Une série concept basée sur la survie en milieu extreme, pourquoi pas ? C'est tout à fait le background approprié pour une lecture pas prise de tête, dans un climat un peu stressant et espérons le un peu original. Sauf que dès le début ça dérape.
Imaginez la situation suivante : vous partez pour 4 jours d'alpinisme. Au bout du premier jour, un membre du groupe est grièvement blessé, et vous n'avez pas de réseau pour appeler les secours. Que faites vous ?
Option 1 : demi tour, une journée de marche pour regagner le départ et la civilisation.
Option 2 : vous continuez vers le sommet car vous êtes persuadés que vous trouverez du réseau au bout de l'ascension à 3200 mètres d'altitude sur un pic enneigé.
Vous avez compris ce qu'ont choisi nos protagonistes, hein. Inutile de dire qu'on y croit pas du tout. Surtout qu'ils ne l'ont pas vraiment choisi, mais que cela leur a été imposé par leur guide, vous savez la personne qui les encadre et qui est sensé assurer leur sécurité. Cette même personne qui pense qu'ils vont être a même de gravir des falaises glacées avec leurs piolets, leurs crampons, des sacs de 30 kilos à porter et une personne à moitié morte sur le dos. Ajoutons qu'il va s'entêter dans cette direction au fil de décisions toutes moins compréhensibles les unes que les autres.
Alors, ok, il fallait bien lancer l'histoire, pour que cette chasse à l'homme en milieu hostile puisse avoir lieu. Mais ça ne parait pas bien inspiré tant c'est peu crédible. Parce que si on fait abstraction de ces aberrations, le cahier des charges est plutôt rempli. Il y a une poursuite, il y a du sang, il y a de la tension et la nécessité de survivre coute que coute. Le dessin, dans un style réaliste, est plutôt bien agréable et colle tout à fait à ce genre d'histoire.
Mais il y a trop d'enchainements et de décisions invraisemblables pour rentrer vraiment dans le récit. Au dos, 3 autres tomes sont annoncés, espérons un peu plus d'inspiration pour la suite.
Mouais. Il y a des qualités, on ne s’ennuie pas en lisant cet album. Mais j’en suis quand même sorti quelque peu déçu.
Le dessin est très lisible, dynamique, mais un peu passe-partout (c’est un peu inégal aussi). C’est surtout la colorisation – informatique visiblement – qui lisse tout et n’est pas mon truc.
Quant à l’histoire je ne sais pas trop quoi en penser. Pour faire simple, disons que je n’ai pas compris les grandes lignes, tout en ayant suivi chacun des chapitres. En particulier je n’ai pas trop compris le rôle exact des personnages que nous croisons au début, à la fin, et parfois entre les chapitres. Cette « organisation », nommée Versus, ressemble à une sorte de mafia, mais je n’ai pas tout saisi. Pas trop compris notamment comment elle contrôlait tout ce que nous voyons.
Reste les chapitres donc, que j’ai trouvé dynamiques, très rythmés (tout est misé dessus d’ailleurs, au détriment de la psychologie des personnages, ou de la construction d’une intrigue claire). Il y a un côté tarantinesque dans certaines scènes, très violentes, parfois loufoques (je pense en particulier au premier chapitre, avec ce sheriff aveugle sans ses lunettes, qui se lance dans une poursuite délirante en dézinguant et cassant tout sur son chemin).
Mais ces chapitres ne sont à mes yeux pas clairement reliés, et je suis resté sur ma faim pour l’ensemble.
Mouais. Je n’ai été que moyennement convaincu – et intéressé – par cet album, qui attaque le « personnage » de Pinocchio par la bande, en nous montrant comment Collodi aurait pu avoir l’idée de cette histoire.
On découvre donc Louise, jeune ado espiègle, fille du gardien de l’opéra Garnier, qui s’amuse beaucoup, qui connait comme sa poche l’opéra et tous ses métiers et qui, Collodi étant devenu ami de son père, va lui servir d’exemple pour le célèbre pantin.
Le dessin est globalement agréable, en tout cas très lisible et dynamique, et le récit se laisse lire.
Mais plusieurs choses ne m’ont pas convaincu. D’abord les passages appuyés (parfois répétés), mots, attitudes, exemples, avec lesquels Louise influence Collodi : Bonifay insiste trop sur ce qui d’après lui ne sont que de menus hasards. J’ai trouvé ça un peu lourd au bout d’un moment.
Ensuite, toute la seconde partie, lorsque Louise se trouve chez les bonnes sœurs, m’a paru longue et inintéressante, en plus de s’écarter du cœur du sujet.
Un album qui dont je suis sorti déçu.
Et allez ! Nouvelle déclinaison de l'univers de Star Wars ! Cette fois centrée sur un personnage (très) secondaire de la première trilogie, j'ai nommé Lando. Alors oui, le gars a une bonne gueule et dégage une certaine sympathie, mais bon, méritait-il une série à son nom pour la cause ?
A la lecture de ce récit, j'ai envie de dire non. Tout simplement parce que les auteurs n'ont pas réussi à nous raconter quelque chose d'intéressant. Le fait que nous soyons dans l'univers de Star Wars reste très secondaire, même si on retrouve bien le background de cet univers. Mais surtout, ce qui m'a dérangé, c'est que cette histoire de casse qui tourne mal est aussi prévisible et improbable que mollassonne. Jamais je n'ai frémi, jamais je n'ai eu le sourire aux lèvres devant une belle trouvaille, jamais le destin des personnages ne m'a importé, jamais une 'grosse révélation' ne m'a surpris (la plupart, on les voit venir de très très loin, voire d'une autre galaxie). Franchement, c'est juste mou et prévisible et alors que l'histoire aurait pu être imaginée dans un univers autre que celui de Star Wars (cela n'aura pas nécessité beaucoup d'ajustements), son intérêt principal demeure cet univers et les quelques références qui lui sont faites.
Côté dessin, pas de grosses remarques à faire. Les profils des personnages correspondent à ceux des films, on les reconnait donc aisément. Les couleurs sont très flashy mais c'est une habitude dans le genre comics (et j'ai déjà vu bien pire). Les scènes dynamiques sont compréhensibles, la plupart du temps. Les décors sont présents. C'est du travail honnête mais très formaté (mais quelque part, je pense que c'est ce qu'un fan de Star Wars attend).
Clairement pas un grand cru à mes yeux mais une série commerciale de plus qui, sans décevoir le grand fan de l'univers Star Wars, finira rapidement par n'être qu'un livre de plus rangé/oublié dans une étagère.
J'ai un peu de difficulté avec Lupano qui a souvent scénarisé des séries que la majorité trouve géniales et que je trouve 'juste' sympathiques à lire. Et ici il scénarise la moins bonne série que j'ai lue de lui jusqu'à présent.
On est dans de la BD humoristique qui raconte une longue histoire découpée en strips. C'est un procédé qui n'est pas pour me déplaire, mais il faut un certain talent pour trouver des bonnes chutes à chaque strip et je n'ai pas trouvé que Lupano l'a. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps l'humour n'a pas fonctionné avec moi. Peut-être que si j'avais lu les gags par petits bouts dans un magazine de BD, cela serait passé sans problème, mais lire tout d'un trait dans un album m'a paru indigeste. Le premier tome m'a tellement ennuyé que je n'ai pas eu envie de lire le deuxième tome que j'avais aussi entre les mains.
Dommage parce que le dessin est pas mal.
Bjr, est-ce le fait que j'ai découvert la passion de la BD dans les 70' avec la franchise éponyme des "cadors" Charlier et Hubinon que j'ai du mal à accrocher à ses "copies"....peut-être aussi que la géopolitique a modifié la donne rendant ces nouveaux opus un tantinet désuet. C'est un peu comme un remake au cinéma on a du mal à ne pas avoir un avis tranché par rapport aux originaux. Pourtant, j'avoue que dans la série "Classic" je trouve le dessin proche de l'univers originelle de Charlier et Hubinon avec des dessins soignés précis mais avec une jolie touche enfantine vintage aux couleurs chaudes un poil saturées comme à l'époque....mais les histoires sont quelconques voire fades...sans doute aussi j'ai grandi et elles me paraissent fanées....Pourtant j'essaye d'éviter de jouer au vieux nostalgique du genre "c'était mieux avant..." mais j'avoue que j'accroche modérément à ceux qui ont voulu continuer l'œuvre des 2 maîtres dont "Requin en mer de Chine" est le dernier opus. Impression très personnelle je le consens donc à chacun d'y trouver...ou pas...son compte sur l'épopée sans fin de nos trois héros à travers les âges.
J'étais sûr de l'avoir déjà posté. J'avais redonné une chance à Nine Antico, un espoir de cerner son oeuvre. Or cette lecture n'a pas changé mon sentiment et je ne comprends pas la hype autour de ce qu'elle produit, dans les Inrocks ou dans Le Monde par exemple.
Certes un dessin bien maîtrisé, quelques réflexions sur la société et les interactions sociales, mais beaucoup de vide dans ces figures féminines.
Une série étrange, qui se perd à force de se chercher un ton.
Ça démarre pourtant bien même si de manière très classique. Ce manga nous propose en effet de suivre une adolescente dans sa découverte de Paris dans les années 1870, et va se focaliser sur les options professionnelles qu’offrait la ville lumière à cette époque. La psychologie des personnages est assez basique mais, bon, le dessin est plutôt bon (surtout dans le soin accordé aux décors) et l’époque m’attire naturellement. Du coup, je m’étais dit « pourquoi pas ? »
Malheureusement, la série va rapidement tourner en rond. Les personnages n’évoluent pas vraiment et l’aspect historique me semble calibré pour un jeune public japonais. Entendez par là que beaucoup d’évidences vont nous être expliquées. Et autant je peux comprendre qu’un Japonais du XXIème siècle ne sache pas en quoi consistait tel ou tel métier, autant pour un public francophone, ces explications vont s’avérer de peu d’intérêt. Par conséquent, au plus j’ai avancé dans ma lecture, au moins celle-ci m’a intéressé.
Désintérêt encore accentué par le fait que sorti de cette explication des différentes professions, ce manga n’offre pas de véritable intrigue ou de personnage fort (sans parler de l’héroïne, qui, elle, est totalement atone). La découverte des différents métiers par Céline est extrêmement artificielle, aucun rebondissement ne survient, les rôles secondaires peinent à s’imposer. En clair, je m’emmerde.
L’arrêt de la série après trois tomes s’apparente d’ailleurs à une forme d’abandon. Même si l’auteur apporte une vraie conclusion à celle-ci, j’ai en effet le sentiment qu’on ne débouche sur rien de concret et que ce n’est pas la fin que le mangaka avait imaginée.
Pour moi, clairement, malgré certaines évidentes qualités techniques, la série est ratée. Elle n'est pas déplaisante à lire, non... Elle est juste sans intérêt.
Un album que j’ai trouvé froid, et qui m’a en grande partie laissé de côté.
N’ayant jamais réussi à apprécier dessin et colorisation, c’est à reculons que j’ai lu ce récit. Et si je l’ai fini, c’est clairement sans enthousiasme.
Certes, il y a de la vie chez cette femme qui, suite à une déception amoureuse (en tout cas c’est ce que j’ai compris) part pour les Etats-Unis. De New-York à Los Angeles, nous la suivons, découvrir lieux mythiques, copains et colocataires, parfois maladroite, souvent enthousiaste.
Mais, comme je l’ai dit, je suis resté « à côté ». Le scénario m’a semblé quelque peu improvisé, les dialogues sont moyens je trouve. Pas ma came visiblement.
Franchement, sincèrement, je suis embêté. Parce que le sujet est très intéressant, parce que le déroulement même de l’histoire est passionnant… et pourtant je me suis passablement ennuyé.
La faute, je le crains à l’adaptation (mais il faudrait que je lise l’œuvre originale pour m’en convaincre), tant au niveau du scénario (et surtout des dialogues) que du dessin (pourtant très bon dans son genre).
Mille femmes blanches est adapté d’un roman de Jim Fergus qui raconte l’histoire fictive de May Dodd, une jeune femme internée par sa famille qui trouvera son salut dans un étrange marchandage. Elle et 999 autres femmes seront échangées par le gouvernement américain contre mille chevaux cheyennes et rejoindront ainsi le peuple Cheyenne en vue d’un métissage de la population. L’histoire, totalement fictive et ne s’appuyant sur aucun fait historique certifié, gagne en crédibilité grâce à la forme adoptée par le roman. Or, dans la bande dessinée, si les carnets de May Dodd sont toujours présents, les différentes scènes proposent plus souvent qu’à leur tour des dialogues. Et malheureusement, ceux-ci m’ont souvent semblé sonner faux. Les personnages se confient trop vite, leur vocabulaire est trop travaillé pour un simple échange verbal, ça manque de naturel, de sincérité. Tout ce qui est narratif, au contraire, passe très bien et lorsque Lylian (le scénariste) a recours à ces fameux carnets, ses scènes fonctionnent beaucoup mieux (du moins avec moi). Peut-être était-ce déjà le cas dans le roman, mais au niveau de la bande dessinée, très clairement et trop souvent, les dialogues ne fonctionnent pas avec moi.
Au niveau du dessin, je trouve qu’il y a inadéquation entre le sujet et le style. Anaïs Bernabé travaille dans un style très marqué par l’informatique. C’est propre, léché, avec des bords de cases arrondis, des décors en retrait, des couleurs en dégradé. Le travail est soigné… mais je le trouve trop propre pour le sujet. Ça manque de crasse, de morve (celle qui vous sort du nez parce que vous venez de vous prendre deux baffes), d’aspérités, de relief. En fait, c’est beau, c’est soigné… mais ce style ne parvient pas à m’emmener sur les lieux ! Je n’y crois pas. C'est un décors de conte de fée, c'est du Disney, ce n'est pas 'réel'.
Comme dit au début, je suis bien ennuyé. Parce que j’ai vraiment adhéré au sujet et à ses thématiques (émancipation féminine, découverte d’une autre culture) mais, a contrario, j’ai trouvé plusieurs aspects du récit très artificiels alors même que pour pleinement adhérer à l’histoire j’ai besoin de ressentir un maximum d’authenticité.
Donc voilà, bof pour ma part… mais j’espère que la série trouvera son public car le sujet est passionnant et les personnages intéressants.
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Survival - Warm Springs
Une série concept basée sur la survie en milieu extreme, pourquoi pas ? C'est tout à fait le background approprié pour une lecture pas prise de tête, dans un climat un peu stressant et espérons le un peu original. Sauf que dès le début ça dérape. Imaginez la situation suivante : vous partez pour 4 jours d'alpinisme. Au bout du premier jour, un membre du groupe est grièvement blessé, et vous n'avez pas de réseau pour appeler les secours. Que faites vous ? Option 1 : demi tour, une journée de marche pour regagner le départ et la civilisation. Option 2 : vous continuez vers le sommet car vous êtes persuadés que vous trouverez du réseau au bout de l'ascension à 3200 mètres d'altitude sur un pic enneigé. Vous avez compris ce qu'ont choisi nos protagonistes, hein. Inutile de dire qu'on y croit pas du tout. Surtout qu'ils ne l'ont pas vraiment choisi, mais que cela leur a été imposé par leur guide, vous savez la personne qui les encadre et qui est sensé assurer leur sécurité. Cette même personne qui pense qu'ils vont être a même de gravir des falaises glacées avec leurs piolets, leurs crampons, des sacs de 30 kilos à porter et une personne à moitié morte sur le dos. Ajoutons qu'il va s'entêter dans cette direction au fil de décisions toutes moins compréhensibles les unes que les autres. Alors, ok, il fallait bien lancer l'histoire, pour que cette chasse à l'homme en milieu hostile puisse avoir lieu. Mais ça ne parait pas bien inspiré tant c'est peu crédible. Parce que si on fait abstraction de ces aberrations, le cahier des charges est plutôt rempli. Il y a une poursuite, il y a du sang, il y a de la tension et la nécessité de survivre coute que coute. Le dessin, dans un style réaliste, est plutôt bien agréable et colle tout à fait à ce genre d'histoire. Mais il y a trop d'enchainements et de décisions invraisemblables pour rentrer vraiment dans le récit. Au dos, 3 autres tomes sont annoncés, espérons un peu plus d'inspiration pour la suite.
Versus
Mouais. Il y a des qualités, on ne s’ennuie pas en lisant cet album. Mais j’en suis quand même sorti quelque peu déçu. Le dessin est très lisible, dynamique, mais un peu passe-partout (c’est un peu inégal aussi). C’est surtout la colorisation – informatique visiblement – qui lisse tout et n’est pas mon truc. Quant à l’histoire je ne sais pas trop quoi en penser. Pour faire simple, disons que je n’ai pas compris les grandes lignes, tout en ayant suivi chacun des chapitres. En particulier je n’ai pas trop compris le rôle exact des personnages que nous croisons au début, à la fin, et parfois entre les chapitres. Cette « organisation », nommée Versus, ressemble à une sorte de mafia, mais je n’ai pas tout saisi. Pas trop compris notamment comment elle contrôlait tout ce que nous voyons. Reste les chapitres donc, que j’ai trouvé dynamiques, très rythmés (tout est misé dessus d’ailleurs, au détriment de la psychologie des personnages, ou de la construction d’une intrigue claire). Il y a un côté tarantinesque dans certaines scènes, très violentes, parfois loufoques (je pense en particulier au premier chapitre, avec ce sheriff aveugle sans ses lunettes, qui se lance dans une poursuite délirante en dézinguant et cassant tout sur son chemin). Mais ces chapitres ne sont à mes yeux pas clairement reliés, et je suis resté sur ma faim pour l’ensemble.
Pinocchio (Bonifay)
Mouais. Je n’ai été que moyennement convaincu – et intéressé – par cet album, qui attaque le « personnage » de Pinocchio par la bande, en nous montrant comment Collodi aurait pu avoir l’idée de cette histoire. On découvre donc Louise, jeune ado espiègle, fille du gardien de l’opéra Garnier, qui s’amuse beaucoup, qui connait comme sa poche l’opéra et tous ses métiers et qui, Collodi étant devenu ami de son père, va lui servir d’exemple pour le célèbre pantin. Le dessin est globalement agréable, en tout cas très lisible et dynamique, et le récit se laisse lire. Mais plusieurs choses ne m’ont pas convaincu. D’abord les passages appuyés (parfois répétés), mots, attitudes, exemples, avec lesquels Louise influence Collodi : Bonifay insiste trop sur ce qui d’après lui ne sont que de menus hasards. J’ai trouvé ça un peu lourd au bout d’un moment. Ensuite, toute la seconde partie, lorsque Louise se trouve chez les bonnes sœurs, m’a paru longue et inintéressante, en plus de s’écarter du cœur du sujet. Un album qui dont je suis sorti déçu.
Star Wars - Lando
Et allez ! Nouvelle déclinaison de l'univers de Star Wars ! Cette fois centrée sur un personnage (très) secondaire de la première trilogie, j'ai nommé Lando. Alors oui, le gars a une bonne gueule et dégage une certaine sympathie, mais bon, méritait-il une série à son nom pour la cause ? A la lecture de ce récit, j'ai envie de dire non. Tout simplement parce que les auteurs n'ont pas réussi à nous raconter quelque chose d'intéressant. Le fait que nous soyons dans l'univers de Star Wars reste très secondaire, même si on retrouve bien le background de cet univers. Mais surtout, ce qui m'a dérangé, c'est que cette histoire de casse qui tourne mal est aussi prévisible et improbable que mollassonne. Jamais je n'ai frémi, jamais je n'ai eu le sourire aux lèvres devant une belle trouvaille, jamais le destin des personnages ne m'a importé, jamais une 'grosse révélation' ne m'a surpris (la plupart, on les voit venir de très très loin, voire d'une autre galaxie). Franchement, c'est juste mou et prévisible et alors que l'histoire aurait pu être imaginée dans un univers autre que celui de Star Wars (cela n'aura pas nécessité beaucoup d'ajustements), son intérêt principal demeure cet univers et les quelques références qui lui sont faites. Côté dessin, pas de grosses remarques à faire. Les profils des personnages correspondent à ceux des films, on les reconnait donc aisément. Les couleurs sont très flashy mais c'est une habitude dans le genre comics (et j'ai déjà vu bien pire). Les scènes dynamiques sont compréhensibles, la plupart du temps. Les décors sont présents. C'est du travail honnête mais très formaté (mais quelque part, je pense que c'est ce qu'un fan de Star Wars attend). Clairement pas un grand cru à mes yeux mais une série commerciale de plus qui, sans décevoir le grand fan de l'univers Star Wars, finira rapidement par n'être qu'un livre de plus rangé/oublié dans une étagère.
Vikings dans la brume
J'ai un peu de difficulté avec Lupano qui a souvent scénarisé des séries que la majorité trouve géniales et que je trouve 'juste' sympathiques à lire. Et ici il scénarise la moins bonne série que j'ai lue de lui jusqu'à présent. On est dans de la BD humoristique qui raconte une longue histoire découpée en strips. C'est un procédé qui n'est pas pour me déplaire, mais il faut un certain talent pour trouver des bonnes chutes à chaque strip et je n'ai pas trouvé que Lupano l'a. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps l'humour n'a pas fonctionné avec moi. Peut-être que si j'avais lu les gags par petits bouts dans un magazine de BD, cela serait passé sans problème, mais lire tout d'un trait dans un album m'a paru indigeste. Le premier tome m'a tellement ennuyé que je n'ai pas eu envie de lire le deuxième tome que j'avais aussi entre les mains. Dommage parce que le dessin est pas mal.
Les Aventures de Buck Danny (classic)
Bjr, est-ce le fait que j'ai découvert la passion de la BD dans les 70' avec la franchise éponyme des "cadors" Charlier et Hubinon que j'ai du mal à accrocher à ses "copies"....peut-être aussi que la géopolitique a modifié la donne rendant ces nouveaux opus un tantinet désuet. C'est un peu comme un remake au cinéma on a du mal à ne pas avoir un avis tranché par rapport aux originaux. Pourtant, j'avoue que dans la série "Classic" je trouve le dessin proche de l'univers originelle de Charlier et Hubinon avec des dessins soignés précis mais avec une jolie touche enfantine vintage aux couleurs chaudes un poil saturées comme à l'époque....mais les histoires sont quelconques voire fades...sans doute aussi j'ai grandi et elles me paraissent fanées....Pourtant j'essaye d'éviter de jouer au vieux nostalgique du genre "c'était mieux avant..." mais j'avoue que j'accroche modérément à ceux qui ont voulu continuer l'œuvre des 2 maîtres dont "Requin en mer de Chine" est le dernier opus. Impression très personnelle je le consens donc à chacun d'y trouver...ou pas...son compte sur l'épopée sans fin de nos trois héros à travers les âges.
America (Antico)
J'étais sûr de l'avoir déjà posté. J'avais redonné une chance à Nine Antico, un espoir de cerner son oeuvre. Or cette lecture n'a pas changé mon sentiment et je ne comprends pas la hype autour de ce qu'elle produit, dans les Inrocks ou dans Le Monde par exemple. Certes un dessin bien maîtrisé, quelques réflexions sur la société et les interactions sociales, mais beaucoup de vide dans ces figures féminines.
Céline - Une vie parisienne
Une série étrange, qui se perd à force de se chercher un ton. Ça démarre pourtant bien même si de manière très classique. Ce manga nous propose en effet de suivre une adolescente dans sa découverte de Paris dans les années 1870, et va se focaliser sur les options professionnelles qu’offrait la ville lumière à cette époque. La psychologie des personnages est assez basique mais, bon, le dessin est plutôt bon (surtout dans le soin accordé aux décors) et l’époque m’attire naturellement. Du coup, je m’étais dit « pourquoi pas ? » Malheureusement, la série va rapidement tourner en rond. Les personnages n’évoluent pas vraiment et l’aspect historique me semble calibré pour un jeune public japonais. Entendez par là que beaucoup d’évidences vont nous être expliquées. Et autant je peux comprendre qu’un Japonais du XXIème siècle ne sache pas en quoi consistait tel ou tel métier, autant pour un public francophone, ces explications vont s’avérer de peu d’intérêt. Par conséquent, au plus j’ai avancé dans ma lecture, au moins celle-ci m’a intéressé. Désintérêt encore accentué par le fait que sorti de cette explication des différentes professions, ce manga n’offre pas de véritable intrigue ou de personnage fort (sans parler de l’héroïne, qui, elle, est totalement atone). La découverte des différents métiers par Céline est extrêmement artificielle, aucun rebondissement ne survient, les rôles secondaires peinent à s’imposer. En clair, je m’emmerde. L’arrêt de la série après trois tomes s’apparente d’ailleurs à une forme d’abandon. Même si l’auteur apporte une vraie conclusion à celle-ci, j’ai en effet le sentiment qu’on ne débouche sur rien de concret et que ce n’est pas la fin que le mangaka avait imaginée. Pour moi, clairement, malgré certaines évidentes qualités techniques, la série est ratée. Elle n'est pas déplaisante à lire, non... Elle est juste sans intérêt.
America (Antico)
Un album que j’ai trouvé froid, et qui m’a en grande partie laissé de côté. N’ayant jamais réussi à apprécier dessin et colorisation, c’est à reculons que j’ai lu ce récit. Et si je l’ai fini, c’est clairement sans enthousiasme. Certes, il y a de la vie chez cette femme qui, suite à une déception amoureuse (en tout cas c’est ce que j’ai compris) part pour les Etats-Unis. De New-York à Los Angeles, nous la suivons, découvrir lieux mythiques, copains et colocataires, parfois maladroite, souvent enthousiaste. Mais, comme je l’ai dit, je suis resté « à côté ». Le scénario m’a semblé quelque peu improvisé, les dialogues sont moyens je trouve. Pas ma came visiblement.
Mille femmes blanches
Franchement, sincèrement, je suis embêté. Parce que le sujet est très intéressant, parce que le déroulement même de l’histoire est passionnant… et pourtant je me suis passablement ennuyé. La faute, je le crains à l’adaptation (mais il faudrait que je lise l’œuvre originale pour m’en convaincre), tant au niveau du scénario (et surtout des dialogues) que du dessin (pourtant très bon dans son genre). Mille femmes blanches est adapté d’un roman de Jim Fergus qui raconte l’histoire fictive de May Dodd, une jeune femme internée par sa famille qui trouvera son salut dans un étrange marchandage. Elle et 999 autres femmes seront échangées par le gouvernement américain contre mille chevaux cheyennes et rejoindront ainsi le peuple Cheyenne en vue d’un métissage de la population. L’histoire, totalement fictive et ne s’appuyant sur aucun fait historique certifié, gagne en crédibilité grâce à la forme adoptée par le roman. Or, dans la bande dessinée, si les carnets de May Dodd sont toujours présents, les différentes scènes proposent plus souvent qu’à leur tour des dialogues. Et malheureusement, ceux-ci m’ont souvent semblé sonner faux. Les personnages se confient trop vite, leur vocabulaire est trop travaillé pour un simple échange verbal, ça manque de naturel, de sincérité. Tout ce qui est narratif, au contraire, passe très bien et lorsque Lylian (le scénariste) a recours à ces fameux carnets, ses scènes fonctionnent beaucoup mieux (du moins avec moi). Peut-être était-ce déjà le cas dans le roman, mais au niveau de la bande dessinée, très clairement et trop souvent, les dialogues ne fonctionnent pas avec moi. Au niveau du dessin, je trouve qu’il y a inadéquation entre le sujet et le style. Anaïs Bernabé travaille dans un style très marqué par l’informatique. C’est propre, léché, avec des bords de cases arrondis, des décors en retrait, des couleurs en dégradé. Le travail est soigné… mais je le trouve trop propre pour le sujet. Ça manque de crasse, de morve (celle qui vous sort du nez parce que vous venez de vous prendre deux baffes), d’aspérités, de relief. En fait, c’est beau, c’est soigné… mais ce style ne parvient pas à m’emmener sur les lieux ! Je n’y crois pas. C'est un décors de conte de fée, c'est du Disney, ce n'est pas 'réel'. Comme dit au début, je suis bien ennuyé. Parce que j’ai vraiment adhéré au sujet et à ses thématiques (émancipation féminine, découverte d’une autre culture) mais, a contrario, j’ai trouvé plusieurs aspects du récit très artificiels alors même que pour pleinement adhérer à l’histoire j’ai besoin de ressentir un maximum d’authenticité. Donc voilà, bof pour ma part… mais j’espère que la série trouvera son public car le sujet est passionnant et les personnages intéressants.