Le scénario m'a paru intéressant : un samouraï qui veut se faire un nom, et qui pour cela va défier les grands maîtres.
Mais bon, dans la plupart des tomes, il ne se passe pas grand chose, pour ne pas dire rien.
On assiste à des scènes d'observation entre deux adversaires qui durent des pages et des pages... En gros, un manga=un combat, et dans ceux où il n'y a pas de combats, le peu bavard Miyamoto Musashi se balade en reflechissant... lentement.
Heureusement, les pages sont quelques fois agrémentées d'un très beau dessin, quoique les personnages ont l'air soit très beau et vifs d'esprit, soit laids et bêtes.
Si vous aimez les mangas sans trop de paroles (comprendre : les personnages sont muets), celui-ci devrait vous convenir à merveille !
Cette BD raconte l'histoire d'une jeune femme éprise d'un aborigène qui est employé/esclave de son père, qui voit donc d'un mauvais oeil la fuite de sa fille avec l'homme qu'elle aime...
Les paysages sont agréables à regarder, mais j'ai peu aimé la façon dont sont dessinés les personnages : ils manquent trop de personnalité à mon gout (sauf le père), notamment les deux acteurs principaux.
Le scénario n'est pas inintéressant, mais cette course-poursuite manque de rebondissements, si bien qu'arrivé à la fin j'ai eu l'impression qu'il ne s'était pas passé grand chose.
Le scénario étant assez entendu, on imagine assez bien ce qui va se passer dans le deuxème tome, à moins que les auteurs de cette BD ne nous réservent des surprises qui seraient les bienvenues !
J’aime beaucoup Clarke, son trait et son humour, mais, dans le cas présent, je trouve le résultat médiocre.
Tout d’abord, l’artiste a le tort de se limiter qu’à quelques aspects caricaturaux de la mafia. Le résultat est que la série tourne rapidement en rond. Le gag récurrent est la règle et cela devient vite lassant.
Ensuite, si je n’ai rien contre les private jokes, celles-ci ne doivent pas se faire au détriment de l’humour accessible à tous les lecteurs. Clarke s’amuse à mettre en scène ou à faire participer ses amis du milieu (enfin, du milieu … de la bande dessinée, entendons-nous). Je comprends qu’ils y prennent plaisir et en rigolent entre eux mais à mes yeux de lecteur c’est sans réel intérêt, ne connaissant ces artistes que de nom.
Le dessin reste agréable, dans l’ensemble, et surtout lorsque Clarke dessine les têtes d’ahuris (une attitude qu’il maîtrise à merveille). J’ai cependant trouvé l’encrage trop prononcé et la colorisation trop contrastée. Rien de catastrophique cependant, je suis même sûr que ces détails me seraient passés par-dessus la tête si les situations m’avaient vraiment plu.
Décevant …
D’habitude, j’aime bien ces petites chroniques de la vie quotidienne. Pourvu qu’il y ait quelques personnages attachants et quelques situations bien observées et bien tournées en dérision, je suis conquis.
Ici, il y en a vraiment trop peu. C’est répétitif, guère original, pas assez proche de « ma » réalité et cela manque de personnages vraiment intéressants. Ce n’est qu’exceptionnellement que j’aurai souri en me disant « c’est tellement vrai ! ».
Le dessin est passable sans plus. Il convient bien à ce genre de série mais, dans le cas présent, ne parvient pas à la sauver du naufrage.
Une série que j’ai lue bien plus pour le trait de Van Linthout que pour le scénario, assez maladroit, de Leclercq.
Au niveau du scénario, je soulignerai quelques grosses inepties (par exemple : une scène de fusillade où les protagonistes sont à deux, trois mètres les uns des autres et sans aucune possibilité de s’abriter et parviennent à se rater), certaines longueurs (par exemple : le début de la relation amoureuse en Falkenberg et Clara) et certaines facilités (l’idée du trésor des Templiers est vraiment une idée bateau).
Leclercq progresse cependant au fil des tomes et le troisième offre une intrigue qui, si elle n’est pas des plus trépidantes ni des mieux menées, se révèle cependant intéressante dans son concept.
Par contre, le dessin de Van Linthout, rien à faire, moi j’aime bien ! C’est clair, précis, expressif. Un peu raide aussi, c’est vrai. Ici, il me fait penser à Francis Carin (une sensation encore accentuée par le contexte historique de la bd). J’aime cette précision et cette lisibilité.
Bof, à cause des scénarios.
Pour commencer, je n'ai pas trop accroché sur le dessin que je trouve un peu daté, mais cela, ma foi, peut être affaire de goût. Mais surtout, le récit nous gratifie de tous les clichés et poncifs de l'heroic fantasy dans un mode celtisant :
1) Un affrontement entre un Bien et un Mal caricaturaux :
Les bons sont quasiment tous blonds ou roux (sauf Seamus), ils ont un regard clair et noble (quoi qu'un peu absent), des épaules larges, et un visage droit.
Les méchants sont bruns ou chauves, et très laids (sauf la mère entrevue de Beda) et leur vilenie se lit sur leur face. Ce sont souvent d'ignobles avortons repoussants (nains contrefaits, bossus...) ou alors ils sont tellement ridicules qu'on se dit que les forces du Bien doivent manquer un peu de perspicacité pour ne pas détecter les malfaisants à 500m.
2) Une espèce de métaphysique vaseuse sur l'interrogation "le mal est-il au cœur de l'amour ou l'amour est-il au cœur du mal ?" qui passe à la limite une fois, mais qui fatigue quand c'est le leitmotiv de l'album.
Dans le premier diptyque encore, Blackmore a une certaine tenue, et les décors sont réussis, mais dans le second, la famille Gerfaut est d'un ridicule achevé. Quelques personnages secondaires sauvent un peu l'histoire et l'allègent un peu avec des petits passages comiques (le maître d'armes poète, le cuisinier parano...). Mais je n'avais pas été convaincu.
Bof, c'est certes beau mais c'est surtout un peu niais et l'histoire tient en deux lignes.
Le premier atout de cette bd est son graphisme avec de très belles couleurs directes, des décors reposants et de magnifiques animaux. Bien que globalement réussi à ce niveau là, je note quand même qu’il y a des planches moins abouties que d’autres, avec une fâcheuse tendance à rester au stade de crayonnés. Les couleurs belles, certes, ne sont pas assez variées et les quelques planches plus colorées sont de loin les plus belles.
L'histoire en elle-même ne casse pas des briques, elle est d'ailleurs plutôt banale pour l'instant. Sur la fin Sokal donne un coup d’accélérateur un peu trop brusque à mon goût, je m’attendais plutôt à ce que ces évènements arrivent au début du prochain tome, mais je n'ai déjà plus envie de lire la suite.
Le dessin est soigné et il est en parfaite harmonie avec la douceur ambiante. Le choix des couleurs est également bien adapté : 2 teintes différentes selon que le personnage évolue dans le présent ou dans ses souvenirs. 2 teintes pastelles qui cadrent parfaitement avec ce monde paisible. Car il ne faut pas s'attendre à croiser dans ce monde post apocalyptique l'ombre d'un zombie.
En effet c'est on ne peut plus calme... trop calme même. Oui ce n'est pas un livre d'action, on est d'accord, oui c'est un livre paisible et mélancolique qui propose une réflexion sur la solitude. C'est poétique, mais ça manque quand même de fond. L'ennui et les déambulations du personnage dans des lieux déserts, qu'il a connu bien différent autrefois, sont une invitation à se poser avec lui la question : pourquoi continuer à vivre quand il n'y a plus rien...
Il ne cherche même pas à y répondre, sombrant légèrement dans la folie entre ses souvenirs et les fantômes qu'il s'invente. Si vous cherchez des réponses il faudra les trouver vous même, la BD n'apportant pas de vrais éléments pour y parvenir. Elle permet tout juste d'entrouvrir des portes et laisse libre cours à votre imagination pour trouver ce qu'il y a derrière.
Une BD à réserver aux rêveurs mélancoliques...
Je suis un tantinet déçue, l’univers graphique est intéressant et assez original, il alterne des planches noir et blanc, qui sont majoritaires, avec des planches colorisées, j’ai apprécié tout autant les deux styles, d’autant que le dessin bénéficie d’un beau mouvement.
Par contre le scénario m’a laissée indifférente, il est par ailleurs assez difficile à croire, une émeraude qui change de couleur et devient bleue lorsqu’on joue certaines notes de musique, pour mon petit esprit cartésien ça ne passe pas, ça ressemble à un mauvais téléfilm, ou alors il faut être amateur de jazz - ce qui n'est pas mon cas, - du coup le suspense n'a eu aucun effet sur moi.
De plus, malgré les 140 pages ça se lit relativement vite, il y a pas mal d’action et au final peu de lecture, ce qui n’est pas plus mal car j’avais hâte d’atteindre la fin. Les personnages ne sont pas attachants et leurs courses poursuites après la note bleue franchement lassantes.
A force de voir passer des avis plutôt positifs sur cette BD, j’ai voulu me faire mon idée et je dois dire que dans l’ensemble, je suis restée plutôt hermétique…
Pour commencer je me suis rendue compte qu’il aurait fallu commencer par « Le Steak Haché de Damoclès » puisque dès les premières planches, l’auteur parle des effets que cette première autobiographie « vachement romancée » a eu sur ses relations avec son entourage (ça donne quelques clins d’œil qui prêtent à sourire tout de même mais il manque les références).
Bon ensuite, même si ça sent le vécu, que c’est frais et sincère, j’avoue que, bien qu’étant dans la bonne tranche d’âge, je ne me suis pas sentie complètement solidaire... Je pense que dans cette évocation des symptômes du passage à l’âge adulte se reconnaîtront exclusivement, ou presque, des individus de sexe masculin. A part l’histoire tournant autour du changement de régime alimentaire (« bonjour, je suis une courgette »...) ou de l’achat d’une maison qui m’ont bien fait rire, le reste m’a laissée simplement de marbre ou guère plus.
Sur la forme, j’ai trouvé certaines histoires vraiment trop courtes, j’étais un peu étonnée d’être déjà passé à autre chose en tournant la page. Le dessin est ce qu’il est, il est parfait pour le genre !
A emprunter pour se faire une idée mais je pense que le courant passera mieux chez les lecteurs que chez les lectrices, à moins d’y reconnaître quelqu’un de son entourage, et encore.
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Vagabond
Le scénario m'a paru intéressant : un samouraï qui veut se faire un nom, et qui pour cela va défier les grands maîtres. Mais bon, dans la plupart des tomes, il ne se passe pas grand chose, pour ne pas dire rien. On assiste à des scènes d'observation entre deux adversaires qui durent des pages et des pages... En gros, un manga=un combat, et dans ceux où il n'y a pas de combats, le peu bavard Miyamoto Musashi se balade en reflechissant... lentement. Heureusement, les pages sont quelques fois agrémentées d'un très beau dessin, quoique les personnages ont l'air soit très beau et vifs d'esprit, soit laids et bêtes. Si vous aimez les mangas sans trop de paroles (comprendre : les personnages sont muets), celui-ci devrait vous convenir à merveille !
Back to perdition
Cette BD raconte l'histoire d'une jeune femme éprise d'un aborigène qui est employé/esclave de son père, qui voit donc d'un mauvais oeil la fuite de sa fille avec l'homme qu'elle aime... Les paysages sont agréables à regarder, mais j'ai peu aimé la façon dont sont dessinés les personnages : ils manquent trop de personnalité à mon gout (sauf le père), notamment les deux acteurs principaux. Le scénario n'est pas inintéressant, mais cette course-poursuite manque de rebondissements, si bien qu'arrivé à la fin j'ai eu l'impression qu'il ne s'était pas passé grand chose. Le scénario étant assez entendu, on imagine assez bien ce qui va se passer dans le deuxème tome, à moins que les auteurs de cette BD ne nous réservent des surprises qui seraient les bienvenues !
Cosa Nostra
J’aime beaucoup Clarke, son trait et son humour, mais, dans le cas présent, je trouve le résultat médiocre. Tout d’abord, l’artiste a le tort de se limiter qu’à quelques aspects caricaturaux de la mafia. Le résultat est que la série tourne rapidement en rond. Le gag récurrent est la règle et cela devient vite lassant. Ensuite, si je n’ai rien contre les private jokes, celles-ci ne doivent pas se faire au détriment de l’humour accessible à tous les lecteurs. Clarke s’amuse à mettre en scène ou à faire participer ses amis du milieu (enfin, du milieu … de la bande dessinée, entendons-nous). Je comprends qu’ils y prennent plaisir et en rigolent entre eux mais à mes yeux de lecteur c’est sans réel intérêt, ne connaissant ces artistes que de nom. Le dessin reste agréable, dans l’ensemble, et surtout lorsque Clarke dessine les têtes d’ahuris (une attitude qu’il maîtrise à merveille). J’ai cependant trouvé l’encrage trop prononcé et la colorisation trop contrastée. Rien de catastrophique cependant, je suis même sûr que ces détails me seraient passés par-dessus la tête si les situations m’avaient vraiment plu. Décevant …
Le Stéréo club
D’habitude, j’aime bien ces petites chroniques de la vie quotidienne. Pourvu qu’il y ait quelques personnages attachants et quelques situations bien observées et bien tournées en dérision, je suis conquis. Ici, il y en a vraiment trop peu. C’est répétitif, guère original, pas assez proche de « ma » réalité et cela manque de personnages vraiment intéressants. Ce n’est qu’exceptionnellement que j’aurai souri en me disant « c’est tellement vrai ! ». Le dessin est passable sans plus. Il convient bien à ce genre de série mais, dans le cas présent, ne parvient pas à la sauver du naufrage.
Falkenberg
Une série que j’ai lue bien plus pour le trait de Van Linthout que pour le scénario, assez maladroit, de Leclercq. Au niveau du scénario, je soulignerai quelques grosses inepties (par exemple : une scène de fusillade où les protagonistes sont à deux, trois mètres les uns des autres et sans aucune possibilité de s’abriter et parviennent à se rater), certaines longueurs (par exemple : le début de la relation amoureuse en Falkenberg et Clara) et certaines facilités (l’idée du trésor des Templiers est vraiment une idée bateau). Leclercq progresse cependant au fil des tomes et le troisième offre une intrigue qui, si elle n’est pas des plus trépidantes ni des mieux menées, se révèle cependant intéressante dans son concept. Par contre, le dessin de Van Linthout, rien à faire, moi j’aime bien ! C’est clair, précis, expressif. Un peu raide aussi, c’est vrai. Ici, il me fait penser à Francis Carin (une sensation encore accentuée par le contexte historique de la bd). J’aime cette précision et cette lisibilité. Bof, à cause des scénarios.
Complainte des landes perdues
Pour commencer, je n'ai pas trop accroché sur le dessin que je trouve un peu daté, mais cela, ma foi, peut être affaire de goût. Mais surtout, le récit nous gratifie de tous les clichés et poncifs de l'heroic fantasy dans un mode celtisant : 1) Un affrontement entre un Bien et un Mal caricaturaux : Les bons sont quasiment tous blonds ou roux (sauf Seamus), ils ont un regard clair et noble (quoi qu'un peu absent), des épaules larges, et un visage droit. Les méchants sont bruns ou chauves, et très laids (sauf la mère entrevue de Beda) et leur vilenie se lit sur leur face. Ce sont souvent d'ignobles avortons repoussants (nains contrefaits, bossus...) ou alors ils sont tellement ridicules qu'on se dit que les forces du Bien doivent manquer un peu de perspicacité pour ne pas détecter les malfaisants à 500m. 2) Une espèce de métaphysique vaseuse sur l'interrogation "le mal est-il au cœur de l'amour ou l'amour est-il au cœur du mal ?" qui passe à la limite une fois, mais qui fatigue quand c'est le leitmotiv de l'album. Dans le premier diptyque encore, Blackmore a une certaine tenue, et les décors sont réussis, mais dans le second, la famille Gerfaut est d'un ridicule achevé. Quelques personnages secondaires sauvent un peu l'histoire et l'allègent un peu avec des petits passages comiques (le maître d'armes poète, le cuisinier parano...). Mais je n'avais pas été convaincu.
Kraa
Bof, c'est certes beau mais c'est surtout un peu niais et l'histoire tient en deux lignes. Le premier atout de cette bd est son graphisme avec de très belles couleurs directes, des décors reposants et de magnifiques animaux. Bien que globalement réussi à ce niveau là, je note quand même qu’il y a des planches moins abouties que d’autres, avec une fâcheuse tendance à rester au stade de crayonnés. Les couleurs belles, certes, ne sont pas assez variées et les quelques planches plus colorées sont de loin les plus belles. L'histoire en elle-même ne casse pas des briques, elle est d'ailleurs plutôt banale pour l'instant. Sur la fin Sokal donne un coup d’accélérateur un peu trop brusque à mon goût, je m’attendais plutôt à ce que ces évènements arrivent au début du prochain tome, mais je n'ai déjà plus envie de lire la suite.
Entre les ombres
Le dessin est soigné et il est en parfaite harmonie avec la douceur ambiante. Le choix des couleurs est également bien adapté : 2 teintes différentes selon que le personnage évolue dans le présent ou dans ses souvenirs. 2 teintes pastelles qui cadrent parfaitement avec ce monde paisible. Car il ne faut pas s'attendre à croiser dans ce monde post apocalyptique l'ombre d'un zombie. En effet c'est on ne peut plus calme... trop calme même. Oui ce n'est pas un livre d'action, on est d'accord, oui c'est un livre paisible et mélancolique qui propose une réflexion sur la solitude. C'est poétique, mais ça manque quand même de fond. L'ennui et les déambulations du personnage dans des lieux déserts, qu'il a connu bien différent autrefois, sont une invitation à se poser avec lui la question : pourquoi continuer à vivre quand il n'y a plus rien... Il ne cherche même pas à y répondre, sombrant légèrement dans la folie entre ses souvenirs et les fantômes qu'il s'invente. Si vous cherchez des réponses il faudra les trouver vous même, la BD n'apportant pas de vrais éléments pour y parvenir. Elle permet tout juste d'entrouvrir des portes et laisse libre cours à votre imagination pour trouver ce qu'il y a derrière. Une BD à réserver aux rêveurs mélancoliques...
La Clé Bleue
Je suis un tantinet déçue, l’univers graphique est intéressant et assez original, il alterne des planches noir et blanc, qui sont majoritaires, avec des planches colorisées, j’ai apprécié tout autant les deux styles, d’autant que le dessin bénéficie d’un beau mouvement. Par contre le scénario m’a laissée indifférente, il est par ailleurs assez difficile à croire, une émeraude qui change de couleur et devient bleue lorsqu’on joue certaines notes de musique, pour mon petit esprit cartésien ça ne passe pas, ça ressemble à un mauvais téléfilm, ou alors il faut être amateur de jazz - ce qui n'est pas mon cas, - du coup le suspense n'a eu aucun effet sur moi. De plus, malgré les 140 pages ça se lit relativement vite, il y a pas mal d’action et au final peu de lecture, ce qui n’est pas plus mal car j’avais hâte d’atteindre la fin. Les personnages ne sont pas attachants et leurs courses poursuites après la note bleue franchement lassantes.
Droit dans le mûr (Steak it easy)
A force de voir passer des avis plutôt positifs sur cette BD, j’ai voulu me faire mon idée et je dois dire que dans l’ensemble, je suis restée plutôt hermétique… Pour commencer je me suis rendue compte qu’il aurait fallu commencer par « Le Steak Haché de Damoclès » puisque dès les premières planches, l’auteur parle des effets que cette première autobiographie « vachement romancée » a eu sur ses relations avec son entourage (ça donne quelques clins d’œil qui prêtent à sourire tout de même mais il manque les références). Bon ensuite, même si ça sent le vécu, que c’est frais et sincère, j’avoue que, bien qu’étant dans la bonne tranche d’âge, je ne me suis pas sentie complètement solidaire... Je pense que dans cette évocation des symptômes du passage à l’âge adulte se reconnaîtront exclusivement, ou presque, des individus de sexe masculin. A part l’histoire tournant autour du changement de régime alimentaire (« bonjour, je suis une courgette »...) ou de l’achat d’une maison qui m’ont bien fait rire, le reste m’a laissée simplement de marbre ou guère plus. Sur la forme, j’ai trouvé certaines histoires vraiment trop courtes, j’étais un peu étonnée d’être déjà passé à autre chose en tournant la page. Le dessin est ce qu’il est, il est parfait pour le genre ! A emprunter pour se faire une idée mais je pense que le courant passera mieux chez les lecteurs que chez les lectrices, à moins d’y reconnaître quelqu’un de son entourage, et encore.