Les derniers avis (39607 avis)

Par cac
Note: 5/5
Couverture de la série Akira
Akira

Dans la série "je-rattrape-mon-retard-de-lecture-de-plusieurs-mois", voici "Akira". Et c'est génial, comme il fallait s'y attendre. On suit les aventures de Kaneda et Tetsuo, anciens amis devenus ennemis quand le deuxième développe ses pouvoirs et peut enfin s'affirmer. Et puis vient Akira, qui donne son nom à la série. C'est une espèce de gamin énigmatique qui doit dire trois mots en tout, mais capable de ravager la planète. Bref l'histoire peut se résumer à une lutte entre le "bien" et le "mal", des pouvoirs, de l'amour, de la haine, des motos... :) Même si le tout peut parfois paraître un peu longuet sur la fin, on suit la série avec plaisir et l'envie de voir la suite. Le tout amène quand même à réfléchir sur l'homme, la guerre ou encore le pouvoir de la science quand on joue à l'apprenti sorcier. Je dois avouer que je n'ai pas trop aimé la toute fin. J'ai trouvé ça en complet décalage avec les événements qui venaient de se produire à Néo-Tokyo. Enfin, en tout cas, j'ai préféré cette histoire à Dômu - Rêves d'enfants, une autre oeuvre antérieure de l'auteur, un peu similaire dans l'idée, mais dans laquelle rien n'est expliqué. Un seul tome était peut-être un peu juste pour cette série. Les dessins sont tout bonnement incroyablement détaillés, précis et réalistes, et de manière égale sur toute la série, sachant que c'est quand même une saga de plus de 2000 pages. Un petit mot sur le sens de lecture à l'occidentale, ce qui provoque un problème de bras gauche/bras droit pour Tetsuo entre autres. C'est bien dommage, mais sinon l'édition - pour ma part en noir & blanc - me paraît de bonne facture (grand format, pages couleurs au début etc.). Bref, une des grandes oeuvres de la bande dessinée de science-fiction, et maintenant je vais pouvoir regarder le film dans la semaine. :)

01/11/2004 (modifier)
Par Redman
Note: 5/5
Couverture de la série Gibier de potence
Gibier de potence

Je vais peut-être paraître généreux comparé aux BDs du même genre, mais j'ai trouvé Gibier de Potence vraiment excellent, et je m'étonne d'ailleurs un peu des précédents avis moyens. Tout d'abord le scénario. Evidemment, il n'innove pas vraiment en la matière. Néanmoins, l'histoire des différents protagonistes est intéressante et s'approfondit au fur et à mesure qu'on avance et cela donne de la consistance à cette BD qui joue surtout sur cela (histoire entre Cooper et Granger, William l'adolescent, Lopeman que l'on découvre dans le tome 3...). Evidemment, il y a un fil conducteur à cette pléthore de personnages, plutôt artificiel dans le premier cycle, mais déjà plus intéressant dans le premier album du second cycle, où le suspense est bien présent et où des alliances infortunées se créent... laissant augurer un quatrième tome des plus intéressants. Pour ma part, j'ai adoré les graphismes de cette série, je trouve que c'est son point fort. Delcourt nous livre une fois de plus une BD de très bonne qualité. Le dessin, sans être exceptionnel, est assez particulier, "imprécis" et anguleux, il dégage une impression de réalisme pour les personnages. Les paysages sont eux magnifiquement représentés. La colorisation fait une grosse partie du travail. Elle joue sur les ombres et lumières, les dégradés de couleurs et les camaïeux pour accentuer ce réalisme. Ainsi, les décors des Etats-Unis de l'époque sont vraiment, je trouve, magnifiques (notamment dans le tome 2). Enfin, un cadrage et une mise en page qui collent bien : le découpage des cases, l'alternance des évènements, qui décrivent au mieux les nombreuses scènes d'action. J'ai réellement été charmé par cette BD, autant par l'histoire que par le dessin, et je ne peux que vivement la conseiller. ;) J'attends avec impatience le tome 4 !

01/11/2004 (modifier)
Couverture de la série Coq de combat
Coq de combat

Une BD violente (on se répète), mais qui a suffisamment d'avantages pour dépasser ce cadre. Alors suivons donc l'histoire de Ryo Narushima. Le point de départ est brutal, il assassine ses propres parents. A ce moment là, il a 16 ans et est un adolescent plutôt calme, "tout ce qu'il y a de plus normal". Entrée en maison de correction : pour un enfant plutôt frêle, brimades physiques et persécutions insoutenables vont, à défaut de tuer Ryo, le transformer en une machine à combattre, son outil sera le Karaté, "son Karaté". Après bien des évènements, nous suivrons les traces de Ryo avec ses amis qu'on ne voudrait connaître pour rien au monde, mais aussi ses doutes, et ses erreurs aussi fréquentes qu'impardonables. Il ne trouvera ni paix ni rédemption, il ne les cherche d'ailleurs pas. Ryo Narushima veut briller et son seul moyen d'y arriver : vaincre son anathème. Et là, on se pose des questions, car bien que Ryo soit incontestablement mauvais, il est loin d'être le seul, et même si ses motivations et surtout les moyens qu'il met en oeuvre pour arriver à ses fins ont de quoi révulser, il paraît presque sympathique et (il l'est incontestablement) attachant. Son envie irrépressible de vaincre lui fait même oublier ses priorités (Il avait une jeune soeur au moment où il a tué ses parents), et le fait que nombre de gens se dévouent à sa cause, même si tous ne sont pas désintéressés, lui semble naturel ou pire : acquis. Bon, tout ça pour dire que « Coq de combat » ne se limite pas à être un truc ultraviolent ou une BD de baston débile, où le type s'entraîne un volume entier pour foutre une rouste à son adversaire grâce à une super technique cachée dont tout le monde se fout (genre « Tough »). En plus, l'auteur est pervers avec son personnage. Ici, pas question de se dire « oui mais Ryo même si c'est un pourri et bien il s'entraîne dur et à l'ancienne ». Chose qui pourrait lui apporter certes un coté honorable. Mais non, Ryo s'entraîne dur c'est vrai, mais il ne respecte aucune règle, n'hésite pas à tricher, insulte copieusement son maître, et, cerise sur le gâteau : il va même jusqu'à prendre certains produits... Bref, pour l'instant, je suis plutôt pour « Coq de combat », d'autant plus que le dessin s'améliore au fil des tomes (même si pour les visages il y a de nombreux sosies) et que les scènes de combats sont pures et sans artifices. Je finis quand même avec mes réserves : une petite vingtaine de volumes au Japon, il y en a 9 en France et l'histoire est à son apogée... Alors faudrait pas tomber dans le remplissage inutile non plus. Autre contrariété : les volumes sont très vite lus et ont des fins bien frustrantes. De plus, les compléments d'infos à la fin ont disparu au profit de la réclame. A acheter en étant conscient(e) que ce n'est pas une BD tout public et qu'elle n'est pas exempte de défauts. A suivre... 19/09/05: Je viens de lire le tome 12 et franchement je ne suis pas déçu, la baisse d'intêret que j'avais senti dans les tomes 6 à 8 est bel et bien oubliée. Ryo retrouve du mordant et un vrai but, à partir du tome 10 l'interêt redecolle et le "dépassement de soi" redevient le moteur de l'histoire. Le coq de combat nous frappe au ventre et devient grand. Ryo a réussi à briser les normes!

01/11/2004 (modifier)
Couverture de la série Clichés Beyrouth 1990
Clichés Beyrouth 1990

Cet album fait ressortir de façon étonnante la différence entre une autobiographie et un carnet de voyages. Là où l'un est (de façon caricaturale) très introspectif ("centré sur le nombril de l'auteur" diront certains), l'autre est nettement plus tourné vers l'extérieur. C'est en quelque sorte le monde qui agit sur la personne pour la changer, et le récit de ce changement n'est nullement égocentrique. "Clichés Beyrouth 1990", non seulement c'est un carnet de voyages, mais en plus c'est raconté de telle sorte qu'à chaque instant on se croit presque dans un récit de pure fiction. On est balloté entre la véracité de l'histoire et sa dimension franchement ludique. Car le sujet a beau être assez grave (Beyrouth, la guerre, le malheur des gens qui subissent cette guerre), les passages humoristiques sont assez nombreux. Le traitement de l'histoire est en fait réellement original, et particulièrement prenant. Difficile de décrire cette impression, mais cet album est assez unique parmi ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, et il est littéralement envoutant ! L'équilibre de la narration est proprement incroyable, et le dessin de Christophe Gaultier (qui ne plaira sûrement pas à tout le monde au premier abord) est un petit bijou de justesse. Il ressemble par certains côtés au Photographe, même si le traitement n'a rien à voir. Mais si vous avez apprécié l'un, vous risquez fort de complètement succomber sous le charme de l'autre. Ca fait des jours que je me demande quoi dire sur cet album et je n'ai toujours pas trouvé les mots, à part "Lisez-le" évidemment. :) Sérieusement, c'est un des meilleurs albums que j'ai lu depuis longtemps, ce serait vraiment dommage de passer à côté.

31/10/2004 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 4/5
Couverture de la série Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête

Un très bon album dont le script m'a, par moment, fait penser à "Pulp Fiction" (Quentin Tarantino) et "Suicide Kings" (Peter O'Fallon). Après avoir scénarisé le cultissime "Tueur", Matz signe un polar noir d'excellente facture dont les personnages guère attachants possèdent tous des caractères bien trempés. Certes, jusqu'à présent, l'intrigue ne brille pas par son originalité, mais l'atmosphère générale du récit et une méthode narrative très efficace font que l'on se languit de connaître la suite. Si on ajoute qu'une bonne dose d’humour agrémente cette histoire, il est juste de dire que "Les Petits Poissons" semble être le premier tome d’une série prometteuse. Le dessin classique et élégant de Colin Wilson confère à ses planches une ambiance sombre qui sied très bien à l'histoire. Les couleurs sont d'un bon niveau, même si l'informatique laisse transparaître un petit manque de chaleur. Une belle réussite que je conseille vivement !

31/10/2004 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 4/5
Couverture de la série Des lendemains sans nuage
Des lendemains sans nuage

Avec "Des Lendemains Sans Nuages", Fabien Vehlmann nous livre un album découpé en nouvelles futuristes où l'ironie règne en maître. Ce mode de narration est assez original puisque le fil conducteur l'histoire est constitué par les synopsis desdites nouvelles qui ne sont rien moins que les réalités futures vécues par l'un des personnages. En outre, chacune de ces histoires possède sa propre ambiance et nous projette dans un futur à la dérive pour mieux nous ramener au réel et à l'intrigue de fond. Les dessins alternés de Bruno Gazzoti et Ralph Meyer sont sobres et bien mis en valeur par la colorisation tout au long du récit. Au final, cet album sera un véritable plaisir pour les amateurs de de S-F (et les autres !) car nous avons là de la très bonne BD à lire et à relire.

31/10/2004 (modifier)
Par axe69
Note: 4/5
Couverture de la série Hellsing
Hellsing

Pour être honnête, j’ai été déçu par le tome 1. Caractère design irrégulier et histoire décousue sont les principaux défauts de ce premier tome. L’humour et des scènes de combat pas mal sont quand même là pour sauver les meubles mais bon. Alors allez vous demander pourquoi avoir mis 4/5. Et bien étant fan de l’animé, j’ai décidé d’acheter quand même le tome 2. Et là, O joie: le dessin est bien plus beau même si il n est pas encore parfait. Puis l’histoire est unie et est assez recherchée (beaucoup plus que dans l’animé). Les scènes de combat déjà pas mal dans le tome 1 sont ici géniales et l’humour noir d’Alucard est encore plus présent. Seul petit défaut que certain pourront trouver à ce tome 2, un petit moment où un combat part en couille (attention spoiler): Alucard et Anderson commencent un combat mais l’arrêtent car la femme flic fait visiter le musé ou ils sont à un groupe de petit vieux japonais.(fin de spoiler). Mis à par ça (et encore moi ça m a bien fais délirer) ce tome 2 est génial. En conclusion ne vous arrêtez pas au tome 1 car la suite est (ou du moins s’annonce) bien meilleur.

30/10/2004 (modifier)
Couverture de la série 100 bullets
100 bullets

Voila une BD au sujet assez inédit: Un type qui connait tout vos malheurs et leurs responsables, vous propose une vengeance à assouvir quasi sans risques. Donc pour ce qui est du premier volume on a droit à deux histoires qui suivent ce shéma: Grave connait votre vie, il vous refile la mallette, et tous les renseignements nécessaires... Pour le deuxième volume c'est pareil mais on commence à en savoir plus sur Grave et ses potes... Mais 100 Bullets c'est bien parce que la façon de parler des personnages est "cool", les dialogues valent vraiment une lecture! 100 Bullets c'est bien aussi pour les dessins, les tronches des personnages (galerie de clichés mais ils ne sont pas là longtemps alors...) sont réussies les décors sont variés et c'est joliment mis en case, que du bon. Un dernier truc que vraiment j'adore c'est les couleurs, pas de fioritures pas de couleurs pétantes et l'ensemble est trés homogène, ça apporte un confort de lecture non négligeable. Conclusion: Vivement le n°3.

29/10/2004 (modifier)
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Je vais faire court avec V pour VENDETTA, tout d'abord je précise que: CE QUE JE DIS ICI EST UNE VISION PUREMENT PERSONNELLE. D'habitude les scénars de Moore sont des genres de comédies (in)humaines alors que V est une histoire centrée sur son personnage principal, du coup je ne parlerai pas de celui ci de peur d'en dire trop, le titre est déjà très révélateur et est à prendre grandement en considération pour la lecture. L'univers maintenant est, c'est une constante chez l'auteur, réussi, envoûtant, prenant etc... Et pourtant le truc du: Monde totalitaire et facho ça sort pas vraiment des sentiers battus. Alors pour être original Moore au lieu d'essayer de nous décrire une réalité froide nous fait le coup de la mise en scène, le personnage de V ersatz de la COMEDIA D'EL ARTE quasi invincible et surhumain, trouve naturellement sa place dans un décor de théâtre. Une petite précision sur V tout de même: Paradoxalement, malgré son omniprésence, il est plus un "esprit de libération" qu'un véritable personnage, son visage figé, ses citations éloquentes, sa façon de parler par énigme à sa petite protégée (histoire de la guider sans pour autant lui imposer une voie) lui donnent un coté abstrait, irréel. Venons en au style de dessin, l'effet peinture et figé des personnages, parfaitement assumé, est là pour bien souligner l'espèce de lourdeur d'esprit de la populace qui a été prompte a cautionner un régime sécuritaire. Pour ce qui est des environnements, le style graphique utilisé illustre parfaitement la sensation d'oppression et de malaise vécue par les différents protagonistes. Pour conclure je dirais que V est une des meilleures créations de Moore. Donc oui je conseille fortement la lecture, et oui c'est une BD culte.

29/10/2004 (modifier)
Par Remyz
Note: 4/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

La première chose qui me vient à l'esprit est un regret concernant le choix de la couverture... Certe elle est jolie et symbolique (elle prend tout son sens après lecture du tome) mais j'aurais vu quelque chose plus en phase avec les planches. Hormis cela, ce premier tome est une énorme surprise. Je lorgnais dessus depuis quelque temps via les previews Delcourt et me suis donc empréssé de l'acheter. C'est beau, voire superbe. Un trait rond tout en douceur et proche du dessin animé. De splendides couleurs. Bref c'est admirable pour un premier tome Concernant l'histoire, bien qu'elle ne soit pas originale, elle est bigrement bien conté et donne envie de connaître la suite. Les persos sont attachants, Bul est carrément craquante ;) SUPERBE !!!!

29/10/2004 (modifier)