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Couverture de la série Xerxès - La Chute de l'empire de Darius et l'ascension d'Alexandre
Xerxès - La Chute de l'empire de Darius et l'ascension d'Alexandre

Xerxès, la suite du célèbre 300 de Frank Miller, devenu une icône cinématographique entre les mains du réalisateur Zack Snyder… c’est un vieux serpent de mer dont on avait plus entendu parler depuis des années et qu’on espérait plus. Il semblerait que ce soit désormais chose faite, l’édition sort enfin plus d’un an après sa publication aux USA. Le cinéma avait déjà pris les devants en réalisant une suite intitulée 300 : La naissance d’un empire au succès relatif. Le film débutait par la bataille de Marathon qui se soldait par l’échec des perses et la renaissance de l’empereur-dieu Xerxès, avant de s’attarder sur la victoire décisive des grecques à Salamine. Le comics Xerxès reprend l’ouverture du second volet de 300 où l’on suit Thémistocle alors encore simple capitaine à Marathon, accompagné de l’improbable Eschyle en tueur expert. L’on se dit que le récit va suivre plus ou moins à la lettre le déroulé de 300-2 seulement ce n’est pas le cas. Cela ne dure que les deux premiers chapitres. Ensuite c’est une histoire complètement décousue où l’on traverse les époques, du côté de la Perse, pour finalement aboutir au roi Darius III qui se fait écraser par le roi macédonien Alexandre le Grand. C’est une sorte de revisite expresse de l’histoire des conflits entre l’empire Perse et les cités-Etats grecs en quelques sorte. Franchement, il n’y a pas grand-chose à en retirer. Je surestime presque la note parce que cet album était tellement inattendu désormais que j’ai envie de placer cette note juste parce qu’il est sorti. Le dessin de Frank Miller est égal à lui-même, reconnaissable entre mille, mais là où il était servi par un scénario puissant et intellectuellement engagé sur 300, ici je ne vois que raccourcis facile et absence d’idée. En fait le début se déroule plutôt bien, on suit la 2ème guerre médique du point de vu athénien qui est beaucoup plus ouvert d’esprit que celui nettement plus obtus et xénophobe du spartiate (coucou les anti-Miller !:) ), Thémistocle se révèle un fin stratège, on a hâte de voir comment tout cela est vécu côté athénien tandis que de l’autre côté de la mer Égée Xerxès « perce » les mystères magiques et devient l’équivalent d’un dieu. Et puis on ne sait trop pourquoi, d’un chapitre à l’autre « Xerxès meurt assassiné »… Bon…. Puis on passe à autre chose, on avance dans le temps mais honnêtement, on s’en bat les steaks, il n’y a quasiment pas de dialogues, juste des illustrations ou dessins en pleines pages qui racontent du rien. Donc voilà, c’est à réserver aux gros fans comme moi, et encore, une lecture peut se suffire à elle-même. Franchement, Miller aurait dû adapter le film de Noam Murro 300 : Rise of an Empire, c’est un comble, quoi ! Je regrette un peu mon achat…

09/05/2019 (MAJ le 09/05/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Les Blondes
Les Blondes

De la vraie bande dessinée de supermarché. C'est toujours utile pour une frange de la population et l'amener parfois vers quelque chose de plus mâture. Cependant, en l’occurrence, c'est immature et pas très drôle. Il y a un sérieux manque d'originalité sur le fond et sur la forme. Je n'ai pris aucun plaisir à la lecture. C'était encore une fois un véritable calvaire. Mais bon, il faut se faire violence. Au final, je ne retiendrai pas grand chose de ces blondes. Un mot pour résumer : vacuité.

08/05/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série The Witcher
The Witcher

Que dire de plus sur cette oeuvre d'héroïc fantasy tiré d'un jeu vidéo pour adolescents ? Il est sans doute difficile pour le commun des mortels de faire mieux qu'un certain Tolkien. C'est là où le bas blesse car dans la surenchère de créatures monstrueuses, on n'est jamais rassasié. On est tout de suite balancé dans un récit sans en comprendre les enjeux politiques d'autant que cet univers riche regorge de mille précisions. Certes, le graphisme est assez agréable pour la vue mais les petites cases n'aident sans doute pas. Certains scènes d'action paraissent un peu figées. Bref, je n'ai pas été convaincu par cette adaptation bien que je ne connaisse pas le jeu vidéo mais le genre.

28/10/2018 (MAJ le 29/04/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série La Résistance des sensibles
La Résistance des sensibles

Ce n'est certainement pas une mauvaise bd mais c'est une oeuvre indépendante assez difficile dans la compréhension qui n'est pas vraiment faite pour moi. En effet, j'ai trouvé la forme assez hermétique. Certes, le graphisme est totalement épuré dans un style sépia qui fait de l'effet. Cependant, il y a une abondance de dialogues abscons sur un petit format de cases. Le sujet traite d'un artiste qui se cherche et cela tombera dans une psychologie sur les méandres de l'âme humaine. Comme dit, il faudra suivre pour apprécier pleinement.

27/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Le Musée de l'étrange
Le Musée de l'étrange

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi à l’aube des années 2020, on puisse faire une bd comme dans les années 50 à la Tintin. Les codes sont complètement dépassés. J’aimais bien les Tintin et consort mais c’est passé fort heureusement au profit d’une bande dessinée sans doute plus constructive et créative. D’emblée, je ne me suis pas inscrit dans cette œuvre naïve où il est question d’une enquête dans le milieu d’un musée de l’étrange. Notre héros a même une moustache comme les gens d’époque. Les situations sont les plus cocasses les unes que les autres. A noter que le titre de l'album est en tout petit par rapport à l'intitulé de ce premier tome ce qui fait qu'on peut se méprendre facilement. Le graphisme est digne de l’âge d’or de la ligne claire que j’ai trop vu durant mon enfance. Oui, je souhaite passer à autre chose. Une bd pour les nostalgiques d’une autre époque. Je reprends cet avis un an plus tard pour indiquer que cette bd a terminé bon dernier de la sélection d'un concours désignant les meilleurs BD au prix Cezam Grand-Est. Comme quoi, je ne m'étais pas trompé.

24/04/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Epiphania
Epiphania

Heureusement que les médiathèques sont là! Oui parce que si j'avais feuilleté cet album chez un libraire nul doute que jamais au grand jamais je n'aurais fait l'achat. Le dessin tout d'abord, personnellement je le trouve hideux, figé comme ça j'en connais pas beaucoup d'autres, si en fait mais pour ne pas perdre l'amitié de certains bons camarades je vais m'abstenir de donner des noms... S'il n'y avait que cela, mais si l'on regarde la colorisation, ben j'ai eu l'impression de lire un truc colorié aux feutres pastels de mon ancienne trousse d'écolier. Quand au scénario.. Certains y on vu une sorte d'allégorie sur la crise des migrants, soit mais pour moi ça fleure plutôt le bon vieux trip un poil new age, ah ce gourou sur l'île dite paradisiaque. Les looks des personnage sont simplement très moche avec en porte étendard le héros au style très hipster. Vous l'aurez compris, ce genre d'album n'est pas pour moi, mais ne voulant pas en dégouter les autres je vous invite à consulter les rayonnages de votre médiathèque préférée, on ne sait jamais.

21/04/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Créatures Sacrées
Créatures Sacrées

J'ai pas tout compris moi ! Enfin si, il est question de personnages œuvrant pour leur profit et se trouve mêlé à ce grand dessein un brave gars qui a une tête ben de... rien. Tout cela pour vous dire qu'il se passe des trucs comme dans une vieille série pourrave du samedi soir sur M6. Le dessin est conforme au genre, ni bon ni mauvais avec la colorisation idoine. Bon le comics n'y gagne pas ses lettres de noblesse, moi j'y ai perdu quelques minutes de mon temps, suivez cet avis et ne perdez pas le vôtre.

17/04/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Marc Lebut et son voisin
Marc Lebut et son voisin

Quand j'étais jeune, j'avais une aversion pour cette série. D'une part je ne la trouvais pas drôle, mais surtout le personnage de Marc Lebut m'était franchement détestable. Juste en lire quelques pages suffisait à m'énerver et à me donner envie de refermer l'album. Je viens d'en relire récemment pour me refaire une idée avec des yeux plus adultes. Objectivement, le dessin n'est pas mauvais. C'est le style franco-belge d'humour typique de l'école de Marcinelle, celle du Journal de Spirou. Rien à redire sur le plan graphique donc, il y a le potentiel d'une bonne série humoristique. Mais cet humour n'est pas au niveau. Ce sont des gags lourds, téléphonés, convenus et trop souvent artificiels. On les sent laborieusement amenés et ça ne me fait pas rire du tout. Et il y a donc toujours ce personnage de Marc Lebut, volontairement rendu odieux par les auteurs. Il m'insupporte toujours, même si c'est moins viscéral que dans ma jeunesse. Avec mes yeux d'adultes, je suis juste devant une perplexité face aux scénarios de ces aventures et gags : comment les autres protagonistes peuvent-ils simplement supporter ce personnage, et ne pas l'envoyer balader, éviter véritablement et pour de bon de croiser sa route à jamais, voire même appeler la police pour ce qui est de certains gags où ce fameux Marc attente à la vie et aux biens de son voisin ou d'autres comme si c'était normal. Le fait que ces derniers acceptent le personnage tel quel, se contentant de râler et de se lamenter, et que ce dernier puisse continuer sa vie égocentrique en méprisant ses semblables m’apparaît dès lors comme une trop grosse facilité du scénario qui m'exaspère trop rapidement. Pour passer outre ce sentiment subjectif et revenir à de l'objectif, disons simplement que cette série m'ennuie autant qu'elle ne me fait pas rire.

05/04/2019 (modifier)
Par Salèn
Note: 1/5
Couverture de la série Celle que je suis
Celle que je suis

Après la fin du manga Eclats d'âme en décembre 2018, les éditions Akata sortent un nouveau titre avec une thématique LGBT . Ici le sujet est très intéressant car on parle de transsexualité, thème qui n'a quasiment jamais été abordé de manière sérieuse dans les mangas (les seuls contre-exemples qui me viennent à l'esprit sont certains passages de Family Compo ou bien le tome 29 de Young GTO) et même dans la BD en général. Les séries soient disant «engagées » évitent même très souvent le sujet des personnes trans en se focalisant uniquement sur les personnes homosexuelles, par défaut d'information ou d'intérêt. J'ai acheté ce premier tome d'un diptyque car je me demandais si le sujet allait être bien traité ou pas (le titre français très cliché « Celle que je suis » était en tout cas inquiétant – le titre japonais se traduit plus comme « il n'y a pas d'espoir pour cet amour »). Alors, que vaut cette série ? Eh bien, c'est un bilan positif. Cela me fait beaucoup penser à Eclats d'âme, dans le sens où au niveau du dessin, la transcription des émotions flirte parfois avec l'onirisme. On pourrait croire qu'il s'agit des mêmes auteurs d'ailleurs mais non. Mais là ou Eclats d'âme pouvait être parfois irritant à la lecture avec certains de ses personnages en déni, Celle que je Suis joue la carte de la révélation et de l'acceptation de soi de manière moins déprimante. Bien sûr, parler du parcours personnel d'une personne trans en tout début de transition n'est pas très original car la plupart des médias ne parlent que de cette période, comme si les personnes en question cessaient d'exister une fois leur changement de sexe effectué. Mais ici il y a un autre élément qui ajoute de l'intérêt, car outre la découverte progressive de Manase, le personnage principal, il est également question du fait que Manase aime son meilleur ami en secret. D'ailleurs j'ai trouvé la scène de la cigarette dans la fiole de verre très jolie, symbolisant cet amour à sens unique. Pourra t-il en être autrement ? Je l'espère, mais nous le verrons dans le prochain tome. Si cette relation pouvait se concrétiser, ce serait bien l'une des premières fois qu'une relation entre une femme trans et un homme hétérosexuel serait dépeinte dans une bande dessinée, du moins à ma connaissance. En tout cas, les scènes durant lesquelles Masane décrit les sentiments ressentis à la vue de son « crush » ou du simple fait d'être en contact avec lui sont très réalistes, quiconque ayant déjà ressenti ce genre de sentiments pourra donc s'y identifier. On découvre également la famille de Manase, ses amis, ils font des sorties, suivent leurs cours, participent à un club d'écriture de leur école (je ne sais pas si ils sont au lycée ou à la fac d'ailleurs, ce n'est pas très clair), tout cela est vivant et montre que Manase est un personnage à part entière et pas juste une femme trans unidimensionnelle qui n'est définie que par cet état de fait. Les relations entre deux des personnages se compliquent vers la fin, alors que Manase se fait un ami qui parvient à la comprendre. À la fin de ce tome, elle comprend qu'elle n'est pas seule à vivre ce besoin de changement. Le second tome de la série, qui sort en mars, sera décisif pour savoir exactement si Celle que je suis vaut le coup. J'espère que l'on aura droit à de jolies scènes entre les personnages, et surtout un happy-end. Assez d'histoires sordides ou se finissant dans la souffrance pour ce type de personnages. Que la bande dessinée puisse être un moyen de comprendre que sortir de la norme n'est pas une fatalité... (Avis de la semaine Bdtheque du 14 janvier 2019) Mise à jour après lecture du tome 2: Je baisse ma note de deux points pour la série. il s'est passé exactement ce que je craignais. Après un volume 1 prometteur, le tome 2 est bâclé. Pourtant le début commençait bien, avec des parallèles entre les différents personnages et leurs situations, et de jolies références à la littérature française, mais la suite se vautre dans le pathétique. Je ne peux pas trop en dire sans trop spoiler, donc attention SPOILER: mais l'histoire se termine en queue de poisson pour notre héroïne. J'ai trouvé la scène dans le bar d'une violence inouïe, surtout pour une série se voulant "militante"! Jouer la carte du tragique et de la souffrance, de l'absence d'espoir, de la frustration d'un rêve inatteignable, ce n'est pas original lorsque l'on traite un tel sujet, et c'est même probablement insultant, ce qui est original serait d'avoir au moins une seule oeuvre avec un personnage trans qui se termine bien. Le personnage de la tenancière de bar en est un exemple parlant: son discours teinté d'auto-détestation est dangereux, car il n'y a aucune opinion contraire dans le récit pour le contrebalancer. Elle prononce des phrases que j'ai même trouvées choquantes pour un titre se disant "militant". Peut-être que c'est le marketing français qui a donné une fausse impression (le titre japonais n'est pas "celle que je suis" mais "il n'y a pas d'espoir pour cet amour", ce qui laisse supposer plus une série sur l'amour à sens unique par le biais des rêves que l'on cherche à atteindre, et une réflexion sur la féminité, ce qu'est en fait cette série) mais en définitive je ressors de cette lecture avec une intense déception. Le livre m'est presque tombé des mains à la fin: c'est tout? Mais les auteurs se moquent du monde! Et concernant les sentiments du personnage principal pour son meilleur ami c'est la même chose, aucun espoir n'est permis. Il se délecte même du fait que l'héroïne l'aime encore un an après alors qu'il lui a dit qu'il ne voudrait jamais sortir avec, à ce niveau on atteint la psychopathie. Enfin bref, lisez Family Compo, de Tsukasa Hojo. C'est parfois une beaufferie, mais qui nous offre souvent des moments de grâce. Celle que je suis n'est de son côté qu'une énième fiction ratée sur le sujet. Note finale : 1,5/5

10/01/2019 (MAJ le 18/03/2019) (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Mimbrenos
Mimbrenos

Première BD western que je poste sur le site, et on ne peut pas dire que ce soit une franche réussite. En fait, j'ai l'impression d'avoir lu une histoire déjà vue plein de fois et qui ne parvient pas à m'intéresser. Le hic vient clairement du scénario, qui rabâche plusieurs thèmes déjà vus (entre bandits, indiens, pénitencier et confédérés), mais qui n'a pas véritablement d'accroche. On navigue entre les différents protagonistes jusqu'à la bataille finale, et le tout est assez vide de saveur. La plupart des personnages sont monolithiques, les discussions déjà vues et le retournement de fin est assez prévisible. En fait, je n'ai pas été intéressé par l'histoire d'un bout à l'autre. Le dessin est très curieux : je n'arrive pas exactement à mettre le doigt sur la raison, mais il y a quelque chose qui parvient à me plonger dans l'ambiance alors même que je ne le trouve pas extrêmement bien adapté pour ce genre d'histoire. Notamment le bandit avec les dents toujours sorties, qui donne vaguement l'impression d'avoir un problème de mâchoire. C'est curieux, d'autant que les décors et les ambiances sont plutôt pas mal. Bref, une BD que je ne considère largement pas comme nécessaire, donc à moins d'être féru de western on peut passer à côté.

13/02/2019 (modifier)