L'accroche est bonne mais une fois refermée la BD, c'est une certaine déception qui surnage.
Le dessin est superbe et met le lecteur à l'aise.
Rapidement le récit révèle ses limites, il manque de fluidité, la narration est trop dense par moments. J'ai eu l'impression que les auteurs ont manqué de place pour développer leur récit.
Parfois je reproche des longueurs pour justifier des tomes supplémentaires, pour la première fois le constat est inversé : il aurait fallu un second tome ou augmenter la pagination.
Le ressenti final est assez fade, le résultat est trop proche d'un " club des cinq " à la trame convenue. J'ai par contre apprécié le final de la dernière page, très original lui.
"Quand souffle le vent des îles" est une BD à emprunter, l'achat est clairement dispensable.
Il faut me croire : je déteste "casser" de la bd notamment lorsqu'il s'agirait plutôt d'encourager un nouvel auteur qui débute dans un milieu déjà difficile. Ce n'est pas le sens de ma démarche quand j'avise une bande dessinée. Cependant, je m'efforce d'être honnête et ne pas faire semblant d'aimer ce qui me paraît quelconque. Il est vrai que je suis du genre plutôt difficile alors le restaurant tout comme la bd a intérêt d'être bon.
Actuellement, la mode est aux émissions culinaires du style Un dîner presque parfait et autre Masterchef. La bd s'y met également pour nous faire découvrir ce qui se passe dans les coulisses des cuisines d'un grand restaurant.
Si l'idée me paraissait réellement séduisante car surfant sur un effet de mode, le traitement est purement classique dans la bonne tradition des vieilles bd d'humour d'antan du style Cauvin.
On en a déjà bavé avec ce genre sans vouloir en rajouter une couche. Je n'arrive pas à me faire au genre qui grosso modo navigue sur un schéma deux trois ficelles intéressantes pour une série de gags finalement répétitifs. On va dire pour être particulièrement gentil que je ne suis pas le genre de public qui suivra l'évolution de cette série en manque d'inspiration.
Comme souvent avec Tardi, je suis un peu déçu. J'ai eu un flair monstre lorsque j'ai acheté cette BD d'occasion (la collection Librio BD, petit format, couverture souple et dessin en noir et blanc) PILE entre ma lecture du tome 4 d'Adèle Blanc-Sec (« Momies en folie », que je n'avais pas aimé) et celle du tome 5 (à venir prochainement)... Comment pouvais-je savoir qu'"Adieu Brindavoine" s'insérait dans la série 'principale' de Tardi ?
D'ailleurs, c'est assez dérangeant, ça (pour ne pas dire chiant) chez Tardi.
N’avait-il pas déjà glissé des références au "Démon des glaces" dans un autre tome d'Adèle ? Il faut être au courant de quel livre de Tardi il faut lire, et de l'ordre dans lequel les lire pour bien cerner tout l'univers qu'il a créé.
Enfin bon, comme souvent avec Tardi, le scénario part dans tous les sens, il me donne vraiment l'air d'être improvisé, on n'apprend pas à connaître les personnages, tout s'enchaîne trop vite, le scénario est trop linéaire : je n'ai pratiquement rien capté.
Et puis, c'est quoi cette couverture ? Je m'attendais à tomber sur un récit de guerre poignant comme Tardi a su le faire dans C'était la guerre des tranchées (seul livre de Tardi qui a su me convaincre), mais au lieu de cela, on a à peine droit à 5 pages sur la guerre 14-18, même pas centrées sur l'horreur, avec une fin trop vite expédiée, pour ne pas dire bâclée.
Par contre, le dessin de Tardi dans ce bouquin est extraordinaire : bien meilleur que dans Adèle, c'est peut-être son album le plus réussi graphiquement parlant (j'espère que dans la version colorisée, les couleurs ne sont pas appliqués par et comme des sagouins). Je suis fan de son trait dans cet album :) !
Trop loufoque, trop sans queue ni tête pour moi ! J'ai vraiment de plus en plus de mal à cerner et à apprécier l'univers de Tardi.
Le scénario du début peut paraître un peu original, mais la suite est vraiment très décevante : le héros doit effectuer une quète dans laquelle une série d'épreuves l'attend. Outre le fait que cette trame est plus que classique, le jeune exécute des épreuves impossibles avec une facilité impressionnante. La crédibilité des actions est très faible.
Les actions s'enchainent les unes à la suite des autres avec peu de logique et j'ai trouvé la fin décevante, comme le reste.
Malheuresement, le dessin ne m'a pas non plus convaincu. Les créatures sont dans l'ensemble bien dessinées, mais j'ai peu aimé la façon classique dont les humains ont été fait.
Donc si vous êtes absolument fan du fantastique, vous ne serez peut-être pas déçu, mais si vous rêvez d'originalité, passez votre chemin !
MAJ après tome 2
L’histoire des templiers se décline en BD à profusion depuis quelques décennies, cependant on peut constater une évolution dans le traitement du sujet : il y a quelques années « gentils » et « méchants » alternaient, aujourd’hui les templiers sont toujours gentils et les catholiques toujours méchants.
Tome 1
Cet opus ne fait pas exception, un templier modèle de courage, bravoure, honneur et tout et tout nous est présenté dans une salle de supplice dans laquelle officient un bénédictin et deux autres moines en robe de bure. Le récit nous raconte l’histoire du supplicié, en tous cas sa version alors qu’il est suspendu par des chaînes un peu comme dans les bondages japonais. Il nous présente son époque, où les templiers sont la « milice du christ » et cherchent à protéger la terre sainte en nouant des alliances puisqu’ils ne sont plus capables de l’assurer par eux même. Ils sont beaux, vaillants, sincères, justes… Ces templiers ont tout pour plaire et c’est triste de voir cet homme mur sacrément viril malgré ses longs passages en salles spéciales après ses procès que l’on nous dit longs, attaché comme un jambon. Ceci dit il ne semble guère souffrir d’un mauvais traitement, il faut croire que les supplices de cette époque n’étaient finalement que moraux tant notre supplicié pète la forme sans aucune trace de sa condition ou blessure. Vous l’aurez compris : le cadre de l’histoire se plaque sur les planches sans aucune crédibilité. Mais tout n’est pas à jeter, le récit en flash-back de notre héros se suit de façon plutôt agréable même s’il est manichéen. L’aventure, bien présente, coule tout le long du récit de façon fluide mais attendue.
Question dessin en revanche le récit est de facture correcte : le dessin typé contemporain fera certainement très démodé dans 10 ans, mais aujourd’hui il s’intègre parfaitement au récit plat et sans forme pour lui donner une saveur lisible et fluide. Personnages et décors sont agréablement croqués sans fioritures mais sans présence particulière, bof quoi.
Au final il s’en faut de peu pour que cet opus cumulant nombre de défauts rédhibitoires atteigne la note minimale. L’histoire narrée par le prisonnier sans être géniale n’est pas nulle. Ce qui enrobe cette histoire en revanche peut facilement s’oublier. Le fait qu’il s’agisse d’une série peut laisser espérer en un meilleur avenir (quoique chez soleil son avenir puisse être raccourci rapidement !) ; je n’ai vraiment pas aimé cet opus, mais il y a des ingrédients qui peuvent laisser penser à un avenir seulement bof.
Tome 2
Avec moins de passages dans le temps de narration et plus de narration du côté du supplicié, il y a moins d’incohérence de torture et plus de fluidité. On en revient à une narration simple d’une histoire sous le point de vue Templier racontant l’Histoire par la lecture de son histoire. On trouve du rythme et pas grand-chose d’autre, on ne s’attache pas aux personnages et les intrigues à qui mieux mieux me paraissent un peu maladroitement transcrite. Ce n’est donc ni mauvais ni vraiment intéressant. Le dessin s’est un peu amélioré dans cet opus, l’univers est moins plat et les décors moins ternes. On a moins l’impression d’un décor carton pâtes d’un film des années 70.
Bof tout de même au final, et au fait deux tomes de flash back, pour aller où ?
J’adore Ledroit et j’adore la fantasy, sauf qu’ici Ledroit ne fait que les cinq premiers tomes et que de fantasy il n’y a que peu de choses, les décors et les personnages, pour le reste c’est le plus souvent de la baston et des combats, l‘histoire en elle-même avance au compte-gouttes. J’ai lu les 9 premiers tomes, l’histoire se perd dans d‘interminables guerres, j‘ai saturé et j‘ai arrêté. Je suis assez déçue car j’avais bien accroché au début, les personnages sont attachants, surtout Ghorghor Bey et Pile-ou-Face, que j’aurais bien aimé suivre, il y a même un peu d'humour qui finit lui aussi par disparaître.
La série est trop longue, elle s’étale, sort tome après tome, de plus en plus moches - notamment au niveau de la colorisation - et de plus en plus chiants, puis arrive le 13ème avec une colorisation totalement différente, elle est certes jolie mais tous ces changements visuels me mettent en fuite, je déteste ça, je ne suis pas un cobaye, j’aime la continuité et l’équilibre dans une série afin de rester immergée dans le récit.
Deux étoiles quand même, ce n'est pas mauvais non plus.
J'avais aimé Le Roi invisible du même auteur chez le même éditeur.
Je m'attendais à un dessin peu conventionnel, et sur ce point je fus servi. Malheureusement, je l'ai trouvé insuffisamment lisible pour un récit aussi chargé en personnages. Le scénario et son découpage en sont les principales causes. Le début de la BD commence par de petites séquences où apparaissent des personnages. Rapidement je me suis emmêlé les neurones... Qui était qui et faisait quoi ?
Certains auraient refermé la BD dans les mêmes circonstances. Je me suis quand même motivé pour aller au bout, la lecture devenant d'ailleurs plus agréable dans la seconde moitié. Mais le mal était fait, il manquait visiblement des éléments pour une totale compréhension de cette histoire basée sur des faits réels.
Le fond de cette histoire aurait pu me plaire, le dessin également dans d'autres circonstances, mais la narration gâche cet ensemble, le rendant caduque.
Une seconde lecture à tête reposée s'impose, mais je vais laisser un peu de temps avant de retenter ma chance.
Vraiment pas folichon tout ça, du réchauffé servi par deux auteurs talentueux, mais la sauce ne prend pas. On se retrouve dans un monde à la « Alien » à l'intérêt très limité, si encore il y avait Sigourney Weaver, je ne dis pas… Un scénario éculé, des humains contaminés se transforment en monstres, nous voilà parti dans une chasse à « l’homme-monstre-en-devenir ». Une ville d’humains qui se défend comme elle peut contre les hordes de « drax », tout ça est très basique.
On retrouve évidemment la fabuleuse histoire de la femme engrossée par les grosses bêtes dégueulasses, et tout le monde veut s’approprier le petit monstre mi-humain qui sortira du bide de la gonzesse.
J’aime bien le style d’Elghorri, qui peut en rebuter plus d'un, mais j'aimerais qu'il fasse autre chose que le la science-fiction un peu décalée, avec des personnages certes très réussis à mes yeux mais récurrents, comme le porc, je ne vois pas bien ce qu'il vient faire dans cette production.
Je n’arrive pas à avoir de l’intérêt pour des histoires de jeunes américains vivant dans l’île paradisiaque d’Hawaï et qui s’ennuient au point de prendre des substances illicites. On apprendra qu’il est difficile d’avoir une maison avec une pelouse correcte tant la végétation semble pousser vite. Bref, les mauvaises herbes s’accumulent. Est-ce une raison suffisante pour la fumer ? Clairement, je ne le pense pas. C’est encore un de ces récits d’une jeunesse dorée décadente.
Il ne se passera pas grand-chose tout le long de ce récit qui n’est que prétexte à nous faire sentir une ambiance oppressante de cette île loin des clichés de la carte postale. On apprendra par exemple que Las Vegas est la 9ème île de cet archipel car 60000 hawaïens y travaillent dans la restauration et l’hôtellerie où ils seraient mieux rémunérés. On retiendra de cet lecture que finalement Hawaï n’est qu’un paradis artificiel de plus...
Bof… je me suis ennuyée.
Tout d’abord l’histoire a du mal à démarrer et lorsqu’elle démarre enfin je n’ai pas trouvé le scénario intéressant, trop bon enfant, le suspense n’est pas haletant, quant à l’humour il ne m’a pas touchée. J’ai vite saturé et j’ai lu cette histoire dans une certaine indifférence, j’ai même sauté 5 ou 6 pages et je suis allée directement à la fin pour connaître la chute ; chute facile à trouver en plus, avec un : « voici comment ce sont déroulés les faits » plutôt conventionnel et vieillot comme façon d’amener les choses. Je n’ai pas non plus trouvé les personnages attachants ou drôles, le tout est trop gentillet et trop simple, j’arrête, je radote, je me répète, en fait je n’ai pas grand-chose à dire.
Par ailleurs, ce qui ne m’a pas aidé à entrer dans l’histoire c’est le graphisme. Les couleurs sont un peu moisies, on dirait qu’elles sortent tout droit d’une bd d’il y a trente ans. Les cheveux jaunes du gamin font fuir, ainsi que certaines autres couleurs très psychédéliques et le trait est un peu hésitant. De plus le papier mat n’arrange rien et donne à l’ensemble un air encore plus vieux.
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Quand souffle le vent des îles
L'accroche est bonne mais une fois refermée la BD, c'est une certaine déception qui surnage. Le dessin est superbe et met le lecteur à l'aise. Rapidement le récit révèle ses limites, il manque de fluidité, la narration est trop dense par moments. J'ai eu l'impression que les auteurs ont manqué de place pour développer leur récit. Parfois je reproche des longueurs pour justifier des tomes supplémentaires, pour la première fois le constat est inversé : il aurait fallu un second tome ou augmenter la pagination. Le ressenti final est assez fade, le résultat est trop proche d'un " club des cinq " à la trame convenue. J'ai par contre apprécié le final de la dernière page, très original lui. "Quand souffle le vent des îles" est une BD à emprunter, l'achat est clairement dispensable.
Grand restaurant
Il faut me croire : je déteste "casser" de la bd notamment lorsqu'il s'agirait plutôt d'encourager un nouvel auteur qui débute dans un milieu déjà difficile. Ce n'est pas le sens de ma démarche quand j'avise une bande dessinée. Cependant, je m'efforce d'être honnête et ne pas faire semblant d'aimer ce qui me paraît quelconque. Il est vrai que je suis du genre plutôt difficile alors le restaurant tout comme la bd a intérêt d'être bon. Actuellement, la mode est aux émissions culinaires du style Un dîner presque parfait et autre Masterchef. La bd s'y met également pour nous faire découvrir ce qui se passe dans les coulisses des cuisines d'un grand restaurant. Si l'idée me paraissait réellement séduisante car surfant sur un effet de mode, le traitement est purement classique dans la bonne tradition des vieilles bd d'humour d'antan du style Cauvin. On en a déjà bavé avec ce genre sans vouloir en rajouter une couche. Je n'arrive pas à me faire au genre qui grosso modo navigue sur un schéma deux trois ficelles intéressantes pour une série de gags finalement répétitifs. On va dire pour être particulièrement gentil que je ne suis pas le genre de public qui suivra l'évolution de cette série en manque d'inspiration.
Adieu Brindavoine
Comme souvent avec Tardi, je suis un peu déçu. J'ai eu un flair monstre lorsque j'ai acheté cette BD d'occasion (la collection Librio BD, petit format, couverture souple et dessin en noir et blanc) PILE entre ma lecture du tome 4 d'Adèle Blanc-Sec (« Momies en folie », que je n'avais pas aimé) et celle du tome 5 (à venir prochainement)... Comment pouvais-je savoir qu'"Adieu Brindavoine" s'insérait dans la série 'principale' de Tardi ? D'ailleurs, c'est assez dérangeant, ça (pour ne pas dire chiant) chez Tardi. N’avait-il pas déjà glissé des références au "Démon des glaces" dans un autre tome d'Adèle ? Il faut être au courant de quel livre de Tardi il faut lire, et de l'ordre dans lequel les lire pour bien cerner tout l'univers qu'il a créé. Enfin bon, comme souvent avec Tardi, le scénario part dans tous les sens, il me donne vraiment l'air d'être improvisé, on n'apprend pas à connaître les personnages, tout s'enchaîne trop vite, le scénario est trop linéaire : je n'ai pratiquement rien capté. Et puis, c'est quoi cette couverture ? Je m'attendais à tomber sur un récit de guerre poignant comme Tardi a su le faire dans C'était la guerre des tranchées (seul livre de Tardi qui a su me convaincre), mais au lieu de cela, on a à peine droit à 5 pages sur la guerre 14-18, même pas centrées sur l'horreur, avec une fin trop vite expédiée, pour ne pas dire bâclée. Par contre, le dessin de Tardi dans ce bouquin est extraordinaire : bien meilleur que dans Adèle, c'est peut-être son album le plus réussi graphiquement parlant (j'espère que dans la version colorisée, les couleurs ne sont pas appliqués par et comme des sagouins). Je suis fan de son trait dans cet album :) ! Trop loufoque, trop sans queue ni tête pour moi ! J'ai vraiment de plus en plus de mal à cerner et à apprécier l'univers de Tardi.
Le Monde d'Alef-Thau
Le scénario du début peut paraître un peu original, mais la suite est vraiment très décevante : le héros doit effectuer une quète dans laquelle une série d'épreuves l'attend. Outre le fait que cette trame est plus que classique, le jeune exécute des épreuves impossibles avec une facilité impressionnante. La crédibilité des actions est très faible. Les actions s'enchainent les unes à la suite des autres avec peu de logique et j'ai trouvé la fin décevante, comme le reste. Malheuresement, le dessin ne m'a pas non plus convaincu. Les créatures sont dans l'ensemble bien dessinées, mais j'ai peu aimé la façon classique dont les humains ont été fait. Donc si vous êtes absolument fan du fantastique, vous ne serez peut-être pas déçu, mais si vous rêvez d'originalité, passez votre chemin !
Confessions d'un Templier
MAJ après tome 2 L’histoire des templiers se décline en BD à profusion depuis quelques décennies, cependant on peut constater une évolution dans le traitement du sujet : il y a quelques années « gentils » et « méchants » alternaient, aujourd’hui les templiers sont toujours gentils et les catholiques toujours méchants. Tome 1 Cet opus ne fait pas exception, un templier modèle de courage, bravoure, honneur et tout et tout nous est présenté dans une salle de supplice dans laquelle officient un bénédictin et deux autres moines en robe de bure. Le récit nous raconte l’histoire du supplicié, en tous cas sa version alors qu’il est suspendu par des chaînes un peu comme dans les bondages japonais. Il nous présente son époque, où les templiers sont la « milice du christ » et cherchent à protéger la terre sainte en nouant des alliances puisqu’ils ne sont plus capables de l’assurer par eux même. Ils sont beaux, vaillants, sincères, justes… Ces templiers ont tout pour plaire et c’est triste de voir cet homme mur sacrément viril malgré ses longs passages en salles spéciales après ses procès que l’on nous dit longs, attaché comme un jambon. Ceci dit il ne semble guère souffrir d’un mauvais traitement, il faut croire que les supplices de cette époque n’étaient finalement que moraux tant notre supplicié pète la forme sans aucune trace de sa condition ou blessure. Vous l’aurez compris : le cadre de l’histoire se plaque sur les planches sans aucune crédibilité. Mais tout n’est pas à jeter, le récit en flash-back de notre héros se suit de façon plutôt agréable même s’il est manichéen. L’aventure, bien présente, coule tout le long du récit de façon fluide mais attendue. Question dessin en revanche le récit est de facture correcte : le dessin typé contemporain fera certainement très démodé dans 10 ans, mais aujourd’hui il s’intègre parfaitement au récit plat et sans forme pour lui donner une saveur lisible et fluide. Personnages et décors sont agréablement croqués sans fioritures mais sans présence particulière, bof quoi. Au final il s’en faut de peu pour que cet opus cumulant nombre de défauts rédhibitoires atteigne la note minimale. L’histoire narrée par le prisonnier sans être géniale n’est pas nulle. Ce qui enrobe cette histoire en revanche peut facilement s’oublier. Le fait qu’il s’agisse d’une série peut laisser espérer en un meilleur avenir (quoique chez soleil son avenir puisse être raccourci rapidement !) ; je n’ai vraiment pas aimé cet opus, mais il y a des ingrédients qui peuvent laisser penser à un avenir seulement bof. Tome 2 Avec moins de passages dans le temps de narration et plus de narration du côté du supplicié, il y a moins d’incohérence de torture et plus de fluidité. On en revient à une narration simple d’une histoire sous le point de vue Templier racontant l’Histoire par la lecture de son histoire. On trouve du rythme et pas grand-chose d’autre, on ne s’attache pas aux personnages et les intrigues à qui mieux mieux me paraissent un peu maladroitement transcrite. Ce n’est donc ni mauvais ni vraiment intéressant. Le dessin s’est un peu amélioré dans cet opus, l’univers est moins plat et les décors moins ternes. On a moins l’impression d’un décor carton pâtes d’un film des années 70. Bof tout de même au final, et au fait deux tomes de flash back, pour aller où ?
Chroniques de la lune noire
J’adore Ledroit et j’adore la fantasy, sauf qu’ici Ledroit ne fait que les cinq premiers tomes et que de fantasy il n’y a que peu de choses, les décors et les personnages, pour le reste c’est le plus souvent de la baston et des combats, l‘histoire en elle-même avance au compte-gouttes. J’ai lu les 9 premiers tomes, l’histoire se perd dans d‘interminables guerres, j‘ai saturé et j‘ai arrêté. Je suis assez déçue car j’avais bien accroché au début, les personnages sont attachants, surtout Ghorghor Bey et Pile-ou-Face, que j’aurais bien aimé suivre, il y a même un peu d'humour qui finit lui aussi par disparaître. La série est trop longue, elle s’étale, sort tome après tome, de plus en plus moches - notamment au niveau de la colorisation - et de plus en plus chiants, puis arrive le 13ème avec une colorisation totalement différente, elle est certes jolie mais tous ces changements visuels me mettent en fuite, je déteste ça, je ne suis pas un cobaye, j’aime la continuité et l’équilibre dans une série afin de rester immergée dans le récit. Deux étoiles quand même, ce n'est pas mauvais non plus.
Les Amants de Sylvia
J'avais aimé Le Roi invisible du même auteur chez le même éditeur. Je m'attendais à un dessin peu conventionnel, et sur ce point je fus servi. Malheureusement, je l'ai trouvé insuffisamment lisible pour un récit aussi chargé en personnages. Le scénario et son découpage en sont les principales causes. Le début de la BD commence par de petites séquences où apparaissent des personnages. Rapidement je me suis emmêlé les neurones... Qui était qui et faisait quoi ? Certains auraient refermé la BD dans les mêmes circonstances. Je me suis quand même motivé pour aller au bout, la lecture devenant d'ailleurs plus agréable dans la seconde moitié. Mais le mal était fait, il manquait visiblement des éléments pour une totale compréhension de cette histoire basée sur des faits réels. Le fond de cette histoire aurait pu me plaire, le dessin également dans d'autres circonstances, mais la narration gâche cet ensemble, le rendant caduque. Une seconde lecture à tête reposée s'impose, mais je vais laisser un peu de temps avant de retenter ma chance.
Medina
Vraiment pas folichon tout ça, du réchauffé servi par deux auteurs talentueux, mais la sauce ne prend pas. On se retrouve dans un monde à la « Alien » à l'intérêt très limité, si encore il y avait Sigourney Weaver, je ne dis pas… Un scénario éculé, des humains contaminés se transforment en monstres, nous voilà parti dans une chasse à « l’homme-monstre-en-devenir ». Une ville d’humains qui se défend comme elle peut contre les hordes de « drax », tout ça est très basique. On retrouve évidemment la fabuleuse histoire de la femme engrossée par les grosses bêtes dégueulasses, et tout le monde veut s’approprier le petit monstre mi-humain qui sortira du bide de la gonzesse. J’aime bien le style d’Elghorri, qui peut en rebuter plus d'un, mais j'aimerais qu'il fasse autre chose que le la science-fiction un peu décalée, avec des personnages certes très réussis à mes yeux mais récurrents, comme le porc, je ne vois pas bien ce qu'il vient faire dans cette production.
Lignes de fuite
Je n’arrive pas à avoir de l’intérêt pour des histoires de jeunes américains vivant dans l’île paradisiaque d’Hawaï et qui s’ennuient au point de prendre des substances illicites. On apprendra qu’il est difficile d’avoir une maison avec une pelouse correcte tant la végétation semble pousser vite. Bref, les mauvaises herbes s’accumulent. Est-ce une raison suffisante pour la fumer ? Clairement, je ne le pense pas. C’est encore un de ces récits d’une jeunesse dorée décadente. Il ne se passera pas grand-chose tout le long de ce récit qui n’est que prétexte à nous faire sentir une ambiance oppressante de cette île loin des clichés de la carte postale. On apprendra par exemple que Las Vegas est la 9ème île de cet archipel car 60000 hawaïens y travaillent dans la restauration et l’hôtellerie où ils seraient mieux rémunérés. On retiendra de cet lecture que finalement Hawaï n’est qu’un paradis artificiel de plus...
Les Enquêtes d'Andrew Barrymore
Bof… je me suis ennuyée. Tout d’abord l’histoire a du mal à démarrer et lorsqu’elle démarre enfin je n’ai pas trouvé le scénario intéressant, trop bon enfant, le suspense n’est pas haletant, quant à l’humour il ne m’a pas touchée. J’ai vite saturé et j’ai lu cette histoire dans une certaine indifférence, j’ai même sauté 5 ou 6 pages et je suis allée directement à la fin pour connaître la chute ; chute facile à trouver en plus, avec un : « voici comment ce sont déroulés les faits » plutôt conventionnel et vieillot comme façon d’amener les choses. Je n’ai pas non plus trouvé les personnages attachants ou drôles, le tout est trop gentillet et trop simple, j’arrête, je radote, je me répète, en fait je n’ai pas grand-chose à dire. Par ailleurs, ce qui ne m’a pas aidé à entrer dans l’histoire c’est le graphisme. Les couleurs sont un peu moisies, on dirait qu’elles sortent tout droit d’une bd d’il y a trente ans. Les cheveux jaunes du gamin font fuir, ainsi que certaines autres couleurs très psychédéliques et le trait est un peu hésitant. De plus le papier mat n’arrange rien et donne à l’ensemble un air encore plus vieux.