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Les Chasseurs de l'aube

Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 14 avis)

Les Bêtes ! Elles sont à l'eau qui fuit comme à chaque fois avant que s'en aille la grande lumière. D'abord viennent, immenses, celles dont les dents courbes jaillissent de la bouche, puis celles au front armé de pointes acérées, et celles plus petites mais aussi hargneuses, qui sans cesse fouillent la terre de leur butoir.


Préhistoire

Dit comme ça, on se demande bien de quoi ça parle. Hausman nous conte la vie d'un jeune chasseur d'une tribu nommée Goure-Hanes. On y apprend l'histoire de sa naissance, puis la rencontre de celle qui deviendra sa "femelle". Mais la vie est bien plus cruelle et le chasseur est sujet à de nombreuses jalousies. La paix cèdera bientôt la place à la guerre.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 2003
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Chasseurs de l'aube © Dupuis 2003

Par Gaendoul
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Une autre bd d'Hausman que j'ai lu après Laiyna. Le dessin est fort heureusement meilleur ici en ce qui concerne les humains...car ces derniers sont omniprésents. Graphiquement, c'est pas mal du tout et le style d'Hausman est plutôt agréable. Le souci c'est que le scénario est très décousu...le déroulement de l'histoire a un rythme étrange et alterne les passages où tant de choses se passent qu'elles sont résumées en quelques cases et d'autres où on suit l'errance de certains personnages. L'ensemble ne parvient pas à convaincre ou à faire ressentir d'empathie pour les personnages. Et le choix de faire parler ces personnages en un galimatias pseudo préhistorique rend même la lecture pénible. Bref, seul le dessin sauve cette bd du 1.

18/05/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Bon là encore le dessin d'Hausman est tout bonnement magnifique, même si sa palette de couleurs n'est pas la plus grande du monde, du moins sur ce récit, ses pages sont des enchantements pour les yeux. Par contre c'est bien au niveau du scénario que cela pêche un petit peu. D'accord il ne se passait pas des milliards de choses dans la vie de cette époque, mais ici c'est un peu convenu, tout cela n'étant pas aidé par un "langage" pseudo préhistorique. Au final une histoire dont on peut fort bien se passer si n'étaient ces formidables dessins.

20/08/2014 (modifier)
Par Jul
Note: 3/5

Je sors un peu déçu de cet album d'Hausman. Tout dabord parce que je vénère cet auteur et puis parce que d'albums en albums (lus dans un ordre non chronologique), j'aime de moins en moins. Le Camp-Volant j'avais beaucoup aimé mais j'avais aussi été un poil déçu également. Et là c'est encore pire. Je commence à entrevoir et à approuver les critiques négatives que je peux lire ici et là. C'est triste. Vite chassez ces mauvaises choses de ma tête ... Car c'est tout de même un album d'Hausman. C'est toujours aussi beau (les animaux surtout) mais peut être un peu moins que le reste (Laïyna, les albums avec Yann, Le Camp-Volant... ). Comme d'habitude les couleurs sont assez fades. Je ne sais pas ce que c'est. L'impression peut-être ? Non c'est surement sa mise en couleur. Pour en revenir au sujet qui fâche, le principal problème de cette bd c'est le mode de dialogue de cette peuplade. Un langage inventé par Hausman type dialecte préhistorique. Ce n'est vraiment pas clair et cela nuit à la limpidité de lecture. De plus les héros et héroïnes ont tous des noms à consonance identique (Kanh, Ohna, Hozha, Reeh, Zarg ... Franchement ce n'est pas évident à la compréhension). Et puis l'histoire n'est pas hallucinante d'originalité. Un chasseur d'une tribu s’éprend d'une sauvageonne (enfin bon ce sont tous des sauvageons) qui vit avec les bêtes sauvages et déclenche la jalousie d'une autre femme de la tribu. Le principal intérêt de cette bd c'est, comme souvent avec Hausman, la passion (voire l'amour) avec laquelle il dessine les animaux. Aurochs, mammouths, bisons, gazelles, lions, hyènes, ours, loups, chouette ... Ils y sont tous au risque de perdre en crédibilité. Mais bon on s'en fiche pas mal (de la crédibilité). Donc c'est pour ce formidable bestiaire que je vais tout de même mettre un ***. Car cette bd n'est pas passée loin du **.

25/08/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Dans ma poursuite de la découverte des œuvres de l’auteur, j’ai attaqué ce one shot avec de bons aprioris. D’abord parce que j’apprécie Hausmann, plus particulièrement son dessin animalier. Ensuite, parce que la préhistoire est une période qui m’intéresse. Le graphisme est superbe. Hausman excelle dans l’animalier et ce sujet est l’occasion de mettre en avant son trait sauvage avide de grands espaces. S’il y a bien un terrain glissant pour un dessinateur, c’est la représentation des étendues neigeuses. L’auteur parvient à un rendu sans pareil. Pour le récit, Hausman m’a moins convaincu. Dommage que dessins et narration ne soient pas au diapason ! L’histoire est relativement conventionnelle et un peu décousue. On suit les avatars de Goure-Hanes dont l’arrivée d’une femelle va attiser les tensions au sein de la tribu. La lecture est rendue difficile par un phrasé particulier et primitif. Ca fait couleur locale (quoique, qui sait comment parlaient nos ancêtres ?) mais c’est assez rébarbatif et pénible. Le choix d’une histoire sans paroles en misant tout sur le dessin aurait pu être plus judicieux (comme avec L'Âge de raison par exemple). A lire si l’occasion se présente …

07/10/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Avec cet album, René Hausman, génial illustrateur au style singulier, s’attaque au(x) mythe(s) de la vie des premiers hommes. Le scénario oscille entre une recherche de crédibilité historique et une certaine fantaisie dans le développement psychologique des personnages. Mais l’artiste ne parvient (une fois de plus) pas totalement à me convaincre en tant que scénariste. L’histoire mêle différents éléments (amour et jalousie, âpreté de la nature, chamanisme) sans grande originalité dans une intrigue quelque peu décousue. Le dessin est d’une grande qualité, mais cet univers aux teintes ternes dans lesquelles le gris et le blanc dominent ne met pas en valeur tout le savoir-faire de l’artiste. Cet aspect est toutefois souvent compensé par la grande qualité du trait de Hausman, notamment lorsqu’il illustre l’un ou l’autre animal. En résumé : un album somme toute moyen, mais un très grand artiste.

07/07/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Il y a un petit quelque chose de beau dans ce dessin mais quelle lecture fastidieuse !!! Le scénario est décousu, les dialogues également. L'histoire est simple pour ne pas dire universelle. Les dessins souffrent du même mal que le scénario : malgré la touche d'Hausman, les cadrages ne sont pas des plus réussis et l'on se perd dans ces pages légèrement bordéliques. J'attends plus d'une BD, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à la lecture de celle-ci.

23/11/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

J'aime bien le dessin de Hausman: il y a un côté très champêtre malgré une variété de teintes très limitées. Cependant, cet album ne m'a absolument pas convaincu. Je crois que j'ai été allergique à cette succession de dialogue façon homme de Neandertal. Très peu pour moi. Par ailleurs, j'ai trouvé le contenu un peu creux. Plombées par des longueurs insupportables, j'ai terminé l'album comme après avoir subi un calvaire.

13/07/2007 (MAJ le 23/04/2008) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

J'ai eu ici affaire à un très bon album d'un des derniers survivants des "trente glorieuses" de l'hebdo Spirou (avec Eddy -"Marc Dacier, Luc Orient"- Paape). Hausman a choisi de situer son intrigue il y a 30.000 ans, à l'aube de l'humanité. L'artiste ardennais a toujours été fasciné par la préhistoire, une période où l'homme n'était qu'un animal parmi d'autres, essayant de survivre dans une nature souvent hostile. Et afin de rendre crédible -aux yeux du lectorat- le mode de communication primitif de l'époque, il s'est inspiré du langage imagé des indiens d'Amérique. Ensuite... ben, René a laissé parler son coeur et sa palette flamboyante pour recréer cet univers âpre, où naissaient pourtant les premiers sentiments. Un album "vrai" qu'on a envie de tendre à un ami (mais en lui disant quand même : "n'oublie pas de me le rendre !..."). Très bon. Vraiment.

26/01/2007 (modifier)
Par Sagera
Note: 3/5

J'ai acheté cet album par pure curiosité et ma foi, je n'ai pas été déçu. Les planches sont belles, la mise en couleur est soignée et souligne avec force l'action et le climat de l'histoire. Quant à l'histoire proprement dite, elle est intéressante. Elle développe des thèmes simples et les aborde de manière à ne jamais lasser le lecteur (en tous les cas le lecteur que je suis). Maintenant, en refermant l'album, j'ai eu vraiment l'impression (une nouvelle fois avec les one shoot de la collection air libre), que l'ensemble aurait mérité plus de profondeur. J'aurais aimé voir l'auteur s'appesantir davantage sur la psychologie des personnages principaux et sur leurs motivations et quêtes personnelles. Là, les choses vont trop vite. C'est véritablement raconté avec un lance pierre. C'est sans doute normal pour une histoire qui se passe à la préhistoire, mais ça m'a fortement gêné. Je finis ce post par mon éternelle touche positive. Cette bd mérite vraiment le détour, ne serait ce que pour le graphisme et la mise en couleur soignés.

18/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Rien de bien surprenant dans cet album pour qui connait les autres oeuvres de Hausman. On retrouve son graphisme bien particulier. Il est bien fait, réussi quoiqu'un peu terne dans les couleurs pour cette BD là. Ceci dit, je le trouve moins joli dans Les Chasseurs de l'aube que dans d'autres de ses BDs telles que le prince des écureuils par exemple. Je crois que cela tient à la mise en page et à la composition de chaque image qui donne un rendu assez moyen à mes yeux, et peut-être aussi à un petit manque de contraste dans la colorisation. Concernant l'histoire, c'est un conte dans un décor préhistorique mêlant nature, animaux , hommes sauvages, jalousie, injustice et méchanceté humaine, thèmes chers à Hausman. Mais il faut avouer que j'ai trouvé cette histoire guère palpitante ni originale. La narration est faite avec un texte "façon préhistorique" du style "moi parler comme ça alors toi bien comprendre mots qui veulent dire choses ?". Ca embrouille un peu la lecture, d'autant plus que les noms propres sont légions et faciles à confondre (Kanh, Hozha, Onha, Dzah, Mah, Reeh, etc...). Et puis en définitive, comme dit plus haut, l'histoire n'a rien de vraiment surprenant. Ca se laisse lire, c'est assez joli à voir, mais ça ne casse pas onze pattes à un crabe.

08/09/2004 (modifier)