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L'Obéissance

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 9 avis)

L'exécution d'un condamné à mort pendant la grande guerre.


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Adaptations de romans en BD Première Guerre mondiale

Tirée d'une histoire authentique, L'obéissance, romancée par François Sureau, nous plonge au coeur de la première guerre mondiale et nous démontre qu'hélas, les états ennemis savent s'entendre en matière de tuerie, que ce soit en gros ou en détail. En mars 1918, la «grande guerre» est tout près d'être perdue, sous les coups de l'armée allemande rassemblée pour un dernier assaut. Au même moment, le gouvernement belge demande au gouvernement français de lui prêter la guillotine et le bourreau de Paris, pour exécuter à Furnes, en zone d'occupation allemande, un condamné à mort. Voici plus de cinquante ans que la Belgique n'exécute plus ses criminels, mais le roi des Belges a décidé de faire un exemple. La France accepte. Deibler, «l'exécuteur des hautes oeuvres» se met en route pour Furnes, avec sa machine démontée et rangée dans des caisses, sous la protection d'une petite escorte. Il leur faudra traverser la ligne de front, munis de sauf-conduits délivrés par tous les belligérants. Les Etats se sont mis d'accord, non pour arrêter la tuerie, mais pour permettre à un bourreau d'exécuter un homme de plus.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Novembre 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Obéissance
Les notes (9)
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18/11/2009 | Miranda
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L'avatar du posteur Noirdésir

Cet album est l’adaptation d’un roman éponyme (que je ne connaissais pas), et ça se sent, tant les textes sont ciselés, très « littéraires », sans que cela ne soit trop péjoratif d’ailleurs. L’histoire est assez surprenante, puisqu’il s’agit, en pleine Première guerre mondiale, d’une expédition sensée accompagner un bourreau français et sa guillotine au travers des lignes allemandes, pour exécuter un condamné à mort en Belgique ! Si l’expédition en elle-même est déjà improbable, elle contient en sus une bonne dose de cynisme ou de folie, puisqu’on se demande pourquoi tant d’efforts sont faits pour exécuter UN homme, alors que quotidiennement des milliers meurent ! On suit donc la constitution de l’équipe escortant la guillotine, leurs plus ou moins grands états d’âme, jusqu’à ce fameux condamné. Dont on ne saura rien d’ailleurs. Rien non plus sur les motivations ministérielles à l’origine de cette expédition. Cette relative frustration est aussi un des atouts de cette histoire, où même les personnages gardent leur part de mystère. C’est un album d’ambiance et non d’action, malgré l’arrière-plan de boucherie. Mais c’est aussi, par la bande, une dénonciation de l’absurdité de la guerre dans sa totalité, ce condamné n’étant là au final qu’une allégorie de la folie meurtrière des hommes. Le dessin est plutôt bon, souvent en esquisses rehaussées par des dégradés de vert et de marron. La colorisation très sombre, le trait gras et le texte abondant accentuent la lourdeur de l’ensemble : on lit l’album comme on traverse un orage. En tout cas, le visuel renforce l’atmosphère triste, morbide d’une histoire dans laquelle j’ai eu un peu de mal à entrer, mais dont je vous recommande quand même la lecture. Note réelle : 3,5/5.

11/11/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

L'Obéissance raconte une histoire authentique étonnante, absurde et montrant l'incongruité de décisions administratives et diplomatiques en pleine première guerre mondiale. Car pour satisfaire le gouvernement belge, les états français et allemands, pourtant résolument opposés, s'entendent pour accorder le passage en territoire occupé à un convoi transportant un bourreau parisien et sa guillotine pour exécuter un condamné à mort belge. C'est ainsi qu'un petit groupe composé d'une poignée de soldats, d'un lieutenant légionnaire manchot, d'un ancien capitaine d'aviation, d'un bourreau déboussolé et de son aide vont traverser les zones en guerre, sous les bombardements, dans le but ubuesque d'aller couper la tête d'un homme. Quoique le sujet soit original et presque drôle tellement il est absurde, et quoique la situation politique et historique de l'époque soit intéressante, je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet adaptation d'un roman. Pour commencer, la narration est assez bavarde et le texte prend le pas sur l'action. Ensuite le narrateur change régulièrement, passant d'un protagoniste à un autre sans crier gare et on met parfois du temps à bien saisir qui parle. Enfin le récit manque de rythme, de quelque chose à même de captiver le lecteur. Je ne me suis attaché à aucun personnage et j'ai trouvé cette lecture très morne.

13/09/2016 (modifier)
Par jurin
Note: 2/5

L’idée du récit est originale mais c’est mal exploité. Je n’ai jamais accroché à cette histoire, les personnages n’ont aucun relief, les dialogues sont lourds, monotones et ennuyeux, une BD sans âme. Le dessin est moche, et comme pour le récit c’est la grisaille du début à la fin. Deux étoiles pour l’idée de départ.

06/10/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime bien l'absurdité humaine, l'histoire est intelligente et le dessin est vraiment beau. Alors pourquoi je n'accroche pas ? C'est à cause du texte qui m'endort et je ne sais pas du tout pourquoi. C'est tout à fait le style de récit que, objectivement, j'aime, mais il y a quelque chose qui fait en sorte que la lecture est pénible. J'avais beau faire tous les efforts possibles, rien ne m'a captivé dans 'L'Obéissance'. Erik a dit qu'il n'a pas aimé à cause d'un problème de fluidité. Peut-être que c'est ça qui n'a pas marché avec moi aussi.

19/07/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Encore une de ces lectures prise de tête ! La première scène dure d'interminables pages qui n'en finissent pas. Il s'agit d'un long dialogue pénible entre deux officiers de l'armée autour d'une mauvaise tasse de café. Cela situe le cadre de cette histoire sombre qu'on a un peu du mal à croire si ce n'était malheureusement la réalité. Bien sûr, on ne pourra que compâtir à la bêtise humaine au cœur même de l'un des plus grands carnage de l'histoire. Les narrations multiples furent si pesantes qu'elles m'ont littéralement achevé sur place. Finalement, j'ai perdu le fil de ce récit dramatique que j'aurais bien voulu aimer. Le désintérêt fut presque total à la fin. Frank Bourgeron est pourtant un auteur de talent que j'avais remarqué à la sortie de son œuvre historique «Extrême Orient». Je dois reconnaître que celle-ci ne m'a pas fais d'effet malgré son atmosphère pesante. L'absence de fluidité peut nuire à une lecture qui se transformera en sacerdoce plutôt qu'en divertissement. Mon jugement purement subjectif pourra paraître sans appel... A vous également de vous faire votre idée !

01/07/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Vraiment cinglée cette histoire ! Tellement ridiculement dramatique que j’ai du mal à croire que c’est une histoire apparemment vraie. Par contre, une chose est sûre : ce récit est adapté d’un roman de François Sureau par Franck Bourgeron. En 1918, le gouvernement belge demande à la France de les aider à guillotiner un de leurs ressortissants. Quoi ?! Guillotiner ?! Bin oui puisque la peine de mort existait à cette époque. Enfin, bref, nous sommes en pleine guerre mondiale et le petit convoi qui réunit quelques hommes et la guillotine démontée doit se rendre de Paris à Furnes (Belgique). Cette équipée funeste arrivera-t-elle à sa destination ? Le condamné à mort sera-t-il exécuté ? Je vous laisse le découvrir… « L’obéissance » est un album assez pénible à lire car les séquences passent d’un narrateur à l’autre (de nombreux textes en off agrémentent ces séquences) et parce que son ambiance grisâtre n’incite pas les lecteurs à découvrir ce récit. Cependant, cette histoire est tellement invraisemblable, tellement macabre que j’ai absolument voulu savoir comment elle s’est terminée. « L’obéissance » nous montre à quel point les hommes peuvent être cruels : je ne sais pas moi mais imaginez qu’on est en pleine guerre et qu’on nous demande de traverser les lignes ennemies pour exécuter un homme (qui apparemment n’a rien fait de criminel) dans un autre pays ! C’est extrêmement barjot non ? « L’obéissance » nous montre aussi l’absurdité de la diplomatie qui consiste à réaliser des basses besognes afin de sauvegarder les bonnes relations entre pays. Enfin, ce récit nous questionne sur l’obéissance aveugle de l’armée … Que dire du dessin ? Je l’ai trouvé parfaitement approprié à cette histoire. C’est vrai que la mise en couleurs aux tons grisâtres pourrait rebuter ceux qui feuillètent « L’obéissance » pour se faire une idée d’achat ou non mais je ne vois pas trop quel autre choix de coloriage aurait été mieux adapté au coup de patte épais de Franck Bourgeron. Bref, j’ai aimé ce graphisme. Au final, j’ai été surpris par ce récit. Je ne savais pas l’existence de cet épisode farfelu et macabre de la première guerre mondiale (au fait, est-ce vraiment une histoire qui a réellement existé ?). Malgré une lecture assez pénible par la présence de nombreux textes, je pense que « L’obéissance » mérite d’être lue par tous du moins par les bédéphiles qui apprécient le genre « historique ».

12/12/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Je ne sais pas si cette histoire est vraie, en tous les cas elle est adaptée d'un roman qui a dû faire parler à sa sortie. L'album nous dépeint une situation comme seule une guerre peut en engendrer, l'absurde le mêlant au cruel. Le thème central, comme le souligne le titre, est l'obéissance aux ordres, de rigueur dans l'armée. Personne ou presque, n'est à blâmer dans cette histoire, tous font ce qu'on leur dit ou ce qu'ils peuvent pour s'en sortir, leur morale sauve ou pas. Le plus à plaindre est bien évidemment le condamné, mais les autres protagonistes, excepté un, l'un des plus hauts gradés, n'en sortiront pas indemnes, loin de là. C'est bien évidemment une bd qui fait réfléchir. Adapté et dessiné par Franck Bourgeron, celui-ci instaure une atmosphère triste, fataliste, inexorable sur cette triste histoire à narrateurs multiples. Pas évident d'ailleurs de passe de l'un à l'autre, c'est un exercice dont il se sort ma foi plutôt pas mal, et rien que pour ça et l'ambiance, l'album vaut le coup d'être lu.

04/12/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Franck Bourgeron est un auteur comme je les aime. Il prend des risques sur chaque nouveau projet et offre des BD différentes, pleines de personnalité et de contenus. J'avais notamment apprécié Aziyadé également paru chez Futuropolis. Dans "L'Obéissance", il adapte un récit incroyable : l'histoire d'un bourreau de Paris et de militaires devant traverser le front pour se rendre à une exécution en Belgique. Le contexte est vraiment bien rendu, voir trop car les visages se ressemblent trop à cause des modes de l'époque (la moustache principalement). Le récit est consternant voir édifiant. Les personnages sont tous hauts en couleurs. La lecture demande de l'attention en raison de la densité de l'histoire et surtout du texte abondant assez difficile à lire comme l'a fait remarquer Miranda dans son avis précédant. Je pense que les textes auraient été plus lisibles s’ils n'avaient pas été écrits en majuscule. Le dessin est excellent et mis en valeur par la colorisation en 3 couleurs idéale pour représenter l'époque de la première guerre mondiale. Cette BD m'a plu malgré ses contraintes, elle demande une lecture à tête reposée sans contraintes de temps. Elle ne satisfera pas ceux qui recherchent principalement le divertissement mais permettra aux autres de sortir des sentiers battus du 9ème art.

22/11/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Nous voici en présence d'une histoire vraie totalement absurde et du coup très intéressante. Pendant la première guerre mondiale, les belges ont condamné à mort un détenu civil, pour cela ils ont besoin de l'aide de la France, de sa guillotine ainsi que de son bourreau. C'est l'histoire d'une poignée d'hommes qui vont partir de Paris pour aller à Furnes, zone occupée par les allemands, munis de saufs-conduits, ils devront atteindre leur but et pourvoir à l'exécution. Alors que les hommes meurent par milliers, les militaires de pays en guerre s'accordent afin qu'un seul homme puisse être mis à mort et c'est bien parce que c'est totalement hallucinant que cette histoire doit être racontée. Le graphisme de Bourgeron est parfait pour ce récit, le trait est gras et les visages expressifs, les décors sont assez dépouillés pour mettre en avant les hommes qui sont l'essence de cette "aventure lunaire". Le seul souci, mais qui m'a pas mal déstabilisée et qui m'a empêchée de savourer pleinement cette absurdité de l'Histoire, c'est le lettrage vraiment difficile à déchiffrer, surtout sur la première moitié. L'écriture est extrêmement serrée, j'ai buté une multitude de fois sur les mots, ce qui a cassé la fluidité de ma lecture, c'est bien dommage car l'écriture est assez belle.

18/11/2009 (modifier)