Les derniers avis (39455 avis)

Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Je recommande grandement de la lire pour la qualité visuelle et le génie inventif de l'illustration: la forme des cases de la BD fait partie intégrante de l'histoire. A chaque page qu'on tourne, on nous offre de petites surprises visuelles très ingénieuses. Lecture très satisfaisantes. J'ai cependant moins accroché à l'intrigue de l'enquête, que je trouve un peu balourde: les motivations et la méthode employée par le criminel sont très alambiquées. Je l'ai donc lue avec un peu de distance, comme on admire un beau livre, et non en étant vraiment emporté dans l'enquête. Mais ça valait quand même le coup ! Pour ce qui est de la fiabilité du personnage de Sherlock à l'œuvre originelle de Conan Doyle, je lis dans les autres avis qu'elle est notable et qu'on prend du plaisir à voir un Sherlock très fidèle à lui même. Je n'ai jamais lu de Sherlock Holmes et je suis donc certainement passé à côté de ces détails.

13/03/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Le Pré derrière l'église
Le Pré derrière l'église

Oh en voilà une BD tout en fraicheur et en subtilité qui fait du bien ! Nous voilà propulsé en Irlande dans le petit village de Killkenny dans les années 30, où l'histoire locale veut que le seul pub du bled en question ait été construit à flanc d'église : le Pink Clovers. Forcément, un débit de boisson accolé à cet édifice religieux fait plus que débat depuis belle lurette au sein de la populace locale. Toute les semaines le curé prépare son sermon à l'arrière de l'église, face au champ attenant où l'attendent religieusement un troupeau de moutons. Même si elles ne comprennent rien à cet humain bien bavard, elles attendent avec impatience les friandises qu'il distribue avec parcimonie à la fin de son sermon... Mais voilà qu'un beau matin, fidèle au rendez-vous, nos moutons se retrouvent bien embêtés : pas de curé (ni de friandises...) ! Tout ce petit monde se retrouve tout chamboulé, et c'est à travers la kyrielle d'animaux de la campagne environnante que "l'enquête" commence... Crisse que je connaissais plus pour ses scénario SF ou fantasy nous propose ici un album humoristique champêtre d'une grande finesse et superbement illustré par Christian Patty. La campagne irlandaise, sa faune et ses habitants sont magnifiquement campés, c'est criant de vie, plein d'énergie, et le parallèle animaux/humains est jubilatoire ! Mine de rien et avec humour, c'est toute la nature humaine et ses travers qui passent au crible de ce prisme animalier pour notre plus grand plaisir. Qu'il s'agisse, de la différence, de la religion, de la cupidité, et j'en passe, ça se télescope sévèrement mais toujours avec humour. Les dialogues ne sont pas en reste et participent pleinement à cette ambiance drôlatique qui trouve le parfait équilibre entre fable et caricature caustique. Voilà donc un album que je vous recommande chaudement en ces temps bien tristounets, vous devriez passer un agréable moment de lecture qui vaudra bien plus qu'une messe ! *** Tome 2 *** Hey ! L'Irlande repointe le bout de son nez ! C'est pas encore le printemps, c'est même plutôt sous la neige de Noël que nous retrouvons nos ouailles et son pub adossé à l'église : le Pink Clover. Cette fois le curé ne leur fera pas défaut et va même organiser une surprise qui va finir par mettre le village en émoi. Le vieil instituteur de Kilkenny a du rendre son tablier, et le curé a trouvé... une charmante remplaçante ! Les présentations sont faites lors de la messe de minuit, et je vous renvoie aux 4 cases avant/après avec d'un côté les hommes, de l'autre les femmes pour saisir à merveille l'effet de cette nouvelle arrivée ! Jubilatoire :D Bref, vous l'aurez compris, cette fois-ci point de disparition, mais plutôt une arrivée remarquée qui va faire ressortir de vieux souvenirs et de vieilles histoires pas vraiment jolies jolies... Ajoutez à cela une petite dose de fantastique et des moutons toujours en plein questionnement, prompt à philosopher (à leur niveau, hein ^^) et en pleine crise de mysticisme, et voilà brossé le tableau de ce second opus. Alors oui, c'est un réel plaisir que de retrouver ce microcosme bigarré ancré dans ses traditions et ses contradictions. C'est encore plus drôle de retrouver ces boutons et brebis aux tronches toujours aussi délurées. Mais malgré une histoire qui tient tout à fait la route, j'ai trouvé l'album un cran en dessous du premier. Il est loin d'être mauvais, bien au contraire, mais est-ce du à l'effet de surprise en moins, je l'ai trouvé moins drôle dans l'ensemble (malgré quelques scènes hilarantes). C'est donc un album de très bonne tenue, mais le premier aillant placé la barre si haute, que forcément, la suite est plus difficile à négocier. Cela reste une petite bouffée de fraicheur irlandaise parfaite pour s'aérer la tête.

24/03/2021 (MAJ le 12/03/2022) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série MFK2
MFK2

Hey ! Mais que voilà donc revenir dans les bacs ! Mutafukaz iz back et on ne me dit rien ! Revoilà donc Vinz et Angelino sept ans après les événements de Dark Meat City. Après s'être fait tout petits, ils ont fini par reprendre une vie paisible ; Angelino est toujours livreur de sushi pour un chaîne japonaise et Vinz enchaîne les petits boulots. Les Machos semblent s'être fait oublier, même si l'Etat américain est sur ses garde après avoir réussi à étouffer le désastre de Dark Meat City. C'est sur les réseaux sociaux que ça turbine par contre. Un mystérieux Omega déchaîne les passions et exacerbe plutôt les tensions à coup de "vérités", de "on nous cache tout, on vous ment" et de "a qui profite le crime ?" (QAnon sors de ce corps !). Et c'est donc suite à une de ses publications à l'encontre de la communauté japonaise qu'un commando débarque dans le restau de Lino. Ça tourne au carnage, Lino s'en sort in extremis, mais pour la discrétion, c'est foutu, des caméras l'ont filmé en mode ninja : la fuite s'impose ! Voilà donc nos deux comparses prenant la poudre d'escampette partis à la recherche de leur vieux pote Willy dont ils sont sans nouvelles depuis 7 ans. Les retrouvailles vont être pour le moins... surprenantes ! C'est toujours un plaisir de découvrir qu'une série qu'on a vraiment aimé ressurgit à l'improviste. Retrouver ses personnages, son ton, son graphisme... Que du bonheur ! En même temps, c'est aussi avec une certaine appréhension qu'on se lance, avec la petite angoisse de la déception, de "la BD de trop". Pour le coup, je sors de ma lecture rassuré, y'a pas de foirade. Pour autant, le petit grain de folie qui traversait la première série tant dans le fond que dans la forme n'est pas aussi présente. Alors oui on retrouve la marque de fabrique de Run avec ses intermèdes publicitaires délirants ; il a aussi intégré tout ce qui concours à déliquescence de l'Amérique d'aujourd'hui (les fake news, l'usage des réseaux sociaux à outrance, les survivalistes et autres illuminés, etc). Mais on est loin de l'explosion de délires et de variations graphiques qui ont fait la renommée de Mutafukaz. Malgré cet aspect lissé, c'est avec joie que j'ai replongé dans cet univers, j'espère que la suite nous réservera davantage de surprises et d'originalité. (note 3.5/5 arrondie à 4)

12/03/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5
Couverture de la série Frankenstein (Bess)
Frankenstein (Bess)

Après le sublime Dracula que nous avait proposé le sieur Bess, il était forcément attendu au tournant avec cette nouvelle adaptation d'un des grands classiques de la littérature fantastique. Et une nouvelle fois, le résultat est bluffant ! Servi par un noir et blanc toujours aussi époustouflant émaillé de dégradés de gris, Georges Bess, reprend fidèlement le roman gothique écrit par Mary Shelley en 1816. Ce roman marquera à jamais la littérature et l'imaginaire collectif et fait partie à ce titre, avec ceux d'Edgar Poe, des ouvrages qui ont forgé mon goût pour le fantastique et la science fiction. C'est donc un vrai bonheur que de voir ces titres légendaires adaptés sous cette forme de si belle manière. La narration est aussi très réussie. L'utilisation de la première personne est respectée et bien gérée, ce qui permet au lecteur de ressentir l'empathie voulue par l'autrice envers sa malheureuse créature. Je ne m'étalerai pas davantage, Georges Bess réussit une nouvelle fois son pari, grâce à un talent remarquablement exploité pour notre plus grand bonheur.

12/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Petit traité d'écologie sauvage
Petit traité d'écologie sauvage

J’étais passé complètement à côté de ces albums. Je me rappelle vaguement avoir vu leur couverture, mais leur aspect étrange m’avait fait penser à des romans graphiques pas faits pour moi. En fait on en est très loin ! En effet, ces délires plus ou moins loufoques issus du blog de l’auteur sont de petit brûlots absurdes, très engagés (voir les textes, mais aussi les références des citations en début de chaque chapitre ou dans les textes en fin de chaque album). Mais ce n’est pas non plus un pensum, la pagination est aérée (pas de gaufrier traditionnel) et l’auteur use d’un absurde souvent assez drôle. L’ethnologue jivaro, qui vient étudier « dans leur milieu » des Européens, est une idée intéressante et assez jubilatoire. On rigole à ses erreurs d’interprétation, dûes à sa méconnaissance relative de la langue et de la culture. Et par ricochet on s’amuse à imaginer le même type d’erreur de la part de certains de nos savants à propos de sociétés « indigènes ». Sinon, les hommes politiques, déclamant de la poésie, ou tenant des propos enflammés et/ou scientifiques sur telles ou telles plantes ou bestioles (grenouille par exemple), les commentaires décalés de journalistes (voir les débats autour des élections présidentielles de 2017), donnent un effet joyeusement décalé, absurde, à des scènes pourtant connues et sérieuses. Et cela donne aussi à réfléchir sur la valeur de discours qui sont dans la réalité saturés de langue de bois et de platitudes désincarnées. A tout prendre, la teneur des dialogues est ici presque plus « réaliste », humaine. Au travers de ces détournements (oiseaux discourant comme des journalistes ou personnages politiques, personnages politiques chantres d’une écologie poétique et politique), c’est une critique – assez constructive finalement – de nos sociétés et de certaines hypocrisies langagières qui est en œuvre ici. Et les textes qui concluent les albums (en particulier en fin du troisième, avec un éloge des ZAD) ne laissent pas de doute sur le caractère engagé de ces ouvrages, en plus de leurs qualités humoristiques indéniables.

12/03/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Van Gogh - Fragments d'une vie en peintures
Van Gogh - Fragments d'une vie en peintures

Quel plaisir de pouvoir profiter d'un peintre que j'adore avec Žeželj à la baguette. Le tout avec un album de grande taille, au dos toilé et au grammage de qualité. Un voyage dans la psyché de Vincent Van-Gogh qui ne m'a pas laissé insensible, loin de là. Il n'est pas question ici d'une biographie. À partir de 15 lettres écrites de 1873 à 1890 par Van Gogh, la majorité à son frère Théo, Žeželj retranscrit à sa sauce le contenu de celles-ci. Une narration qui propose la partie graphique, en quatre à huit planches, puis la lettre de Vincent. Cet ordre narratif permet de découvrir la partie dessinée vierge de toutes informations et de pouvoir laisser aller son imaginaire. Chacun sera alors libre d'en faire sa propre interprétation. Le parti pris de choisir le noir et blanc pour l'un des maîtres de la couleur peut paraître incongru, personnellement j'approuve ce choix, il permet de mieux appréhender l'esprit torturé du peintre. Une bd muette qui laisse place aux rêves. Žeželj est l'un des maîtres du noir et blanc. Son trait gras et charbonneux, ses jeux d'ombres, sa mise en page cinématographique sont sa signature. Je suis admiratif de son travail. Je me suis attardé sur chaques cases pour profiter de son immense talent. Un album à la puissance immersive que je  recommande à ceux qui veulent découvrir Van-Gogh différemment et aussi (re)découvrir Žeželj dessinateur à part dans le monde de la bd. Franchissez le pas.

11/03/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série In the land of leadale
In the land of leadale

In the land of leadale est un isekai, un de ces mangas de plus en plus nombreux où le héros se retrouve réincarné dans un monde parallèle où il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Ici, l'héroïne était une grande joueuse d'un jeu vidéo MMORPG du type World of Warcraft mais en réalité virtuelle, clouée dans un lit d'hopital suite à un tragique accident. Jusqu'au jour où, peut-être suite à sa mort dans la vie réelle, elle se réveille pour de bon dans l'univers du jeu, mais 200 ans après l'époque où elle y jouait. Elle a néanmoins conservé son très haut niveau de puissance, ses inombrables artefacts et même la tour gigantesque qu'elle s'y était bâtie. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi 200 ans ont passé, et elle ne sait pas si d'autres joueurs sont présents dans le jeu, au-delà des habitants PNJ. C'est un manga de bonne facture, avec un beau dessin certes classique dans le style mais très maîtrisé. La trame de l'intrigue est également classique pour qui a lu plusieurs isekai auparavant, mais elle se distingue par quelques aspects. Pour commencer le fait que l'héroïne connaisse très bien l'univers dans lequel elle débarque même s'il lui manque deux siècles d'historique sur les changements qui ont pu s'y dérouler. Son niveau de puissance et de magie est tel qu'elle survole les dangers et peut faire un peu ce qu'elle veut même si elle préfère rester discrète sur sa véritable nature et ses pouvoirs, notamment pour maintenir une bonne réputation auprès de la population. Ensuite il y a ce double mystère. D'abord sur la raison qui l'a amenée à être ainsi réincarnée dans ce jeu et savoir si elle est réellement morte dans la vraie vie ou pas. Ensuite sur ce qu'il s'est passé dans ce monde virtuel en deux siècles, ce que sont devenus les PNJ dont elle était proche à l'époque, et surtout sur la présence ou non d'autres humains avec elle. Et enfin, il s'agit pour l'héroïne de savoir ce qu'elle va bien faire de sa nouvelle vie. Car pour ce qui est de l'entame du récit, elle est déjà au sommet de sa puissance dès le départ donc elle se retrouve plutôt dans une sorte de grand bac à sable où elle pourrait faire ce qu'elle veut, comme par exemple se contenter de développer le petit village où elle a atterri mais où heureusement elle ne restera que le temps d'un seul album. Pour ce qui est des premiers tomes de la série, il n'y a pas véritablement d'intrigue qui se met en place. L'héroïne se contente d'évoluer dans ce monde qu'elle connaissait mais qui a tellement changé, et de découvrir la nouvelle situation, sans pour autant que d'éventuels antagonistes ou une vraie quête n'apparaissent. Il faut donc attendre de voir ce que vont donner les tomes suivants du manga pour se faire un opinion concrète, mais en attendant c'est une lecture réjouissante car légère et divertissante, ce type d'histoire qu'on se raconte et où le héros est tout puissant mais garde cela discrètement pour lui en se contentant d'aider ceux qui l'entourent et d'évoluer dans un monde qui lui plait. A lire pour le plaisir, et peut-être que ce sera encore mieux si jamais une véritable intrigue de fond se met en place dans les tomes suivants. Note : 3,5/5

02/02/2022 (MAJ le 11/03/2022) (modifier)
Couverture de la série Voyage au centre de la Terre (Glénat)
Voyage au centre de la Terre (Glénat)

Cette collection a pour but de faire connaître les grandes oeuvres littéraires romanesques (surtout du XIXème siècle) Le but est louable même si le format BD ôte une grande partie du sel de ces oeuvres qui était d'imaginer ces univers que tout le monde ignorait. C'est un peu la limite que j'y trouve ; le visuel prend le pas sur l'imaginaire et la BD se retrouve coincée entre le cinéma et le roman. Ici le visuel est de très bonne qualité. Les dessins réalistes nous offrent des personnages dynamiques et des paysages très soignés (villes, volcans ou grottes souterraines). Les couleurs et les effets lumineux sont de bonnes factures. L'oeuvre est fidèle au roman sans ajout. Le rôle de l'imaginaire est d'autant plus vrai pour un ouvrage comme "Le Voyage au Centre de la Terre" de Jules Vernes qui présente tous les ressorts d'une aventure de SF. Tout y est présent, une quête scientifique, des dangers, une Terra Incognita et des rebondissements extraordinaires. Bien sûr les connaissances en géologie ou paléontologie ont tellement progressé en 150 ans que le scénario peut faire sourire. Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver un grand romancier avec beaucoup d'idées humanistes en filigranes. La volonté de transmettre le savoir au plus grand nombre, l'universalisme et le pacifisme du monde scientifique (Lidenbrock est allemand) sont des thèmes très présents dans l'oeuvre. Le dossier pédagogique en fin d'ouvrage permet de prendre le recul nécessaire pour vraiment apprécier l'ouvrage.

11/03/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Hautes Oeuvres, Petit Traité d'humanisme à la française
Hautes Oeuvres, Petit Traité d'humanisme à la française

Mais c’est quoi cet album ??!! C’est quoi ce délire ?!! Je savais que Simon Hureau était capable de manier l’humour avec beaucoup d’ironie et de noirceur, sa façon de narrer est directe, et vas-y que tu te prends des baffes… mais qu’est-ce que j’ai adoré ce récit ! Et dire que j’ai pris l’album en question sans me poser des questions sur ce que j’allais découvrir… pour mon plus grand bonheur ! Dès l’introduction de ce livre, le ton est donné : un narrateur, une espèce de collectionneur de reliques un peu, voire même très, foufou nous raconte avec détails la décapitation sur place publique de Damiens en 1757… et d’ailleurs, il n’y a pas que lui qui la narre puisque Simon Hureau va nous présenter un par un pratiquement tous les principaux personnages qui ont assisté à cette macabre mutilation et qui vont raconter leur propre version des faits. Et dire que c’est une histoire vraie ! Les témoignages s’enchainent à la va-vite, on s’étonne rapidement de l’absurdité de la situation et des réactions de ces curieux qui vivent cette exécution comme un spectacle familial et bon-vivant ! Moi-même, j’ai maintes fois était choqué, parfois horrifié, je me suis même marré plusieurs fois devant le comique de la scène et la façon dont Simon Hureau la raconte ! Et on découvre pourquoi Damiens va se retrouver entre les mains de ces tortionnaires. Et on aperçoit les divers protagonistes qui ont assisté de loin ou de près à cette atrocité et qui vont devenir par la suite des personnages clés de la révolution française… et tout ça, c’est véridique ! Et pourtant, on en apprend bien des choses sur cette période ! La narration de Simon Hureau est vraiment excellente, on saute sans cesse de séquences en séquences et on transite beaucoup entre les différents personnages principaux… et pourtant, impossible de lâcher la lecture avant son terme et ce, sans qu’on ait une impression d’incompréhension sur le déroulement des faits. La narration est donc très vivante et addictive, trop fort de la part de l’auteur surtout pour un récit de ce genre où l’humour noir est archi-présent ! Ah la fameuse scène avec les chevaux et leurs expressions données par Simon Hureau, c’est tout simplement horriblement hilarant ! Fans de récits historiques, ne loupez pas cette bande dessinée et surtout, soyez prêts à être bousculés, déboussolés et à rire horriblement face à cette scène macabre racontée avec maestria par Simon Hureau ! PS : Préférez la version colorisée pour découvrir cette bande dessinée.

11/03/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Grimoire Noir
Grimoire Noir

Je suis épaté par ce one-shot et si je comprends bien, c'est le premier album des autrices. Un excellent début ! Le dessin est vraiment magnifique à regarder avec des couleurs splendides. C'est le genre de style qui me donne envie de lire une bande dessinée du début jusqu'à la fin d'une traite. Cela tombe bien, le scénario est captivant. On se retrouve dans une ville particulière où toutes les femmes sont des sorcières et ne peuvent sortir de la ville. La scénariste distille les informations sur cette ville et son histoire. Il y a un mystère à résoudre et j'ai bien aimé suivre la quête de ce jeune ado qui veut retrouver sa soeur qui a disparu mystérieusement. L'intrigue mélange deux genres que j'adore, le polar et le fantastique et le fait à la perfection. Il y a des rebondissements, des retournements de situation et des personnages terriblement attachants. Peut-être que certains adultes vont moins aimer, mais si vous avez des ados fans d'histoires de sorcières, ils vont sûrement adorer ce one-shot !

10/03/2022 (modifier)