Je ne suis pas un inconditionnel de Blake et Mortimer même si j'aime bien certains albums de Jacobs. J'ai fini par ne plus lire les albums de la reprise, la plupart sont tellement mauvais que j'ai perdu tout intérêt de continuer la série. J'ai tout de même été curieux pour cet album qui a tellement de notes mauvaises par des inconditionnels de Jacobs que j'ai voulu voir de quoi il en retournait.
Le point fort de l'album est qu'il n'y pas de textes narratifs inutiles qui rende la narration lourde. Malheureusement, le scénario reste tout de même poussif et d'intérêt limité. J'aime bien le rôle d'Olrik et son plan est pas mal, mais tout le reste est mal écrit, avec notamment un dénouement qui va trop vite à mon gout.
Le pire est le dessin de Floc'h ou du moins comment il est présenté ici. On a droit à des grosses cases et s'il y a plusieurs dessinateurs dont j'aimerais admirer le travail dans un gros format, ce n'est pas le cas de Floc'h. Sa ligne claire est très épurée et je vois pas l'intérêt de faire des grosses cases si on a juste droit à des personnages qui parlent avec aucun décor à admirer derrière eux. Personnages qui ont d'ailleurs souvent les mêmes expressions figées. En grossissant les cases, on a aussi grossi les défauts du dessinateur. Ajoutons qu'il n'y a aucune atmosphère qui se dégage de l'album, contrairement à ce que pouvait faire Jacobs dans ses meilleurs récits. La mise en scène est plate.
Bref, un album ennuyeux. Heureusement qu'il y a pas autant de textes que dans un Blake et Mortimer normal.
Sympathique, mais assez conventionnel
-
Ce tome comprend les 5 épisodes d'une minisérie initialement parue en 2007. Il s'agit d'une histoire complète qui peut se lire sans rien connaître du personnage, écrite par Brian K. Vaughan, dessinée et encrée par Marcos Martin (sauf l'épisode 1 qui est encré par Alvaro Lopez.
Dans la salle d'attente d'un médecin, Iron Fist (Danny Rand) attend son tour, dans son costume de superhéros. Il souffre d'une élongation. Sur ces entrefaites, Araña pousse la porte de la salle d'attente, elle souffre d'hématomes au visage. Leur discussion est interrompue par Wong soutenant Stephen Strange (dans son joli costume de sorcier suprême) qui vient de recevoir une balle tirée à bout portant. le médecin est une femme qui se fait appeler Night Nurse (Linda Carter) qui prend Strange en urgence, avant ses 2 autres patients. Alors qu'elle commence à soigner Strange, elle s'aperçoit qu'elle est observée par Strange sous sa forme astrale qui lui donne quelques conseils sur la manière de l'opérer, tout en se souvenant de l'époque où il était lui-même l'un des meilleurs chirurgiens du monde. On lui a tiré dessus parce qu'il avait récupéré dans une dimension magique une potion qui pourrait bien être une panacée pour guérir le cancer.
Le personnage du Doctor Strange est apparu pour la première fois en 1963, un an après Spider-Man, créé également par Stan Lee et Steve Ditko, les créateurs de Peter Parker). Régulièrement, un scénariste talentueux essaye de le remettre au goût du jour sans que ce personnage n'arrive à retenir l'attention du lectorat : Roger Stern en 1984 (Into the dark dimension), JM Straczynski en 2004, Brian Michael Bendis en 2009 dans la série Avengers (Search for the Sorcerer Supreme), Mark Waid en 2010 (The doctor is out), etc. En 2007, c'est donc au tour de Brian K. Vaughan de tenter sa chance.
Pour les connaisseurs du personnage (ceux qui ont lu les épisodes de Ditko), il apparaît rapidement que Vaughan a conçu son récit de manière à rendre hommage à cette époque, et à l'inscrire dans le présent. le lecteur voit donc passer l'évocation de l'origine de la vocation de Strange et son mentor (Ancient One), son ennemi de toujours le Baron Mordo, la mention en passant du terrible Dormammu et de Nightmare, sans oublier la cape de lévitation et l'œil d'Agamotto, ou encore l'immarcescible Wong. Vaughan insère même un clin d'œil à une époque encore plus ancienne en donnant le nom de Timely à l'entreprise pharmaceutique, soit le nom de l'éditeur avant qu'il ne s'appelle Marvel Comics. Il y a également le nom de la première entité surnaturelle apparaissant : Otkid, une anagramme transparente de (Steve) Ditko. Si cette évocation de l'historique du personnage est plaisante, elle reste très superficielle et très rapide, c'est-à-dire de peu de consistance pour un lecteur familier du personnage, et insuffisante pour un lecteur découvrant ce personnage pour la première fois.
Pour la majeure partie des scénaristes, l'usage de la magie dans les mondes partagés de superhéros relève de la gageure. D'un côté, le narrateur doit fait preuve d'une grande inventivité pour imaginer des sorts surprenants et inédits. de l'autre, le recours auxdits sorts ou entités surnaturelles s'apparentent souvent à un deus ex machina bien pratique, une échappatoire sorti du chapeau pour sortir son personnage d'une situation inextricable (et hop ! J'en appelle au démon ZYXW dont les décharges d'énergie vont pulvériser mes liens). Malgré son ton badin, Vaughan n'échappe pas à cette chaussetrappe, puisqu'il lui faut préciser à mi-parcours sur quel type de cible les sorts de Strange sont efficaces, et dans quelles conditions ils s'avèrent sans effet (une définition malhabile des règles du jeu en cours de route pour une tentative peu convaincante de rationalisation de quelque chose qui relève du magique). En effectuant cette mise au point en cours de route, Vaughan se montre maladroit, tentant d'expliquer que, ah oui au fait, ça ce n'est pas possible, mais par contre ceci l'est. À partir de là, les combats entre Strange et une créature surnaturelle ou contre un autre pratiquant des arts mystiques deviennent totalement artificiels et peu palpitants. Il reste le développement de la romance entre Night Nurse et Doctor Strange qui est assez sympathique.
Marcos Martin utilise un style assez réaliste, avec une simplification significative des formes, dans un hommage discret au style de Ditko sans tomber dans le plagiat ou la décalque. Il a adopté un encrage privilégiant les traits irréguliers, aux dépends des rondeurs. le lecteur peut ressentir au fil des pages que Martin fait des efforts pour produire des images à la fois iconiques, mais aussi légèrement ironiques. Il y a Wong soutenant le corps ensanglanté de Strange ayant perdu conscience, les sourcils arqués de Strange, la tenue stricte de Night Nurse avec le col boutonné (forme douce d'un costume de dominatrice), une vue en plongée sur Night Nurse demandant à un gros monstre de relâcher Strange, ce dernier se préparant à tirer un coup de revolver, etc. C'est sympathique, mais à force d'essayer de concilier premier degré et parodie, Martin finit par nuire à l'intensité du récit qui se veut surtout premier degré. C'est dommage parce qu'il se révèle convaincant dans toutes les scènes impliquant de la magie, trouvant des postures qui en imposent pour Strange tout en renforçant son aura de mystère. Il est un peu moins crédible dans les scènes de combats à main nue, grand classique prouvant que Strange n'est pas qu'un prestidigitateur qui a plus d'un tour dans son sac (mais ressort narratif éculé pour qui connaît déjà le personnage.
Avec cette histoire, Brian K. Vaughan et Marcos Martin dépoussièrent un personnage dont la place dans l'univers partagé Marvel est réduite à la portion congrue, faute d'un auteur capable de conceptualiser la magie de manière convaincante. Vaughan réussit un bel hommage aux épisodes de Ditko, sans vraiment réussir à dépasser l'original. Martin exécute des images le cul entre deux chaises, parfois premier degré et convaincante parfois second degré et pas tout à fait raccord avec le ton de la narration.
Après une certaine désillusion avec Druuna, je poursuis mon exploration de l’œuvre de Serpieri.
Malgré une couverture aguicheuse (pas anodine dans mon choix d’emprunt), le propos est ici beaucoup plus sage et les aventures compréhensibles (ouf).
Femmes de l’Ouest compile 3 petites histoires du maître. A mon avis, elles ont été créées à différents moments de la carrière de l’auteur, permettant de retracer son évolution graphique mais de manière décroissante (en gros on démarre de la plus récente à la plus ancienne).
Je dois dire que mon plaisir de lecture a suivi le même chemin, les scénarios étant à l’image du dessin. J’ai bien aimé la première, la seconde passe encore mais la dernière ne m’a pas du tout accroché.
J’ai de la sympathie pour l’auteur mais ce n’est pas encore avec ce tome qu’il va me conquérir, le rendu m’a paru assez anecdotique. Je croise les doigts pour les prochains.
Après avoir lu les deux premiers tomes parus (la série sera conclue dans le suivant), j’en suis presque encore à me demander où les auteurs veulent en venir, tant l’intrigue m’est restée hermétique. J’ai traversé ces albums sans trop comprendre l’histoire.
Deux types se poursuivent, et à chaque fois qu’ils tuent quelqu’un, ils sont projetés dans une autre époque (de la préhistoire à l’époque des dinosaures au futur). Chaque changement d’époque s’accompagne d’un changement de style graphique.
Justement, le travail de Bermejo – à l’informatique – n’est pas inintéressant, mais ça n’est pas vraiment mon truc. Certaines planches ont des airs de photos retouchées tenant plus de l’art-book que de la BD, du photoreportage, et d’autres ont volontairement un style vieillot. Pourquoi pas ?
Mais c’est surtout l’histoire que je n’ai pas réussi à appréhender. Le titre peut sans doute s’entendre comme une dénonciation de la violence et de sa fatalité, je ne sais pas. Certains passages font immanquablement penser à Blade Runner ou à Terminator, mais ces références ne m'ont pas aidé à saisir la problématique de l'intrigue.
En tout cas, alors que les deux tiers de la série est publiée, je reste en plan et je ne ferai pas d’efforts énormes pour voir la conclusion.
Je vais malheureusement être d'accord sur la majorité des critiques exprimées avant moi. Cette histoire de pirates ressemble de plus en plus à une histoire de fantômes au fil des planches.
Le tome 2 étant une apothéose de ressuscités, de pendus qui se décrochent ou de pseudo noyés. A vrai dire je n'ai lu le tome 2 que pour savoir quand les auteurs auraient l'audace de nous ressortir le personnage de Henriet la fille noyée au début du tome 1. Lol pour cela je n'ai pas été déçu.
Yves H propose donc un scénario incohérent avec des destins croisés qui embrouillent un récit où l'on ne comprend plus rien. Le recours à un fantastique rudimentaire et l'utilisation du mot "miracle" à tout bout de champ dans la bouche des personnages pour expliquer leur survie non crédible tiennent lieu de bouées de sauvetage pour une narration bricolée.
De plus j'accroche de moins en moins au graphisme du père avec des visages répétitifs qui ne font rien pour la clarté de la série. Les extérieurs sont bien travaillés mais c'est le moins qu'on puisse attendre dans le genre pirate qui procure un contexte si favorable au graphisme.
Une lecture médiocre.
Ceci est l'avis d'un non gamer qui n'avait jamais entendu parler de Assassin's Creed. Evidemment mon regard sur la série est très distancié puisque je n'ai aucun affect avec le monde du jeu vidéo.
Le scénario de Guillaume Dorison commence plutôt bien dans le tome 1 même si le cadre est très classique. Une uchronie fait intervenir les nazis qui veulent détruire tout ce qui ne pense pas comme eux.
A part une ou deux facilités, le scénario à défaut d'être très original est bien construit, fluide et se laisse lire agréablement. Le problème est que le tome 2 change du tout au tout. Avec des changements d'époques, une technologie inventée de plus en plus compliquée à maîtriser par l'auteur, les états d'âme du héros j'ai trouvé que le récit devenait de plus en plus confus et difficile à suivre.
Cette rupture est accentuée par le changement de dessinateur au milieu de ce diptyque. Je m'étais habitué au trait fin et classique de Jean-Baptiste Hostache avec des extérieurs bien travaillés et des visages bien reconnaissables.
Par contre je ne me suis pas fait au changement brutal du dessin. Le graphisme de Patrick Pion propose des traits bien plus épais et anguleux. Outre que ce n'est pas le style que je préfère, j'ai eu beaucoup de mal dans la cohérence de la narration visuelle du récit.
Cette partie ne m'a pas du tout convaincu.
Je donnerai 3 pour T1 et 2 pour T2 que j'arrondis vers le bas à cause de cette rupture qui gâche la cohérence globale de la série.
Je ne vais pas trop m’épancher sur cet album, un ressenti très proche de celui de Mac Arthur. Je me suis passablement ennuyé à ma lecture.
Dommage car le trait et couleurs de l’auteure sont intéressants mais encore faut il avoir quelque chose à raconter.
Je n’ai pas saisi où ça voulait nous emmener, les relations entre personnages ne m’ont pas touché. La fragilité de leurs émotions m’est passé bien au dessus (comme les parties de cartes).
Je n’ai pas aimé la narration qui se veut douce et poétique, pire je l’ai trouvé lourde et un rien pompeuse. L’auteure indique s’inspirer de Virginia Woolf et d’Emily Dickinson, deux femme de lettres que je ne connaissais pas, et honnêtement je n’ai pas envie de les découvrir.
Pas pour moi, un énorme bof.
Grosse déception.
Un BD qui m'intéresse depuis sa sortie, mon sixième sens s'était mis en alerte à chaque fois que je l'avais dans les mains, mais son sujet et son graphisme m'ont eu à l'usure. Mal m'en a pris.
Tiodora est une femme originaire d'Afrique centrale née au début du XIXe siècle. Elle sera capturée et emmenée au Brésil pour servir d'esclave. Elle va être séparée de son mari et de son fils, dès lors elle n'aura de cesse de les retrouver.
C'est à partir des lettres de Tiodora que Marcelo D'Salete va bâtir ce roman graphique. Des lettres retrouvées dans les archives d'un tribunal suite au procès de celui qui les a écrites, car Tiodora, analphabète, faisait écrire ses lettres par une tierce personne.
Une BD qui commence par une préface de l'auteur.
Un récit fictif qui prend naissance à partir des missives de Tiodora qu'elle adresse à son mari et son fils, où elle explique qu'elle économise pour pouvoir acheter sa liberté. L'action se déroule en 1866 sur deux journées, le temps de faire écrire une lettre et de suivre son cheminement.
Mes gros reproches, un récit peu clair avec des facilités scénaristiques, le courant abolitionniste n'est pas assez développé et le personnage de Tiodora ne m'a inspiré aucune empathie, ni les autres d'ailleurs. J'ai survolé cette histoire sans aucune émotion.
Un truc agaçant, l'auteur emploie souvent le jargon local et ces mots sont accompagnés par un astérisque qui renvoie à un glossaire en fin d'album, pas très pratique ces allers-retours.
Chaque chapitre commence par un extrait de lettre de Tiodora.
Une lecture rapide, de nombreuses planches sans texte.
Un album qui se termine par un très gros dossier qui m'en a beaucoup plus appris sur cette période charnière au Brésil que les 174 pages précédentes. Intervention de l'historienne Cristina Wissenbach, reproduction des lettres de Tiodora, photos de la ville de Sao Paulo à cette période et une chronologie de la lutte contre l'esclavage. Le point fort de cette BD.
La partie graphique est réussie, un beau noir et blanc charbonneux, mais il demande un minimum de concentration pour ne pas confondre certains personnages.
Note réelle : 2,5.
Ça fait un bout de temps que je voulais me pencher sur Druuna, une héroïne que je connaissais sans avoir touché un seul des ses albums.
J’ai bien fait tous mes devoirs en lisant l’ensemble des intégrales. Si je comprends l’aura dont jouit le personnage (sans mauvais jeu de mot), je n’y ai pas été vraiment sensible.
Rien à dire sur le dessin (et sur la représentation de l’héroïne ;) c’est le point fort de la série. Par contre niveau scenarii, c’est une autre paire de manches, plus j’avançais dans la série plus les albums me tombaient des mains.
Je passe rapidement sur l’univers et situations glauques (viols, tentacules …), un style très année 80, je n’en suis absolument pas friand mais ce n’est pas ça qui me rebute le plus.
En fait, les 2 premiers tomes se laissent encore lire avant que la suite ne me perde complètement, le rêve dans le rêve de l’illusion ?! Je ne pipe plus rien à l’histoire, l’impression qu’on avance pas que c’est le même scénario resucé encore et encore.
Oh Schastar, Oh Will, Oh Lewis !! … même combat, je ne sais plus où je suis et ça me dérange. Ça se perd comme dans les pires albums du vagabond des limbes (et pourtant je kiffe les débuts de cette série).
Vraiment dommage !!
Les derniers tomes innovent en proposant des univers proches du far west ou de l’heroic-fantasy mais je n’y étais déjà plus du tout. J’ai quand même apprécié le beau clin d’œil à Moebius.
Je retiendrai de mon aventure un dessinateur de grand talent mais un piètre scénariste. Pas pour moi mais je pense que c’est à essayer pour tous amateurs du 9eme art, une héroïne qui traverse les époques.
Au final j’ai sans doute plus apprécié les cahiers graphiques en fin d’album que le tome proprement dit.
J'ai été très déçu par cette série. Surtout à la vue des excellents et nombreux avis postés sur le site. Je m'attendais à lire une série originale et intelligente, au lieu de cela je n'ai vu qu'une succession de lieux communs très proches des clichés les plus usés.
Un BG Robin des bois, apprenti philosophe, une lutte manichéenne entre le rebelle et l'ordre réactionnaire, une empoisonneuse qui rate son coup (enfin peut être pas ...), de lourds secrets fantasmatiques du Vatican, une belle théorie du complot d'un club de familles au dessus des lois...
Je n'ai même pas pu terminer le second album tellement ce scénario m'insupporte.
Pourtant le graphisme est d'une qualité que j'apprécie. Les détails extérieurs sont très bien travaillés ce qui rend une ambiance très crédible. Les personnages sont expressifs et la dynamique des combats est bonne.
Cela n'empêche pas que je me suis ennuyé à cette lecture.
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Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Je ne suis pas un inconditionnel de Blake et Mortimer même si j'aime bien certains albums de Jacobs. J'ai fini par ne plus lire les albums de la reprise, la plupart sont tellement mauvais que j'ai perdu tout intérêt de continuer la série. J'ai tout de même été curieux pour cet album qui a tellement de notes mauvaises par des inconditionnels de Jacobs que j'ai voulu voir de quoi il en retournait. Le point fort de l'album est qu'il n'y pas de textes narratifs inutiles qui rende la narration lourde. Malheureusement, le scénario reste tout de même poussif et d'intérêt limité. J'aime bien le rôle d'Olrik et son plan est pas mal, mais tout le reste est mal écrit, avec notamment un dénouement qui va trop vite à mon gout. Le pire est le dessin de Floc'h ou du moins comment il est présenté ici. On a droit à des grosses cases et s'il y a plusieurs dessinateurs dont j'aimerais admirer le travail dans un gros format, ce n'est pas le cas de Floc'h. Sa ligne claire est très épurée et je vois pas l'intérêt de faire des grosses cases si on a juste droit à des personnages qui parlent avec aucun décor à admirer derrière eux. Personnages qui ont d'ailleurs souvent les mêmes expressions figées. En grossissant les cases, on a aussi grossi les défauts du dessinateur. Ajoutons qu'il n'y a aucune atmosphère qui se dégage de l'album, contrairement à ce que pouvait faire Jacobs dans ses meilleurs récits. La mise en scène est plate. Bref, un album ennuyeux. Heureusement qu'il y a pas autant de textes que dans un Blake et Mortimer normal.
Docteur Strange - Le Serment
Sympathique, mais assez conventionnel - Ce tome comprend les 5 épisodes d'une minisérie initialement parue en 2007. Il s'agit d'une histoire complète qui peut se lire sans rien connaître du personnage, écrite par Brian K. Vaughan, dessinée et encrée par Marcos Martin (sauf l'épisode 1 qui est encré par Alvaro Lopez. Dans la salle d'attente d'un médecin, Iron Fist (Danny Rand) attend son tour, dans son costume de superhéros. Il souffre d'une élongation. Sur ces entrefaites, Araña pousse la porte de la salle d'attente, elle souffre d'hématomes au visage. Leur discussion est interrompue par Wong soutenant Stephen Strange (dans son joli costume de sorcier suprême) qui vient de recevoir une balle tirée à bout portant. le médecin est une femme qui se fait appeler Night Nurse (Linda Carter) qui prend Strange en urgence, avant ses 2 autres patients. Alors qu'elle commence à soigner Strange, elle s'aperçoit qu'elle est observée par Strange sous sa forme astrale qui lui donne quelques conseils sur la manière de l'opérer, tout en se souvenant de l'époque où il était lui-même l'un des meilleurs chirurgiens du monde. On lui a tiré dessus parce qu'il avait récupéré dans une dimension magique une potion qui pourrait bien être une panacée pour guérir le cancer. Le personnage du Doctor Strange est apparu pour la première fois en 1963, un an après Spider-Man, créé également par Stan Lee et Steve Ditko, les créateurs de Peter Parker). Régulièrement, un scénariste talentueux essaye de le remettre au goût du jour sans que ce personnage n'arrive à retenir l'attention du lectorat : Roger Stern en 1984 (Into the dark dimension), JM Straczynski en 2004, Brian Michael Bendis en 2009 dans la série Avengers (Search for the Sorcerer Supreme), Mark Waid en 2010 (The doctor is out), etc. En 2007, c'est donc au tour de Brian K. Vaughan de tenter sa chance. Pour les connaisseurs du personnage (ceux qui ont lu les épisodes de Ditko), il apparaît rapidement que Vaughan a conçu son récit de manière à rendre hommage à cette époque, et à l'inscrire dans le présent. le lecteur voit donc passer l'évocation de l'origine de la vocation de Strange et son mentor (Ancient One), son ennemi de toujours le Baron Mordo, la mention en passant du terrible Dormammu et de Nightmare, sans oublier la cape de lévitation et l'œil d'Agamotto, ou encore l'immarcescible Wong. Vaughan insère même un clin d'œil à une époque encore plus ancienne en donnant le nom de Timely à l'entreprise pharmaceutique, soit le nom de l'éditeur avant qu'il ne s'appelle Marvel Comics. Il y a également le nom de la première entité surnaturelle apparaissant : Otkid, une anagramme transparente de (Steve) Ditko. Si cette évocation de l'historique du personnage est plaisante, elle reste très superficielle et très rapide, c'est-à-dire de peu de consistance pour un lecteur familier du personnage, et insuffisante pour un lecteur découvrant ce personnage pour la première fois. Pour la majeure partie des scénaristes, l'usage de la magie dans les mondes partagés de superhéros relève de la gageure. D'un côté, le narrateur doit fait preuve d'une grande inventivité pour imaginer des sorts surprenants et inédits. de l'autre, le recours auxdits sorts ou entités surnaturelles s'apparentent souvent à un deus ex machina bien pratique, une échappatoire sorti du chapeau pour sortir son personnage d'une situation inextricable (et hop ! J'en appelle au démon ZYXW dont les décharges d'énergie vont pulvériser mes liens). Malgré son ton badin, Vaughan n'échappe pas à cette chaussetrappe, puisqu'il lui faut préciser à mi-parcours sur quel type de cible les sorts de Strange sont efficaces, et dans quelles conditions ils s'avèrent sans effet (une définition malhabile des règles du jeu en cours de route pour une tentative peu convaincante de rationalisation de quelque chose qui relève du magique). En effectuant cette mise au point en cours de route, Vaughan se montre maladroit, tentant d'expliquer que, ah oui au fait, ça ce n'est pas possible, mais par contre ceci l'est. À partir de là, les combats entre Strange et une créature surnaturelle ou contre un autre pratiquant des arts mystiques deviennent totalement artificiels et peu palpitants. Il reste le développement de la romance entre Night Nurse et Doctor Strange qui est assez sympathique. Marcos Martin utilise un style assez réaliste, avec une simplification significative des formes, dans un hommage discret au style de Ditko sans tomber dans le plagiat ou la décalque. Il a adopté un encrage privilégiant les traits irréguliers, aux dépends des rondeurs. le lecteur peut ressentir au fil des pages que Martin fait des efforts pour produire des images à la fois iconiques, mais aussi légèrement ironiques. Il y a Wong soutenant le corps ensanglanté de Strange ayant perdu conscience, les sourcils arqués de Strange, la tenue stricte de Night Nurse avec le col boutonné (forme douce d'un costume de dominatrice), une vue en plongée sur Night Nurse demandant à un gros monstre de relâcher Strange, ce dernier se préparant à tirer un coup de revolver, etc. C'est sympathique, mais à force d'essayer de concilier premier degré et parodie, Martin finit par nuire à l'intensité du récit qui se veut surtout premier degré. C'est dommage parce qu'il se révèle convaincant dans toutes les scènes impliquant de la magie, trouvant des postures qui en imposent pour Strange tout en renforçant son aura de mystère. Il est un peu moins crédible dans les scènes de combats à main nue, grand classique prouvant que Strange n'est pas qu'un prestidigitateur qui a plus d'un tour dans son sac (mais ressort narratif éculé pour qui connaît déjà le personnage. Avec cette histoire, Brian K. Vaughan et Marcos Martin dépoussièrent un personnage dont la place dans l'univers partagé Marvel est réduite à la portion congrue, faute d'un auteur capable de conceptualiser la magie de manière convaincante. Vaughan réussit un bel hommage aux épisodes de Ditko, sans vraiment réussir à dépasser l'original. Martin exécute des images le cul entre deux chaises, parfois premier degré et convaincante parfois second degré et pas tout à fait raccord avec le ton de la narration.
Femmes de l'ouest
Après une certaine désillusion avec Druuna, je poursuis mon exploration de l’œuvre de Serpieri. Malgré une couverture aguicheuse (pas anodine dans mon choix d’emprunt), le propos est ici beaucoup plus sage et les aventures compréhensibles (ouf). Femmes de l’Ouest compile 3 petites histoires du maître. A mon avis, elles ont été créées à différents moments de la carrière de l’auteur, permettant de retracer son évolution graphique mais de manière décroissante (en gros on démarre de la plus récente à la plus ancienne). Je dois dire que mon plaisir de lecture a suivi le même chemin, les scénarios étant à l’image du dessin. J’ai bien aimé la première, la seconde passe encore mais la dernière ne m’a pas du tout accroché. J’ai de la sympathie pour l’auteur mais ce n’est pas encore avec ce tome qu’il va me conquérir, le rendu m’a paru assez anecdotique. Je croise les doigts pour les prochains.
A vicious circle
Après avoir lu les deux premiers tomes parus (la série sera conclue dans le suivant), j’en suis presque encore à me demander où les auteurs veulent en venir, tant l’intrigue m’est restée hermétique. J’ai traversé ces albums sans trop comprendre l’histoire. Deux types se poursuivent, et à chaque fois qu’ils tuent quelqu’un, ils sont projetés dans une autre époque (de la préhistoire à l’époque des dinosaures au futur). Chaque changement d’époque s’accompagne d’un changement de style graphique. Justement, le travail de Bermejo – à l’informatique – n’est pas inintéressant, mais ça n’est pas vraiment mon truc. Certaines planches ont des airs de photos retouchées tenant plus de l’art-book que de la BD, du photoreportage, et d’autres ont volontairement un style vieillot. Pourquoi pas ? Mais c’est surtout l’histoire que je n’ai pas réussi à appréhender. Le titre peut sans doute s’entendre comme une dénonciation de la violence et de sa fatalité, je ne sais pas. Certains passages font immanquablement penser à Blade Runner ou à Terminator, mais ces références ne m'ont pas aidé à saisir la problématique de l'intrigue. En tout cas, alors que les deux tiers de la série est publiée, je reste en plan et je ne ferai pas d’efforts énormes pour voir la conclusion.
Le Diable des sept mers
Je vais malheureusement être d'accord sur la majorité des critiques exprimées avant moi. Cette histoire de pirates ressemble de plus en plus à une histoire de fantômes au fil des planches. Le tome 2 étant une apothéose de ressuscités, de pendus qui se décrochent ou de pseudo noyés. A vrai dire je n'ai lu le tome 2 que pour savoir quand les auteurs auraient l'audace de nous ressortir le personnage de Henriet la fille noyée au début du tome 1. Lol pour cela je n'ai pas été déçu. Yves H propose donc un scénario incohérent avec des destins croisés qui embrouillent un récit où l'on ne comprend plus rien. Le recours à un fantastique rudimentaire et l'utilisation du mot "miracle" à tout bout de champ dans la bouche des personnages pour expliquer leur survie non crédible tiennent lieu de bouées de sauvetage pour une narration bricolée. De plus j'accroche de moins en moins au graphisme du père avec des visages répétitifs qui ne font rien pour la clarté de la série. Les extérieurs sont bien travaillés mais c'est le moins qu'on puisse attendre dans le genre pirate qui procure un contexte si favorable au graphisme. Une lecture médiocre.
Assassin's Creed - Conspirations
Ceci est l'avis d'un non gamer qui n'avait jamais entendu parler de Assassin's Creed. Evidemment mon regard sur la série est très distancié puisque je n'ai aucun affect avec le monde du jeu vidéo. Le scénario de Guillaume Dorison commence plutôt bien dans le tome 1 même si le cadre est très classique. Une uchronie fait intervenir les nazis qui veulent détruire tout ce qui ne pense pas comme eux. A part une ou deux facilités, le scénario à défaut d'être très original est bien construit, fluide et se laisse lire agréablement. Le problème est que le tome 2 change du tout au tout. Avec des changements d'époques, une technologie inventée de plus en plus compliquée à maîtriser par l'auteur, les états d'âme du héros j'ai trouvé que le récit devenait de plus en plus confus et difficile à suivre. Cette rupture est accentuée par le changement de dessinateur au milieu de ce diptyque. Je m'étais habitué au trait fin et classique de Jean-Baptiste Hostache avec des extérieurs bien travaillés et des visages bien reconnaissables. Par contre je ne me suis pas fait au changement brutal du dessin. Le graphisme de Patrick Pion propose des traits bien plus épais et anguleux. Outre que ce n'est pas le style que je préfère, j'ai eu beaucoup de mal dans la cohérence de la narration visuelle du récit. Cette partie ne m'a pas du tout convaincu. Je donnerai 3 pour T1 et 2 pour T2 que j'arrondis vers le bas à cause de cette rupture qui gâche la cohérence globale de la série.
Fragile
Je ne vais pas trop m’épancher sur cet album, un ressenti très proche de celui de Mac Arthur. Je me suis passablement ennuyé à ma lecture. Dommage car le trait et couleurs de l’auteure sont intéressants mais encore faut il avoir quelque chose à raconter. Je n’ai pas saisi où ça voulait nous emmener, les relations entre personnages ne m’ont pas touché. La fragilité de leurs émotions m’est passé bien au dessus (comme les parties de cartes). Je n’ai pas aimé la narration qui se veut douce et poétique, pire je l’ai trouvé lourde et un rien pompeuse. L’auteure indique s’inspirer de Virginia Woolf et d’Emily Dickinson, deux femme de lettres que je ne connaissais pas, et honnêtement je n’ai pas envie de les découvrir. Pas pour moi, un énorme bof.
Mukanda Tiodora
Grosse déception. Un BD qui m'intéresse depuis sa sortie, mon sixième sens s'était mis en alerte à chaque fois que je l'avais dans les mains, mais son sujet et son graphisme m'ont eu à l'usure. Mal m'en a pris. Tiodora est une femme originaire d'Afrique centrale née au début du XIXe siècle. Elle sera capturée et emmenée au Brésil pour servir d'esclave. Elle va être séparée de son mari et de son fils, dès lors elle n'aura de cesse de les retrouver. C'est à partir des lettres de Tiodora que Marcelo D'Salete va bâtir ce roman graphique. Des lettres retrouvées dans les archives d'un tribunal suite au procès de celui qui les a écrites, car Tiodora, analphabète, faisait écrire ses lettres par une tierce personne. Une BD qui commence par une préface de l'auteur. Un récit fictif qui prend naissance à partir des missives de Tiodora qu'elle adresse à son mari et son fils, où elle explique qu'elle économise pour pouvoir acheter sa liberté. L'action se déroule en 1866 sur deux journées, le temps de faire écrire une lettre et de suivre son cheminement. Mes gros reproches, un récit peu clair avec des facilités scénaristiques, le courant abolitionniste n'est pas assez développé et le personnage de Tiodora ne m'a inspiré aucune empathie, ni les autres d'ailleurs. J'ai survolé cette histoire sans aucune émotion. Un truc agaçant, l'auteur emploie souvent le jargon local et ces mots sont accompagnés par un astérisque qui renvoie à un glossaire en fin d'album, pas très pratique ces allers-retours. Chaque chapitre commence par un extrait de lettre de Tiodora. Une lecture rapide, de nombreuses planches sans texte. Un album qui se termine par un très gros dossier qui m'en a beaucoup plus appris sur cette période charnière au Brésil que les 174 pages précédentes. Intervention de l'historienne Cristina Wissenbach, reproduction des lettres de Tiodora, photos de la ville de Sao Paulo à cette période et une chronologie de la lutte contre l'esclavage. Le point fort de cette BD. La partie graphique est réussie, un beau noir et blanc charbonneux, mais il demande un minimum de concentration pour ne pas confondre certains personnages. Note réelle : 2,5.
Druuna
Ça fait un bout de temps que je voulais me pencher sur Druuna, une héroïne que je connaissais sans avoir touché un seul des ses albums. J’ai bien fait tous mes devoirs en lisant l’ensemble des intégrales. Si je comprends l’aura dont jouit le personnage (sans mauvais jeu de mot), je n’y ai pas été vraiment sensible. Rien à dire sur le dessin (et sur la représentation de l’héroïne ;) c’est le point fort de la série. Par contre niveau scenarii, c’est une autre paire de manches, plus j’avançais dans la série plus les albums me tombaient des mains. Je passe rapidement sur l’univers et situations glauques (viols, tentacules …), un style très année 80, je n’en suis absolument pas friand mais ce n’est pas ça qui me rebute le plus. En fait, les 2 premiers tomes se laissent encore lire avant que la suite ne me perde complètement, le rêve dans le rêve de l’illusion ?! Je ne pipe plus rien à l’histoire, l’impression qu’on avance pas que c’est le même scénario resucé encore et encore. Oh Schastar, Oh Will, Oh Lewis !! … même combat, je ne sais plus où je suis et ça me dérange. Ça se perd comme dans les pires albums du vagabond des limbes (et pourtant je kiffe les débuts de cette série). Vraiment dommage !! Les derniers tomes innovent en proposant des univers proches du far west ou de l’heroic-fantasy mais je n’y étais déjà plus du tout. J’ai quand même apprécié le beau clin d’œil à Moebius. Je retiendrai de mon aventure un dessinateur de grand talent mais un piètre scénariste. Pas pour moi mais je pense que c’est à essayer pour tous amateurs du 9eme art, une héroïne qui traverse les époques. Au final j’ai sans doute plus apprécié les cahiers graphiques en fin d’album que le tome proprement dit.
Le Scorpion
J'ai été très déçu par cette série. Surtout à la vue des excellents et nombreux avis postés sur le site. Je m'attendais à lire une série originale et intelligente, au lieu de cela je n'ai vu qu'une succession de lieux communs très proches des clichés les plus usés. Un BG Robin des bois, apprenti philosophe, une lutte manichéenne entre le rebelle et l'ordre réactionnaire, une empoisonneuse qui rate son coup (enfin peut être pas ...), de lourds secrets fantasmatiques du Vatican, une belle théorie du complot d'un club de familles au dessus des lois... Je n'ai même pas pu terminer le second album tellement ce scénario m'insupporte. Pourtant le graphisme est d'une qualité que j'apprécie. Les détails extérieurs sont très bien travaillés ce qui rend une ambiance très crédible. Les personnages sont expressifs et la dynamique des combats est bonne. Cela n'empêche pas que je me suis ennuyé à cette lecture.