Au départ de ma lecture, j’ai voulu laisser sa chance à ce titre. Cependant, sa lecture assez décousue a été un peu décevante car ennuyeuse en ce qui me concerne.
Le pitch ne manquait pourtant pas de saveur entre ce mangaka de manga un peu osé qui décide de cacher son métier à sa jeune fille par tous les moyens allant même jusqu’à menacer son institutrice ou enfiler une tenue de travail tous les jours avant de se changer un peu plus loin.
Encore une fois, on n’échappera pas aux excès. Ce mangaka qui connait pourtant le succès ne veut tout simplement pas s’assumer. Il fait preuve de ce que j’appellerai un peu de coquetterie. A noter que tout tournera autour de cela. On a vite fait le tour d’où l’ennui.
Sur la forme, je n’ai pas du tout aimé ce graphisme à la fois simpliste et assez lourd au niveau du trait. C’est grossier.
Bref, un titre à oublier car trop poussif.
Je n’aime pas trop les mercenaires qui tapent avant de discuter et qui se la joue assez sympa pour sauver le monde. Jeremiah Harm est une bd typiquement bourrine où il faudra laisser son cerveau de côté. Cela peut parfois faire du bien ou parfois, cela peut nous abrutir.
Le manque d’imagination des auteurs est criard dans ma mesure où ils puisent de toutes leurs forces dans l’existant sans se creuser les méninges. Je n’aime pas là encore ce procédé. Cette lecture n’apporte rien. Certes, l’humour et la violence seront au rendez-vous dans la traque des trois plus grands aliens dangereux de la galaxie.
Au niveau du graphisme, le dessin est plutôt laid. N’ayons pas peur des mots pour désigner une situation ressentie. C’est fouillis et brouillon. Le rendu est loin d’être impeccable.
En conclusion, c’est assez dispensable.
Diablo était l’un de mes jeux préférés lorsque j’étais bien plus jeune. Les années ont passé et je me suis délaissé des manettes de jeux vidéo. Je retiens tout de même une certaine nostalgie d’où mon intérêt pour cette lecture.
Cependant, encore une fois, le traitement de cette franchise ne passe pas du tout le cap en bande dessinée. Que s’est-il passé pour tomber aussi bas sachant que le jeu vidéo était presque un chef d’œuvre du genre ? On peut se poser légitimement ces questions existentielles.
Le graphisme tout d’abord est repoussant car mal maîtrisé. Au niveau du scénario de ces petits récits, c’est également médiocre et bourrin. Que dire de plus ? On oublie et on espère qu’un jour un auteur pourra faire honneur à cette extraordinaire saga.
Warhammer ou je fais un malheur. Je n’ai jamais aimé cette franchise dont l’adaptation en bd a été désastreuse. Là, nous avons droit à l’exploitation d’un personnage de cet univers.
Oui, on peut dire que la psychologie des personnages est bien trop légère pour qu'on s'attache vraiment à eux. C’est bourrin dans le concept. Je me suis ennuyé à la lecture de ce scénario basique.
Par ailleurs, le graphisme est plutôt repoussant avec ces photos retouchées informatiquement. Les dessins auraient pu être plus soignés.
On préfèrera certainement Dark Vador à Dark Blade. Cette BD n'a d'intérêt que pour les vrais fans de Malus ou des elfes noirs.
S’il existe un certain nombre de bandes dessinées politiques, peu sortent vraiment du lot, a fortiori celles consacrées aux hommes qui ont dirigé la France. L’une des meilleures à ce jour – et aussi la plus cinglante – reste La Face karchée de Sarkozy. Après deux ans à la tête de l’Etat, Macron, notre petit Jupiter, y avait échappé, par le même « miracle » qui semble l’avoir porté si jeune, si rapidement, à de telles responsabilités, sans forcer, sans aucune expérience en tant qu’élu du peuple, avec juste un C.V. dans le monde des affaires, notamment en tant que conseiller à la Banque Rothschild.
Si aujourd’hui, on prend enfin la mesure de son inexpérience à travers la crise des Gilets jaunes - toujours pas résolue malgré l’accalmie liée à la période estivale -, de sa capacité à diviser le pays comme jamais aucun président avant lui (y compris Sarkozy, c’est dire !), et de son vain entêtement à paraître démocrate, tout en phagocytant sans état d’âme l’exécutif à la manière d’un Poutine et en menant une politique répressive encore jamais vue sous la Cinquième République – même De Gaulle n’avait pas été aussi loin -, on pouvait espérer qu’un tel ouvrage vienne combler ce vide et nous venger – du moins ses opposants – de son arrogance invraisemblable doublée d’un narcissisme exacerbé. « Le Nouveau Président » aurait pu être un des brûlots marquants de son quinquennat, à l’instar de l’œuvre précitée. Hélas, il n’en est rien, et même si on croit lire une parodie, comme le Canada Dry on n’en voit que la couleur…
Pourtant, il est clair que le personnage représenté ici est bien Macron, même si son nom n’est jamais cité. De la même façon, on reconnaît Marine Le Pen, sa principale opposante lors de la dernière élection. Malgré le fait assez troublant, voire inquiétant, que ces personnages n’ont pas d’yeux, comme tous ceux représentés dans le livre. Des personnages aveugles, pourquoi pas, l’idée aurait pu être pertinente si le fond avait suivi. Car après quelques gags et calembours plus que douteux, placés dans un contexte très décalé, inspiré pourrait-on croire de Goossens, Edika ou encore Pierre La Police, le soufflé s’affaisse rapidement en dégageant une odeur un peu fade. Ici, le fluide du rire n’est que tiède. N’est pas maître de l’humour absurde qui veut…
A moins que ce ne soit de l’humour « génération Macron », où la parodie serait devenue aussi inoffensive que les débats prétendument démocratiques organisés en début d’année en réaction au mouvement des Gilets jaunes, par celui qui s’est improvisé en père de la Nation, comme un certain Pétain avant lui, donc en vérité ennemi de cette même nation. Car sous le vernis d’une pseudo-modernité, ce président est un faux jeune, tout vieux à l’intérieur, juste un avatar sinistre de Maggie Thatcher, dissimulant sa vacuité derrière un luxe d’apparences : en vrac, un beau costume bien coupé, une cérémonie d’intronisation grandiloquente, quelques couv’ de Paris Match, et à l’intention des télés une performance digne de l’Actors Studio. Et quand les apparences sont à ce point mises en avant, la tromperie n’est jamais loin, et sous la coquille, on ne trouve souvent que le néant. C’est ce que l’on pouvait redouter en ouvrant ce livre doté d’une couverture plutôt engageante, et c’est malheureusement ce qu’il en ressort.
Pourtant, on comprend bien que Yann Rambaud tente par cette BD de parodier cette société du spectacle qu’est devenue la vie politique, ne faisant que se renforcer avec l’arrivée des réseaux sociaux.
Si le trait, plutôt commun, convenait à ce genre d’exercice, ce n’est de fait pas le critère qui viendra sauver l’ensemble, qui fait l’effet d’un pétard mouillé. Après deux ans de macronisme sans partage, aux velléités totalitaires, a-t-on vraiment besoin de ce type d’ouvrage, à l’humour mi-pipi-caca, mi-32ème degré ? Il serait inutile de s’étendre davantage sur ce portrait bien anodin qui, en se voulant décalé, a si bien fait qu’il est tombé dans le ravin. Dommage. Dommage que la déception soit à ce point à la hauteur des attentes. Avec ça, notre Néron du XXIe siècle pourra au moins passer encore quelques nuits sur ses deux oreilles.
Je n'ai pas trop aimé l'humour contenu dans cette bd bien que je ne sois pas le public visé n'étant pas fumeur.
J'avais pourtant bien apprécié la préface qui indiquait que la cigarette tue et entrave le bon fonctionnement de la société qui a besoin de personnes vigoureuses et productives. On peut quelque fois se poser des questions.
Au niveau des gags, ce n'est pas vraiment drôle. J'ai rarement gouté à ce type d'humour bien trop loufoque.
Le scénario est absolument bizarre et je n'ai pas adhéré du tout. Je n'ai pas trouvé de plaisir à la lecture, ni un quelconque intérêt ce qui paraître parfois assez accessoire. Le récit est tiré par les cheveux.
Pour le graphisme, je serai beaucoup moins catégorique. Il y a une beauté des images qui dévoile un côté assez onirique et presque gothique. Cela reste assez glacial mais force est de constater une remarquable précision du trait.
En conclusion, inintéressant et non distrayant quant au récit. Par contre, un dessinateur hors pair.
World of Warcraft est d'abord un jeu vidéo assez mythique dans l'univers médiéval fantastique. Cela s'est décliné même en film au cinéma avec le commencement en 2016. Le format bd n'a pas échappé à cette vague commerciale suite au grand succès rencontré.
Le dessin m’a fortement déplu avec son trait anguleux et ses couleurs indigestes. Les textes sont gonflants, un vrai calvaire à la lecture. L'histoire est d'un banal ridicule et les actions sont totalement prévisibles. On enchaîne combats sur combats dans cette nouvelle quête. Le résultat est juste horrible. Une esbrouffe monumentale...
Je suis très déçu d'avoir perdu mon temps avec cette BD. Bref, j'ai éprouvé un grand moment de solitude face à cette œuvre.
Dieu ! Que j’ai trouvé ce triptyque mauvais !
Pourtant, je suis arrivé au bout sans devoir réellement me forcer… mais avec le profond sentiment de me foutre du tiers comme du quart de l’histoire qui m’était racontée. Mais ce qui justifie le plus mon rejet de la série, c’est son final. Un final expédié où l’on se dit que les éditeurs ont refusé de poursuivre l’aventure tandis que les scénaristes se demandaient encore ce qu’ils allaient bien pouvoir raconter. Du coup, une conclusion expédiée avec des protagonistes qui rentrent au pays ou s’engagent sur d’autres voies comma ça ! Pouf !
Sinon, ça parle de quoi, Alto Plano ? Et bien c’est une série à la Corbeyran (spécialiste des séries sur le vin, entre autres) consacrée au café. Le principe est simple et déjà bien rodé. Vous prenez une jeune héroïne sexy mais pas vulgaire. Vous placez dans son voisinage direct un méchant séduisant. Vous construisez une petite intrigue là-dessus tout en apportant votre savoir sur le thème de fond (ici donc, le café). Vous tirez en longueur en plaçant quelques scènes d’action et/ou de cul pour garder le lecteur éveillé (une petite tentative de viol est toujours la bienvenue). Et vous attendez que ça passe avec une petite conclusion bateau où l'héroïne gagne sur tous les tableaux.
Sauf qu’ici, j’en ai vraiment très peu appris sur le café (et pourtant je pense ne rien y connaître). Le récit d’aventure est cliché et truffé d’invraisemblances (du genre l’héroïne qui ne sait pas se défendre dans le premier tome, puis les auteurs expliquent au début du deuxième tome avec la subtilité d’un char d’assaut dans une rue commerçante qu’en fait son père l’a initiée jeune au close-combat et du coup dans le tome 2 elle sait se défendre… reste à comprendre pourquoi elle ne savait pas se défendre dans le tome 1). Les personnages sont on ne peut plus prévisibles.
Alors, quand vous arrivez à la conclusion de la série (proche du ridicule, pour rester poli), je pense que vous faite comme moi et vous vous demandez pourquoi vous l'avez lue jusqu’au bout.
Pour moi, en tous les cas, cette série est un gros raté (même si Corbeyran sait raconter une histoire et si Luc Brahy sait dessiner).
Il s'agit d'une BD d'humour mais l'humour n'a pas fonctionné une seule fois en ce qui me concerne. Le but est visiblement de faire rire mais cela ne prend pas.
En effet, le scénario part dans des délires assez pitoyables et loufoques. Par ailleurs, les personnages sont inintéressants. Que dire également sur la narration qui est pesante avec ces notes en bas de page qui cassent le rythme ? Pour couronner le tout, le dessin assez enfantin est à peine passable.
Le constat est clair : je n'ai pas aimé. A oublier et à fuir à moins d'être un casse-noisette. Je n'ai pas trouvé de point positif permettant une meilleure notation.
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Kakushigoto
Au départ de ma lecture, j’ai voulu laisser sa chance à ce titre. Cependant, sa lecture assez décousue a été un peu décevante car ennuyeuse en ce qui me concerne. Le pitch ne manquait pourtant pas de saveur entre ce mangaka de manga un peu osé qui décide de cacher son métier à sa jeune fille par tous les moyens allant même jusqu’à menacer son institutrice ou enfiler une tenue de travail tous les jours avant de se changer un peu plus loin. Encore une fois, on n’échappera pas aux excès. Ce mangaka qui connait pourtant le succès ne veut tout simplement pas s’assumer. Il fait preuve de ce que j’appellerai un peu de coquetterie. A noter que tout tournera autour de cela. On a vite fait le tour d’où l’ennui. Sur la forme, je n’ai pas du tout aimé ce graphisme à la fois simpliste et assez lourd au niveau du trait. C’est grossier. Bref, un titre à oublier car trop poussif.
Jeremiah Harm
Je n’aime pas trop les mercenaires qui tapent avant de discuter et qui se la joue assez sympa pour sauver le monde. Jeremiah Harm est une bd typiquement bourrine où il faudra laisser son cerveau de côté. Cela peut parfois faire du bien ou parfois, cela peut nous abrutir. Le manque d’imagination des auteurs est criard dans ma mesure où ils puisent de toutes leurs forces dans l’existant sans se creuser les méninges. Je n’aime pas là encore ce procédé. Cette lecture n’apporte rien. Certes, l’humour et la violence seront au rendez-vous dans la traque des trois plus grands aliens dangereux de la galaxie. Au niveau du graphisme, le dessin est plutôt laid. N’ayons pas peur des mots pour désigner une situation ressentie. C’est fouillis et brouillon. Le rendu est loin d’être impeccable. En conclusion, c’est assez dispensable.
Diablo - Le Sanctuaire
Diablo était l’un de mes jeux préférés lorsque j’étais bien plus jeune. Les années ont passé et je me suis délaissé des manettes de jeux vidéo. Je retiens tout de même une certaine nostalgie d’où mon intérêt pour cette lecture. Cependant, encore une fois, le traitement de cette franchise ne passe pas du tout le cap en bande dessinée. Que s’est-il passé pour tomber aussi bas sachant que le jeu vidéo était presque un chef d’œuvre du genre ? On peut se poser légitimement ces questions existentielles. Le graphisme tout d’abord est repoussant car mal maîtrisé. Au niveau du scénario de ces petits récits, c’est également médiocre et bourrin. Que dire de plus ? On oublie et on espère qu’un jour un auteur pourra faire honneur à cette extraordinaire saga.
Darkblade
Warhammer ou je fais un malheur. Je n’ai jamais aimé cette franchise dont l’adaptation en bd a été désastreuse. Là, nous avons droit à l’exploitation d’un personnage de cet univers. Oui, on peut dire que la psychologie des personnages est bien trop légère pour qu'on s'attache vraiment à eux. C’est bourrin dans le concept. Je me suis ennuyé à la lecture de ce scénario basique. Par ailleurs, le graphisme est plutôt repoussant avec ces photos retouchées informatiquement. Les dessins auraient pu être plus soignés. On préfèrera certainement Dark Vador à Dark Blade. Cette BD n'a d'intérêt que pour les vrais fans de Malus ou des elfes noirs.
Le Nouveau Président
S’il existe un certain nombre de bandes dessinées politiques, peu sortent vraiment du lot, a fortiori celles consacrées aux hommes qui ont dirigé la France. L’une des meilleures à ce jour – et aussi la plus cinglante – reste La Face karchée de Sarkozy. Après deux ans à la tête de l’Etat, Macron, notre petit Jupiter, y avait échappé, par le même « miracle » qui semble l’avoir porté si jeune, si rapidement, à de telles responsabilités, sans forcer, sans aucune expérience en tant qu’élu du peuple, avec juste un C.V. dans le monde des affaires, notamment en tant que conseiller à la Banque Rothschild. Si aujourd’hui, on prend enfin la mesure de son inexpérience à travers la crise des Gilets jaunes - toujours pas résolue malgré l’accalmie liée à la période estivale -, de sa capacité à diviser le pays comme jamais aucun président avant lui (y compris Sarkozy, c’est dire !), et de son vain entêtement à paraître démocrate, tout en phagocytant sans état d’âme l’exécutif à la manière d’un Poutine et en menant une politique répressive encore jamais vue sous la Cinquième République – même De Gaulle n’avait pas été aussi loin -, on pouvait espérer qu’un tel ouvrage vienne combler ce vide et nous venger – du moins ses opposants – de son arrogance invraisemblable doublée d’un narcissisme exacerbé. « Le Nouveau Président » aurait pu être un des brûlots marquants de son quinquennat, à l’instar de l’œuvre précitée. Hélas, il n’en est rien, et même si on croit lire une parodie, comme le Canada Dry on n’en voit que la couleur… Pourtant, il est clair que le personnage représenté ici est bien Macron, même si son nom n’est jamais cité. De la même façon, on reconnaît Marine Le Pen, sa principale opposante lors de la dernière élection. Malgré le fait assez troublant, voire inquiétant, que ces personnages n’ont pas d’yeux, comme tous ceux représentés dans le livre. Des personnages aveugles, pourquoi pas, l’idée aurait pu être pertinente si le fond avait suivi. Car après quelques gags et calembours plus que douteux, placés dans un contexte très décalé, inspiré pourrait-on croire de Goossens, Edika ou encore Pierre La Police, le soufflé s’affaisse rapidement en dégageant une odeur un peu fade. Ici, le fluide du rire n’est que tiède. N’est pas maître de l’humour absurde qui veut… A moins que ce ne soit de l’humour « génération Macron », où la parodie serait devenue aussi inoffensive que les débats prétendument démocratiques organisés en début d’année en réaction au mouvement des Gilets jaunes, par celui qui s’est improvisé en père de la Nation, comme un certain Pétain avant lui, donc en vérité ennemi de cette même nation. Car sous le vernis d’une pseudo-modernité, ce président est un faux jeune, tout vieux à l’intérieur, juste un avatar sinistre de Maggie Thatcher, dissimulant sa vacuité derrière un luxe d’apparences : en vrac, un beau costume bien coupé, une cérémonie d’intronisation grandiloquente, quelques couv’ de Paris Match, et à l’intention des télés une performance digne de l’Actors Studio. Et quand les apparences sont à ce point mises en avant, la tromperie n’est jamais loin, et sous la coquille, on ne trouve souvent que le néant. C’est ce que l’on pouvait redouter en ouvrant ce livre doté d’une couverture plutôt engageante, et c’est malheureusement ce qu’il en ressort. Pourtant, on comprend bien que Yann Rambaud tente par cette BD de parodier cette société du spectacle qu’est devenue la vie politique, ne faisant que se renforcer avec l’arrivée des réseaux sociaux. Si le trait, plutôt commun, convenait à ce genre d’exercice, ce n’est de fait pas le critère qui viendra sauver l’ensemble, qui fait l’effet d’un pétard mouillé. Après deux ans de macronisme sans partage, aux velléités totalitaires, a-t-on vraiment besoin de ce type d’ouvrage, à l’humour mi-pipi-caca, mi-32ème degré ? Il serait inutile de s’étendre davantage sur ce portrait bien anodin qui, en se voulant décalé, a si bien fait qu’il est tombé dans le ravin. Dommage. Dommage que la déception soit à ce point à la hauteur des attentes. Avec ça, notre Néron du XXIe siècle pourra au moins passer encore quelques nuits sur ses deux oreilles.
70 méthodes barges
Je n'ai pas trop aimé l'humour contenu dans cette bd bien que je ne sois pas le public visé n'étant pas fumeur. J'avais pourtant bien apprécié la préface qui indiquait que la cigarette tue et entrave le bon fonctionnement de la société qui a besoin de personnes vigoureuses et productives. On peut quelque fois se poser des questions. Au niveau des gags, ce n'est pas vraiment drôle. J'ai rarement gouté à ce type d'humour bien trop loufoque.
Vertiges nocturnes
Le scénario est absolument bizarre et je n'ai pas adhéré du tout. Je n'ai pas trouvé de plaisir à la lecture, ni un quelconque intérêt ce qui paraître parfois assez accessoire. Le récit est tiré par les cheveux. Pour le graphisme, je serai beaucoup moins catégorique. Il y a une beauté des images qui dévoile un côté assez onirique et presque gothique. Cela reste assez glacial mais force est de constater une remarquable précision du trait. En conclusion, inintéressant et non distrayant quant au récit. Par contre, un dessinateur hors pair.
World of Warcraft - Porte-Cendres
World of Warcraft est d'abord un jeu vidéo assez mythique dans l'univers médiéval fantastique. Cela s'est décliné même en film au cinéma avec le commencement en 2016. Le format bd n'a pas échappé à cette vague commerciale suite au grand succès rencontré. Le dessin m’a fortement déplu avec son trait anguleux et ses couleurs indigestes. Les textes sont gonflants, un vrai calvaire à la lecture. L'histoire est d'un banal ridicule et les actions sont totalement prévisibles. On enchaîne combats sur combats dans cette nouvelle quête. Le résultat est juste horrible. Une esbrouffe monumentale... Je suis très déçu d'avoir perdu mon temps avec cette BD. Bref, j'ai éprouvé un grand moment de solitude face à cette œuvre.
Alto Plano
Dieu ! Que j’ai trouvé ce triptyque mauvais ! Pourtant, je suis arrivé au bout sans devoir réellement me forcer… mais avec le profond sentiment de me foutre du tiers comme du quart de l’histoire qui m’était racontée. Mais ce qui justifie le plus mon rejet de la série, c’est son final. Un final expédié où l’on se dit que les éditeurs ont refusé de poursuivre l’aventure tandis que les scénaristes se demandaient encore ce qu’ils allaient bien pouvoir raconter. Du coup, une conclusion expédiée avec des protagonistes qui rentrent au pays ou s’engagent sur d’autres voies comma ça ! Pouf ! Sinon, ça parle de quoi, Alto Plano ? Et bien c’est une série à la Corbeyran (spécialiste des séries sur le vin, entre autres) consacrée au café. Le principe est simple et déjà bien rodé. Vous prenez une jeune héroïne sexy mais pas vulgaire. Vous placez dans son voisinage direct un méchant séduisant. Vous construisez une petite intrigue là-dessus tout en apportant votre savoir sur le thème de fond (ici donc, le café). Vous tirez en longueur en plaçant quelques scènes d’action et/ou de cul pour garder le lecteur éveillé (une petite tentative de viol est toujours la bienvenue). Et vous attendez que ça passe avec une petite conclusion bateau où l'héroïne gagne sur tous les tableaux. Sauf qu’ici, j’en ai vraiment très peu appris sur le café (et pourtant je pense ne rien y connaître). Le récit d’aventure est cliché et truffé d’invraisemblances (du genre l’héroïne qui ne sait pas se défendre dans le premier tome, puis les auteurs expliquent au début du deuxième tome avec la subtilité d’un char d’assaut dans une rue commerçante qu’en fait son père l’a initiée jeune au close-combat et du coup dans le tome 2 elle sait se défendre… reste à comprendre pourquoi elle ne savait pas se défendre dans le tome 1). Les personnages sont on ne peut plus prévisibles. Alors, quand vous arrivez à la conclusion de la série (proche du ridicule, pour rester poli), je pense que vous faite comme moi et vous vous demandez pourquoi vous l'avez lue jusqu’au bout. Pour moi, en tous les cas, cette série est un gros raté (même si Corbeyran sait raconter une histoire et si Luc Brahy sait dessiner).
Écureuillette contre l'univers Marvel
Il s'agit d'une BD d'humour mais l'humour n'a pas fonctionné une seule fois en ce qui me concerne. Le but est visiblement de faire rire mais cela ne prend pas. En effet, le scénario part dans des délires assez pitoyables et loufoques. Par ailleurs, les personnages sont inintéressants. Que dire également sur la narration qui est pesante avec ces notes en bas de page qui cassent le rythme ? Pour couronner le tout, le dessin assez enfantin est à peine passable. Le constat est clair : je n'ai pas aimé. A oublier et à fuir à moins d'être un casse-noisette. Je n'ai pas trouvé de point positif permettant une meilleure notation.