Exercice de style, certes, mais exercice raté.
La narration est poussive, certaines cases n'enchaînant vraiment pas avec les précédentes, j'ai parfois un peu bloqué sans comprendre ce qui se passait.
Alors ne crions pas au génie chaque fois que sieur Trondheim fait un truc qui sort des sentiers battus, il lui arrive de se planter...
Hmm... Je viens de lire le tome 1 de cette série et j'en suis perplexe.
Côté dessin, techniquement ce n'est pas mauvais mais, d'une part, ça ressemble à des dessins baclés aux fonds quasiment vides, aux décors simplistes et, d'autre part, c'est surtout coloré avec photoshop d'une manière franchement moche à mon goût.
Et côté scénario... Franchement, même pour un fanzine, ça ferait gamin comme scénario !
Ca part d'un postulat ridicule et facile : les adolescents terriens ont le droit d'aller vivre jusqu'à leur majorité sur une planète entière où ils ont tous les pouvoirs et une civilisation aussi évoluée que sur Terre, où ils s'y comportent exactement comme des adultes dépravés (ils ont leur voiture, ils se bourrent la gueule dans les bars, etc...). Les héros sont deux super agents secrets de 12 ans (!!!) mais qui ont exactement les mêmes compétences et comportements que des adultes aguerris (normal, quoi) qu'on a envoyés là-bas avec un gros flingue et qui butent tous ceux qui les gênent. Normal...
Pour le reste de l'histoire, c'est complètement inspiré de films d'action et de mangas tels qu'Akira (le gang de gamins complètement décadents et brutaux qui font la loi et qui sont aussi violents et dangereux que des adultes, les petits engins volants armés de mitrailleuses gatling, etc...). Et ça se bastonne entre gamins, avec bien sûr en toile de fond un méchant complot que les supers gamins de 12 ans (je le rappelle) vont démanteler à gros coups de flingues. Et tout ça complètement sans aucune surveillance ni possibilité d'agir de la part des adultes (ben oui, ils ont pas le droit de veiller sur leurs enfants car "la loi est la loi" : la phrase qui explique tout...).
Franchement, ce scénario est... je me censure là par respect pour le scénariste. Ce n'est rien d'autre qu'un prétexte à tenter de séduire les gamins lecteurs en leur faisant croire que eux aussi peuvent vivre des aventures de bourrins dans un monde de bourrins, avec des flingues, des jolies nanas à poil, etc...
Le talent de Supiot est évident. Maîtrise des couleurs et de la mise en page. De chaque planche se détache une émotion, un effet unique qui accompagne (transcende...) le récit.
Mais le problème vient justement du récit. L'auteur en voulant raconter une histoire sous forme 'onirique' en a oublié l'essentiel: quel est l'intérêt, le sens, la morale, l'objectif de ce récit... et je ne parle même pas d'action ou de rebondissement!
Je me suis franchement ennuyé à la lecture malgré toute l'émotion, la beauté ou l'horreur que le dessin essayait de nous suggérer. D'ailleurs je suis convaincu que supprimer le texte n'enlèverait rien à cette BD.
Je l'avais emprunté à la bibliothèque mais je viens de me rendre compte que je l'ai rendu sans avoir lu la fin. Donc en résumé c'est une petite bd sympa...sur quatre pages et après, plus rien.
Je n'ai accroché ni sur les dessins ni sur l'histoire.
Donc: dispensable.
Là clairement je me suis fourvoyé. Jacobsen change de style et propose un dessin que je qualifierais de sale, allié à une histoire qui, même pour de la BD érotique, fait peine à voir. Sauf à considérer Jacobsen comme un précurseur puisqu'il vient de transposer le "gonzo" en bande dessinée.
Si l'on doit utiliser un jour l'expression de "BD moisie" pour qualifier un album, alors ce jour est peut-être bien arrivé.
Exhumé d'un grenier malodorant, sauvé par miracle de la voracité des rats, Wolff et la Reine des Loups est peut-être la pire BD que j'aie jamais lue.
L'histoire, même si elle puise dans toutes les sources de l'heroïc-fantasy, n'en a récupéré que les clichés les plus idiots : héros indestructible et crétin, sorciers omnipotents mais pas tous les jours, jolies pépées cruelles mais concupiscentes...
Le scénario est une suite de scènes "obligées", qui arrivent abruptement, ne donnant aucune cohérence narrative à l'album... En gros, cela se passe comme suit : Wolff est en colère (mais a oublié pourquoi) ; en passant dans un coin, il entend un cri féminin, se précipite au secours de la belle, qui se révèle être une sorcière ou une fille de sorcier. Il couche avec.
--SPOILER--
Il a un but au début de l'album (retrouver sa bien-aimée), et réussit à l'atteindre en toute fin, comme si l'auteur s'était brusquement souvenu du point de départ de - passez-moi l'expression - l'histoire (oui je sais, je flatte).
--FIN SPOILER--
Et ne parlons pas des noms, légendes, lieux, surgis de nulle part, évoqués comme si le lecteur les connaissait parfaitement, une prétention qui plombe (si si, c'est possible) encore plus le récit. Quant à la fameuse Reine des Loups du titre... Eh bien, je la cherche encore...
Passons au dessin. Celui-ci n'est pas catastrophique, il est même proche d'un Carlos Gimenez (dessinateur de Dani Futuro), quelque part... Mais il est singulièrement gâté par des choix graphiques typiques des années 1970 (motifs à pois, grisés injustifiés...) ; j'ai même du mal à trouver mes mots tellement c'est laid. On notera également des perspectives et des proportions complètement aberrants dans un ouvrage censé être de niveau professionnel. Quant à la mise en couleur, c'est d'une nullité abyssale : aplats généralisés, tons vifs ou pastels choisis à l'esbroufe ou au pif, ça fait vraiment mal aux yeux un ratage pareil...
Au fil des pages, on attend une fille dénudée, histoire d'apprécier le trait de Maroto à sa juste valeur et de trouver un semblant d'intérêt à cette expérience au-delà du réel, mais ce cliché-là de l'heroïc-fantasy nous est épargné, curieusement...
En résumé, voilà un album qui n'a que des défauts, empreint d'une prétention sans bornes, mais passant comme jamais je ne l'ai constaté à côté de la moindre réussite artistique.
Moisitude optimale.
Je n'ai pas du tout rigolé à la lecture de cette BD. L'humour, c'est pipi-caca-boum-paf-oh-elle-a-pas-d'culotte et franchement, c'est pas ça qui me ferait rire. Les personnages sont en outre assez détestables. Quant au dessin, il casse pas sept pattes à une fourmi mais il est potable.
Bon, ceci dit, s'il y a des gosses que ça fait rire... Mais j'éviterais de faire lire ça aux miens en tout cas.
Cette série me laisse perplexe, la première fois que je l'ai vue, j'ai cru que c'était du Crisse façon "Epée de Cristal", de ce fait j'ai un peu de mal à trouver une raison d'exister à cette production que je considère au mieux comme une copie (pour ne pas parler de plagiat)!!!
La lecture des premiers tomes m'a confortée dans cette impression, l'histoire est quelconque, le dessin objectivement laid et les couleurs sont insipides, non vraiment je n'ai absolument pas accroché à Marlysa.
Grumpf : je lis vraiment de ces BDs, moi, des fois...
Il y a dans cet album le pire de ce que je déteste chez Jodorowsky : du mysticisme, de l'onirique et du symbolisme à tout crin. Les histoires de cet album sont des sortes d'initiations imposées par Jodo au jeune dessinateur : il devra raconter son rêve sexuel le plus récent, dessiner une angoisse personnelle, "traiter un sujet intellectuel sans énoncer aucune idée" (?), dessiner un cauchemar "purement digestif" (??), puis ensuite accomplir différentes épreuves graphiques et imaginatives inventées par Jodo.
Cet album n'est rien d'autre que les pulsions et les rêves (trop) intimes de Chaubin et Jodo étalés à la face des lecteurs, de la psychanalyse mise en image. Alors déjà que je n'aime pas entendre les gens que je ne connais pas disséquer leurs rêves en public, surtout quand ils sont d'ordre sexuels ou bizarres, je ne vois pas pourquoi j'aimerais voir la même chose mise en BD.
D'autant que le dessin n'est pas du tout pour me plaire. C'est du dessin réaliste parfois, "grotesque" d'autre fois, avec une colorisation sombre à mi-chemin entre l'aérographe et le style photoshop : le style de dessin qu'on peut voir dans ces posters des années 80.
Une BD intime de gens dont je n'ai pas envie (du tout) de connaître l'intimité.
C'est clair qu'il ne vaut mieux pas envisager de comparer ça au vrai Dark Knight originel.
Même côté dessin : je trouvais Dark Knight assez moche, mais alors Dark Knight : La Relève, c'est le fin du fin de la mocheté. Les couleurs sont à faire peur, à tel point qu'on se demande si le dessinateur n'a pas cherché à faire exprès une Bd tellement repoussante qu'elle en donne envie de vomir. Les dessins eux-mêmes sont nuls : on sent une tentative d'imiter le style de dessin de Sin City (pour Lex Luthor) ou de Batman - Long Halloween (pour Catwoman - enfin ici l'assistante de Batman), mais franchement c'est moche et ce n'est qu'au costume qu'on reconnaît tel ou tel personnage.
Et puis côté scénario, ben... C'est... surprenant. Surprenant quand on pense à ce qu'était Dark Knight qui était plein d'intelligence et de psychologie. Ici, c'est du bourrin : Batman regroupe plein de super héros pour d'abord flanquer une raclée à Superman (comme à la fin du Dark Knight mais ici c'est expédié en quelques pages) puis ensuite s'attaquer de front à Lex Luthor et Brainiac dans un combat sans finesse, bourrin et loin de l'esprit de Batman lui-même.
C'est lourd, idiot, bourrin, et surtout moche. Sacrée déception, donc.
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Diablotus
Exercice de style, certes, mais exercice raté. La narration est poussive, certaines cases n'enchaînant vraiment pas avec les précédentes, j'ai parfois un peu bloqué sans comprendre ce qui se passait. Alors ne crions pas au génie chaque fois que sieur Trondheim fait un truc qui sort des sentiers battus, il lui arrive de se planter...
Milane & Arlov
Hmm... Je viens de lire le tome 1 de cette série et j'en suis perplexe. Côté dessin, techniquement ce n'est pas mauvais mais, d'une part, ça ressemble à des dessins baclés aux fonds quasiment vides, aux décors simplistes et, d'autre part, c'est surtout coloré avec photoshop d'une manière franchement moche à mon goût. Et côté scénario... Franchement, même pour un fanzine, ça ferait gamin comme scénario ! Ca part d'un postulat ridicule et facile : les adolescents terriens ont le droit d'aller vivre jusqu'à leur majorité sur une planète entière où ils ont tous les pouvoirs et une civilisation aussi évoluée que sur Terre, où ils s'y comportent exactement comme des adultes dépravés (ils ont leur voiture, ils se bourrent la gueule dans les bars, etc...). Les héros sont deux super agents secrets de 12 ans (!!!) mais qui ont exactement les mêmes compétences et comportements que des adultes aguerris (normal, quoi) qu'on a envoyés là-bas avec un gros flingue et qui butent tous ceux qui les gênent. Normal... Pour le reste de l'histoire, c'est complètement inspiré de films d'action et de mangas tels qu'Akira (le gang de gamins complètement décadents et brutaux qui font la loi et qui sont aussi violents et dangereux que des adultes, les petits engins volants armés de mitrailleuses gatling, etc...). Et ça se bastonne entre gamins, avec bien sûr en toile de fond un méchant complot que les supers gamins de 12 ans (je le rappelle) vont démanteler à gros coups de flingues. Et tout ça complètement sans aucune surveillance ni possibilité d'agir de la part des adultes (ben oui, ils ont pas le droit de veiller sur leurs enfants car "la loi est la loi" : la phrase qui explique tout...). Franchement, ce scénario est... je me censure là par respect pour le scénariste. Ce n'est rien d'autre qu'un prétexte à tenter de séduire les gamins lecteurs en leur faisant croire que eux aussi peuvent vivre des aventures de bourrins dans un monde de bourrins, avec des flingues, des jolies nanas à poil, etc...
Le dérisoire
Le talent de Supiot est évident. Maîtrise des couleurs et de la mise en page. De chaque planche se détache une émotion, un effet unique qui accompagne (transcende...) le récit. Mais le problème vient justement du récit. L'auteur en voulant raconter une histoire sous forme 'onirique' en a oublié l'essentiel: quel est l'intérêt, le sens, la morale, l'objectif de ce récit... et je ne parle même pas d'action ou de rebondissement! Je me suis franchement ennuyé à la lecture malgré toute l'émotion, la beauté ou l'horreur que le dessin essayait de nous suggérer. D'ailleurs je suis convaincu que supprimer le texte n'enlèverait rien à cette BD.
Les 110 Pilules
Je l'avais emprunté à la bibliothèque mais je viens de me rendre compte que je l'ai rendu sans avoir lu la fin. Donc en résumé c'est une petite bd sympa...sur quatre pages et après, plus rien. Je n'ai accroché ni sur les dessins ni sur l'histoire. Donc: dispensable.
Nuit très sauvage
Là clairement je me suis fourvoyé. Jacobsen change de style et propose un dessin que je qualifierais de sale, allié à une histoire qui, même pour de la BD érotique, fait peine à voir. Sauf à considérer Jacobsen comme un précurseur puisqu'il vient de transposer le "gonzo" en bande dessinée.
Wolff et la Reine des Loups
Si l'on doit utiliser un jour l'expression de "BD moisie" pour qualifier un album, alors ce jour est peut-être bien arrivé. Exhumé d'un grenier malodorant, sauvé par miracle de la voracité des rats, Wolff et la Reine des Loups est peut-être la pire BD que j'aie jamais lue. L'histoire, même si elle puise dans toutes les sources de l'heroïc-fantasy, n'en a récupéré que les clichés les plus idiots : héros indestructible et crétin, sorciers omnipotents mais pas tous les jours, jolies pépées cruelles mais concupiscentes... Le scénario est une suite de scènes "obligées", qui arrivent abruptement, ne donnant aucune cohérence narrative à l'album... En gros, cela se passe comme suit : Wolff est en colère (mais a oublié pourquoi) ; en passant dans un coin, il entend un cri féminin, se précipite au secours de la belle, qui se révèle être une sorcière ou une fille de sorcier. Il couche avec. --SPOILER-- Il a un but au début de l'album (retrouver sa bien-aimée), et réussit à l'atteindre en toute fin, comme si l'auteur s'était brusquement souvenu du point de départ de - passez-moi l'expression - l'histoire (oui je sais, je flatte). --FIN SPOILER-- Et ne parlons pas des noms, légendes, lieux, surgis de nulle part, évoqués comme si le lecteur les connaissait parfaitement, une prétention qui plombe (si si, c'est possible) encore plus le récit. Quant à la fameuse Reine des Loups du titre... Eh bien, je la cherche encore... Passons au dessin. Celui-ci n'est pas catastrophique, il est même proche d'un Carlos Gimenez (dessinateur de Dani Futuro), quelque part... Mais il est singulièrement gâté par des choix graphiques typiques des années 1970 (motifs à pois, grisés injustifiés...) ; j'ai même du mal à trouver mes mots tellement c'est laid. On notera également des perspectives et des proportions complètement aberrants dans un ouvrage censé être de niveau professionnel. Quant à la mise en couleur, c'est d'une nullité abyssale : aplats généralisés, tons vifs ou pastels choisis à l'esbroufe ou au pif, ça fait vraiment mal aux yeux un ratage pareil... Au fil des pages, on attend une fille dénudée, histoire d'apprécier le trait de Maroto à sa juste valeur et de trouver un semblant d'intérêt à cette expérience au-delà du réel, mais ce cliché-là de l'heroïc-fantasy nous est épargné, curieusement... En résumé, voilà un album qui n'a que des défauts, empreint d'une prétention sans bornes, mais passant comme jamais je ne l'ai constaté à côté de la moindre réussite artistique. Moisitude optimale.
Gnomes de Troy
Je n'ai pas du tout rigolé à la lecture de cette BD. L'humour, c'est pipi-caca-boum-paf-oh-elle-a-pas-d'culotte et franchement, c'est pas ça qui me ferait rire. Les personnages sont en outre assez détestables. Quant au dessin, il casse pas sept pattes à une fourmi mais il est potable. Bon, ceci dit, s'il y a des gosses que ça fait rire... Mais j'éviterais de faire lire ça aux miens en tout cas.
Marlysa
Cette série me laisse perplexe, la première fois que je l'ai vue, j'ai cru que c'était du Crisse façon "Epée de Cristal", de ce fait j'ai un peu de mal à trouver une raison d'exister à cette production que je considère au mieux comme une copie (pour ne pas parler de plagiat)!!! La lecture des premiers tomes m'a confortée dans cette impression, l'histoire est quelconque, le dessin objectivement laid et les couleurs sont insipides, non vraiment je n'ai absolument pas accroché à Marlysa.
La Vérité est au fond des rêves
Grumpf : je lis vraiment de ces BDs, moi, des fois... Il y a dans cet album le pire de ce que je déteste chez Jodorowsky : du mysticisme, de l'onirique et du symbolisme à tout crin. Les histoires de cet album sont des sortes d'initiations imposées par Jodo au jeune dessinateur : il devra raconter son rêve sexuel le plus récent, dessiner une angoisse personnelle, "traiter un sujet intellectuel sans énoncer aucune idée" (?), dessiner un cauchemar "purement digestif" (??), puis ensuite accomplir différentes épreuves graphiques et imaginatives inventées par Jodo. Cet album n'est rien d'autre que les pulsions et les rêves (trop) intimes de Chaubin et Jodo étalés à la face des lecteurs, de la psychanalyse mise en image. Alors déjà que je n'aime pas entendre les gens que je ne connais pas disséquer leurs rêves en public, surtout quand ils sont d'ordre sexuels ou bizarres, je ne vois pas pourquoi j'aimerais voir la même chose mise en BD. D'autant que le dessin n'est pas du tout pour me plaire. C'est du dessin réaliste parfois, "grotesque" d'autre fois, avec une colorisation sombre à mi-chemin entre l'aérographe et le style photoshop : le style de dessin qu'on peut voir dans ces posters des années 80. Une BD intime de gens dont je n'ai pas envie (du tout) de connaître l'intimité.
Batman - The Dark Knight strikes again (La Relève)
C'est clair qu'il ne vaut mieux pas envisager de comparer ça au vrai Dark Knight originel. Même côté dessin : je trouvais Dark Knight assez moche, mais alors Dark Knight : La Relève, c'est le fin du fin de la mocheté. Les couleurs sont à faire peur, à tel point qu'on se demande si le dessinateur n'a pas cherché à faire exprès une Bd tellement repoussante qu'elle en donne envie de vomir. Les dessins eux-mêmes sont nuls : on sent une tentative d'imiter le style de dessin de Sin City (pour Lex Luthor) ou de Batman - Long Halloween (pour Catwoman - enfin ici l'assistante de Batman), mais franchement c'est moche et ce n'est qu'au costume qu'on reconnaît tel ou tel personnage. Et puis côté scénario, ben... C'est... surprenant. Surprenant quand on pense à ce qu'était Dark Knight qui était plein d'intelligence et de psychologie. Ici, c'est du bourrin : Batman regroupe plein de super héros pour d'abord flanquer une raclée à Superman (comme à la fin du Dark Knight mais ici c'est expédié en quelques pages) puis ensuite s'attaquer de front à Lex Luthor et Brainiac dans un combat sans finesse, bourrin et loin de l'esprit de Batman lui-même. C'est lourd, idiot, bourrin, et surtout moche. Sacrée déception, donc.