Les derniers avis (39930 avis)

Couverture de la série Fog
Fog

Bonne série, particulièrement pour le premier cycle qui mériterait 5/5 à lui tout seul. Les autres cycles sont différents en terme de scénario, bien qu’il s’agisse à chaque fois d’intrigue fantastico-policière, les Albums 3, 4,5 & 6 sont beaucoup trop « surnaturels » à mon goût et perdent largement en qualité de narration. Je pense que dans l'intérêt de la série il faut revenir dans l'esprit du premier cycle. Coté dessin : il s’améliore au fur et à mesure des livres. Le trait se précise et la mise en couleur est tout à fait en harmonie avec ce genre d’histoire. Le petit conseil : acheter 1&2 les yeux fermés ; si vous aimez l’histoire du 3&4, vous aimerez très certainement 5&6 Ajout du 10/11/06 : Le 4ieme cycle commence en toute beauté avec cet album « wintertime ». La lecture est vraiment captivante. Je sens que quelques très anciens problèmes de familles de nos héros vont resurgir tout en étant mêlé à une intrigue de momie Egyptienne ! Pas compliqué du tout ! Franchement c’est bien, vivement la suite !

15/01/2005 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Plus de 60 ans d'action et de bonne humeur. Franquin 1er le Grand reste LE dessinateur de cette série. Il fut aidé par bon nombre de grandes signatures dont Greg. Tome & Janry réussirent à en garder très souvent l'esprit en dignes héritiers. Fournier eut bien du mérite de passer après Franquin et ne s'en est pas si mal tiré. Munuera et Morvan posent leurs marques dans un 1er album correct mais peu folichon. Yves Chaland fit une tentative nostalgique et design. Nic Broca & Cauvin, mieux vaut en rire qu'en pleurer... Jijé inventa Fantasio, dessinait trop vieillot mais fut le maître du maître (Franquin). Luc Lafnet n'est connu que des collectionneurs fous. Idem pour Henri Gillain. Quant au créateur initial, Rob-Vel... ben, euh... Il eut le mérite de créer le perso... Machine qui rêve est un album à part, une tentative bien faite mais qui heurta la plupart des lecteurs. Dommage... Spirou est une BD indispensable à tout bédéphile. Certains albums restent des summums (le nid, Z etc...). D'autres volumes (je songe à ceux de Nic Broca) me font mal au coeur pour Spirou :(

15/01/2005 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Poulet aux Prunes
Poulet aux Prunes

Pourquoi cet homme se laisse dépérir ? Toute la question est là dans cet album. Bien sûr, au premier abord, on pense tous que c'est à cause de la perte de son Tar, mais la narration de ces huit jours, nous donne petit à petit d'autres indices, plus subtils, plus forts aussi. Une histoire d'amour perdue ? Un mariage sans conviction ? Une famille non aimante ? Le tar est évidemment qu'une excuse, mais la perte d'envie est réel. Au travers d'anecdotes de la vie passée, présente et future de cet homme, Marjane Satrapi fait passé un message : le fameux carpe diem, pour ne pas par la suite regretter sa vie (cela fait un peu Cercle des poètes disparus la !). Une Illustration à la "Satrapi", en quelques coups de crayons, elle chope parfaitement les expressions et les attidudes de ses personnages et nous les rend attachant bien au-delà du scénario. Bref, du bon Satrapi, à ne pas bouder !

15/01/2005 (modifier)
Couverture de la série Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime

10 volumes, 19,8cm d'épaisseur, 161 chapitres, plus de 3300 pages ! "Maison Ikkoku" c'est une oeuvre imposante -- au propre comme au figuré d'ailleurs -- et c'est pour moi un petit record, celui du plus grand nombre de pages lues pour une même série. "Maison Ikkoku" c'est un gentil seinen, certes bien mièvre, mais fourmillant de thèmes adultes. En commençant à le lire il faut partir sur l'idée qu'il va s'agir d'un gentil délire et que les personnages ne sont clairement pas faits pour être réalistes. Partant de là, les quiproquos et autres situations abracadabrantes se liront comme une pure fiction et non comme un supposé reflet de la réalité, et les caractères des personnages seront acceptés comme tels. Sinon... c'est sûr que Kyoko (alias Juliette dans l'anime, alias Madame la concierge) paraît coincée au possible, et serait parfois carrément à baffer (d'ailleurs même les lecteurs les plus doux, les plus braves et les plus pacifiques en auront une irrépressible envie dans le tome 9, si si, j'vous jure !). Il aborde par contre des thèmes intéressants qu'on ne trouve pas (ou peu) dans le shonen. En l'occurence le deuil, le mariage -- pour lequel il montre différents aspects et traite de nombreuses implications dans la société japonaise -- les relations familiales (également dans la société japonaise, bien sûr), mais aussi tous les problèmes de l'étudiant (petits boulots pour payer ses études, recherche d'appartement, la difficulté d'entrer dans la vie active, etc.) On voit de plus bien le regard que les personnage portent sur tous ces thèmes, qui diffère parfois énormément de celui qu'on peut avoir nous européens, et c'est en cela très intéressant. Enfin les détails de la vie quotidienne japonaise fourmillent et restent à mon avis facilement appréhendables. Ceux qui ont lu Le chien de mon patron et La tragédie de P savent que Rumiko Takahashi est coutumière du fait. Sous des dehors de comédie vaudevillesque, la richesse du contenu est donc bien présente. Peu de traces de sexe (hihi ^__^ ) par contre, contrairement à Asatte Dance, même si on trouve certains dialogues savoureux sur le sujet. Bon, tout ça est un peu (trop) sérieux, c'est vrai, mais il ne faudrait pas croire que "Maison Ikkoku" n'est qu'un bête manga tout mièvre dégoulinant de guimauve... Tout de même, sur 161 chapitres, il y a un peu de répétition. Il y a aussi surtout beaucoup de blocages : parfois la situation évolue sur quelques chapitres, on l'imagine sur le point d'aboutir, tout notre être est tendu vers ce but qui va enfin être atteint, calé bien confortablement dans son fauteuil préféré on trépigne impatiemment des fesses, et puis ** pof ** un imprévu surgit (hors de la nuit, cours vers l'aventure au galop, hum...) et démolit toute notre belle attente. :) Je conçois que ça puisse agacer, surtout que ça arrive quand même assez fréquemment. C'est particulièrement titillant dans les tomes 9 et 10, où le chemin semble tout tracé, mais non, il faudra encore attendre un peu. Voilà, ça fait partie du jeu. :) Ce petit univers présente un nombre de personnages conséquent, la plupart très présents mais sur lesquels on n'apprendra pas grand chose. L'accent est vraiment plus mis sur les situations que sur les personnages, et les quiproquos et problèmes divers et variés dûs aux non-dits sont ici les ficelles maîtresses du scénario. Si ce genre de chose vous rebute, n'essayez même pas de lire "Maison Ikkoku". Les personnages sont malgré tout vraiment attachants, et presque tous débiles, chacun à sa façon. Coup de coeur tout spécial pour Mc Enroe, le chien de Mitaka (tome 8 et suivants). ^__^ Les délires sont nombreux et vraiment bien mis en scène. Par contre, avoir fini la série et revenir aux premiers tomes donne un choc : le graphisme a très nettement évolué, le découpage s'est clairement amélioré, et la mise en scène a subtilement changé, de même que les personnages, d'ailleurs. Par contre, la traduction française semble très moyenne. Déjà une note du traducteur à la fin du tome 8 montre qu'il ne connaissait pas la série avant de la lire et qu'il a traduit les tomes un à un. Ensuite, rien qu'en feuilletant très rapidement un tome de l'édition américaine, j'ai repéré deux jeux de mots qui n'apparaissent pas dans la version française. Vraiment dommage. En plus aucune note, aucun dossier, rien, alors qu'il y avait vraiment de quoi faire (cf l'édition américaine). Et puis il y a des bulles inversées, c'est vraiment pénible... Voilà, j'aurais bien mis un 4,5 histoire de marquer ma préférence pour Asatte Dance, mais j'ai tellement ri (aaaah, le tome 6 !) que ces 5 étoiles sont bien méritées. :) Ah, un dernier mot : à ce jour, Tonkam n'a pas réédité la série. Les premiers tomes sont donc difficilement trouvables, mais ce n'est pas impossible, il faut juste se dépêcher de les dénicher.

14/01/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5
Couverture de la série Nausicaä de la vallée du vent
Nausicaä de la vallée du vent

Bon sang, comment ai-je pu oublier de mettre une note sur cette BD qui fait partie de mon panthéon personnel, une de celles qui m'a le plus passionné, émue, impressionné, et qui en plus fait réfléchir ? Le scénario est d'une richesse thématique unique, profonde, qui donne à réfléchir sur le rapport des hommes à la nature et à la science en des termes originaux et jamais simplistes. Le monde présenté par Miyazaki est d'une grande cohérence, lui aussi riche et complexe, avec des trouvailles fascinantes, tantôt poétiques et tantôt effrayantes, mais toujours source d'une grande émotion. Les personnages sont très charismatiques et intéressants, Nausicaä et Kushana en tête, jamais manichéens... quoique d'une façon, si, Nausicaä représente une certaine forme de manichéisme pour le respect des êtres vivants, quels qu'ils soient, un manichéisme habité et terrible qui nous fait réfléchir l'égocentrisme de l'homme. Le découpage est très dynamique (c'est Miyazaki, tout de même !), les paysages somptueux, et dans l'ensemble le dessin est très très bon quoique surprenant pour un manga. Son seul défaut pourrait être le fait qu'il soit paru sur 12 ans, et qu'effectivement on sent que le scénario a été élaboré au fur et à mesure et que toutes les étapes n'étaient pas prévues au départ. Qu'importe, le tout est parfaitement cohérent et c'est ce qui compte. Par contre, vu la densité de la bête, il peut être conseillé de le savourer à petites doses...

14/01/2005 (modifier)
Par phugues
Note: 5/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Une série magnifique, portée aux nues par Franquin, et excellemment reprise par Tome et Janry. Je suis cependant un peu déçu de la reprise par Munuera et Morvan. Tout de même, laissons leur leur chance. Je suis d'autant plus déçu que le dernier album de Tome et Janry, "Machine qui rêve", était vraiment magnifique.

14/01/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Trait de craie
Trait de craie

Note approximative : 3.5/5 A la lecture des 3 premiers chapitres de cette BD, j'étais complètement sous le charme. Le dessin est beau, tout simplement beau. Il n'est pas "épatant" à mes yeux comme certains dessins plus proches de tableaux de peinture que de dessins BD (je pense par exemple à La Vengeance du Comte Skarbek de Rosinski) mais il est très beau et très agréable à lire. Quant à l'histoire, elle se laisse couler, comme un poème, comme un rêve, comme une évasion sur une île que personnellement je trouverais paradisiaque (Prado est galicien, je suis d'origine bretonne, on doit avoir les mêmes fantasmes d'île abandonnée, de phare dominant une mer changeante, etc...). Mais à partir du chapitre 4 arrive un peu d'action et ça a, d'une certaine manière, brisé le charme pour moi. S'en suit une intrigue qui devient un peu plus terre à terre, avec engueulades, incompréhensions, drames. Je trouvais ça pas mal mais j'étais nettement moins charmé. Et puis vient la fin, ajoutant une dose de fantastique (ou de poésie comme vous le voudrez). Je n'ai pas trouvé cette fin mauvaise mais je l'ai finalement trouvée un peu simple, sans grand bouleversement comme la citation de Borges en début d'album aurait pu me le faire espérer. En tant que grand lecteur de SF-Fantastique, disons que cette fin m'a semblé presque facile. Globalement, j'ai bien aimé cet album, je l'ai trouvé très beau, j'ai vraiment été charmé par le début. Mais il me reste au final une impression d'oeuvre qui aurait pu être nettement meilleure si elle avait été encore plus loin dans la poésie uniquement sans s'embarrasser de la part d'"action" trop terre à terre des chapitre 4 et 5.

13/01/2005 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Sapiens
Sapiens

Autant prévenir de suite. J’ai longuement hésité entre 3 et 4 étoiles. Le moins que je puisse dire c’est qu’il s’agit d’une bd costaude qu’il faut savoir apprivoiser. Ce n’est pas très compliqué à lire, remarquez, on entre dedans facilement, mais il n’est pas aisé de savoir quand on en ressort. Je crois avoir une interprétation de cette histoire absurde mais j’imagine qu’il doit en exister d’autre… Le style graphique de Pontarolo est très particulier, très carré, un peu froid mais esthétique, le type même de graphisme qu’on attend d’une collection comme Carrément bd. A tenter !

12/01/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

Persepolis est pour moi une des BDs les plus marquantes que j'aie lu ces dernières années. Marjane Satrapi instaure un ton et une atmosphère qui lui sont propres, contant avec beaucoup d'humour des évènements tragiques. Son dessin et sa mise en scène sont simples mais d'une force symbolique exemplaires. Je n'ai pas trouvé les volumes 3 et 4 en deça des deux premiers. Ils en forment la suite logique, vu que persepolis c'est avant tout une autobiographie... Bref, une très bonne BD, qui en plus a le mérite d'avoir touché le grand public, lui montrant par la même que la BD ne s'arrete pas à XIII ou Thorgal...

12/01/2005 (modifier)
Par Picado
Note: 5/5
Couverture de la série Le Sommeil du Monstre
Le Sommeil du Monstre

C'est assez gênant, et intimidant de passer après 35 avis (et celui d'Alix en prime (Note de Alix : :8 ))... Surtout qu'en grande partie j'approuve ce que vous dites. Bref j'attaque mon avis. Le dessin tout d'abord. C'est le gros point fort de cette série: toute la puissance et la maîtrise de Bilal y sont. J'adore, je ne peux pas m'en lasser (d'ailleurs j'en affiche partout...). Bilal a plus pris le temps sur ces deux albums et ça se voit. Il est passé à l'acrylique pour les couleurs et je trouve que ça donne beaucoup plus de mouvement et de force à son dessin et ça donne un côté un peu plus lumineux que son travail avec les pastels. J'ai entendu dire que les délais de réalisation de ces albums sont liés au fait qu'il dessine toutes les planches en grand (format A2, je crois) et ça ne m'étonne pas du tout. Toute planche de ces albums est magnifique... Le scénario ensuite. Irréaliste mais actuel comme souvent pour Bilal. Il est vraiment très bon et les personnages sont vraiment très bien pensés. Tout cet univers est magnifiquement bien construit, ce qui donne une certaine plausibilité au scénario. A lire A lire A lire et à relire... Je crois bien que cette BD entre dans mon propre panthéon de la BD et à la meilleure place... A moins que ce ne soit un OVNI, très au dessus du lot??? Mise à jour après lecture du troisième tome: Aïe, Aïe, il semblerait que tout soit soumis à l'usure du temps, et Bilal, alors que c'est à mon sens un auteur de Bd culte, ne semble pas y échapper. Tout au moins je me pose des questions... Grosse déception sur ce troisième tome sur de nombreux points: - ce changement d'éditeur fait mal visuellement dans une bibliothèque: la tranche n'est pas de la même couleur... C'est dommage. - le scénario n'avance pas... et les quelques avancées ne sont pas folichones, voire tirées par les cheveux - les dessins: ça reste du Bilal, mais je trouve ça moins percussif. Sur la mise en page d'ailleurs, c'est beaucoup moins créatif, beaucoup moins novateur Enfin, il devait faire une trilogie, c'est une tétralogie au final. Moi j'ai rien contre à la base, surtout quand ça vient de Bilal, mais avec cet alignement de déceptions, je redoute, je redoute... Bref attendons la sortie du tome 4, pour changer ou confirmer la note, car les 2 premiers tomes restent exceptionnels. Ce troisième tome est-il une baisse de régime passagère ? Ou bien serait-ce la chute d'une de mes idoles ?

12/01/2005 (modifier)