Note : 2.5/5
Cette BD pêche à mes yeux par son manque d'originalité, une narration parfois confuse et un dessin trop raide.
Il y avait une certaine innovation à présenter par la suite un récit situé au coeur du 19e siècle, plus précisément en 1842. Bien peu de personnes, et moi le premier, ne connaissent effectivement bien les évènements qui se sont déroulés sous le règne de Louis-Philippe, époque du fameux Vidocq et des romans feuilletons d'aventure populaire. C'est là, à mes yeux, le principal bon point de cette série en deux tomes.
Hélas, les défauts qui l'entravent sont trop nombreux à mon goût.
D'une part, il y a toute la base de l'intrigue qui me semble trop cliché, trop déjà-vu dans le domaine du récit fantastique. Une malédiction datant de l'époque des Templiers, un complot s'étalant sur des siècles, une sorte de secte d'assassins, un ennemi mystérieux doté de pouvoirs magiques bien pratiques pour le scénariste (immortalité ou voyage dans le temps, hypnose...) que l'auteur n'explique que par la pirouette facile de pouvoirs acquis grâce à l'Alchimie, et enfin un héros journaliste-romancier, flanqué d'une jolie fiancée voyante, qui va enquêter dans les bas-fonds parisiens aux côtés du fameux Vidocq et lever le voile sur ce fameux complot.
Des ingrédients déjà-vus mais dont le cocktail aurait pu donner quelque chose de bien pour peu que ça soit bien raconté.
Mais ce n'est pas le cas à mes yeux.
Après une introduction décousue et obscure pour qui ne connait ni l'histoire des Templiers, ni l'assassinat du Duc de Berry en 1820, l'intrigue s'entame pour de bon en 1842. La narration se révèle alors étonnamment mièvre et convenue pour des auteurs qui ont autant d'expérience que Nolane et Roman. Les dialogues sonnent faux, les personnages semblent mal jouer leur rôle, les scènes d'action sont embrouillées... Et je passe outre la scène de cul complètement gratuite et inutile en plein milieu d'album.
Même le dessin, pourtant d'aspect correct à première vue, se révèle décevant. Les personnages paraissent en effet raides et sans naturel et les cadrages sont parfois si basiques qu'on pourrait croire à une bande dessinée de débutants. Heureusement, la finesse du trait, les décors détaillés et l'assez belle colorisation permettent de passer outre.
En tout cas, je n'ai pas été convaincu. J'ai l'impression d'avoir lu trop souvent ce type d'intrigues. S'il fallait deviner la fin de cette histoire, j'imaginerais facilement un combat fatidique avec un peu de magie dans l'antre du méchant, le tout se terminant in-extremis dans les flammes d'un incendie naissant par une dernière imprécation de l'ex-templier annonçant la mort de la royauté française quelques années plus tard.
Alors peut-être le tome 2 me contredira-t-il, mais je ne suis guère pressé de le lire pour le moment...
J’ai lu le premier tome et je n’irai pas plus loin. J’ai jeté un œil sur les trois tomes suivants et, malheureusement, la même constatation m’est venue à l’esprit.
Le trait de Nico Otero ne passe pas du tout chez moi, surtout pour les visages de ses personnages. C’est caricatural, limite grotesque, trop contrasté, les traits sont crispés, tendus. En clair, je n’éprouve aucun plaisir à regarder ces personnages. Les décors sont plus corrects à mes yeux mais je conserve cette impression d’un travail artificiel et forcé, comme si ce dessinateur travaillait dans un style qui ne lui convient absolument pas.
Cela n’aurait pas encore été trop grave si les scénarios avaient été vraiment passionnants. Mais, même si l’idée de départ est très bonne à mes yeux, le premier récit reste assez caricatural et peu passionnant.
Le ton mélodramatique constamment employé est également sujet d’insatisfaction dans mon chef. Je ne demande pas aux auteurs de faire montre d’humour avec pareil sujet (quoique, une petite respiration humoristique fait souvent du bien dans ce genre de récit) mais ici on est tout le temps dans l’action (et une action basique) et jamais on ne prend le temps de la réflexion. Ou alors, il s’agit d’un temps d’arrêt, qui présente des faits plutôt que de susciter la réflexion, et qui vient se ficher dans le récit comme un cheveu dans la soupe. Roger Martin, le scénariste, semble être bien renseigné sur son sujet mais il ne parvient pas à me faire partager ses connaissances. Lorsqu’il se décide à présenter tel personnage ou tel mouvement d’ultra-droite, je n’arrive pas à le prendre au sérieux. Le trait d’Otero y est certainement pour quelque chose mais la narration ne m’est pas apparue très passionnante non plus.
A cause de ce décalage entre le dessin et le propos, à cause d’une dimension documentaire trop restreinte et mal amenée, à cause d’un récit d’action très basique, je ne continuerai pas la lecture de cette série qui manque de crédibilité à mes yeux.
Sur certains points cette BD est intéressante.
Le dessin noir et blanc est un régal pour les yeux, il est à mi-chemin entre la crayonné et la carte à gratter pour rendu. Je ne comprends toujours pas pourquoi un des personnages a une tête de canard mais on fait abstraction de cet originalité.
Le scénario est étonnant sur la forme, les dialogues entre un homme et une serveuse de bar sont intégralement entre les cases sous forme de répliques. Les dessins sont intégralement muets mais très expressifs.
La première moitié du récit est plaisante mais la suite ne réussit pas à conserver de l'intérêt. On part dans du banal sans contenu pour aboutir sur un non final.
Ce one shot est à lire uniquement pour la forme hors norme.
Rq : j'ai lu une réédition qui avait une couverture différente de celle de la fiche.
Mon plus grave problème vis-à-vis de cet album, c’est que je n’en comprends pas l’objectif. D’ailleurs, je trouve cet album difficile à classer. On n’est pas dans un roman graphique, ni dans un récit policier, il n’y a aucun humour, la critique de la société ne s’adresse qu’à un microcosme sans intérêt (à mes yeux), les personnages sont trop superficiels pour que je comprenne qu’on leur accorde autant de planches.
Reste… tout le reste. Le trait de Moynot, j’aime bien. Il a un style, une patte, une identité. Il est lisible, expressif, dépouillé mais fait bien passer les émotions. La narration est bonne dans ce style désabusé cher à l’auteur.
Techniquement, j’aime donc bien, mais sans sujet digne d’intérêt, j’ai du mal à accorder autre chose qu’un « bof » insipide.
Un brin déçu par cet album. Le pitch, l’histoire d’un ours qui est devenu un homme et tente coûte que coûte de le rester, était pas inintéressant, mais le déroulement, hélas, est assez mou, assez rapidement on se sent démotivé pour suivre complètement cette lecture. Le point de départ est assez original, on a un personnage qui veut totalement rentrer dans le moule, complètement asservi et déshumanisé par la société. Mais ça reste plat.
De plus une grande partie du récit est réalisé en gaufrier, ce qui bien sûr permet d’instaurer un rythme régulier, mais surtout lasse la plupart des lecteurs. Même si le style de dessin est assez simple, presque caricatural, il n’est pas désagréable et convient bien à un lectorat jeune.
C’est vraiment du côté du rythme et de la narration qu’est le hic, dommage…
Çà sent la mort, la chair animale, ça suinte l’amertume, la rancune et la volonté de faire payer à son prochain différent son propre échec. Bref une sacré ambiance pour cette poursuite routière au milieu du pays des kangourous.
Si les premières planches présentent de suite cette atmosphère lourde avec réussite, la suite du récit se rangera très vite du côté des grosses ornières du genre. Le scénario prévisible mille lieues à l’avance ne présente aucune originalité, les personnages aussi simples que superficiels s’enferment dans leur rôle, gage d’un scénariste trop pesant. Tout s’enchaîne de façon simple dans la logique du pire.
Graphiquement les premières planches sont une très belle réussite qui évitent à l’album la note minimale. En effet cette ambiance se transmet parfaitement et cadre le récit pour le lecteur de façon juste et pertinente. Chapeau pour le découpage, la mise en couleur et la qualité du trait. Par la suite on garde l’ambiance générale, mais comme le scénario se fait pauvre, le dessin ne peut transformer un road trip en un roman graphique ! Seuls bémols : un côté un peu trop brillant pour mon goût dans certains effets informatiques et parfois un peu trop de trait sur les personnages.
Au final bof, le côté intrigant initialement a permis de ne pas abandonner la lecture et les paysages australiens ont permis de conserver l’envie de lire, mais l’histoire en elle-même ne présente à ce stade pas d’intérêt car trop téléphonée.
Bon allez je réécris mon avis, vu que je viens de finir le 6ème tome, qui clôture je vous le rappelle le premier cycle.
Boum, la note passe de 4/5 à 2/5.
Pourquoi ?
L’agacement.
Déjà la qualité de la série décline au fil des tomes. L’action, qui était haletante dans les premiers, est en train de vraiment ralentir. Il ne se passe pratiquement plus rien, et les 50 pages des derniers tomes auraient bien pu être résumées en 10 pages tout au plus.
Le ridicule se fait de plus en plus présent. Les personnages ont notamment la méchante habitude de sauter d’immeubles de 10 étages pour échapper aux méchants, sans se faire le moindre bobo. Non mais quoi sans blague, ils sont tous dérivés de Stryges ou quoi ?
Passons rapidement sur les couleurs, qui sont passées à la mode ordinateur depuis le tome 5.
Allez, maintenant ce qui me désespère le plus : le tome 6 est la fin du premier cycle ? Ah bon ? Nooooon ? Si ? Ah bon… on y apprend rien du tout, ce n’est pas une vraie fin, mais plus une porte ouverte vers les autres cycles… les autres cycles ?
Ah ben oui, je viens d’apprendre que la série comportera au total 3 cycles de 6 tomes. Soit un total de 18 tomes ! Déjà que ça s’essouffle après 6 tomes, je n’ose même pas imaginer la suite. Autre chose : un rapide calcul mental m’apprend que la fin devrait donc être connue dans… 12 ans au moins. 12 ans ? Pour connaître la fin d’une histoire ? Pffff dans 12 ans j’aurai 38 ans, des gosses, et je pense que j’aurai d’autres soucis dans la vie que “qui sont les Stryges”.
Voila, j’étais vraiment enthousiaste au début, mais les deux derniers tomes m’ont calmé. A noter que j’ai ressenti la même déception avec le dernier tome de Le Maître de Jeu. Le monde des Stryges s’essouffle déjà ? Selon moi, oui. Me voila maintenant prêt à passer à autre chose...
Mouais. C'est pas mauvais. Ca se laisse lire. De là à acheter toute la collec, je sais pas.
Moi j'en lisais une histoire par semaine dans mon Tele-Loisir, ben ça me suffisait. Perso ça me fait pas vraiment rire. En fait c'est très gentillet, et je pense que c'est fait pour les plus jeunes.
Et pour les mamans. Oui ma mère est une fan, et les découpe toutes les semaines (de tele loisir donc) et les met dans un classeur. Maman, si tu me lis, poste un avis et mets 5/5 pour faire remonter la moyenne:)
Je ne sais pas quoi trop y penser de ce premier tome de « Chagall en Russie » : ça ressemble à une biographie de ce célèbre peintre mais ce n’est pas ça ! En fait, Joann Sfar, l’auteur, nous propose un road-movie sur un homme vivant en Russie qui aime dessiner et qui rencontre au grès de ses péripéties des personnages très pittoresques comme un juif qui se prend pour Jésus Christ et un ogre idiot…
Apparemment, la trame principale de cette histoire est que Marc Chagall devra prouver au père de celle qui aime que le métier de peintre peut entretenir une famille, que c’est un vrai métier. Je dis « apparemment » parce qu’en fait Joann Sfar nous entraine dans des aventures qui n’ont rien à voir avec ce constat basique.
Mais alors, quel est l’intérêt de ce récit ? Peut-être sa situation en Russie des Tsars au début du XXème siècle ? Mais cet aspect historique est faiblement conté dans la bd. Peut-être aussi les dialogues philosophiques que le lecteur pourra y découvrir ? Mais il me semble que leurs présences contribuent plus à mettre de l’humour dans cette histoire qu’à nous instruire… Alors, du coup, « Chagall en Russie » m’est apparu comme une bd plutôt agréable à lire avec pour faiblesse de laisser le lecteur dubitatif sur l’intérêt de cette histoire et sur ce que Joann Sfar a voulu nous y passer comme message. Le prochain tome nous dira peut-être davantage !
Graphiquement, je l’ai toujours avoué : je n’aime pas la colorisation informatique des récits de Joann Sfar, je préfère quand l’auteur réalise lui-même la mise en couleurs (en aquarelle). Cependant, il faut reconnaître que la coloriste s’en est tirée pas trop mal puisque les tons me sont apparus assez agréables à contempler et adaptés à l’intensité dramatique de chaque séquence. Quant au coup de patte de l’auteur, je regrette que ce dernier ait tendance à délaisser de plus en plus son encrage ; on a vraiment l’impression que ses premières réalisations sont les meilleures au niveau du dessin.
Pour l’instant, je ne vois pas trop l’intérêt de cette histoire : ce n’est pas une biographie (imaginée) comme Joann Sfar l’a fait sur « Gainsbourg », ce n’est pas non plus réellement un récit historique. En gros, « Chagall en Russie » m’est apparu comme un récit d’aventures mais dans les réalisations du même auteur, « Klezmer » m’a semblé plus intéressant à lire. Bref, j’attends sans impatience le prochain tome pour me faire un avis plus précis sur cette série…
Le nom de la BD n'est pas choisi au hasard. Ce récit est un huis clos où le théâtre et le cluédo ne font qu'un. C'est également un exercice de style pour le scénario qui est indirectement expliqué sur la dernière page.
On frôle régulièrement l'absurde et les ficelles sont grosses, le divertissement est l'objectif principal. Il y a une absence de morale qui ne me plait pas vraiment. Comment se passionner pour une famille de meurtriers cherchant à cacher leur forfait dans un contexte plus qu'improbable ? Il faut être très bon public, à titre personnel c'est too much...
La lecture ne fut pas désagréable mais je préfère clairement les policiers plus rationnels et sérieux.
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Alchimie
Note : 2.5/5 Cette BD pêche à mes yeux par son manque d'originalité, une narration parfois confuse et un dessin trop raide. Il y avait une certaine innovation à présenter par la suite un récit situé au coeur du 19e siècle, plus précisément en 1842. Bien peu de personnes, et moi le premier, ne connaissent effectivement bien les évènements qui se sont déroulés sous le règne de Louis-Philippe, époque du fameux Vidocq et des romans feuilletons d'aventure populaire. C'est là, à mes yeux, le principal bon point de cette série en deux tomes. Hélas, les défauts qui l'entravent sont trop nombreux à mon goût. D'une part, il y a toute la base de l'intrigue qui me semble trop cliché, trop déjà-vu dans le domaine du récit fantastique. Une malédiction datant de l'époque des Templiers, un complot s'étalant sur des siècles, une sorte de secte d'assassins, un ennemi mystérieux doté de pouvoirs magiques bien pratiques pour le scénariste (immortalité ou voyage dans le temps, hypnose...) que l'auteur n'explique que par la pirouette facile de pouvoirs acquis grâce à l'Alchimie, et enfin un héros journaliste-romancier, flanqué d'une jolie fiancée voyante, qui va enquêter dans les bas-fonds parisiens aux côtés du fameux Vidocq et lever le voile sur ce fameux complot. Des ingrédients déjà-vus mais dont le cocktail aurait pu donner quelque chose de bien pour peu que ça soit bien raconté. Mais ce n'est pas le cas à mes yeux. Après une introduction décousue et obscure pour qui ne connait ni l'histoire des Templiers, ni l'assassinat du Duc de Berry en 1820, l'intrigue s'entame pour de bon en 1842. La narration se révèle alors étonnamment mièvre et convenue pour des auteurs qui ont autant d'expérience que Nolane et Roman. Les dialogues sonnent faux, les personnages semblent mal jouer leur rôle, les scènes d'action sont embrouillées... Et je passe outre la scène de cul complètement gratuite et inutile en plein milieu d'album. Même le dessin, pourtant d'aspect correct à première vue, se révèle décevant. Les personnages paraissent en effet raides et sans naturel et les cadrages sont parfois si basiques qu'on pourrait croire à une bande dessinée de débutants. Heureusement, la finesse du trait, les décors détaillés et l'assez belle colorisation permettent de passer outre. En tout cas, je n'ai pas été convaincu. J'ai l'impression d'avoir lu trop souvent ce type d'intrigues. S'il fallait deviner la fin de cette histoire, j'imaginerais facilement un combat fatidique avec un peu de magie dans l'antre du méchant, le tout se terminant in-extremis dans les flammes d'un incendie naissant par une dernière imprécation de l'ex-templier annonçant la mort de la royauté française quelques années plus tard. Alors peut-être le tome 2 me contredira-t-il, mais je ne suis guère pressé de le lire pour le moment...
Amerikkka
J’ai lu le premier tome et je n’irai pas plus loin. J’ai jeté un œil sur les trois tomes suivants et, malheureusement, la même constatation m’est venue à l’esprit. Le trait de Nico Otero ne passe pas du tout chez moi, surtout pour les visages de ses personnages. C’est caricatural, limite grotesque, trop contrasté, les traits sont crispés, tendus. En clair, je n’éprouve aucun plaisir à regarder ces personnages. Les décors sont plus corrects à mes yeux mais je conserve cette impression d’un travail artificiel et forcé, comme si ce dessinateur travaillait dans un style qui ne lui convient absolument pas. Cela n’aurait pas encore été trop grave si les scénarios avaient été vraiment passionnants. Mais, même si l’idée de départ est très bonne à mes yeux, le premier récit reste assez caricatural et peu passionnant. Le ton mélodramatique constamment employé est également sujet d’insatisfaction dans mon chef. Je ne demande pas aux auteurs de faire montre d’humour avec pareil sujet (quoique, une petite respiration humoristique fait souvent du bien dans ce genre de récit) mais ici on est tout le temps dans l’action (et une action basique) et jamais on ne prend le temps de la réflexion. Ou alors, il s’agit d’un temps d’arrêt, qui présente des faits plutôt que de susciter la réflexion, et qui vient se ficher dans le récit comme un cheveu dans la soupe. Roger Martin, le scénariste, semble être bien renseigné sur son sujet mais il ne parvient pas à me faire partager ses connaissances. Lorsqu’il se décide à présenter tel personnage ou tel mouvement d’ultra-droite, je n’arrive pas à le prendre au sérieux. Le trait d’Otero y est certainement pour quelque chose mais la narration ne m’est pas apparue très passionnante non plus. A cause de ce décalage entre le dessin et le propos, à cause d’une dimension documentaire trop restreinte et mal amenée, à cause d’un récit d’action très basique, je ne continuerai pas la lecture de cette série qui manque de crédibilité à mes yeux.
Ice Cream
Sur certains points cette BD est intéressante. Le dessin noir et blanc est un régal pour les yeux, il est à mi-chemin entre la crayonné et la carte à gratter pour rendu. Je ne comprends toujours pas pourquoi un des personnages a une tête de canard mais on fait abstraction de cet originalité. Le scénario est étonnant sur la forme, les dialogues entre un homme et une serveuse de bar sont intégralement entre les cases sous forme de répliques. Les dessins sont intégralement muets mais très expressifs. La première moitié du récit est plaisante mais la suite ne réussit pas à conserver de l'intérêt. On part dans du banal sans contenu pour aboutir sur un non final. Ce one shot est à lire uniquement pour la forme hors norme. Rq : j'ai lu une réédition qui avait une couverture différente de celle de la fiche.
Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?
Mon plus grave problème vis-à-vis de cet album, c’est que je n’en comprends pas l’objectif. D’ailleurs, je trouve cet album difficile à classer. On n’est pas dans un roman graphique, ni dans un récit policier, il n’y a aucun humour, la critique de la société ne s’adresse qu’à un microcosme sans intérêt (à mes yeux), les personnages sont trop superficiels pour que je comprenne qu’on leur accorde autant de planches. Reste… tout le reste. Le trait de Moynot, j’aime bien. Il a un style, une patte, une identité. Il est lisible, expressif, dépouillé mais fait bien passer les émotions. La narration est bonne dans ce style désabusé cher à l’auteur. Techniquement, j’aime donc bien, mais sans sujet digne d’intérêt, j’ai du mal à accorder autre chose qu’un « bof » insipide.
Albert le magnifique
Un brin déçu par cet album. Le pitch, l’histoire d’un ours qui est devenu un homme et tente coûte que coûte de le rester, était pas inintéressant, mais le déroulement, hélas, est assez mou, assez rapidement on se sent démotivé pour suivre complètement cette lecture. Le point de départ est assez original, on a un personnage qui veut totalement rentrer dans le moule, complètement asservi et déshumanisé par la société. Mais ça reste plat. De plus une grande partie du récit est réalisé en gaufrier, ce qui bien sûr permet d’instaurer un rythme régulier, mais surtout lasse la plupart des lecteurs. Même si le style de dessin est assez simple, presque caricatural, il n’est pas désagréable et convient bien à un lectorat jeune. C’est vraiment du côté du rythme et de la narration qu’est le hic, dommage…
Back to perdition
Çà sent la mort, la chair animale, ça suinte l’amertume, la rancune et la volonté de faire payer à son prochain différent son propre échec. Bref une sacré ambiance pour cette poursuite routière au milieu du pays des kangourous. Si les premières planches présentent de suite cette atmosphère lourde avec réussite, la suite du récit se rangera très vite du côté des grosses ornières du genre. Le scénario prévisible mille lieues à l’avance ne présente aucune originalité, les personnages aussi simples que superficiels s’enferment dans leur rôle, gage d’un scénariste trop pesant. Tout s’enchaîne de façon simple dans la logique du pire. Graphiquement les premières planches sont une très belle réussite qui évitent à l’album la note minimale. En effet cette ambiance se transmet parfaitement et cadre le récit pour le lecteur de façon juste et pertinente. Chapeau pour le découpage, la mise en couleur et la qualité du trait. Par la suite on garde l’ambiance générale, mais comme le scénario se fait pauvre, le dessin ne peut transformer un road trip en un roman graphique ! Seuls bémols : un côté un peu trop brillant pour mon goût dans certains effets informatiques et parfois un peu trop de trait sur les personnages. Au final bof, le côté intrigant initialement a permis de ne pas abandonner la lecture et les paysages australiens ont permis de conserver l’envie de lire, mais l’histoire en elle-même ne présente à ce stade pas d’intérêt car trop téléphonée.
Le Chant des Stryges
Bon allez je réécris mon avis, vu que je viens de finir le 6ème tome, qui clôture je vous le rappelle le premier cycle. Boum, la note passe de 4/5 à 2/5. Pourquoi ? L’agacement. Déjà la qualité de la série décline au fil des tomes. L’action, qui était haletante dans les premiers, est en train de vraiment ralentir. Il ne se passe pratiquement plus rien, et les 50 pages des derniers tomes auraient bien pu être résumées en 10 pages tout au plus. Le ridicule se fait de plus en plus présent. Les personnages ont notamment la méchante habitude de sauter d’immeubles de 10 étages pour échapper aux méchants, sans se faire le moindre bobo. Non mais quoi sans blague, ils sont tous dérivés de Stryges ou quoi ? Passons rapidement sur les couleurs, qui sont passées à la mode ordinateur depuis le tome 5. Allez, maintenant ce qui me désespère le plus : le tome 6 est la fin du premier cycle ? Ah bon ? Nooooon ? Si ? Ah bon… on y apprend rien du tout, ce n’est pas une vraie fin, mais plus une porte ouverte vers les autres cycles… les autres cycles ? Ah ben oui, je viens d’apprendre que la série comportera au total 3 cycles de 6 tomes. Soit un total de 18 tomes ! Déjà que ça s’essouffle après 6 tomes, je n’ose même pas imaginer la suite. Autre chose : un rapide calcul mental m’apprend que la fin devrait donc être connue dans… 12 ans au moins. 12 ans ? Pour connaître la fin d’une histoire ? Pffff dans 12 ans j’aurai 38 ans, des gosses, et je pense que j’aurai d’autres soucis dans la vie que “qui sont les Stryges”. Voila, j’étais vraiment enthousiaste au début, mais les deux derniers tomes m’ont calmé. A noter que j’ai ressenti la même déception avec le dernier tome de Le Maître de Jeu. Le monde des Stryges s’essouffle déjà ? Selon moi, oui. Me voila maintenant prêt à passer à autre chose...
Cubitus
Mouais. C'est pas mauvais. Ca se laisse lire. De là à acheter toute la collec, je sais pas. Moi j'en lisais une histoire par semaine dans mon Tele-Loisir, ben ça me suffisait. Perso ça me fait pas vraiment rire. En fait c'est très gentillet, et je pense que c'est fait pour les plus jeunes. Et pour les mamans. Oui ma mère est une fan, et les découpe toutes les semaines (de tele loisir donc) et les met dans un classeur. Maman, si tu me lis, poste un avis et mets 5/5 pour faire remonter la moyenne:)
Chagall en Russie
Je ne sais pas quoi trop y penser de ce premier tome de « Chagall en Russie » : ça ressemble à une biographie de ce célèbre peintre mais ce n’est pas ça ! En fait, Joann Sfar, l’auteur, nous propose un road-movie sur un homme vivant en Russie qui aime dessiner et qui rencontre au grès de ses péripéties des personnages très pittoresques comme un juif qui se prend pour Jésus Christ et un ogre idiot… Apparemment, la trame principale de cette histoire est que Marc Chagall devra prouver au père de celle qui aime que le métier de peintre peut entretenir une famille, que c’est un vrai métier. Je dis « apparemment » parce qu’en fait Joann Sfar nous entraine dans des aventures qui n’ont rien à voir avec ce constat basique. Mais alors, quel est l’intérêt de ce récit ? Peut-être sa situation en Russie des Tsars au début du XXème siècle ? Mais cet aspect historique est faiblement conté dans la bd. Peut-être aussi les dialogues philosophiques que le lecteur pourra y découvrir ? Mais il me semble que leurs présences contribuent plus à mettre de l’humour dans cette histoire qu’à nous instruire… Alors, du coup, « Chagall en Russie » m’est apparu comme une bd plutôt agréable à lire avec pour faiblesse de laisser le lecteur dubitatif sur l’intérêt de cette histoire et sur ce que Joann Sfar a voulu nous y passer comme message. Le prochain tome nous dira peut-être davantage ! Graphiquement, je l’ai toujours avoué : je n’aime pas la colorisation informatique des récits de Joann Sfar, je préfère quand l’auteur réalise lui-même la mise en couleurs (en aquarelle). Cependant, il faut reconnaître que la coloriste s’en est tirée pas trop mal puisque les tons me sont apparus assez agréables à contempler et adaptés à l’intensité dramatique de chaque séquence. Quant au coup de patte de l’auteur, je regrette que ce dernier ait tendance à délaisser de plus en plus son encrage ; on a vraiment l’impression que ses premières réalisations sont les meilleures au niveau du dessin. Pour l’instant, je ne vois pas trop l’intérêt de cette histoire : ce n’est pas une biographie (imaginée) comme Joann Sfar l’a fait sur « Gainsbourg », ce n’est pas non plus réellement un récit historique. En gros, « Chagall en Russie » m’est apparu comme un récit d’aventures mais dans les réalisations du même auteur, « Klezmer » m’a semblé plus intéressant à lire. Bref, j’attends sans impatience le prochain tome pour me faire un avis plus précis sur cette série…
Petite mort en un acte
Le nom de la BD n'est pas choisi au hasard. Ce récit est un huis clos où le théâtre et le cluédo ne font qu'un. C'est également un exercice de style pour le scénario qui est indirectement expliqué sur la dernière page. On frôle régulièrement l'absurde et les ficelles sont grosses, le divertissement est l'objectif principal. Il y a une absence de morale qui ne me plait pas vraiment. Comment se passionner pour une famille de meurtriers cherchant à cacher leur forfait dans un contexte plus qu'improbable ? Il faut être très bon public, à titre personnel c'est too much... La lecture ne fut pas désagréable mais je préfère clairement les policiers plus rationnels et sérieux.