J'ai été très déçu par cette série. Surtout à la vue des excellents et nombreux avis postés sur le site. Je m'attendais à lire une série originale et intelligente, au lieu de cela je n'ai vu qu'une succession de lieux communs très proches des clichés les plus usés.
Un BG Robin des bois, apprenti philosophe, une lutte manichéenne entre le rebelle et l'ordre réactionnaire, une empoisonneuse qui rate son coup (enfin peut être pas ...), de lourds secrets fantasmatiques du Vatican, une belle théorie du complot d'un club de familles au dessus des lois...
Je n'ai même pas pu terminer le second album tellement ce scénario m'insupporte.
Pourtant le graphisme est d'une qualité que j'apprécie. Les détails extérieurs sont très bien travaillés ce qui rend une ambiance très crédible. Les personnages sont expressifs et la dynamique des combats est bonne.
Cela n'empêche pas que je me suis ennuyé à cette lecture.
Toujours délicat d'émettre un avis plutôt négatif sur une BD mêlant la grande Histoire à des souvenirs autobiographiques, des récits nostalgiques, sur des projets qui indiscutablement touchent profondément leurs auteurs.
Il s'agit d'une BD sur Jordan Mechner et sa famille juive des années 30 à aujourd'hui, période du nazisme comprise. Mechner, c'est aussi le créateur du jeu vidéo de mon enfance sur Amstrad CPC Prince of Persia.
Le souci principal de cette BD réside dans l'assez artificielle liaison entre les différents éléments évoqués. La lecture est plutôt fastidieuse quand bien même les anecdotes sont en elles-mêmes romanesques.
Intéressant, intrigant, mais peu construit : une réussite bien incomplète.
C'est avec Les Filles sages vont en enfer que j'avais découvert le travail de de Tohar Sherman-Friedman. Ça avait été une belle surprise que ce roman graphique autobiographique qui nous racontait sans concession ce rêve de briser le carcan sociétal et familial qui l'entourait. La voici de retour après avoir quitté sa colonie en Cisjordanie pour s'installer à Tel-Aviv en compagnie de son mari Daniel.
Si le cadre et Tohar ont changé, ça bouillonne toujours autant dans son cerveau. Les préoccupations de la jeune femme sont légion, et c'est à travers une conversation avec son meilleur ami que Tohar dépeint ses questionnements et interrogations de sa vie.
Si le ton reste aussi incisif et sans concession pour elle même et son entourage, j'ai trouvé ça moins percutant que son premier album. Tohar est une angoissée de première et si certaines de ces angoisses peuvent être partagées, j'avoue qu'en tant qu'homme ne vivant pas en Israël, la plupart de ses préoccupations me sont passé au dessus de la tête.
Dommage, car j'aime son trait et la colorisation singulière qu'elle développe dans ses récits. Là j'ai trouvé ça bavard et souvent ennuyeux.
J'ai un peu de mal avec l'esprit des séries de Davodeau pour le moment. Je n'ai pas accroché du tout à la lecture de ce récit.
Le personnage de Vincent est parmi les plus insignifiants que j'ai rencontré et celui d'Abel parmi les plus antipathiques à mes yeux.
Ces deux personnages se débattent dans un scénario très improbable où je ne suis pas sûr que l'auteur soit au fait des mesures de sécurité qui entoure du matériel militaire radioactif.
Le vol de plutonium cadre si mal avec la personnalité infantile et inconstante du pseudo ingénieur que cela met à mal la crédibilité du scénario dès le début.
Ensuite comment pourrais-je avoir de l'empathie pour un personnage qui à participer aux meurtres de civils en Hongrie ou au Cambodge entre autres joyeusetés. Une sorte de Bob Denard rouge qui joue la victime sociétale, rien de moins.
De plus ce road trip est constellé de situations improbables qui servent uniquement à allonger le récit dans des directions bien ennuyeuses.
Seul le final apporte un peu de piquant à un triste récit.
Je passe sur le graphisme que je trouve laid et pas abouti.
Une très pauvre lecture sans relief à mes yeux.
J'aime beaucoup le travail de David Ratte mais ici je suis sorti déçu de ma lecture.
En effet j'ai trouvé ce tome vraiment vide et sans consistance. L'idée de réfugiés climatiques portant sur des européens très voisins est originale si elle est soutenue par des situations avec beaucoup d'humour et de trouvailles scénaristiques.
Dans le récit je n'ai lu que des situations banales de xénophobies ou d'amour naissant et des clichés stéréotypés très usés sur les bourgeois du XVIème. J'ai tourné les pages attendant un trait d'humour ou de tendresse qui m'avaient régalé dans les autres séries de l'auteur.
Mais rien, j'ai refermé la BD avec un sentiment de creux.
Graphiquement David Ratte propose toujours un travail propre. Louis rend bien par son aspect son caractère psychorigide et Nieves ou Bérénice sont à croquer. Mais c'est trop peu pour ma lecture.
Une déception.
J’ai lu cet album sans jamais réellement entrer dedans. Rien de déshonorant dans cette histoire, mais je ne dois pas être le cœur de cible (certains y ont semble-t-il davantage trouvé leur compte parmi mes prédécesseurs).
Disons que j’ai trouvé la narration trop linéaire, sans surprise, sans trop de rythme non plus. A plusieurs reprises je me suis surpris à attendre, au détour d’une page, que la tension monte réellement, qu’il y ait une rupture de ton, mais tout semble trop lisse à mon goût. Pas de tension entre les personnages, même lorsque est vraiment évoquée la légende autour des sirènes. Et j’attendais aussi que ça bascule un peu vers le fantastique, un peu comme avait pu le faire Sorel dans Bluebells wood, mais non, ça n’est jamais venu.
Du coup, je suis resté sur un fond régionaliste qui ne sort pas de l’ordinaire.
A noter que la typo utilisée pour les lettres écrites par le personnage principal est très difficile à lire (j’ai même renoncé sur certains passages !).
Bref, une réelle déception me concernant.
Chercher à se rencontrer
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Ce tome s'inscrit dans une série de 4 adaptations de nouvelles de Neil Gaiman extraites de Miroirs et fumées et éditées par Dark Horse Comics. Les autres sont Creatures Of The Night adapté par Michael Zulli, The Facts in the Case of the Departure of Miss Finch également adapté par Michael et Murder Mysteries adapté par Philip Craig Russell.
L'action se déroule un 14 février, le jour de la saint Valentin. Harlequin (un personnage masculin magique) a épinglé son cœur (dans le sens littéral de l'expression) sur la porte de la femme sur laquelle il a jeté son dévolu et qui répond au nom de Missy. Cette dernière récupère le palpitant et l'amène à son ex-employeur, un médecin légiste. Puis elle se rend à la banque pour retirer ses dernières économies et elle s'en va prendre un repas au café du coin. Pendant ce temps là, Harlequin demeure invisible aux yeux des simples mortels et il observe les faits et gestes de Missy. Il éprouve des pincements de jalousie à la vue de l'amitié qui la lie avec les personnes qu'elle rencontre. Et il se distrait par quelques facéties : pincer les fesses d'une serveuse pour faire accuser un vieux monsieur attablé, essayer de changer 'avenir d'une jeune femme boutonneuse et promise à un cancer du sein qui sera détecter beaucoup trop tard, instiller l'amour dans le cœur de froids banquiers, jouer des tours à base de lingerie intime, etc.
Ce tome comprend l'histoire principale (30 de bandes dessinées), 3 pages rédigées par Neil Gaiman revenant sur le personnage d'Arlequin et la tradition anglaise de la pantomime (par opposition à la tradition américaine), ainsi que 2 pages (inutiles) sur John Bolton. Dans ce récit, Gaiman a choisi de faire d'Arlequin, une sorte de chérubin qui oscille entre la facétie et la peine de cœur. le récit met en scène des individus aux personnalités complexes mus par des sentiments mitigés. C'est une histoire qui joue sur les sentiments (sans être mièvre) sans esbroufe ou lutte acharnée. le personnage d'Arlequin est la seule touche de surnaturel, dans une histoire sinon plutôt terre à terre.
Comme pour les autres adaptations, c'est le nom de l'illustrateur qui m'a attiré. Il a déjà collaboré avec Neil Gaiman sur l'un des 4 épisodes qui composent The Books of Magic. Il a collaboré avec Mike Carey pour Sandman Presents: The Furies et God Save the Queen, et il a illustré un épisode magnifique dans Fables: 1001 Nights of Snowfall. Pour Harlequin Valentine, il a choisi un style un peu différent en particulier en ce qui concerne les décors. Il est visiblement parti de photographies par-dessus lesquelles il a peint pour aboutir à une luminosité assez éteinte, et des teintes pastel. Par contre pour les personnages, il a conservé des teintes un peu plus soutenues, mais moins aventureuses que dans ces travaux habituels. Il a mis la pédale douce sur l'aspect baroque de ses couleurs pour se mettre à l'unisson de ce récit en demi-teintes.
Harlequin Valentine joue doucement sur les sentiments des personnages qui cherchent à se rencontrer, sur la base d'illustrations également tout en nuances, mais plus fades que les planches habituelles de John Bolton.
Encore une fois, Tom King a une idée de départ intéressante et il la développe dans un récit que j'ai trouvé sans intérêt.
Contrairement à ce que laisse penser le titre, on n'est pas un gros crossover DC où tous les héros doivent affronter une grosse crise contre un gros méchant très fort, ici on parle plutôt de crises post-traumatique que subissent les super-héros. Batman, Superman et Wonder Woman ont bâti un sanctuaire où les super-héros peuvent se reposer de leurs blessures physiques et psychologiques et un jour il y a un massacre dans cet endroit.
Cela peut rappeler Watchmen dont parle justement la préface présente dans l'album. On voit d'ailleurs les différences de talent entre Moore et King. Alors que le récit de Moore est complexe, le scénario est tout de même facile à suivre, on présent bien les personnages un à un et on voit lorsque c'est un flashback. Avec King le scénario est décousu et cela devient inutilement compliqué pour rien. Comme ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression avec ce scénariste, je demande s'il n'a pas honte d'écrire des 'bêtes' histoires de super-héros alors il rend ça autant intello que possible pour avoir l'air d'un vrai auteur qui parle des choses qui comptent. J'imagine qu'il y a un public qui veut voir ce que ça donnerait une histoire de super-héros qui semble avoir été écrite par Jean-Luc Godard.
Dommage parce qu'il y a quelques bonnes scènes et je n'ai rien contre le gimmick des entrevues des super-héros qui font des confessions face à une caméra, mais c'est lassant d'essayer de ce retrouver dans un scénario bordélique. J'ai même trouvé que l'humour d'Harley Quinn était lourdingue alors que j'aime bien ce personnage habituellement. Le dessin est correct et il y a une bonne mise en scène globalement.
Personnellement je n'ai pas été séduit par cette série pour la jeunesse. J'ai trouvé que les scenarii tournaient en rond avec des gags répétitifs autour du concept "je te mange, je te mange pas".
Je n'ai d'ailleurs pas vraiment compris certains gags comme le croco qui mange le singe à chaque album. Les dialogues mélangent les genres avec des références quasi impossibles à comprendre pour des petits. J'ai franchement trouvé certains passages assez longs.
L'histoire des gorilles est un incontournable mille fois lu de l'idée de tolérance mais pas un incontournable en orthographe. En effet quand on fait un running gag autour d'un concept autant faire attention à son écriture sinon cela fait tache ! Dans ce cas il vaut mieux se remettre à la tâche pour rendre une copie lisible.
Le graphisme fait le travail même si je lui trouve un manque de rondeurs.
Une lecture moyenne, il y a beaucoup mieux dans le domaine de la jeunesse.
J’ai emprunté l’album au hasard, pensant lire un western atypique, mais en fait ça n’en est pas un. La surprise n’en est pas forcément une déception, mais la lecture m’a quand même laissé sur ma faim.
D’abord le dessin – très lisible au demeurant – n’est pas exempt de défauts (des proportions et perspectives parfois bizarres je trouve, surtout concernant le postman indien), et je ne suis pas fan du tout du style « manga » du visage de la petite fille au cœur de l’intrigue.
L’intrigue s’appuie sur plusieurs faits historiques : au tout début du XXème siècle, plusieurs familles ont profité d’une faille dans les règlements de la poste pour « poster » leur enfant et l’envoyer par le train (le paiement en timbre étant ridiculement plus faible que l’acquittement d’un billet de train pour l’autre bout du pays !). Si le dossier final confirme ces faits historiques (que je ne connaissais pas), l’histoire elle-même ne m’a jamais captivé.
La faute à une narration sans surprise, convenue, à des dialogues sans réelle saveur. Les quelques réels moments de tension, qui auraient pu dynamiser l’intrigue (course poursuite avec des contrôleurs, attaque sauvage d’un convoi de mormons, apparition d’Indiens à la frontière d’une réserve) sont rapidement traités et évacués, et paraissent du coup presque artificiels, au milieu de ce voyage atypique, mais linéaire et trop « gentil ».
Et j’ai trouvé la fin à la fois surprenante et quelque peu bâclée.
Je ne sais pas quel public est réellement visé. C’est du « tout public », mais l’adulte que je suis n’y a pas vraiment trouvé son compte.
Une lecture décevante.
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Le Scorpion
J'ai été très déçu par cette série. Surtout à la vue des excellents et nombreux avis postés sur le site. Je m'attendais à lire une série originale et intelligente, au lieu de cela je n'ai vu qu'une succession de lieux communs très proches des clichés les plus usés. Un BG Robin des bois, apprenti philosophe, une lutte manichéenne entre le rebelle et l'ordre réactionnaire, une empoisonneuse qui rate son coup (enfin peut être pas ...), de lourds secrets fantasmatiques du Vatican, une belle théorie du complot d'un club de familles au dessus des lois... Je n'ai même pas pu terminer le second album tellement ce scénario m'insupporte. Pourtant le graphisme est d'une qualité que j'apprécie. Les détails extérieurs sont très bien travaillés ce qui rend une ambiance très crédible. Les personnages sont expressifs et la dynamique des combats est bonne. Cela n'empêche pas que je me suis ennuyé à cette lecture.
Replay - Mémoires d'une famille
Toujours délicat d'émettre un avis plutôt négatif sur une BD mêlant la grande Histoire à des souvenirs autobiographiques, des récits nostalgiques, sur des projets qui indiscutablement touchent profondément leurs auteurs. Il s'agit d'une BD sur Jordan Mechner et sa famille juive des années 30 à aujourd'hui, période du nazisme comprise. Mechner, c'est aussi le créateur du jeu vidéo de mon enfance sur Amstrad CPC Prince of Persia. Le souci principal de cette BD réside dans l'assez artificielle liaison entre les différents éléments évoqués. La lecture est plutôt fastidieuse quand bien même les anecdotes sont en elles-mêmes romanesques. Intéressant, intrigant, mais peu construit : une réussite bien incomplète.
Mon âme vagabonde
C'est avec Les Filles sages vont en enfer que j'avais découvert le travail de de Tohar Sherman-Friedman. Ça avait été une belle surprise que ce roman graphique autobiographique qui nous racontait sans concession ce rêve de briser le carcan sociétal et familial qui l'entourait. La voici de retour après avoir quitté sa colonie en Cisjordanie pour s'installer à Tel-Aviv en compagnie de son mari Daniel. Si le cadre et Tohar ont changé, ça bouillonne toujours autant dans son cerveau. Les préoccupations de la jeune femme sont légion, et c'est à travers une conversation avec son meilleur ami que Tohar dépeint ses questionnements et interrogations de sa vie. Si le ton reste aussi incisif et sans concession pour elle même et son entourage, j'ai trouvé ça moins percutant que son premier album. Tohar est une angoissée de première et si certaines de ces angoisses peuvent être partagées, j'avoue qu'en tant qu'homme ne vivant pas en Israël, la plupart de ses préoccupations me sont passé au dessus de la tête. Dommage, car j'aime son trait et la colorisation singulière qu'elle développe dans ses récits. Là j'ai trouvé ça bavard et souvent ennuyeux.
Le Constat
J'ai un peu de mal avec l'esprit des séries de Davodeau pour le moment. Je n'ai pas accroché du tout à la lecture de ce récit. Le personnage de Vincent est parmi les plus insignifiants que j'ai rencontré et celui d'Abel parmi les plus antipathiques à mes yeux. Ces deux personnages se débattent dans un scénario très improbable où je ne suis pas sûr que l'auteur soit au fait des mesures de sécurité qui entoure du matériel militaire radioactif. Le vol de plutonium cadre si mal avec la personnalité infantile et inconstante du pseudo ingénieur que cela met à mal la crédibilité du scénario dès le début. Ensuite comment pourrais-je avoir de l'empathie pour un personnage qui à participer aux meurtres de civils en Hongrie ou au Cambodge entre autres joyeusetés. Une sorte de Bob Denard rouge qui joue la victime sociétale, rien de moins. De plus ce road trip est constellé de situations improbables qui servent uniquement à allonger le récit dans des directions bien ennuyeuses. Seul le final apporte un peu de piquant à un triste récit. Je passe sur le graphisme que je trouve laid et pas abouti. Une très pauvre lecture sans relief à mes yeux.
Réfugiés climatiques & castagnettes
J'aime beaucoup le travail de David Ratte mais ici je suis sorti déçu de ma lecture. En effet j'ai trouvé ce tome vraiment vide et sans consistance. L'idée de réfugiés climatiques portant sur des européens très voisins est originale si elle est soutenue par des situations avec beaucoup d'humour et de trouvailles scénaristiques. Dans le récit je n'ai lu que des situations banales de xénophobies ou d'amour naissant et des clichés stéréotypés très usés sur les bourgeois du XVIème. J'ai tourné les pages attendant un trait d'humour ou de tendresse qui m'avaient régalé dans les autres séries de l'auteur. Mais rien, j'ai refermé la BD avec un sentiment de creux. Graphiquement David Ratte propose toujours un travail propre. Louis rend bien par son aspect son caractère psychorigide et Nieves ou Bérénice sont à croquer. Mais c'est trop peu pour ma lecture. Une déception.
Le Sang de la Sirène
J’ai lu cet album sans jamais réellement entrer dedans. Rien de déshonorant dans cette histoire, mais je ne dois pas être le cœur de cible (certains y ont semble-t-il davantage trouvé leur compte parmi mes prédécesseurs). Disons que j’ai trouvé la narration trop linéaire, sans surprise, sans trop de rythme non plus. A plusieurs reprises je me suis surpris à attendre, au détour d’une page, que la tension monte réellement, qu’il y ait une rupture de ton, mais tout semble trop lisse à mon goût. Pas de tension entre les personnages, même lorsque est vraiment évoquée la légende autour des sirènes. Et j’attendais aussi que ça bascule un peu vers le fantastique, un peu comme avait pu le faire Sorel dans Bluebells wood, mais non, ça n’est jamais venu. Du coup, je suis resté sur un fond régionaliste qui ne sort pas de l’ordinaire. A noter que la typo utilisée pour les lettres écrites par le personnage principal est très difficile à lire (j’ai même renoncé sur certains passages !). Bref, une réelle déception me concernant.
Harlequin Valentine
Chercher à se rencontrer - Ce tome s'inscrit dans une série de 4 adaptations de nouvelles de Neil Gaiman extraites de Miroirs et fumées et éditées par Dark Horse Comics. Les autres sont Creatures Of The Night adapté par Michael Zulli, The Facts in the Case of the Departure of Miss Finch également adapté par Michael et Murder Mysteries adapté par Philip Craig Russell. L'action se déroule un 14 février, le jour de la saint Valentin. Harlequin (un personnage masculin magique) a épinglé son cœur (dans le sens littéral de l'expression) sur la porte de la femme sur laquelle il a jeté son dévolu et qui répond au nom de Missy. Cette dernière récupère le palpitant et l'amène à son ex-employeur, un médecin légiste. Puis elle se rend à la banque pour retirer ses dernières économies et elle s'en va prendre un repas au café du coin. Pendant ce temps là, Harlequin demeure invisible aux yeux des simples mortels et il observe les faits et gestes de Missy. Il éprouve des pincements de jalousie à la vue de l'amitié qui la lie avec les personnes qu'elle rencontre. Et il se distrait par quelques facéties : pincer les fesses d'une serveuse pour faire accuser un vieux monsieur attablé, essayer de changer 'avenir d'une jeune femme boutonneuse et promise à un cancer du sein qui sera détecter beaucoup trop tard, instiller l'amour dans le cœur de froids banquiers, jouer des tours à base de lingerie intime, etc. Ce tome comprend l'histoire principale (30 de bandes dessinées), 3 pages rédigées par Neil Gaiman revenant sur le personnage d'Arlequin et la tradition anglaise de la pantomime (par opposition à la tradition américaine), ainsi que 2 pages (inutiles) sur John Bolton. Dans ce récit, Gaiman a choisi de faire d'Arlequin, une sorte de chérubin qui oscille entre la facétie et la peine de cœur. le récit met en scène des individus aux personnalités complexes mus par des sentiments mitigés. C'est une histoire qui joue sur les sentiments (sans être mièvre) sans esbroufe ou lutte acharnée. le personnage d'Arlequin est la seule touche de surnaturel, dans une histoire sinon plutôt terre à terre. Comme pour les autres adaptations, c'est le nom de l'illustrateur qui m'a attiré. Il a déjà collaboré avec Neil Gaiman sur l'un des 4 épisodes qui composent The Books of Magic. Il a collaboré avec Mike Carey pour Sandman Presents: The Furies et God Save the Queen, et il a illustré un épisode magnifique dans Fables: 1001 Nights of Snowfall. Pour Harlequin Valentine, il a choisi un style un peu différent en particulier en ce qui concerne les décors. Il est visiblement parti de photographies par-dessus lesquelles il a peint pour aboutir à une luminosité assez éteinte, et des teintes pastel. Par contre pour les personnages, il a conservé des teintes un peu plus soutenues, mais moins aventureuses que dans ces travaux habituels. Il a mis la pédale douce sur l'aspect baroque de ses couleurs pour se mettre à l'unisson de ce récit en demi-teintes. Harlequin Valentine joue doucement sur les sentiments des personnages qui cherchent à se rencontrer, sur la base d'illustrations également tout en nuances, mais plus fades que les planches habituelles de John Bolton.
Heroes in Crisis
Encore une fois, Tom King a une idée de départ intéressante et il la développe dans un récit que j'ai trouvé sans intérêt. Contrairement à ce que laisse penser le titre, on n'est pas un gros crossover DC où tous les héros doivent affronter une grosse crise contre un gros méchant très fort, ici on parle plutôt de crises post-traumatique que subissent les super-héros. Batman, Superman et Wonder Woman ont bâti un sanctuaire où les super-héros peuvent se reposer de leurs blessures physiques et psychologiques et un jour il y a un massacre dans cet endroit. Cela peut rappeler Watchmen dont parle justement la préface présente dans l'album. On voit d'ailleurs les différences de talent entre Moore et King. Alors que le récit de Moore est complexe, le scénario est tout de même facile à suivre, on présent bien les personnages un à un et on voit lorsque c'est un flashback. Avec King le scénario est décousu et cela devient inutilement compliqué pour rien. Comme ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression avec ce scénariste, je demande s'il n'a pas honte d'écrire des 'bêtes' histoires de super-héros alors il rend ça autant intello que possible pour avoir l'air d'un vrai auteur qui parle des choses qui comptent. J'imagine qu'il y a un public qui veut voir ce que ça donnerait une histoire de super-héros qui semble avoir été écrite par Jean-Luc Godard. Dommage parce qu'il y a quelques bonnes scènes et je n'ai rien contre le gimmick des entrevues des super-héros qui font des confessions face à une caméra, mais c'est lassant d'essayer de ce retrouver dans un scénario bordélique. J'ai même trouvé que l'humour d'Harley Quinn était lourdingue alors que j'aime bien ce personnage habituellement. Le dessin est correct et il y a une bonne mise en scène globalement.
Les Garnimos
Personnellement je n'ai pas été séduit par cette série pour la jeunesse. J'ai trouvé que les scenarii tournaient en rond avec des gags répétitifs autour du concept "je te mange, je te mange pas". Je n'ai d'ailleurs pas vraiment compris certains gags comme le croco qui mange le singe à chaque album. Les dialogues mélangent les genres avec des références quasi impossibles à comprendre pour des petits. J'ai franchement trouvé certains passages assez longs. L'histoire des gorilles est un incontournable mille fois lu de l'idée de tolérance mais pas un incontournable en orthographe. En effet quand on fait un running gag autour d'un concept autant faire attention à son écriture sinon cela fait tache ! Dans ce cas il vaut mieux se remettre à la tâche pour rendre une copie lisible. Le graphisme fait le travail même si je lui trouve un manque de rondeurs. Une lecture moyenne, il y a beaucoup mieux dans le domaine de la jeunesse.
La Petite Fille et le Postman
J’ai emprunté l’album au hasard, pensant lire un western atypique, mais en fait ça n’en est pas un. La surprise n’en est pas forcément une déception, mais la lecture m’a quand même laissé sur ma faim. D’abord le dessin – très lisible au demeurant – n’est pas exempt de défauts (des proportions et perspectives parfois bizarres je trouve, surtout concernant le postman indien), et je ne suis pas fan du tout du style « manga » du visage de la petite fille au cœur de l’intrigue. L’intrigue s’appuie sur plusieurs faits historiques : au tout début du XXème siècle, plusieurs familles ont profité d’une faille dans les règlements de la poste pour « poster » leur enfant et l’envoyer par le train (le paiement en timbre étant ridiculement plus faible que l’acquittement d’un billet de train pour l’autre bout du pays !). Si le dossier final confirme ces faits historiques (que je ne connaissais pas), l’histoire elle-même ne m’a jamais captivé. La faute à une narration sans surprise, convenue, à des dialogues sans réelle saveur. Les quelques réels moments de tension, qui auraient pu dynamiser l’intrigue (course poursuite avec des contrôleurs, attaque sauvage d’un convoi de mormons, apparition d’Indiens à la frontière d’une réserve) sont rapidement traités et évacués, et paraissent du coup presque artificiels, au milieu de ce voyage atypique, mais linéaire et trop « gentil ». Et j’ai trouvé la fin à la fois surprenante et quelque peu bâclée. Je ne sais pas quel public est réellement visé. C’est du « tout public », mais l’adulte que je suis n’y a pas vraiment trouvé son compte. Une lecture décevante. Note réelle 2,5/5.