ai accroché à aucun de ces 2 aspects de ce one shot. L'enquête n'est pas inintéressante, mais elle est bien trop légère pour rassasier l'amateur de polar que je suis. C'est superficiel, il n'y a pas de suspens. D'ailleurs les auteurs n'ont pas cherché à en instaurer, cette partie de l'histoire n'est qu'un prétexte à l'autre, celle qui doit faire rêver le lecteur. Mais là non plus je ne me suis pas évadé. Ca ne fait pas avancer l'histoire, et j'ai trouvé un peu longues ces grandes tirades en voies off pourtant accompagnées de bien jolis paysages.