Les derniers avis (20801 avis)

Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série La Boucherie (Bastien Vivès)
La Boucherie (Bastien Vivès)

Je vois souvent des débats envenimés sur les forums internet à propos de ce jeune dessinateur... considéré comme prodige du dessin par certains, décrié par d'autre, son style épuré a fait couler beaucoup d'encre virtuelle... Mon avis ? D'un côté je trouve que son dessin très (trop) simpliste se rapproche plus de crayonnées que de dessins « finis »… mais d'un autre coté je dois avouer qu'il arrive en 3 coups de crayon à parfaitement représenter les expressions de ses personnages, ce qui est assez fort. Du coup je ne sais trop que penser, et je laisserai les spécialistes trancher. Par contre je serai plus catégorique en ce qui concerne l’histoire : quel néant ! :( Je n’ai trouvé aucun intérêt à cette collection de saynettes de la vie quotidienne, sans lien entre elles, et ne racontant rien de bien marquant. On me répondra sans doute que je ne suis pas réceptif à la poésie du récit… soit. J’ai mis un extrait représentatif dans la galerie, je vous laisse juger. Une BD que je conseille surtout aux fans de l’auteur.

05/10/2010 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Jamais en dessous de 130
Jamais en dessous de 130

Les BD non-humoristiques sur le thème de la moto se font rare, et à ce titre « Jamais en dessous de 130 » sort des sentiers battus. Malgré cela je me suis ennuyé. Je ne suis pas motard, et si je comprends l’esprit « bande de copains, liberté, grande virées etc. », je dois avouer que j’ai plus de mal avec les tarés essayant de battre leur propre record du tour du périf, mettant au passage leur vie et celle des autres en danger. Or cette BD s’intéresse plutôt à cette dernière catégorie de motards. Certes, l’auteur n’est pas motard lui-même, mais son entourage l’est, et on sent quand même une certaine admiration de sa part, qui est retranscrite dans le ton de son récit. Le côté graphique est intéressant, et dégage une certaine poésie qui n’a malheureusement pas réussi à me toucher pour les raisons évoquées plus haut. Voilà, je n’ai pas réussi à être assez ouvert d’esprit pour apprécier cette BD. Je vois que le seul autre posteur est (ex)motard, et a apprécié. Tout est dit ?

05/10/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Molière
Molière

Une biographie d’artistes comme on en produisait des tonnes dans les années 1980 et 1990. Celle-ci bénéficie cependant du savoir-faire de Victor de la Fuente, l’un des meilleurs auteurs classiques de cette époque, qui a travaillé avec Charlier et Jodorowsky. Celui-ci livre une partition assez fine, ses pages sont bien construites. Par contre, comme souvent dans des BDs de cette époque, les couleurs sont assez gerbatives par moment. Par contre la vie de Molière me semble rendue de façon assez fidèle. A réserver aux jeunes qui font des recherches sur Molière.

05/10/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Princes de la nature
Princes de la nature

J’avais un peu peur, en empruntant cette relique à la bibliothèque, de me retrouver avec une énième déclinaison de « Poulain mon ami », avec ses sentiments cucul et ses personnages agaçants. Ici le héros et le narrateur est un dauphin, et son existence est le prétexte à nous faire visiter l’Océan pacifique et ses différents habitants : mollusques, baleines, requins-marteaux… Et bien sûr les pêcheurs humains. Yves Paccalet, compagnon de longue date du commandant Cousteau, dont il a d’ailleurs scénarisé certaines des aventures mises en BD, propose un récit écolo, avec un personnage central qui fait beaucoup de réflexions sur sa condition et son rapport à l’Homme. Je sais que cet animal est très intelligent, mais par moment c’est un peu surfait. Son frère Gabriel, qui dessine l’album, est bien plus à l’aise pour croquer des animaux que des humains. Ses pages, bien qu’un peu vieillies au niveau des couleurs, sont assez jolies. Pour le reste c’est quand même un récit assez léger, qui n’intéressera cependant que les plus jeunes. A noter que le physicien Hubert Reeves a servi de modèle pour le personnage du cytologiste qui côtoie un temps Cyrano. Heureusement que c’est précisé en début d’album, car sinon je ne m’en serais jamais aperçu.

05/10/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Love Story
Love Story

Bof bof cet album. Eco prend le parti de raconter son histoire de manière muette, les personnages ne s’exprimant que par symboles, et ça marche assez bien, on comprend ce qu’il se passe. Maintenant, l’intrigue est finalement assez pauvre, malgré la centaine de pages qu’elle comporte, séparée en 8 chapitres. Assez vite on a envie de baffer le personnage, grand naïf qui suit un peu tout le monde sans réfléchir cinq minutes. La composition en gaufrier (3x3), parfois un rien bousculée, n’aide pas à sortir le lecteur de sa torpeur, et l’on est finalement content que ça se termine. Le dessin d’Eco est assez simpliste, mais il me semble que certaines cases sont un peu « paresseuses », l’auteur ne s’appliquant pas partout de la même façon. Au final un album vite oublié.

05/10/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Papa Wemba
Papa Wemba

Cet album est un peu un OVNI, dans la mesure où il accompagne la sortie d’un film qui –il me semble- a fait un flop retentissant, et dans la mesure où il nous raconte la première partie de la carrière d’un musicien africain, par les soins d’un autre africain. Né Jules Shungu au Zaïre, Papa Wemba va en effet devenir une star planétaire. Barly Baruti nous raconte donc sa vie, de ses concerts improvisés dans un coin de Léopoldville jusqu’à ses débuts dans le film « La Vie est belle » (1987), en passant par ses aventures amoureuses et ses rencontres avec d’autres musiciens. Le tout est probablement très édulcoré, car l’album ne relate presque que des moments positifs, une carrière sans cesse ascendante. Il faut dire qu’évoquer 30 ans en 46 pages ce n’est pas évident. C’est ce manque de réalisme par moments qui à mon sens produit le plus gros défaut de cet album. Côté graphique, Barly Baruti en était alors à ces débuts, mais on sentait déjà poindre l’auteur de talent, avec des personnages bien proportionnés, un sens de la mise en scène et des décors. Cet album était certainement « alimentaire », mais il a fait du boulot très honnête.

05/10/2010 (modifier)
Couverture de la série Génération collège
Génération collège

Je m’en méfiais … et j’avais raison. Empruntée sur base du trait de Denayer, cette série ne m’a pas séduit du tout. Déjà, je me demandais ce que Denayer allait faire dans ce genre d’univers. Lui, le spécialiste des scènes chocs (voir Les Casseurs), le talentueux dessinateur de voitures n’allait-il pas s’égarer dans cet univers à la Beverly Hills 90212 ? De ce point de vue, je ne serais pas trop critique, au contraire même. L’auteur parvient toujours à intégrer des séquences dans lesquelles il se sent à l’aise, son trait demeure beau quoique fort classique, les décors sont soignés, les personnages sont bien typés. Christian Denayer me prouve ici qu’il est capable de s’adapter à un autre univers pourvu qu’on lui laisse la place pour illustrer quelques beaux châssis. Mais pour le reste ! Déjà, les scénarios n’ont rien de passionnant. Ils sont stéréotypés, prévisibles et absolument pas crédibles. Certes, la série s’adresse à de jeunes adolescent(e)s, et les thèmes et univers abordés (racisme, lutte des classes, drogues, milieu de la mode, rapports prof-élève) les intéresseront sans doute. Mais la manière dont ces thèmes sont abordés est des plus primaires et surtout taillée pour franchir n’importe quel comité de censure. Par exemple, lorsqu’une de héroïnes se retrouve entrainée sur le chemin de la drogue et de la prostitution, son intégrité physique n’est mise à mal que via une gifle et un maquillage outrancier. Jamais elle ne sera contrainte à des rapports forcés, les attouchements dont elle sera victimes feraient sourire une bonne sœur, sa consommation de drogue aura pour toutes séquelles une tête qui tourne et des vomissements. Bienvenue chez les bisounours ! Je ne demandais pas des scènes explicites mais il y a quand même moyen de parler de certaines choses d’une manière réaliste sans se sentir obligé de les montrer. Evoquer les dangers encourus sous cette forme édulcorée est, à mes yeux, sans intérêt car trop éloigné de la réalité. Cet aspect « éloigné de la réalité » est d’ailleurs récurrent dans l’ensemble de la série. Aucune histoire ne m’est apparu ne fusse que plausible. Mais, surtout, que ces personnages sont têtes à claques ! Pas un d’entre eux ne m’est apparu attachant, bien au contraire. Dakota est un caractériel pleurnichard, Texas un prétentieux fils à papa, Mary-Lee une tchoulotte nombriliste et complexée, Phoenix une m’as-tu-vu arrogante. Et la situation ne s’améliorera pas vraiment au fil des tomes. Enfin, les dialogues offrent quelques passages incroyablement décalés. Vous vous imaginez un fils de vendeur de voitures d’occasion (décrit comme un membre de la middle class américaine) dire au sujet de membres de ce qui ressemble à un réseau de drogue et de prostitution : « Je m’en vais corriger ces chenapans » ? Moi pas ! Si la série compte cinq tomes, c’est qu’elle a rencontré un lectorat. Je n’en fais pas partie mais pour la qualité visuelle de l’ensemble, et parce que la qualité des scénarios progresse au fil des albums, j’accorde tout de même un petit « bof ».

04/10/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Sorcellerie & dépendances
Sorcellerie & dépendances

Cet album s'entame sur une idée originale et pleine de potentiel : il s'agit en effet de présenter la sorcellerie comme une dépendance, une drogue dans laquelle les esprits faibles sombreraient suite à une déprime ou quand ils ont du mal à assumer les difficultés de la vie. Les deux fausses affiches en prologue du récit donnent le ton : "Demain, j'arrête ! Dites non à la sorcellerie !" (J'aurais volontiers ajouté : "Le Sabbat, c'est tabou, on en viendra tous à bout !"). De même, la réunion des sorciers anonymes qui suit, à la manière des Alcooliques Anonymes, donne une idée de l'humour décalé qui emplit ce récit. Imaginer une satire de la société moderne où la sorcellerie serait synonyme de déchéance sociale, c'est à la fois amusant et cela promet un scénario percutant et fin. Malheureusement, passé les premières pages, cela n'a plus du tout marché pour moi. Le premier soucis est graphique. Sandrine Revel a démontré par le biais de ses multiples parutions qu'elle était capable de bien des styles de dessins différents. Cela va du genre illustration pour enfants, mignon et très coloré pour Un drôle d'ange gardien, ou Le Jardin Autre Monde) à différents styles plus ou moins réalistes (Le 11e Jour, Résurgences, femmes en voie de resociabilisation) en passant par un graphisme de type comic strips pour Bla bla bla. Pour Sorcellerie et dépendances, elle ajoute encore une corde différente à son arc avec un style réaliste que l'encrage et la colorisation éloignent encore de tout ce qu'elle a fait auparavant. L'ennui, c'est que je trouve ce dessin plutôt moche. Les personnages sont raides, leurs visages laids et trop changeants, parfois méconnaissables. Les décors sont trop vides et souvent ratés. C'est aussi au niveau de la narration graphique que ça ne passe pas. Beaucoup trop de scènes sont confuses, peu fluides à la lecture et parfois ardues à comprendre malgré la simplicité de ce qui est sensé s'y dérouler. Quant au scénario, malgré quelques bonnes idées et d'appréciables pointes d'humour, il se révèle assez ennuyeux et décevant compte-tenu de l'idée de départ. Outre la satire, on y trouve un discours psycho-sociologique sans grand intérêt et mal amené. On comprend bien vite que tout cela est une métaphore sur la situation des femmes et de certains hommes dans la société moderne et notamment la dictature de la beauté et du paraître, mais on se demande jusqu'au bout où l'auteure veut en venir. Ce n'est ni clair ni convaincant. Quant à l'humour, il déride un peu le lecteur par-ci par-là mais l'ensemble se révèle plat et gâché par le manque d'aisance de la narration. C'est d'autant plus dommage que les idées et le postulat de départ sont bons. Il y avait vraiment matière à faire drôle et à pouvoir passer avec davantage de finesse un discours sociologique intéressant.

04/10/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Le Casse - Le troisième jour
Le Casse - Le troisième jour

A titre personnel, c'est le quatrième volume que je lis de cette collection. Ma note parle d'elle même, c'est relativement consternant. Le scénario n'est pas catastrophique mais il est hors sujet. Cette histoire est bavarde et peu intéressante. La narration manque de piquant, la lecture est neutre. Le dessin est bon sur le trait, réaliste, mais la coloration est plus que perfectible. J'ai été surpris de voir certaines cases détaillées et d'autres réduites à un aplat en guise de fond. Cette BD est typiquement dispensable à l'achat mais également à la lecture. Des grands noms ne garantissent pas une lecture réussie !

03/10/2010 (modifier)
Par Seb94
Note: 2/5
Couverture de la série Dungeon Quest
Dungeon Quest

J’avais découvert Joe Daly avec l’excellent « The Red Monkey dans John Wesley Harding », autant dire que j’attendais beaucoup de ce “Dungeon Quest”, qui fait l’objet de critiques élogieuses. Et bien pour ma part, je suis plutôt déçu après la lecture du tome 1, je n’ai jamais vraiment été happé par ma lecture et les personnages me laissent assez indifférent. Mon ressenti s’explique peut-être par le fait que je ne sois pas un spécialiste des jeux de rôle, même si cet univers ne m’est pas complètement inconnu. Je dois tout de même reconnaître les différentes qualités de cette série, le concept du jeu de rôle banlieusard, les fiches d’expérience qui évoluent après la rencontre d’un nouveau personnage, l’ambiance absurde… oui mais voilà, je ne suis jamais rentré dans l’histoire, le premier combat et son cerveau qui dégouline ayant vraiment achevé de me faire décrocher. Quelques sourires ont accompagné ma lecture, mais dans l’ensemble l’ennui ou plutôt l’indifférence ont pris le dessus. Pour la peine, je vais me replonger dans les aventures du magnifique duo de looser des Red Monkey !

03/10/2010 (modifier)