Il y a un petit quelque chose de beau dans ce dessin mais quelle lecture fastidieuse !!!
Le scénario est décousu, les dialogues également.
L'histoire est simple pour ne pas dire universelle.
Les dessins souffrent du même mal que le scénario : malgré la touche d'Hausman, les cadrages ne sont pas des plus réussis et l'on se perd dans ces pages légèrement bordéliques.
J'attends plus d'une BD, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à la lecture de celle-ci.
Après la lecture du premier tome.
J'ai pu mettre la main sur cette BD à la bibliothèque.
Le rapide feuilletage laissait augurer quelque chose de mieux.
Je suis globalement déçu : Le scénario a un goût de déjà vu trente fois. L'histoire sonne relativement creuse. Cette lecture ne m'aura pas passionné pour un sous.
Le dessin est correct mais pas exceptionnel, il ne relève donc pas le niveau.
Il s'agit pour moi du type de série à emprunter car cela reste efficace.
Cette série est une commande et comme souvent, il y a trop de facilité.
Autre défaut constaté : les dialogues parfois affligeants.
C'est bête, j'aime les récits de science-fiction débridée et j'aime le style de Moebius, mais c'est très péniblement que je me suis hissé jusqu'à la fin de cet album.
Je parle de Moebius car le lien entre cette BD et ce dernier est plus qu'évident. Li-An semble être un grand fan de cet auteur et tout dans cette oeuvre le rappelle. Le trait du dessin, les décors, les personnages, les véhicules, les situations, le contexte, j'ai de nombreuses fois eu l'impression de reconnaitre distinctement des cases ou planches d'albums SF ou Fantasy de Moebius. Ce n'est pas pour me déplaire car c'est un style qui me plait et que j'y vois plus un hommage évident qu'une honteuse copie. Mais encore aurait-il fallu que le scénario soit à la hauteur.
Comme chez Moebius dans par exemple Le Garage hermétique, le récit de Planète Lointaine semble s'apparenter à de l'improvisation, une intrigue qui s'ébauche au fur et à mesure. Elle semble évoluer au gré des envies de l'auteur, amenant des éléments de science-fiction, de fantasy, d'onirisme, des décors urbains ou naturels, des personnages divers et variés et parfois même loufoques.
L'ennui, c'est que ce style improvisé étalé sur autant de pages devient vite confus, que le rythme est trop échevelé et que l'intrigue perd très vite toute accroche à mon goût. Au bout d'une centaine de pages, j'ai fini par m'embrouiller complètement, ne sachant plus vers quoi les personnages couraient et pourquoi et je n'y ai plus trouvé aucun intérêt. Sur la fin de l'album, je n'ai plus tenu et j'ai fini par feuilleter les dernières pages pour profiter juste du dessin qui me plaisait bien mais sans plus m'intéresser au scénario.
C'est une lecture que je n'ai pas trouvée désagréable mais je ne me suis vraiment pas senti proche du personnage et de l'ensemble de la thématique de cet album.
Graphiquement parlant, je n'ai pas tellement accroché. Je ne trouve pas le dessin moche mais j'ai le sentiment que le style n'est pas constant, parfois assez réaliste et s'approchant d'autres fois d'un style plus comique, parfois détaillé, parfois trop aéré.
Mais outre le dessin, c'est surtout le scénario ou plutôt son message que je n'ai pas compris.
Je comprends l'idée de base, celle d'un homme qui se questionne sur son couple et sa vie et décide d'aller vivre seul un moment pour se retrouver lui-même, malgré la culpabilité de rendre sa fille d'une vingtaine d'année triste et en colère contre lui. Ses réflexions sur le sujet et les dialogues qu'il a avec certaines personnes qu'il rencontre sont assez claires mais manquent parfois un peu de finesse.
Dès lors, j'aurais pu comprendre une intrigue construite autour de la tentation d'une jeune femme comme Lucie qui viendrait le séduire et engendrer en lui un dilemme entre se laisser aller à ses pulsions ou rester fidèle malgré tout à sa famille.
Mais plusieurs choses m'ont déplu.
D'abord cette rapidité trop facile avec laquelle la jeune Lucie au corps de bombe sexuelle s'accroche et s'offre ardemment au héros malgré leur différence d'âge et le manque d'intérêt que me semble représenter ce personnage d'artiste-peintre.
Ensuite, je n'ai pas tellement compris cette métaphore de la faille qui se creuse dans le mur comme dans l'esprit ou dans le coeur du héros et qu'il cherche à remplir.
Mais surtout, je n'ai pas du tout compris ce lien fait entre la tentatrice Lucie et Luccia, la fille du héros. Quel est le message ? Pourquoi ce rapprochement entre les deux ? Qu'est-ce que l'auteur veut exprimer en faisant céder le héros aux avances sexuelles d'une fille qu'il assimile à moitié à sa fille ?
Si c'est une métaphore quelconque, je ne la comprends pas.
En un mot : Déçu !
Moi qui était un inconditionnel de Civiello, et qui manquait peut-être il est vrai de partialité pour le coup, je suis tout simplement déçu par cet album. Si le dessin reste toujours aussi merveilleux, c'est la platitude du scénario qui frappe... Pour un album traitant d'un sujet aussi riche que celui de LA peur, on aurait pu s'attendre à quelque chose d'un peu plus travaillé de sa part...
Je veux bien croire que cette BD s'adresse à un jeune publique, mais quand même.
Cet album confirme le talent de dessinateur de Civiello, mais également ses piètres qualités de scénariste... On se rappellera ses grandes difficultés de sa sublime série La Graine de Folie qui faillit s'éparpiller dans les tous les sens et qui dû son salut à l'intervention de Thomas Mosdi pour boucler le scénario !
Deux premiers tomes magnifiques, que ce soit pour le scénario et la beauté des dessins. Le scénario est attrayant et mêle notre époque avec des rêves mythologiques (grecque et irlandaise) par les délires d'un gentil fou qui sort de nombreuses années d'hospitalisation. La qualité des dessins collent très bien avec l'histoire et l'alternance rêve et réalité est réalisée avec brio.
Avec un aussi bon départ, j'avais donc hâte d'arriver à la fin et j'ai donc entamé le dernier tome avec entrain. Et là, c'est une grande déception ! Je pensais le scénario sans réel surprise et tout tracé, et j'avoue que j'ai été bluffé par la fin qui est selon moi assez décalée par rapport au premier tome. J'ai eu du mal à suivre l'histoire tellement c'était embrouillé et sans vraiment de sens. J'ai été très déçu et du coup une note assez basse à cause de cette conclusion qui aurait mérité d'être plus dans la ligné des tomes précédents. J'ai quand même longuement hésité entre 2 et 3.
Ce qui fait tout de même le fort de cette bd, c'est la façon d'aborder la psychologie et de l'expliquer assez décalé qui est très intéressante. Les références mythologiques et extraits poétiques sont aussi bienvenue car de qualité et adaptés à l'ambiance.
J'ai trouvé cette Bd plutôt moyenne avec une complaisance dans le glauque assez inexplicable. On a quand même l'impression que la seule justification à cette surenchère dans le sordide, c'est juste de se distinguer de Disney...
On peut aussi regretter les trop nombreux coups de théâtre au début, c'est inattendu, après ça plombe un peu l'histoire, est-ce une preuve du manque d'inspiration de l'auteur ? Si je ne suis pas spécialement fan des « happy end », là pour le coup le « unhappy end » était assez prévisible !
Aussi les personnages ne sont pas très attachants, mis à part Crochet et Mouche, le capitaine Crochet qui a d'ailleurs je trouve la personnalité la plus intéressante, un vrai/faux méchant lunatique.
Pour conclure j'ai trouvé la bd moyenne malgré quelques bonnes idées...
Voilà voilà…Il en fallait un, je me suis dévoué pour vous.
Parfois, le destin ne nous laisse pas vraiment le choix et prend un malin plaisir à nous maltraiter…
Il en fut ainsi pour moi cette fois là, n'ayant autre chose à lire que ce nouveau tome d'une énième série à thème et à gags…
L'éditeur clair de lune n'en est pas à son premier essai puisqu'il publie aussi La Zen attitude, "les chauves", "les mecs", Les policiers, Les Militaires, Les Brunes…J'en passe et des meilleurs…
Voilà, c'est plutôt classique et pour ceux qui aiment les blagues et qui en racontent ou en entendent depuis maintes années, pas grand-chose ne parviendra à les surprendre.
Les rousses ont un caractère enclin à la colère et les rousses sont plutôt chaudes…Voilà autour de quoi tourne chacun des gags de cet album. En n'usant que ces deux cordes on finirait facilement par tourner en rond et retomber sur des gags similaires.
Heureusement, l'album ne fait que 40 pages, ce qui évite de tomber trop de fois dans ce piège.
Heureusement, le peu de consistance et la rapidité de chaque gag permet de lire cet album en 10 minutes maxi top chrono et c'est soulagé que l'on peut le reposer sur les étagères.
Malgré tout, j'avoue être parvenu à sourire sur certaines situations. Le rythme est dynamique et les gags s'enchainent ainsi sur un bon tempo. Pas vraiment le temps de s'ennuyer honnêtement.
Un mot quand même sur le dessin ? Allez, pour le plaisir, le dessin est clair, sans vraiment de détail, mais de consistance suffisante pour être plaisant. Il est moins abouti et moins précis que sur certaines autres séries de même genre, avec un trait peut être trop anguleux surtout pour les visages. Il n'est pas exempt de légères distorsions anatomiques, ce qui est dommage, puisque le dessinateur utilise fortement la plastique avantageuse de ces créatures afin d'accrocher le regard. Oh ! Pas de seins à l'air, pas de sexe, uniquement des soutiens-gorge et des bouts de petites culottes sous une mini jupe trop mini…
Les couleurs, claires, pleines, sont sympathiquement non saturées et évitent ainsi de nous rendre aveugle…Visuellement, plutôt agréable et accessible à un très large public (ce n'est pas trop grave s'il tombe dans les mains de votre fils de 10 ans...)
Tout comme Ro, cette bd m’est presque tombée des mains.
Ca sent le déjà-vu à plein nez. Cette fille orpheline au courage sans pareil à la recherche de ses origines, ça ne vous rappelle rien ? Ainsi, les situations clichées se ramassent à la pelle. Vraiment il n’y a aucun effort d’imagination et c’est bien regrettable. Pourtant les dessins sont globalement attrayants avec un petit faible pour celui de Gunt. L’enrobage est donc correct mais le contenu laisse terriblement à désirer en accumulant les poncifs du genre. En ces temps de pléthore, je n’en conseille pas l’achat.
Bref, une bd graphiquement attractive mais sans aucune saveur.
J’ai attendu la sortie du deuxième tome « Les fils d’Arès » pour me faire une idée plus précise du "Complexe du chimpanzé". En effet, le premier album de cette série m’avait laissé sceptique et je me demandais comment les auteurs allaient pouvoir me convaincre par la suite. Après lecture des « fils d’Arès », je reste toujours sur ce sentiment de frustration et je m’interroge encore sur la façon dont cette histoire de fou va se terminer !
[SPOILER]
Dans le premier tome « Paradoxe », la bd nous conte la découverte surprenante par la Nasa et l’armée américaine d’une capsule spatiale qui vient de tomber dans l’océan indien en 2035. Cette apparition aurait pu en rester là si l’engin n’avait pas été celui de la fameuse mission Apollo XI dont l’équipage (et donc la capsule) était revenu sur Terre en 1969 !
[FIN SPOILER]
Je ne vous dévoilerai pas la suite de ce récit. Sachez cependant que de très gros rebondissements jalonnent la bd ! Ces péripéties me sont apparues, pour l’instant, difficiles à croire et il faudra que le scénariste, Richard Marazano, soit suffisamment convaincant pour que j’apprécie son récit : chose dont je doute vraiment car il ne reste qu’un seul tome pour finaliser la série !
En fait, ce que je reproche le plus dans ce scénario, c’est d’avoir incorporé une relation entre l’héroïne et sa fille qui condense le récit au détriment de la trame principale (la découverte de la capsule et ses mystères).
Certes, cette union entre la mère et son enfant apporte une touche « humaine » à l’histoire qui peut plaire à des bédéphiles. Pour ma part, je trouve que ça n’apporte que peu de choses au récit surtout lorsque « seulement » trois tomes sont prévus pour finaliser cette série. D’ailleurs, certains passages contenant le sujet qui m’intéresse le plus dans cette bd (la capsule spatiale et ses mystères) me sont apparus trop vite expédiés.
Graphiquement, le trait réaliste (qui se rapproche de celui de Christophe Bec) de Jean-Michel Ponzio est remarquable. Même si la mise en couleurs m’a semblé convaincante, je suis curieux de contempler les planches encrées de cet auteur (je suis prêt à parier qu’une intégrale du "Complexe du chimpanzé" en noir et blanc sortira prochainement).
Cependant, comme la plupart des bd où le dessin est très réaliste, j’ai éprouvé des difficultés à bien distinguer les visages des différents protagonistes.
Avec "Le Complexe du chimpanzé", j’ai le sentiment que l’éditeur Dargaud tient là une série de science-fiction qui peut être une référence. Cependant, je souhaite bon courage au scénariste pour que le prochain tome apporte des réponses très convaincantes sur les hypothèses émises dans les deux premiers albums car, pour l’instant, je suis très sceptique sur les gros retournements de situation contenus dans sa bd.
Série à suivre de près…
Avis sur le troisième (et dernier) tome :
Je suis déçu du final de cette série ! Comme je le pressentais en terminant de lire le deuxième tome du « Complexe du chimpanzé » : les explications sur les phénomènes qu’ont vécus les protagonistes ne me sont pas finalement apparues convaincantes. La théorie évoquée par le personnage principal n’est évoquée qu’en quelques pages et m’a semblée très vague comme si elle a été balancée à la va-vite pour donner un semblant de réponse aux lecteurs.
En fait, je pense que les auteurs auraient dus laisser tomber les séquences entre la fille et la mère pour se concentrer sur les évènements « extraterrestres » d’autant plus que le scénariste ne disposait que de trois tomes pour étaler sa théorie.
C’est dommage que ce dénouement me soit apparu raté car le dessin réaliste de Jean-Michel Ponzio se prête –à mon avis- très bien aux atmosphères sidérales.
Décidément, je crois que les séries « La guerre éternelle » et « Universal War One » resteront pour (très) longtemps mes références en bds de science-fiction !
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Les Chasseurs de l'aube
Il y a un petit quelque chose de beau dans ce dessin mais quelle lecture fastidieuse !!! Le scénario est décousu, les dialogues également. L'histoire est simple pour ne pas dire universelle. Les dessins souffrent du même mal que le scénario : malgré la touche d'Hausman, les cadrages ne sont pas des plus réussis et l'on se perd dans ces pages légèrement bordéliques. J'attends plus d'une BD, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à la lecture de celle-ci.
7 brothers
Après la lecture du premier tome. J'ai pu mettre la main sur cette BD à la bibliothèque. Le rapide feuilletage laissait augurer quelque chose de mieux. Je suis globalement déçu : Le scénario a un goût de déjà vu trente fois. L'histoire sonne relativement creuse. Cette lecture ne m'aura pas passionné pour un sous. Le dessin est correct mais pas exceptionnel, il ne relève donc pas le niveau. Il s'agit pour moi du type de série à emprunter car cela reste efficace. Cette série est une commande et comme souvent, il y a trop de facilité. Autre défaut constaté : les dialogues parfois affligeants.
Planète lointaine
C'est bête, j'aime les récits de science-fiction débridée et j'aime le style de Moebius, mais c'est très péniblement que je me suis hissé jusqu'à la fin de cet album. Je parle de Moebius car le lien entre cette BD et ce dernier est plus qu'évident. Li-An semble être un grand fan de cet auteur et tout dans cette oeuvre le rappelle. Le trait du dessin, les décors, les personnages, les véhicules, les situations, le contexte, j'ai de nombreuses fois eu l'impression de reconnaitre distinctement des cases ou planches d'albums SF ou Fantasy de Moebius. Ce n'est pas pour me déplaire car c'est un style qui me plait et que j'y vois plus un hommage évident qu'une honteuse copie. Mais encore aurait-il fallu que le scénario soit à la hauteur. Comme chez Moebius dans par exemple Le Garage hermétique, le récit de Planète Lointaine semble s'apparenter à de l'improvisation, une intrigue qui s'ébauche au fur et à mesure. Elle semble évoluer au gré des envies de l'auteur, amenant des éléments de science-fiction, de fantasy, d'onirisme, des décors urbains ou naturels, des personnages divers et variés et parfois même loufoques. L'ennui, c'est que ce style improvisé étalé sur autant de pages devient vite confus, que le rythme est trop échevelé et que l'intrigue perd très vite toute accroche à mon goût. Au bout d'une centaine de pages, j'ai fini par m'embrouiller complètement, ne sachant plus vers quoi les personnages couraient et pourquoi et je n'y ai plus trouvé aucun intérêt. Sur la fin de l'album, je n'ai plus tenu et j'ai fini par feuilleter les dernières pages pour profiter juste du dessin qui me plaisait bien mais sans plus m'intéresser au scénario.
La Maison dans les blés
C'est une lecture que je n'ai pas trouvée désagréable mais je ne me suis vraiment pas senti proche du personnage et de l'ensemble de la thématique de cet album. Graphiquement parlant, je n'ai pas tellement accroché. Je ne trouve pas le dessin moche mais j'ai le sentiment que le style n'est pas constant, parfois assez réaliste et s'approchant d'autres fois d'un style plus comique, parfois détaillé, parfois trop aéré. Mais outre le dessin, c'est surtout le scénario ou plutôt son message que je n'ai pas compris. Je comprends l'idée de base, celle d'un homme qui se questionne sur son couple et sa vie et décide d'aller vivre seul un moment pour se retrouver lui-même, malgré la culpabilité de rendre sa fille d'une vingtaine d'année triste et en colère contre lui. Ses réflexions sur le sujet et les dialogues qu'il a avec certaines personnes qu'il rencontre sont assez claires mais manquent parfois un peu de finesse. Dès lors, j'aurais pu comprendre une intrigue construite autour de la tentation d'une jeune femme comme Lucie qui viendrait le séduire et engendrer en lui un dilemme entre se laisser aller à ses pulsions ou rester fidèle malgré tout à sa famille. Mais plusieurs choses m'ont déplu. D'abord cette rapidité trop facile avec laquelle la jeune Lucie au corps de bombe sexuelle s'accroche et s'offre ardemment au héros malgré leur différence d'âge et le manque d'intérêt que me semble représenter ce personnage d'artiste-peintre. Ensuite, je n'ai pas tellement compris cette métaphore de la faille qui se creuse dans le mur comme dans l'esprit ou dans le coeur du héros et qu'il cherche à remplir. Mais surtout, je n'ai pas du tout compris ce lien fait entre la tentatrice Lucie et Luccia, la fille du héros. Quel est le message ? Pourquoi ce rapprochement entre les deux ? Qu'est-ce que l'auteur veut exprimer en faisant céder le héros aux avances sexuelles d'une fille qu'il assimile à moitié à sa fille ? Si c'est une métaphore quelconque, je ne la comprends pas.
Jimmy - L'Apprenti Croquemitaine
En un mot : Déçu ! Moi qui était un inconditionnel de Civiello, et qui manquait peut-être il est vrai de partialité pour le coup, je suis tout simplement déçu par cet album. Si le dessin reste toujours aussi merveilleux, c'est la platitude du scénario qui frappe... Pour un album traitant d'un sujet aussi riche que celui de LA peur, on aurait pu s'attendre à quelque chose d'un peu plus travaillé de sa part... Je veux bien croire que cette BD s'adresse à un jeune publique, mais quand même. Cet album confirme le talent de dessinateur de Civiello, mais également ses piètres qualités de scénariste... On se rappellera ses grandes difficultés de sa sublime série La Graine de Folie qui faillit s'éparpiller dans les tous les sens et qui dû son salut à l'intervention de Thomas Mosdi pour boucler le scénario !
Chimères
Deux premiers tomes magnifiques, que ce soit pour le scénario et la beauté des dessins. Le scénario est attrayant et mêle notre époque avec des rêves mythologiques (grecque et irlandaise) par les délires d'un gentil fou qui sort de nombreuses années d'hospitalisation. La qualité des dessins collent très bien avec l'histoire et l'alternance rêve et réalité est réalisée avec brio. Avec un aussi bon départ, j'avais donc hâte d'arriver à la fin et j'ai donc entamé le dernier tome avec entrain. Et là, c'est une grande déception ! Je pensais le scénario sans réel surprise et tout tracé, et j'avoue que j'ai été bluffé par la fin qui est selon moi assez décalée par rapport au premier tome. J'ai eu du mal à suivre l'histoire tellement c'était embrouillé et sans vraiment de sens. J'ai été très déçu et du coup une note assez basse à cause de cette conclusion qui aurait mérité d'être plus dans la ligné des tomes précédents. J'ai quand même longuement hésité entre 2 et 3. Ce qui fait tout de même le fort de cette bd, c'est la façon d'aborder la psychologie et de l'expliquer assez décalé qui est très intéressante. Les références mythologiques et extraits poétiques sont aussi bienvenue car de qualité et adaptés à l'ambiance.
Peter Pan
J'ai trouvé cette Bd plutôt moyenne avec une complaisance dans le glauque assez inexplicable. On a quand même l'impression que la seule justification à cette surenchère dans le sordide, c'est juste de se distinguer de Disney... On peut aussi regretter les trop nombreux coups de théâtre au début, c'est inattendu, après ça plombe un peu l'histoire, est-ce une preuve du manque d'inspiration de l'auteur ? Si je ne suis pas spécialement fan des « happy end », là pour le coup le « unhappy end » était assez prévisible ! Aussi les personnages ne sont pas très attachants, mis à part Crochet et Mouche, le capitaine Crochet qui a d'ailleurs je trouve la personnalité la plus intéressante, un vrai/faux méchant lunatique. Pour conclure j'ai trouvé la bd moyenne malgré quelques bonnes idées...
Les Rousses
Voilà voilà…Il en fallait un, je me suis dévoué pour vous. Parfois, le destin ne nous laisse pas vraiment le choix et prend un malin plaisir à nous maltraiter… Il en fut ainsi pour moi cette fois là, n'ayant autre chose à lire que ce nouveau tome d'une énième série à thème et à gags… L'éditeur clair de lune n'en est pas à son premier essai puisqu'il publie aussi La Zen attitude, "les chauves", "les mecs", Les policiers, Les Militaires, Les Brunes…J'en passe et des meilleurs… Voilà, c'est plutôt classique et pour ceux qui aiment les blagues et qui en racontent ou en entendent depuis maintes années, pas grand-chose ne parviendra à les surprendre. Les rousses ont un caractère enclin à la colère et les rousses sont plutôt chaudes…Voilà autour de quoi tourne chacun des gags de cet album. En n'usant que ces deux cordes on finirait facilement par tourner en rond et retomber sur des gags similaires. Heureusement, l'album ne fait que 40 pages, ce qui évite de tomber trop de fois dans ce piège. Heureusement, le peu de consistance et la rapidité de chaque gag permet de lire cet album en 10 minutes maxi top chrono et c'est soulagé que l'on peut le reposer sur les étagères. Malgré tout, j'avoue être parvenu à sourire sur certaines situations. Le rythme est dynamique et les gags s'enchainent ainsi sur un bon tempo. Pas vraiment le temps de s'ennuyer honnêtement. Un mot quand même sur le dessin ? Allez, pour le plaisir, le dessin est clair, sans vraiment de détail, mais de consistance suffisante pour être plaisant. Il est moins abouti et moins précis que sur certaines autres séries de même genre, avec un trait peut être trop anguleux surtout pour les visages. Il n'est pas exempt de légères distorsions anatomiques, ce qui est dommage, puisque le dessinateur utilise fortement la plastique avantageuse de ces créatures afin d'accrocher le regard. Oh ! Pas de seins à l'air, pas de sexe, uniquement des soutiens-gorge et des bouts de petites culottes sous une mini jupe trop mini… Les couleurs, claires, pleines, sont sympathiquement non saturées et évitent ainsi de nous rendre aveugle…Visuellement, plutôt agréable et accessible à un très large public (ce n'est pas trop grave s'il tombe dans les mains de votre fils de 10 ans...)
Pirates des 1001 Lunes
Tout comme Ro, cette bd m’est presque tombée des mains. Ca sent le déjà-vu à plein nez. Cette fille orpheline au courage sans pareil à la recherche de ses origines, ça ne vous rappelle rien ? Ainsi, les situations clichées se ramassent à la pelle. Vraiment il n’y a aucun effort d’imagination et c’est bien regrettable. Pourtant les dessins sont globalement attrayants avec un petit faible pour celui de Gunt. L’enrobage est donc correct mais le contenu laisse terriblement à désirer en accumulant les poncifs du genre. En ces temps de pléthore, je n’en conseille pas l’achat. Bref, une bd graphiquement attractive mais sans aucune saveur.
Le Complexe du chimpanzé
J’ai attendu la sortie du deuxième tome « Les fils d’Arès » pour me faire une idée plus précise du "Complexe du chimpanzé". En effet, le premier album de cette série m’avait laissé sceptique et je me demandais comment les auteurs allaient pouvoir me convaincre par la suite. Après lecture des « fils d’Arès », je reste toujours sur ce sentiment de frustration et je m’interroge encore sur la façon dont cette histoire de fou va se terminer ! [SPOILER] Dans le premier tome « Paradoxe », la bd nous conte la découverte surprenante par la Nasa et l’armée américaine d’une capsule spatiale qui vient de tomber dans l’océan indien en 2035. Cette apparition aurait pu en rester là si l’engin n’avait pas été celui de la fameuse mission Apollo XI dont l’équipage (et donc la capsule) était revenu sur Terre en 1969 ! [FIN SPOILER] Je ne vous dévoilerai pas la suite de ce récit. Sachez cependant que de très gros rebondissements jalonnent la bd ! Ces péripéties me sont apparues, pour l’instant, difficiles à croire et il faudra que le scénariste, Richard Marazano, soit suffisamment convaincant pour que j’apprécie son récit : chose dont je doute vraiment car il ne reste qu’un seul tome pour finaliser la série ! En fait, ce que je reproche le plus dans ce scénario, c’est d’avoir incorporé une relation entre l’héroïne et sa fille qui condense le récit au détriment de la trame principale (la découverte de la capsule et ses mystères). Certes, cette union entre la mère et son enfant apporte une touche « humaine » à l’histoire qui peut plaire à des bédéphiles. Pour ma part, je trouve que ça n’apporte que peu de choses au récit surtout lorsque « seulement » trois tomes sont prévus pour finaliser cette série. D’ailleurs, certains passages contenant le sujet qui m’intéresse le plus dans cette bd (la capsule spatiale et ses mystères) me sont apparus trop vite expédiés. Graphiquement, le trait réaliste (qui se rapproche de celui de Christophe Bec) de Jean-Michel Ponzio est remarquable. Même si la mise en couleurs m’a semblé convaincante, je suis curieux de contempler les planches encrées de cet auteur (je suis prêt à parier qu’une intégrale du "Complexe du chimpanzé" en noir et blanc sortira prochainement). Cependant, comme la plupart des bd où le dessin est très réaliste, j’ai éprouvé des difficultés à bien distinguer les visages des différents protagonistes. Avec "Le Complexe du chimpanzé", j’ai le sentiment que l’éditeur Dargaud tient là une série de science-fiction qui peut être une référence. Cependant, je souhaite bon courage au scénariste pour que le prochain tome apporte des réponses très convaincantes sur les hypothèses émises dans les deux premiers albums car, pour l’instant, je suis très sceptique sur les gros retournements de situation contenus dans sa bd. Série à suivre de près… Avis sur le troisième (et dernier) tome : Je suis déçu du final de cette série ! Comme je le pressentais en terminant de lire le deuxième tome du « Complexe du chimpanzé » : les explications sur les phénomènes qu’ont vécus les protagonistes ne me sont pas finalement apparues convaincantes. La théorie évoquée par le personnage principal n’est évoquée qu’en quelques pages et m’a semblée très vague comme si elle a été balancée à la va-vite pour donner un semblant de réponse aux lecteurs. En fait, je pense que les auteurs auraient dus laisser tomber les séquences entre la fille et la mère pour se concentrer sur les évènements « extraterrestres » d’autant plus que le scénariste ne disposait que de trois tomes pour étaler sa théorie. C’est dommage que ce dénouement me soit apparu raté car le dessin réaliste de Jean-Michel Ponzio se prête –à mon avis- très bien aux atmosphères sidérales. Décidément, je crois que les séries « La guerre éternelle » et « Universal War One » resteront pour (très) longtemps mes références en bds de science-fiction !