Les derniers avis (39837 avis)

Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dieu qui pue, Dieu qui pète
Dieu qui pue, Dieu qui pète

Alors que son existence était restée encore trop confidentielle, le magazine bd jeunesse des éditions Milan « Capsule cosmique » a mis la clé sous le paillasson. Quel dommage pour une publication qui se révélait l’un des plus originales de ses dernières années. Dans ses pages s’illustraient des jeunes auteurs (dit de la nouvelle bd française) qui avaient décidé de s’adresser aux plus jeunes avec fraîcheur et modernité. Et avec une qualité qui forçait le respect. En témoignent quelques albums, ultimes témoins de cette trop courte aventure éditoriale. « Dieu qui pue, Dieu qui pète » en est une fabuleuse illustration. Ce recueil de petites histoires africaines concoctées par Vehlmann est un modèle de sobriété, d’ingéniosité et de fantaisie comme il m’a été rarement donné de voir depuis des années. Tous ces petits récits sont délicieux, ils font rêver tout en allant à l’essentiel. Et surtout, ils sont de qualité égale, difficile d’en sortir un du lot ! Ils sont autant de petites maximes philosophiques délicieusement mises en histoire avec un humour du meilleur acabit. Rigoureusement indispensable ! Un des albums de l’année !

23/07/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Capote in Kansas
Capote in Kansas

À Holcomb, dans le fin fond du Kansas, la famille Clutter est assassinée. On arrête les tueurs : deux pauvres types de passage, qui cherchaient surtout à dépouiller la famille. Ce fait-divers attire Truman Capote l’écrivain, qui pense, grâce à cette histoire, pouvoir écrire son chef-d’œuvre, un roman de non-fiction. Un bel album en noir et blanc, que je conseille fortement, sur Truman Capote enquêtant sur ce crime horrible dont il devait s’inspirer pour écrire son plus célèbre ouvrage : De sang froid. Ce livre de Ande Parks et Chis Samnee est très sombre. C’est un parfait portrait du personnage étonnant de l’écrivain. On découvre un Truman Capote dans son intimité, avec son amant ; mais également torturé par des démons intérieurs, il est sans cesse en interrogation face à cette enquête. Il voit en rêve la dernière fille de la famille Clutter et communique avec elle. C’est aussi le choc de deux mondes ; une Amérique urbaine, en phase avec son temps, représentée par Capote et une autre plus rurale, plus fermée sur elle-même où les deux assassins ne sont finalement que les parias d’une communauté qui n’a pas voulu d’eux. Capote est saisi par cette autre face des Etats-Unis, celle qu’il ne connaît pas, violente, superstitieuse, puritaine, qui est bien loin des salons new-yorkais qu’il fréquente d’habitude. Il prendra d’ailleurs pitié pour l’un des deux assassins, une expérience qui ne le laissera pas indemne, mais qui accouchera d’un chef-d’œuvre…

22/07/2006 (modifier)
Par artemis
Note: 4/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Même si on ne suit pas le même personnage pendant toute l'histoire, ils m'ont tous touché moi les soldats dessinés et racontés par TARDI. J'ai apprécié l'aspect bref de chaque tranche de vie, on imagine toute leur vie avant les tranchées et puis on rentre dans l'absurdité de la guerre qui fait que d'un moment à l'autre tout s'arrête, du fait de l'ennemi ou du gradé. Les liens ténus entre le dessin de TARDI et le sujet me semble parfaitement correspondre. Vraiment très, très réussie.

21/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Green Arrow
Green Arrow

Une bonne surprise pour moi qui n'ai acheté cette série (d'occasion) que par curiosité, car je ne connaissais pas le personnage de Green Arrow et voulais voir à quoi pouvait bien ressembler les histoires d'un super-héros archer. J'ai mis quelques pages à entrer dans l'histoire, car le début est un peu abscons pour quelqu'un qui n'a pas lu la continuité des publications DC Comics jusqu'à cet épisode marquant le retour du personnage de Green Arrow, en principe décédé plus de 10 ans auparavant. Tous les mystères du début d'histoire s'expliqueront cependant en cours de lecture. Et surtout, le véritable avantage pour le lecteur néophyte comme moi, c'est que le personnage de Green Arrow lui aussi se retrouve plus ou moins amnésique et nous nous verrons donc doucement expliqués avec lui une grande partie des évènements ayant amené à la situation actuelle. Bref, un bon moyen d'entrer dans l'histoire et de découvrir le personnage et son environnement pour quelqu'un qui ne les connait pas déjà (à la condition toutefois de connaître un peu l'univers DC Comics). Le récit nous met en présence de tous les grands noms de DC. Green Arrow ayant été membre de la Justice League of America, Batman, Superman, et autres grands noms de super-héros font partie des véritables personnages de cette série. Et ici, pas de super-combats contre des super-méchants, mais une intrigue plus en douceur, plus intelligente, mettant en valeur chaque personnage et leur personnalité. Et justement, la personnalité de ce Green Arrow, que je découvrais, m'a vraiment bien plu. Militant écolo, réactionnaire, farouche opposant du capitalisme, il présente également beaucoup d'humour et d'acidité dans ses paroles. Et de voir cet esprit fort et plein de réparties confronté à une situation où toute sa vie, voire son âme, est remise en question, cela donne lieu à quelques dialogues et séquences qui ne manquent pas de piquant et d'humour. C'est un super-héros humain que je trouve bien attachant. Le scénario de cette histoire en 2 tomes est bon, voire très bon. Prenant, intelligent, il amène à une fin dont on finit bien par se douter. Il se termine sur une touche un petit peu trop fantastique, voire mystique, jouant sur la toute fin un peu la carte de la facilité, mais cela permet quand même d'avoir une histoire complète de très bonne qualité. En outre, c'est avec un réel plaisir que j'ai découvert l'imbrication entre une partie de ce récit et la toute première histoire de Sandman, personnage que j'adore littéralement. Le tout est servi par un dessin de style comics de bonne qualité et qui a une certaine personnalité grâce à un encrage que d'aucuns pourrait effectivement trouver un peu trop épais mais qui ne m'a aucunement gêné. Bref, un dyptique de très bon niveau pour qui aiment l'univers DC et les histoires de super-héros relativement intelligentes sans pour autant nous priver de grand spectacle.

21/07/2006 (modifier)
Couverture de la série Bone
Bone

Ma série culte, tout simplement. Ayant découvert les quatre premiers tomes dans l'armoire à BDs de mon foyer estudiantin, je me hâtai de commander le reste de la série chez mon libraire préféré... C'est bien, c'est très sympa au niveau dessin (et Thorn est vraiment jolie !) et les Bone sont tout à fait sympathiques (mis à part Phoney Bone, mais là c'est scénaristique). Je me suis très attaché aux différents personnages et je suis tout à fait rentré dans l'histoire, sur laquelle je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture. Un incontournable de la BD américaine "hors-comics" (soit dit sans aucun sens péjoratif). Mon coup de coeur de l'année, décidément (c'est vrai, quoi, on investit pas à la légère dans une série de 11 tomes !). Largement une de mes séries préférées. A ce qu'il paraîtrait, un film d'animation serait prévu, supervisé par l'auteur himself. Sinon, pour ceux qui aiment ça, signalons l'existence de jeux vidéos d'aventure téléchargeables sur internet (contre rétribution, hélas !). A surveiller, quand même. Ah, oui, ma nouvelle phrase-culte : "Stupides, stupides rats-garous !"

20/07/2006 (modifier)
Par bab
Note: 4/5
Couverture de la série Lincoln
Lincoln

Je ne sais plus trop par quel hasard je suis tombé sur Lincoln, mais comme d’habitude il fait pas trop mal les choses et j’ai vraiment été bluffé par cette bd. J’adore ce personnage d’un cynisme profond doublé d’un pessimisme sans borne pour la nature humaine et qui se retrouve à devoir œuvrer pour améliorer le sort de son prochain un peu (mais finalement pas complètement) malgré lui. Le personnage de Dieu, un tantinet désabusé mais profondément confiant en la nature humaine et particulièrement celle de Lincoln, est aussi énorme. Cette image de vieux bonhomme dynamique, qui a besoin d’un autre pour faire face à ses contradictions dans les règles qu’il a édictées et rétablir parfois l’équilibre est très attachante. Le diable est dé diabolisé (paradoxalement) et donne parfois l’impression d’un sale gamin qui cherche simplement à faire faire aux autres des conneries plus grosses que lui. Le trait de Jérôme Jouvray et la colorisation colle bien à l’ambiance des personnages avec des cases légères et très expressives. Scénaristiquement, j’ai bien accroché avec les quatre tomes. Les sujets ne sont jamais trop lourds et chaque histoire nous amène souvent aux rires sur des sujets qui à la base ne le ferait pas forcement. Le mélange de cynisme et mauvaise foi de Lincoln avec un zeste de cette petite voix tentatrice du diable allié à ce vieux bonhomme bienveillant et manipulateur qu’est Dieu fonctionne à merveille.

20/07/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Georges Frog
Georges Frog

Georges Frog a des petits airs de Betty Blues, une petite grenouille qui veut faire carrière dans le jazz et qui tombe amoureuse d’une belle chatte, je ne sais pas vous, mais moi, ça m’évoque directement le travail de Dilliès. D’autant que le ton est le même : personnages mignons, sentiments amoureux adolescents… Ressemblance volontaire ou purement fortuite ? Je vous avoue que si j’apprenais que cette ressemblance était volontaire, ça enlèverait bien du charme à cet album. Il n’y a aucune gloire à copier une œuvre comme on suit une « recette ». On a déjà tellement de clones de Largo Winch et consort… ce serait vraiment triste de constater à quel point le moindre succès (ne fut-ce plus d’estime que réellement commercial) doive irrémédiablement devenir une recette que d’autres suivraient à la lettre. Accordons aux auteurs le bénéfice du doute, parce que si on regarde le premier opus de Georges Frog en face, tout en laissant de côté d’éventuelles similitudes, on a affaire à un très bel album. Le personnage principal est extrêmement attachant, le dessin mignon comme tout, et la fin nous laisse sur un délicieux moment de mélancolie bien jazzy. Et puis surtout, l’album est parsemé d’anecdotes qui sentent un délicieux parfum de vérité (j’adore la scène où Georges se bourre la gueule)…

20/07/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série D-LZ129 Hindenburg
D-LZ129 Hindenburg

De la même façon que le film « Titanic », Dimitri nous conte le destin dramatique d’un monstre de technologie à la manière d’un récit d’aventure et documentaire. Comme à son habitude lorsqu’il réalise ses one-shots, l’auteur a créé une BD dont l’action se passe sous le régime nazi. Dans ses BD, Dimitri met majoritairement l’accent sur le destin tragique de ses héros. Ainsi, dans « D-LZ129 Hindenburg », le personnage central est le commandant du dirigeable accompagné de sa fiancée… Une façon comme une autre, pour Dimitri, de démontrer aux lecteurs que derrière une tragédie technologique ou une guerre, il y a avant tout des drames humains quelle que soit la nationalité des victimes. Dans la plupart de ses one-shots, Dimitri emploie un ton neutre dans ses histoires que j’apprécie énormément même si dans « D-LZ19 Hindenburg », j’ai senti une petite « attaque » contre les américains de la part de l’auteur dont il les accuse d’être responsable de l’embrassement du dirigeable. Grâce à une narration agréable, j’ai suivi avec intérêt et plaisir le destin de ce Zeppelin. La voix off dont Dimitri a eu tendance à trop l’utiliser dans ses derniers albums (Kursk et Le Voyage) est ici suffisamment discrète pour ne pas lasser la lecture. Le style de Dimitri est, à mon avis, parfaitement adapté à cette BD. Dans cet album, j’aime beaucoup sa mise en couleurs et sa mise en page aérée. « D-LZ129 Hindenburg » est une BD historique qui n’échappe pas à une romance entre deux personnages clés de l’histoire, mais qui possède un aspect documentaire suffisamment développé et neutre pour retenir l’attention du lecteur. Une réussite.

20/07/2006 (modifier)
Par Steril
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Miss Pas Touche
Miss Pas Touche

Une très bonne bédé, qui plonge le lecteur dans un univers fort original, celui des maisons de tolérance du début du siècle... On sent une extrême maîtrise dans le scénario, riche en rebondissements et en surprises. La manière dont le scénariste ménage les suspenses de fin de page m'a beaucoup plu. En outre, le dessin est franchement pas mal dans son genre. Bref, un joli coup de coeur ! En plus, ô joie, le second tome est aussi excellent que le premier, et clôture magistralement ce diptyque. Bref, encore une excellente série de chez Poisson Pilote.

19/07/2006 (modifier)
Par artemis
Note: 5/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Je vais pas être très original, mais je trouve cette série vraiment réussie. Et pourtant, je peux dire que j'ai mis un sacré temps avant de la lire. Le dessin de Larcenet ne m'apparaissait pas bien coller à un thème aussi peu humoristique (la vie ordinaire..., on a déjà du mal à assumer la sienne...). Mes a priori sont tombés et je n'ai pu que me rendre à l'évidence, le thème est parfaitement traité, ce qu'il faut de graves et d'ordinaire, et le dessin lui donne un "je ne sais quoi d'humain et d'amusant" qui fait que j'ai adhéré dès les premières pages et que, au final, je n'hésite pas à qualifier cette série de culte.

19/07/2006 (modifier)