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Shelena

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 4 avis)

Haiti, années 1880. José, qui a été maudit par son père, embarque à bord d'un cargo en partance pour Panama, où Ferdinand de Lesseps, creuse le célèbre Canal.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle A travers les âges Casterman : Un monde La BD au féminin Vaudou

Haiti, années 1880. José, qui a été maudit par son père, embarque à bord d'un cargo en partance pour Panama, où Ferdinand de Lesseps, creuse le célèbre Canal. Pour toute richesse, il a une poignée de piments. A Colon, il rencontre Président que les gendarmes exécutent, l'accusant de mener la révolte des ouvriers. José part alors retrouver la famille de cet homme. Sa femme vient de mettre au monde la petite Rose. Les années passent. La famille survit, grâce, notamment, au commerce des piments. Mais José, qui a épousé Rose, est assassiné devant son fils. Manuel. Pour vaincre la malédiction, Rose décide de partir et de fonder ailleurs un village qu'elle baptisera José Pobre. Bien que prospère, ce village reste maudit et compte ses morts. Ainsi Manuel meurt accidentellement, laissant un fils, Tonio. Rose que l'on appelle la Abuela, l'aieule, décide que cet enfant deviendra le chef du village et voudrait l'envoyer à l'école à Colon. Ses plans seront contrecarrés par l'arrivée de Shelena, une fille qui sait parler au vent et aux oiseaux. Tonio décide de rester avec Shelena, d'apprendre à vivre en osmose avec la nature et de devenir pêcheur. Mais le malheur rôde, encore et toujours.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Shelena
Les notes (4)
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11/01/2006 | Quentin
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L'avatar du posteur Mac Arthur

En lisant cet album, je me suis rendu compte combien le style de Patrick Prugne était influencé par celui de René Follet ! Et si vous aimez le premier, d’un strict point de vue esthétique vous ne pourrez que savourer cet album. C’est réellement splendide ! Chaque case est un tableau, soigné, fin et toujours lisible. Les grandes illustrations en mettent plein la vue, les personnages dégagent un profond charisme, le découpage est bien pensé. De ce point de vue, c’est un régal. Puis vient le scénario… et là, on descend de quelques marches. L’idée de départ n’est pas mauvaise : un fils maudit par son père va chercher le bonheur dans une vie simple, mais le sort s’acharnera sur lui, sa famille, sa descendance. Le problème, c’est que l’on ne ressent jamais la moindre tension. Le fil du récit est linéaire, sans temps fort. Les personnages me sont apparus on ne peut plus lisses alors que plus d’un avaient un potentiel énorme. Je quitte cet album déçu surtout parce que j’avais le sentiment qu’il y avait moyen de faire beaucoup mieux, mais je ne peux pas dire que j’ai passé un désagréable moment. Pas mal, donc ! A lire surtout pour admirer le dessin, selon moi. A ne posséder que si d’une part, vous aimez ce genre graphique et si, d’autre part, vous accordez plus d’importance au dessin qu’au scénario (ce qui n’est pas mon cas).

18/02/2015 (modifier)
Par MONTANE
Note: 3/5

José Samblin ne veut plus continuer à travailler à Haïti avec son père et il souhaite au contraire quitter sa famille pour parcourir le monde. Son père qui ne supporte pas sa décision lui jette un sort, qui le poursuivra pendant trois générations. Arrivé au Panama il entre au service de la Compagnie chargée de construire le célèbre Canal de Panama, il fonde une famille. Il sera malheureusement assassiné en pleine rue devant son fils. Son épouse décide alors de quitter le pays avec ses enfants et le fils de José Manuel pour fonder un village sur une ile déserte. A la suite d'une tempête Manuel décèdera lui aussi laissant pour seul survivant son fils Tonio. Ce dernier qui comme son Oncle tente de s'échapper de la pression familiale rencontre une Jeune Indienne qui l'aidera à briser la malédiction familiale. Comme l'on fort justement écrit les précédentes critiques, comment résumer en 52 pages une saga familiale qui s'étend sur plus de 40 années ? Il aurait fallu bien plus d'un album pour cela, ou alors un album bien plus volumineux. Il en ressort donc un sentiment d'inachevé avec un scénario trop vite expédié, quelque peu bâclé. Mais c'est un travers que l'on retrouve dans bien des albums de Follet.... Reste le dessin, vraiment exceptionnel, avec des planches fabuleuses réalisées en couleurs directes. Ne serait-ce que pour cela, cet album mérite d'être feuilleté.

14/09/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Certes le dessin est somptueux si l'on s'y arrête case par case. Mais ramené à la page, c'est très chargé. René Follet maîtrise son art. C'est rare de voir des BD avec un dessin à l'aspect de peintures. Ce one shot est une adaptation d'un roman que je ne connaissais pas. Est ce qu'elle est fidèle ou condensée ? J'opterai plus pour la seconde solution car le rendu est étrange. On suit une famille victime d'une malédiction sur plusieurs générations. L'histoire va très vite et ne s'attarde pas. Pourtant il y a eu plusieurs passages où j'aurai aimé qu'il n'en soit pas ainsi. Il aurait peut-être fallu étoffer le récit et le délayer sur 2 ou 3 tomes. Cette lecture est agréable pour les yeux mais s'avère décevante au niveau scénario.

26/09/2009 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5

Comme souvent avec Follet, les dessins sont magnifiques (dans le cas de Shelena, on a une des plus belles couvertures faites en 2005 et quelques planches superbes - la danse des enfants avec les oiseaux sous la pluie par exemple) mais c'est au niveau du récit que ça coince. L'histoire racontée dans cet album ne m'a pas convaincu. On suit une famille et sa malédiction sur quatre générations en 50 pages. Certains personnages sont sympathiques, mais ils meurent trop rapidement pour qu'on ait le temps de s'y attacher. Tout va trop vite.

11/01/2006 (modifier)