Je t'ai aimé comme on aime les cons

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

L'histoire débute par une scène de séparation. Une jeune femme, Miranda, quitte Pedro après une relation de quatre ans. Et dès les premières vignettes, le ton est donné : Pedro, aux allures de macho trapu et velu, et cependant les larmes aux yeux, demande à sa bien-aimée une dernière faveur : "Tu me laisses la télé ?"


Auteurs espagnols

L'histoire débute par une scène de séparation. Une jeune femme, Miranda, quitte Pedro après une relation de quatre ans. Et dès les premières vignettes, le ton est donné : Pedro, aux allures de macho trapu et velu, et cependant les larmes aux yeux, demande à sa bien-aimée une dernière faveur : "Tu me laisses la télé ?" Miranda retourne alors à Valence qu'elle avait quitté pour rejoindre Pedro rencontré sur Internet à Séville où, malgré de profondes amitiés nouées avec Ana, collègue de travail, ou Manu, colocataire excentrique, elle avait eu beaucoup de mal à se sentir chez elle. C'est alors, comme elle se le dit tristement, un "retour à la case départ". Miranda se retrouve chez ses parents, cherche du travail et va revivre le souvenir des épisodes souvent gris de ces quatre années de relation avec Pedro : les difficultés de leur existence morne, leurs revenus modestes et leurs emplois précaires qui ne leur permettaient pas de sortir de la monotonie quotidienne, le manque d'intérêt de Pedro pour elle et son absence de romantisme, mais surtout ses mensonges - Pedro semble avoir un goût particulier pour les rencontres sur Internet - et ses promesses jamais tenues. Elle réalise à présent qu'elle s'est laissée emporter dans une spirale destructrice, et qu'elle non plus n'a pas toujours fait les efforts nécessaires.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Mai 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Je t'ai aimé comme on aime les cons
Les notes (3)
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20/05/2008 | Ro
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Par Erik
Note: 2/5
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Si le titre avait été : je t'ai aimé comme on aime les connes, j'aurais un peu mieux compris le sens de cette oeuvre autobiographique. Quelle boulet celle-là sans vouloir nécessairement être méchant ! On a tout de suite envie de la laisser tomber et de fuir vers d'autres cieux. Maintenant, je pense qu'il a fallu une oeuvre expiatoire à l'auteure pour se sortir de cette soi-disant merveilleuse histoire d'amour. Pauvre Pedro ! Il a quand même le droit de garder la télé puisqu'il l'a payé. En tout cas, nous avons là une vraie bd prise de tête sur une éternelle dispute dans un couple. Ce n'est pas très joyeux que de ruminer les rancœurs. La vie, ce n'est pas cela. Moi, je n'adhère pas à ce projet finalement très personnel de l'auteure. On n'est d'ailleurs pas obligé d'adhérer. Et si je disais réellement ce que je pense, je ne serai sans doute plus aussi charmant. Une bd qui aide sans doute à faciliter les ruptures dans les couples où il faut faire des compromis.

31/03/2017 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
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Je m’attendais à découvrir une bd humoristique en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons » et ce ne fut pas du tout le cas. Ce récit raconte la séparation assez douloureuse entre Miranda et Pedro après quatre ans de vie commune racontée par la jeune femme. Ceux-ci se sont rencontrés par Internet, c’est Miranda qui a fait le premier pas en allant rejoindre Pedro à Séville. Une fois sur place, Miranda va ressentir la solitude, la galère pour trouver un job stable et son manquement pour Valence sa ville natale… Je ne sais pas si cette bd est une œuvre autobiographique, toujours est-il que je ne l’ai pas trop appréciée… En effet, je n’ai rien retenu de ce récit, ni ressenti d’émotions en le lisant. A la rigueur, si Pedro semble être incontestablement le grand responsable de cette séparation, je trouve que Miranda en est également coupable par son enfermement, son absence d’initiative et son absence de dialogue : pendant ses périodes à la recherche d’un emploi, elle avait quand même suffisamment de temps pour s’occuper de son compagnon n’est ce pas ? Bref, j’ai eu le sentiment d’assister au déballage d’une jeune femme sans que cela m’apporte quelque chose sauf que la vie continue malgré tout après cet échec… c’est un peu maigre comme constat non ? La narration employée par l’auteur m’a posé de gros problème de compréhension : le récit jongle sans cesse entre des scènes du présent et celles du passé sans alerter les lecteurs si bien que je n’ai eu de cesse de me demander où j’en étais ! A mon avis, il aurait fallu que le dessinateur différencie davantage son graphisme en adoptant par exemple un coup de crayon plus brouillon lors des séquences d’antan et plus clair pour les scènes d’aujourd’hui, à défaut de réaliser une mise en couleurs. Quant au dessin proprement dit de José Miguel Fonollosa, je l’ai trouvé très agréable à contempler : son style est épuré et tout en rondeur, les décors sont minimalistes mais suffisent amplement pour ce genre de récit, les personnages sont assez facilement identifiables. En conclusion, je suis ressorti un peu indifférent de cette lecture, je n’ai pas ressenti d’émotions particulières en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons ». Le personnage principal, Miranda, ne fait que des constats ou de se lamenter sur son sort sans pour autant faire avancer les choses ou construire un projet commun (de toute façon, il n’y avait pas de dialogues dans ce couple…). Bref, j’ai eu l’impression de lire une bd où l’héroïne (l’auteure ?) ne faisait que de se libérer de ses rancoeurs. Quant à la narration, je l’ai trouvée chaotique…

04/08/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
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Raconter sa rupture, revenir sur ce qui l'a entraînée et tenter d'aller de l'avant après la séparation, ça pourrait être un récit intéressant voire touchant. Mais j'ai eu l'impression de lire ici le journal intime insipide d'une jeune femme qui raconte son histoire d'amour médiocre, en montre les flagrants défauts et ne nous emmène guère plus loin que vers le constat que, après tout ce gâchis, il va bien falloir que la vie continue. Rien ne ressort du lot. Le dessin se veut efficace mais il manque vraiment de soin. Décors vides et personnages trop simples. Il n'est pas terrible techniquement parlant, au point d'être assez loupé à certains moments. Je n'aime pas. La narration est assez plate. Le ton est sincère mais n'arrive jamais à se rendre touchant ni vraiment intéressant. On constate juste qu'effectivement l'ex de la narratrice était vraiment minable par bien des points, qu'elle aussi avait bien des défauts, et en gros on se demande ce qu'il faisait ensemble et comment ils ont pu supporter une relation aussi médiocre. En définitive, je me suis ennuyé à la lecture de ce journal d'une rupture qui n'a su ni m'intéresser, ni me toucher.

20/05/2008 (MAJ le 20/05/2008) (modifier)