Etrange, c’est le moins que je puisse dire.
Etrange, tout d’abord ce scénario. Très décousu, très elliptique, il semble se concentrer sur des anecdotes d’une histoire globale qui me reste très obscure. Par exemple, le premier tome se termine alors qu’une révolution est sur le point de se déclencher et le tome suivant débute après la fin de cette révolution. Et ne croyez pas avoir droit à des flash-back, non non non, la révolution est finie et basta passons à la suite !
Alors, oui, le scénario se centre sur quelques personnages mais, d’eux non plus, on ne saura finalement pas grand-chose.
C’est dommage car j’ai trouvé quelques bonnes idées (même si elles ne sont pas des plus originales), mais par manque de développement, d’explications et de liant, ces idées tombent à plat.
Etrange, le dessin. Pas mauvais mais il n’a rien d’exceptionnel non plus. Un gros travail a été réalisé dans la construction des planches et cela se fait, justement, au détriment de la narration. Cela donne un côté tape à l’œil sans profondeur et comme la colorisation est tout à fait quelconque, j’ai envie de dire que c’est du gaspillage d’effets pour un résultat médiocre.
Etrange, l’intrigue. Je me demande d’ailleurs s‘il y en a vraiment une. En fait, on suit principalement un personnage et, au terme de l’aventure, on se demande bien pourquoi celui-là et pas un autre, a priori plus intéressant.
Trop d’ellipses, beaucoup trop … et trop peu d’explications, trop peu de développements. La série se lit vite, mais c’est surtout parce qu’elle manque de substance. En fait elle me fait penser à un hamburger de mauvaise qualité : on mord dedans et, schloups, y a plus rien. Reste un goût de sel, le sentiment d’avoir ingurgité quelque chose mais sans pouvoir définir un seul des composants.
Etrange, facile à lire, avec un découpage de planches intéressant mais sans matière.
Une nouvelle histoire de super-héros décalée.
Filipu se voit investi de super pouvoirs par le plus grand des hasards et il lui arrivera grosso modo ce qui arrive trop souvent à ce genre de personnages, à savoir beaucoup de temps pour se bastonner et trop peu pour réfléchir. De plus, l’humour, la seule chose qui fait la différence dans ce genre de scénario, entre une bonne histoire un peu con mais drôle et une autre tout juste con, cet humour est totalement raté et verse dans le pipi-caca, certes très soft mais qui ne fait pas vraiment sourire, « la trainée jaune » je vous laisse deviner à quoi elle se réfère !
Il y a tout de même une petite originalité, l’auteur y introduit un démon qui doit racheter ses fautes en s‘occupant justement dudit Filipu, le mélange des deux genres est une très bonne idée, mais mal exploitée et surtout pas assez, se contentant de cogner à tout berzingue sans vraiment prendre le temps de poser un bon suspense.
Le dessin n’est pas trop mal, assez gras et tout en nuances de gris, ni pas assez ni trop peu travaillé, comme le scénario il laisse un goût de « peut mieux faire ».
Je doute que la suite puisse rehausser le niveau, d'autant que le prix est purement prohibitif pour les dix minutes de lecture qu'il propose.
Dans ma poursuite de la découverte des œuvres de l’auteur, j’ai attaqué ce one shot avec de bons aprioris. D’abord parce que j’apprécie Hausmann, plus particulièrement son dessin animalier. Ensuite, parce que la préhistoire est une période qui m’intéresse.
Le graphisme est superbe. Hausman excelle dans l’animalier et ce sujet est l’occasion de mettre en avant son trait sauvage avide de grands espaces. S’il y a bien un terrain glissant pour un dessinateur, c’est la représentation des étendues neigeuses. L’auteur parvient à un rendu sans pareil. Pour le récit, Hausman m’a moins convaincu. Dommage que dessins et narration ne soient pas au diapason ! L’histoire est relativement conventionnelle et un peu décousue. On suit les avatars de Goure-Hanes dont l’arrivée d’une femelle va attiser les tensions au sein de la tribu. La lecture est rendue difficile par un phrasé particulier et primitif. Ca fait couleur locale (quoique, qui sait comment parlaient nos ancêtres ?) mais c’est assez rébarbatif et pénible. Le choix d’une histoire sans paroles en misant tout sur le dessin aurait pu être plus judicieux (comme avec L'Âge de raison par exemple).
A lire si l’occasion se présente …
Voici une œuvre sincère et très personnelle de l’auteur. Difficile de mal la noter, et pourtant . . .
J’apprécie l’auteur en tant que conteur et surtout illustrateur. Il n’a pas son pareil pour esquisser les animaux de la forêt. Pour les humains, paradoxalement, je suis moins sous le charme de son trait. Hausman est moins percutant comme scénariste, malgré tout son bon vouloir.
C’est une histoire qui lui tient à cœur, une histoire de sa région, son univers d’enfant qui ressurgit. C’est touchant mais ça ne suffit pas. L’histoire ne décolle pas vraiment et reste relativement décousue. Au final, après quelques jours, on n’en retient plus rien et l’envie de le relire n’est pas au rendez-vous. L’aide d’un bon scénariste aurait été la bienvenue . . .
Bref, une lecture sans réelle passion malgré l’attache que j’ai pour l’auteur.
Voici une bd qui cumule le bon mais surtout le mauvais.
Pour ce qui est du second, elle a un côté purement débile avec une histoire qui ne tient debout que par l’intervention du saint esprit, ou plus certainement par le nom de son scénariste, qui à force de multiplier les histoires pourrait faire concurrence à un autre multiplicateur, le nommé Jésus. Une bande de gamins, supposés être les meilleurs de leur catégorie, au comportement d’une puérilité déroutante, est envoyée pour une mission importante dans l’espace… Comment des jeunes avec un tel degré d'enfantillage peuvent être pris au sérieux ne serait-ce qu'une seule seconde ? Il leur faudra en plus faire preuve de camaraderie et de bon sens s'il veulent survivre, ça parait tellement incroyable que cela ne semble être possible que dans une bd !
En totale opposition, d'autres personnages se montrent plutôt intelligents, on se demande même ce qu’ils viennent foutre dans ce bordel. Jodo nous comble avec une morale à deux balles, digne des discours d'un curé de campagne.
J’ai gardé pour la fin ce qui m’a plu, la perspective de voir tout ce petit monde se faire zigouiller dans les règles, ça m’a tenue en haleine pendant toute ma lecture, malheureusement ce sera certainement dans le tome suivant, tome que je lirai de toutes façons, même si le ridicule plane tellement fort sur cette histoire que ça a réussi à me foutre les boules par moments.
Le visuel est plutôt agréable, la colorisation est informatisée avec soin, les décors sont un peu vides mais les personnages, expressifs, rééquilibrent l’ensemble. Malgré tout, au début j’ai été un peu perturbée à cause d'un personnage au visage fait à partir d’une photo retouchée et je n’aime pas ce procédé en bd. Cela dit au bout de quelques pages, on se rend compte qu'il se détache des autres, son rôle est différent, il est d’ailleurs d’une autre race et j’ai trouvé l’idée plutôt bonne car elle le met vraiment en avant, d'autant qu'avec les robots ce sont les seuls personnages qui soient attachants.
Cette série a terriblement mal vieilli à mes yeux. Pourtant, j'aime bien lire d'anciennes séries comme Jean Valhardi ou Blake et Mortimer, mais ici le charme n'a pas opéré car la série contient tout ce que je n'aime pas dans les bandes dessinées de l'époque. Le dessin est trop réaliste et manque de dynamisme. Je comprends qu'on peut aimer ça, mais moi je préfère quand ça bouge. Ici, les personnages sont toujours figés même en pleine action.
La narration a très mal vieilli et rend les histoires peu captivantes. Pour couronner le tout, les récits sont naïfs et les personnages pas du tout charismatiques. Seul le dernier album, 'Le Royaume de Eaux Noires', m'a un peu intéressé. La narration est plus fluide et le méchant m'a captivé, mais, malheureusement, il apparait peu et la moitié de l'album peut se résumer à une course-poursuite ou quelque chose dans ce genre.
L’idée du récit est originale mais c’est mal exploité.
Je n’ai jamais accroché à cette histoire, les personnages n’ont aucun relief, les dialogues sont lourds, monotones et ennuyeux, une BD sans âme.
Le dessin est moche, et comme pour le récit c’est la grisaille du début à la fin.
Deux étoiles pour l’idée de départ.
Je suis finalement assez déçu par cette adaptation.
Autant la perspective de découvrir ce qui était annoncé comme un classique de la SF m'intéressait, autant j'ai été assez vite échaudé par ma lecture. Pas par le dessin, non, au contraire Chrys Millien assure dans ses designs, ses paysages, bien aidé par ses propres couleurs. C'est vraiment du bon boulot. Je suis moins enthousiaste pour les personnages, en particulier leurs visages. Il y a là un manque de maturité, de rigueur assez dommageable pour le reste, d'autant plus qu'il y a un certain nombre de gros plans sur ceux-ci. La pauvre Seena en pâtit, elle qui se retrouve avec une face totalement impavide et anonyme, alors que -à mon avis-, dans le récit original elle devait être fort avenante.
C'est vraiment l'histoire qui m'a déçu. Des responsables religieux -matriarcaux, cette fois-ci- manipulés par un consortium technologique, des aventuriers coincés au milieu, il me semble que c'est un motif récurrent dans la SF classique. Alors certes, les bouquins de Tubb font partie de ces classiques de l'âge d'or, mais leur propos ne résiste pas, me semble-t-il, à l'épreuve du temps. J'ose espérer que les 32 tomes originaux ne seront pas tous adaptés, il risque d'y avoir des pertes d'intérêt chez les lecteurs potentiels.
L'histoire ne m'ayant finalement pas accroché, je ne pense pas être de la partie pour la suite.
Tiens, une série d'humour comme on en fait des tas, et qui passent inaperçues, sauf peut-être auprès des vrais surfers. Comme c'est un monde auquel je n'appartiens pas, j'avoue que la plupart des gags me sont passés très au-dessus de la tête. Alors que le premier tome, assez indigeste, ne comportait aucune trame particulière, le second nous emmène tout autour du monde, sur les cinq continents, ou plutôt les océans qui les entourent. Cela permet à l'auteur de se "lâcher" un peu, en ressortant bien évidemment des lieux communs propres à chaque région. Cependant quelques gags sont assez sympathiques, ainsi que le dessin, qui sort un peu des canons de ce type d'humour.
Au final, pas grand-chose à en retirer, peut-être que des amoureux de la glisse y trouveront plus de satisfaction.
C'est le 2e opus de chez Cornélius que je découvre, après Le Grand Autre de Ludovic Debeurme.
L'objet est toujours de très bonne facture ; grand format, papier de qualité, première de couverture : on ne lésine pas pour le plaisir du lecteur !
Reste qu'à chaque fois, il faut pénétrer l'univers de l'auteur... Comme Ludovic Debeurme, Blutch ne se laisse pas apprivoiser facilement. Et si j'ai beaucoup apprécié son trait gras, écorché, qui sait composer à merveille avec les corps, je suis passé complètement à côté de l'histoire.
Je ne suis déjà pas un grand fan des BD historiques, mais bon, si le récit est bien mené et bien construit, qu'importe l'époque ! Là, j'ai trouvé les dialogues pompeux et lourds. J'en ai même été gêné dans ma lecture. Devoir relire trois fois une bulle pour en comprendre le sens, j'ai vu mieux pour la fluidité d'une histoire...
De plus, l'errance chaotique du protagoniste, avec pour seul fil conducteur cette figure féminine prise dans la glace, ne nous aide pas à prendre pied. On est juste le spectateur un peu perdu des errances physiques et amoureuses de notre usurpateur...
Alors si dans cet album le dessin de Blutch m'a plu, l'histoire ne m'a par contre pas du tout convaincu. Je réessaierai sans doute avec une autre BD de l'auteur pour affiner mon opinion sur son travail.
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Cirk
Etrange, c’est le moins que je puisse dire. Etrange, tout d’abord ce scénario. Très décousu, très elliptique, il semble se concentrer sur des anecdotes d’une histoire globale qui me reste très obscure. Par exemple, le premier tome se termine alors qu’une révolution est sur le point de se déclencher et le tome suivant débute après la fin de cette révolution. Et ne croyez pas avoir droit à des flash-back, non non non, la révolution est finie et basta passons à la suite ! Alors, oui, le scénario se centre sur quelques personnages mais, d’eux non plus, on ne saura finalement pas grand-chose. C’est dommage car j’ai trouvé quelques bonnes idées (même si elles ne sont pas des plus originales), mais par manque de développement, d’explications et de liant, ces idées tombent à plat. Etrange, le dessin. Pas mauvais mais il n’a rien d’exceptionnel non plus. Un gros travail a été réalisé dans la construction des planches et cela se fait, justement, au détriment de la narration. Cela donne un côté tape à l’œil sans profondeur et comme la colorisation est tout à fait quelconque, j’ai envie de dire que c’est du gaspillage d’effets pour un résultat médiocre. Etrange, l’intrigue. Je me demande d’ailleurs s‘il y en a vraiment une. En fait, on suit principalement un personnage et, au terme de l’aventure, on se demande bien pourquoi celui-là et pas un autre, a priori plus intéressant. Trop d’ellipses, beaucoup trop … et trop peu d’explications, trop peu de développements. La série se lit vite, mais c’est surtout parce qu’elle manque de substance. En fait elle me fait penser à un hamburger de mauvaise qualité : on mord dedans et, schloups, y a plus rien. Reste un goût de sel, le sentiment d’avoir ingurgité quelque chose mais sans pouvoir définir un seul des composants. Etrange, facile à lire, avec un découpage de planches intéressant mais sans matière.
La Traînée Jaune de Comicswood
Une nouvelle histoire de super-héros décalée. Filipu se voit investi de super pouvoirs par le plus grand des hasards et il lui arrivera grosso modo ce qui arrive trop souvent à ce genre de personnages, à savoir beaucoup de temps pour se bastonner et trop peu pour réfléchir. De plus, l’humour, la seule chose qui fait la différence dans ce genre de scénario, entre une bonne histoire un peu con mais drôle et une autre tout juste con, cet humour est totalement raté et verse dans le pipi-caca, certes très soft mais qui ne fait pas vraiment sourire, « la trainée jaune » je vous laisse deviner à quoi elle se réfère ! Il y a tout de même une petite originalité, l’auteur y introduit un démon qui doit racheter ses fautes en s‘occupant justement dudit Filipu, le mélange des deux genres est une très bonne idée, mais mal exploitée et surtout pas assez, se contentant de cogner à tout berzingue sans vraiment prendre le temps de poser un bon suspense. Le dessin n’est pas trop mal, assez gras et tout en nuances de gris, ni pas assez ni trop peu travaillé, comme le scénario il laisse un goût de « peut mieux faire ». Je doute que la suite puisse rehausser le niveau, d'autant que le prix est purement prohibitif pour les dix minutes de lecture qu'il propose.
Les Chasseurs de l'aube
Dans ma poursuite de la découverte des œuvres de l’auteur, j’ai attaqué ce one shot avec de bons aprioris. D’abord parce que j’apprécie Hausmann, plus particulièrement son dessin animalier. Ensuite, parce que la préhistoire est une période qui m’intéresse. Le graphisme est superbe. Hausman excelle dans l’animalier et ce sujet est l’occasion de mettre en avant son trait sauvage avide de grands espaces. S’il y a bien un terrain glissant pour un dessinateur, c’est la représentation des étendues neigeuses. L’auteur parvient à un rendu sans pareil. Pour le récit, Hausman m’a moins convaincu. Dommage que dessins et narration ne soient pas au diapason ! L’histoire est relativement conventionnelle et un peu décousue. On suit les avatars de Goure-Hanes dont l’arrivée d’une femelle va attiser les tensions au sein de la tribu. La lecture est rendue difficile par un phrasé particulier et primitif. Ca fait couleur locale (quoique, qui sait comment parlaient nos ancêtres ?) mais c’est assez rébarbatif et pénible. Le choix d’une histoire sans paroles en misant tout sur le dessin aurait pu être plus judicieux (comme avec L'Âge de raison par exemple). A lire si l’occasion se présente …
Le Camp-Volant
Voici une œuvre sincère et très personnelle de l’auteur. Difficile de mal la noter, et pourtant . . . J’apprécie l’auteur en tant que conteur et surtout illustrateur. Il n’a pas son pareil pour esquisser les animaux de la forêt. Pour les humains, paradoxalement, je suis moins sous le charme de son trait. Hausman est moins percutant comme scénariste, malgré tout son bon vouloir. C’est une histoire qui lui tient à cœur, une histoire de sa région, son univers d’enfant qui ressurgit. C’est touchant mais ça ne suffit pas. L’histoire ne décolle pas vraiment et reste relativement décousue. Au final, après quelques jours, on n’en retient plus rien et l’envie de le relire n’est pas au rendez-vous. L’aide d’un bon scénariste aurait été la bienvenue . . . Bref, une lecture sans réelle passion malgré l’attache que j’ai pour l’auteur.
Ogregod
Voici une bd qui cumule le bon mais surtout le mauvais. Pour ce qui est du second, elle a un côté purement débile avec une histoire qui ne tient debout que par l’intervention du saint esprit, ou plus certainement par le nom de son scénariste, qui à force de multiplier les histoires pourrait faire concurrence à un autre multiplicateur, le nommé Jésus. Une bande de gamins, supposés être les meilleurs de leur catégorie, au comportement d’une puérilité déroutante, est envoyée pour une mission importante dans l’espace… Comment des jeunes avec un tel degré d'enfantillage peuvent être pris au sérieux ne serait-ce qu'une seule seconde ? Il leur faudra en plus faire preuve de camaraderie et de bon sens s'il veulent survivre, ça parait tellement incroyable que cela ne semble être possible que dans une bd ! En totale opposition, d'autres personnages se montrent plutôt intelligents, on se demande même ce qu’ils viennent foutre dans ce bordel. Jodo nous comble avec une morale à deux balles, digne des discours d'un curé de campagne. J’ai gardé pour la fin ce qui m’a plu, la perspective de voir tout ce petit monde se faire zigouiller dans les règles, ça m’a tenue en haleine pendant toute ma lecture, malheureusement ce sera certainement dans le tome suivant, tome que je lirai de toutes façons, même si le ridicule plane tellement fort sur cette histoire que ça a réussi à me foutre les boules par moments. Le visuel est plutôt agréable, la colorisation est informatisée avec soin, les décors sont un peu vides mais les personnages, expressifs, rééquilibrent l’ensemble. Malgré tout, au début j’ai été un peu perturbée à cause d'un personnage au visage fait à partir d’une photo retouchée et je n’aime pas ce procédé en bd. Cela dit au bout de quelques pages, on se rend compte qu'il se détache des autres, son rôle est différent, il est d’ailleurs d’une autre race et j’ai trouvé l’idée plutôt bonne car elle le met vraiment en avant, d'autant qu'avec les robots ce sont les seuls personnages qui soient attachants.
Corentin
Cette série a terriblement mal vieilli à mes yeux. Pourtant, j'aime bien lire d'anciennes séries comme Jean Valhardi ou Blake et Mortimer, mais ici le charme n'a pas opéré car la série contient tout ce que je n'aime pas dans les bandes dessinées de l'époque. Le dessin est trop réaliste et manque de dynamisme. Je comprends qu'on peut aimer ça, mais moi je préfère quand ça bouge. Ici, les personnages sont toujours figés même en pleine action. La narration a très mal vieilli et rend les histoires peu captivantes. Pour couronner le tout, les récits sont naïfs et les personnages pas du tout charismatiques. Seul le dernier album, 'Le Royaume de Eaux Noires', m'a un peu intéressé. La narration est plus fluide et le méchant m'a captivé, mais, malheureusement, il apparait peu et la moitié de l'album peut se résumer à une course-poursuite ou quelque chose dans ce genre.
L'Obéissance
L’idée du récit est originale mais c’est mal exploité. Je n’ai jamais accroché à cette histoire, les personnages n’ont aucun relief, les dialogues sont lourds, monotones et ennuyeux, une BD sans âme. Le dessin est moche, et comme pour le récit c’est la grisaille du début à la fin. Deux étoiles pour l’idée de départ.
Dumarest - L'Aventurier des étoiles
Je suis finalement assez déçu par cette adaptation. Autant la perspective de découvrir ce qui était annoncé comme un classique de la SF m'intéressait, autant j'ai été assez vite échaudé par ma lecture. Pas par le dessin, non, au contraire Chrys Millien assure dans ses designs, ses paysages, bien aidé par ses propres couleurs. C'est vraiment du bon boulot. Je suis moins enthousiaste pour les personnages, en particulier leurs visages. Il y a là un manque de maturité, de rigueur assez dommageable pour le reste, d'autant plus qu'il y a un certain nombre de gros plans sur ceux-ci. La pauvre Seena en pâtit, elle qui se retrouve avec une face totalement impavide et anonyme, alors que -à mon avis-, dans le récit original elle devait être fort avenante. C'est vraiment l'histoire qui m'a déçu. Des responsables religieux -matriarcaux, cette fois-ci- manipulés par un consortium technologique, des aventuriers coincés au milieu, il me semble que c'est un motif récurrent dans la SF classique. Alors certes, les bouquins de Tubb font partie de ces classiques de l'âge d'or, mais leur propos ne résiste pas, me semble-t-il, à l'épreuve du temps. J'ose espérer que les 32 tomes originaux ne seront pas tous adaptés, il risque d'y avoir des pertes d'intérêt chez les lecteurs potentiels. L'histoire ne m'ayant finalement pas accroché, je ne pense pas être de la partie pour la suite.
Les Surfeurs
Tiens, une série d'humour comme on en fait des tas, et qui passent inaperçues, sauf peut-être auprès des vrais surfers. Comme c'est un monde auquel je n'appartiens pas, j'avoue que la plupart des gags me sont passés très au-dessus de la tête. Alors que le premier tome, assez indigeste, ne comportait aucune trame particulière, le second nous emmène tout autour du monde, sur les cinq continents, ou plutôt les océans qui les entourent. Cela permet à l'auteur de se "lâcher" un peu, en ressortant bien évidemment des lieux communs propres à chaque région. Cependant quelques gags sont assez sympathiques, ainsi que le dessin, qui sort un peu des canons de ce type d'humour. Au final, pas grand-chose à en retirer, peut-être que des amoureux de la glisse y trouveront plus de satisfaction.
Peplum
C'est le 2e opus de chez Cornélius que je découvre, après Le Grand Autre de Ludovic Debeurme. L'objet est toujours de très bonne facture ; grand format, papier de qualité, première de couverture : on ne lésine pas pour le plaisir du lecteur ! Reste qu'à chaque fois, il faut pénétrer l'univers de l'auteur... Comme Ludovic Debeurme, Blutch ne se laisse pas apprivoiser facilement. Et si j'ai beaucoup apprécié son trait gras, écorché, qui sait composer à merveille avec les corps, je suis passé complètement à côté de l'histoire. Je ne suis déjà pas un grand fan des BD historiques, mais bon, si le récit est bien mené et bien construit, qu'importe l'époque ! Là, j'ai trouvé les dialogues pompeux et lourds. J'en ai même été gêné dans ma lecture. Devoir relire trois fois une bulle pour en comprendre le sens, j'ai vu mieux pour la fluidité d'une histoire... De plus, l'errance chaotique du protagoniste, avec pour seul fil conducteur cette figure féminine prise dans la glace, ne nous aide pas à prendre pied. On est juste le spectateur un peu perdu des errances physiques et amoureuses de notre usurpateur... Alors si dans cet album le dessin de Blutch m'a plu, l'histoire ne m'a par contre pas du tout convaincu. Je réessaierai sans doute avec une autre BD de l'auteur pour affiner mon opinion sur son travail.