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Petite mort en un acte

Note: 2.8/5
(2.8/5 pour 5 avis)

Une sucrerie british et dramatique signée Convard et Adam. Une récréation drôle et soignée, à l’intrigue amorale parfaitement réussie !


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Iles Britanniques

Les Buckenham sont une famille respectable. Anglais. Nobles. Avec un Manoir, un hôtel particulier à Londres, un chalet à Megève et un Oncle milliardaire expatrié en Afrique du sud. Un oncle qui s’en vient soudain leur rendre visite avec une grande nouvelle : il se marie ! Le problème, c’est que les Buckenham viennent de subir un gros, très gros revers d’argent… Et qu’ils voient du coup d’un très mauvais oeil que le tonton soit en vie. D’autant plus qu’avec son prochain remariage, ils n’en seront plus les héritiers... On dit que plaie d’argent n’est pas mortelle. On s’était trompé !

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Septembre 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Petite mort en un acte
Les notes (5)
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26/09/2009 | pol
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Par canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur canarde

Comme son titre l'indique, c'est une pièce de théâtre. Mais comme son titre ne l'indique pas, il n'est nullement question de "petite mort", il s'agit d'une comédie bourgeoise, à mi-chemin entre "les dix petits nègres" (pour son coté vieille Angleterre corsetée, mais teintée d'humour absurde) et la règle du jeu (pour son scénario tragi-comique bien ficelé, où la police finit par venir mettre son nez). Les dialogues sont particulièrement bien tournés, le rythme est rapide, l'ambiance absurde et pleine de rebondissement. Mais ce qui me fait mettre 4 étoiles c'est le dessin. Il a une originalité exquise dans le paysage actuel de la bande dessinée. Probablement peint à l'acrylique avec une pâte dans les visages qui leur donne une épaisseur marquante. Les cernés ont tendance à s'engraisser en tâches lorsque l'envie lui en prend, mais sans jamais nuire ni à la lisibilité ni à l'expression. Au contraire cela laisse entrevoir un mystère qui nous échappe. Les couleurs très cacophoniques par moment, et la justesse des lumières (en particulier sur les visages) donnent un aspect étrange et riche à la fois à cet intérieur anglais et une certaine subtilité aux personnages. j'allais oublier des fautes de perspectives, ou d'anatomie, qui pourront gêner certains mais qui contribuent à l'atmosphère bancale de cette maison peuplées de fous dangereux mais courtois. Bref un drame bourgeois plein de malices, dans un ambiance originale.

16/05/2016 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Le nom de la BD n'est pas choisi au hasard. Ce récit est un huis clos où le théâtre et le cluédo ne font qu'un. C'est également un exercice de style pour le scénario qui est indirectement expliqué sur la dernière page. On frôle régulièrement l'absurde et les ficelles sont grosses, le divertissement est l'objectif principal. Il y a une absence de morale qui ne me plait pas vraiment. Comment se passionner pour une famille de meurtriers cherchant à cacher leur forfait dans un contexte plus qu'improbable ? Il faut être très bon public, à titre personnel c'est too much... La lecture ne fut pas désagréable mais je préfère clairement les policiers plus rationnels et sérieux.

26/09/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'ai guère aimé cette farce théatrale dans un huis clos très british totalement improbable à l'aube de la Seconde guerre mondiale. On se croirait réellement dans une pièce de théatre d'improvisation à travers divers thème qui serait donné par un journal : la bombe atomique, les espions nazis, l'héritage de l'oncle sud-africain etc... J'ai trouvé ce mélange assez indigeste quand d'autres lecteurs pourront y voir un excellent exercice de style divertissant. Par ailleurs, le graphisme me semble totalement figé. Cela va très bien avec le ton caustique de ce récit qui part dans tous les sens (sauf le bon).

03/07/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Agréable petite farce très théâtrale que cette petite mort en un acte. Une ambiance anglaise, des ressorts comiques fort vaudevillesques, une narration plaisante, l’ensemble permet donc de passer un agréable petit moment de lecture … pourvu que vous soyez sensible à ce genre d’humour. Du point de vue graphique, le trait de Paul n’était pas de nature à m’attirer, de prime abord, tant il me faisait penser à Loustal. Au fil des pages, et même si je ne suis pas fan du genre, je dois bien avouer que ce style convient bien au récit. Sa raideur et son aspect lisse sont en adéquation avec le style guindé des acteurs et participe donc au contraste entre ces personnages raides et ridiculement sérieux et ces situations vaudevillesques proches de l’absurde. Divertissant sans être révolutionnaire, mais à découvrir car ce genre de vaudeville théâtral n’est pas monnaie courante dans la bande dessinée.

04/02/2010 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Convard nous livre une histoire vraiment inattendue et radicalement différente de ses grands succès type Le Triangle Secret. Point d'ésotérisme, ni de récit historique ici. Petite mort en un acte est une sorte de huis clos assez cynique, à l'accent british. Le début du récit pourrait laisser penser que l'on se dirige vers une simple histoire de famille et d'héritage. Mais ce n'est pas tout a fait le cas et la suite prend une direction pour le moins inattendue. Ça devient bien trop gros pour être crédible, parfois limite absurde, mais c'est ça qui est vraiment bon. En fait cette histoire est décalée, les personnages sont déjantés et la tournure prise par les évènements est un régal. Les Situations grotesques et cocasses se succèdent au fil des pages. Finalement voila un one shot très intéressant par son originalité graphique ainsi qu'au niveau de la mise en scène qui fait très théâtrale. Une histoire surprenante, cynique et décalée. A lire.

26/09/2009 (modifier)