Les derniers avis (20788 avis)

Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Piscine Molitor
Piscine Molitor

Ma première réflexion après lecture : cet hommage ne casse pas des briques. On aurait cru la vie de Boris Vian plus passionnant que cela. C'est surtout celle d'un bourgeois à la santé un peu fragile. Ce fut pourtant l'une des figures littéraires les plus importantes du milieu du XXème siècle. On a la nette impression qu'il ne s'agit que de l'ébauche d'un portrait. Même les scènes choisies pour illustrer sa vie semblent manquer singulièrement d'intérêt. Il faut dire également que le personnage lui-même ne m'a absolument pas séduit dans son rôle faussement provocateur et à l'humeur changeante. Il faut connaître l'oeuvre de cet auteur pour apprécier les multiples clins d'oeil disséminés çà et là dans cette bd biographique. Il va mourrir d'une crise cardiaque à la projection d'un film tiré de son oeuvre "J'irai cracher sur vos tombes". Voilà le fait majeur et tout les flash-back s'accumulent comme tous les poncifs du genre. Bôf, bôf...

21/09/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Flood!
Flood!

Le dessin style carte à gratter m'a tout de suite rappelé celui de Thomas Ott. Il y a des planches qui sont véritablement très réussies. Le grand Art Spiegelman lui-même ne s'y est pas trompé dans sa préface. Nous avons là un comics qui sort des sentiers battus : c'est manifeste ! Cependant que sont les dessins s'ils ne sont pas servis par un scénario à la hauteur ? Tout n'est que mélange de scènes totalement oniriques. L'absurde ne m'a guère convaincu. Finalement, je préfère nettement le travail de Thomas Ott qui conjugue avec talent à la fois un dessin muet si caractéristique en donnant surtout du sens à son récit. Ici, on navigue en eaux troubles. C'est si complexe à décrypter que je préfère laisser cela à d'autres lecteurs...

21/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Le Monde de Lucie
Le Monde de Lucie

Rien ne m’énerve plus que lorsque, à la fin d’un récit, j’ai l’impression de n’avoir rien compris. Et c’est le cas avec ce monde de Lucie. Pourtant, j’adore le début de cette histoire. Réalité sociale, éléments fantastiques, nombreux personnages charismatiques et/ou énigmatiques et/ou inquiétants, le tout dirigé d’une manière fluide et structurée par un scénariste inspiré. Seulement, voilà, au plus on avance, au plus des éléments viennent s’ajouter à un dossier déjà copieux, … et au moins j’y comprends quelque chose. Le deuxième tome est encore dans les limites de mes capacités mentales. Le troisième ressemble pour moi à l’algèbre de Boole : au début, je croyais comprendre et puis j’ai dû me rendre à l’évidence, je pige que dalle … Qui ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? Je clos ce récit avec plus d’interrogations que j’en avais à la fin du premier tome. Au niveau graphique, je n’ai pas de remarques spéciales à formuler. Ce style assez froid n’est pas ma tasse de thé mais convient très bien à ce genre de récit. Les personnages sont bien typés, ce qui annihile toutes possibilités de confusion. Les décors sont soignés sans être exceptionnels. Les scènes dynamiques sont bien rendues et certains angles de vue sont vraiment bien choisis et audacieux. Difficile de dire autre chose que « bof » mais, pour le coup, c’est peut-être moi qui suis con.

21/09/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Gabrielle
Gabrielle

La beauté de cette bd n’a d’égal que son immense vide scénaristique. Son discours sur le bien et le mal, l’enfer et le paradis, est purement soporifique et surtout la narration souffre d’un ton manichéen et moralisateur très énervant, j’ai l’impression que Kara a raté sa vocation de prêtre et qu’il se rattrape dans ses BDs. Par ailleurs, j’apprécie son style graphique surtout pour ses décors futuristes assez grandioses, mais ses personnages féminins se ressemblent au point de les confondre, ce qui est assez gênant pour suivre une histoire sans se prendre la tête. De plus leurs têtes de fillettes qui jouent au grandes ne passe pas du tout. Je n’ai pas lu les cinq dernières pages, j’ai saturé de toute cette purée religieuse à vous coller un sévère mal de ventre.

21/09/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Journée lunaire
Journée lunaire

Cette BD se lit mais ne déclenche pas d'enthousiasme. Le postulat de départ n'est pas des plus originaux mais été bien exploité : un homme saturant et subissant son quotidien pète les plombs, quitte son boulot et part s'alcooliser dans un bar avant de partir à la campagne. Jusque là, je suivais bien mais la suite m'a paru fade, sans intérêt. Le dessin noir et blanc est très inégal, certaines cases sont très belles, mais ce n'est pas la majorité : beaucoup manquent de seconds plans avec un minimum de détails et les personnages ne sont pas vraiment bien croqués. C'est un style peu académique que l'on retrouve chez d'autres auteurs comme Canède. La partie graphique est globalement correcte, on s'en accommode mais le scénario n'est pas à la hauteur sur la durée, il fait bâclé ou expédié. Je serai tout de même curieux de voir ce que produira cet auteur pour sa seconde BD.

20/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Fausse Route
Fausse Route

Je termine ‘Fausse route’ et Petites coupures des deux auteurs et je ressors relativement déçu de ces lectures. Dans ‘Fausse route’, l’on suit Bobo, un détenu qui vient de s’évader de l’établissement pénitentiaire où il purgeait sa peine. Le pauvre homme a à ses trousses tout ce que la prison compte de gardiens et de chiens. Lorsqu’il croise une jolie jeune femme, seule dans sa voiture, il y voit immédiatement l’opportunité de progresser dans sa cavale. Malheureusement pour lui, Nadia n’est pas aussi innocente qu’il y paraît de prime abord, et n’a, elle non plus, pas particulièrement envie de croiser la route des forces de l’ordre. La patte de Vincent Gravé est pour le moins intéressante. Son trait gras, parfois quasiment impressionniste, sa palette de noir et de gris sont du plus bel effet. Le scénario de son compère, Joseph Incardona, est par contre beaucoup trop facile et prévisible. Je suis persuadé qu’il ne me restera déjà plus grand-chose en mémoire de ma lecture dans quelques heures. Bref, ça se lit, sans plus…

20/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Petites coupures
Petites coupures

Je termine ‘Petites coupures’ et Fausse route des deux auteurs et je ressors relativement déçu de ces lectures. Le héros de ‘Petites coupures’ s’appelle Paul Norman. Il est boxeur et sa carrière est pour ainsi dire derrière lui. Champion national des poids moyens en 1940, ses espoirs furent ensuite anéantis en même temps que sa mise au tapis lors de son dernier combat d’importance. Depuis lors, le boxeur vieillissant n’accepte plus que des combats d’exhibition, pour pouvoir manger. Ce soir, il affronte Chavez, un petit jeune qui a du talent et qui compte très légitimement en découdre rapidement avec Norman. Ce dernier doit tenir trois rounds s’il veut empocher la récompense promise. Mais trois rounds sur un ring, cela peut devenir une éternité ! La patte de Vincent Gravé est pour le moins intéressante. Son trait gras, parfois quasiment impressionniste, sa palette de noir et de gris sont du plus bel effet. Le scénario de son compère, Joseph Incardona, même s’il m’a semblé un rien plus intéressant que celui de Fausse route, manque toutefois d’originalité pour être véritablement marquant. De cet ouvrage, je ne retiendrai sans doute que la force de caractère de ce boxeur loser qui n’a plus rien à gagner mais qui mourrait plutôt que de rester au sol jusqu’au décompte final. Il aurait suffit de pas grand-chose pour faire de ce ‘Petites coupures’ un récit véritablement prenant. Dommage.

20/09/2010 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Guerre et match
Guerre et match

Ce one shot, une histoire vraie, est un récit à deux facettes. Il fait le parallèle entre le sport et la guerre. Tout ceci se passe en Ex Yougoslavie durant la finale du championnat junior de basket. L'équipe de l'auteur, alors joueur, a atteint ce stade de la compétition un peu de manière inattendue. La partie est vraiment tendue, le stress est palpable. En particulier celui de l’entraîneur qui a été profondément marqué par la guerre qui a ravagé le pays. Le dessin assez anguleux et nerveux retranscrit assez bien ce climat. On assiste ainsi a une alternance de scènes de basket et de souvenirs de guerre. Le match est très tendu, les blessures pas totalement refermées remontent à la surface. Mais la transition n'est pas évidente. Si on comprend le mal qui affecte l’entraîneur et les épreuves difficiles qu'il a traversé, cela a du mal à justifier son comportement pendant le match. Et encore plus à expliquer son changement de comportement brutal et radical à la fin du match. Les passages sur la guerre ont plus la forme d'une tranche de vie, ou d'une anecdote précise. On sent la détresse et la cruauté de la situation, mais dans la manière dont cela nous est raconté le lien avec le basket est un peu ténu.

20/09/2010 (modifier)
Par yOyO
Note: 2/5
Couverture de la série Taka Takata
Taka Takata

Taka Takata fait partie, selon moi, de ces BD qu'il faut posséder dans sa blibliothèque, au moins une (un peu comme Léonard ou autre Cubitus). La série a droit au respect, par la constance des albums et la qualité du trait de son dessinateur, qui a mis tout son amour à travers son héros (un peu comme Graton avec Michel Vaillant ou Pesh avec Sylvain et Sylvette). La série vieillit ... les gags aussi ... l'humour est plaisant mais pas spécialement drôle, de même que les dialogues peuvent être répétitifs (ô que oui). Le principal attrait de cette BD est selon moi le dessin de Azara (pur style franco-belge gros nez), que j'ai toujours apprécié. Une série qui a plu, c'est certain, qui plaira à un public jeune, mais qui vieillit. Par contre il est clair qu'elle mérite le respect.

20/09/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Hägar Dünor le Viking
Hägar Dünor le Viking

Note 2,5. Bof..., ça a pas mal vieilli. Le dessin est un peu grossier et les couleurs trop vives, qui en général ne me dérangent pas quand elles sont accompagnées d'un joli graphisme, me font presque mal aux yeux ici. Côté gags, certains m’ont fait rire, mais vraiment trop peu. A l’époque de leur sortie cet humour devait être plus percutant mais pour une première lecture aujourd’hui, ils souffrent d’un déjà-vu qui ôte toute surprise. De plus ils sont trop centrés sur Hägar et sa famille et trop peu sur d’éventuelles aventures extérieures. La ménagère à la matraque, limite castratrice et le mari fainéant et buveur, limite dégénéré, ne m’a pas fait plus d’effet que ça. J’ai plus apprécié Homlet, qui est assez mignon et très malin. Toutefois ça se laisse lire, sans plus.

20/09/2010 (modifier)