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Couverture de la série Jimmy Corrigan
Jimmy Corrigan

J’avise cet album de mémoire, après une lecture, d’une (longue) traite il y a 2 ans. Le souvenir qu’il m’en reste est celui d’un album extrêmement dense, d’une atmosphère pesante, d’une impression constante qu’il n’y avait aucun espoir de vie meilleure pour ce pauvre Jimmy, tant il était empêtré dans sa névrose. La lecture de cet album, hors norme à plus d’un titre mais je ne vais pas y revenir, d’autres l’ont très bien décrit avant moi, a été assez éprouvante, car dès les premières planches, en raison sans doute, des parti-pris graphiques de Chris Ware, on est totalement immergé dans le morne quotidien de Jimmy Corrigan, et lorsque l’on referme le volumineux album, après plusieurs heures de lecture, on est comme contaminé par cette névrose, cette inaptitude à vivre, ressentir et exprimer des sentiments, dont souffrent à des degrés divers trois générations de Corrigan, et on met plusieurs heures avant de ressortir de cette chappe de plomb qui semble inhiber les moindres faits et gestes de Jimmy Corrigan. A ce titre, le scénario, pas toujours facile à suivre (les vies des trois hommes alternent et se croisent, il me semble) est d’une grande intelligence dans son approche psychologique des personnages. Tout y sonne juste. Par ailleurs, il me semble que le contexte historique n’est pas laissé pour compte, ce qui aère un peu le récit. Au début de l’album, j’avoue avoir ressenti une vive antipathie pour le morose, apathique et timoré Jimmy, j’avais envie de le secouer, mais au fil des pages, sans vraiment m’attacher à lui, j’ai commencé à avoir un peu mal pour lui, et, sans vouloir dévoiler la fin, je dois dire qu’elle m’a serré le coeur. Voilà, il s’agit donc d’une oeuvre forte, passionnante, bien qu’un peu froide et austère à l’image de la vie de son personnage principal, qui ne plaira sûrement pas à tout le monde, mais qui mérite d’être lue.

25/07/2006 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Manhole
Manhole

La voilà, pour moi, la série de la consécration pour Tsutsui ! Manhole, par son côté "série courte" (trois tomes prévus) permet en effet à l'auteur de développer une vraie enquête, autour d'une histoire complexe et passionnante. Loin des one-shot de l'auteur (Reset et Duds Hunt), "Manhole" est une intrigue policière sur fond de Thriller biologique complexe et nouvelle. On s'attache très vite aux personnages et au duo de policiers chargés de l'enquête. Le mystère s'épaissit au fil du livre, pour terminer sur un visuel qui nous fait attendre avec impatience le second tome. Le dessin est classe : stylé, dynamique, complet et complexe, il permet à l'auteur de faire passer toute son histoire avec une lisibilité parfaite. ManHole est une sacrée bonne surprise, dans la lignée de MPD - Psycho et autres Monster. Passer à côté serait une belle erreur.

25/07/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Servitude
Servitude

Un médiéval fantasy partant tambour battant pour ce premier tome de servitude que j’avais il y a quelques semaines commencé à feuilleter, les dessins m’ont tout de suite accroché mais je n’en ai pas fait l’acquisition à cause de sa publication chez Soleil, éditeur proposant souvent des séries décevantes pour ma part. J’avoue avoir attendu les avis des uns et des autres à son sujet, ce qui m’a finalement poussé à acheter ce premier tome suite aux critiques élogieuses de mes prédécesseurs (merci bien). Les dessins et les ambiances sont impeccables, le scénario de ce premier tome arrive à la fois à poser le décor sans toutefois traîner en longueurs et recèle de rebondissements ce qui est je pense une belle performance. La barre est donc placée assez haut, j’aime beaucoup et espère ne pas être déçu par la suite.

24/07/2006 (modifier)
Par snivel
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jérôme K. Jérôme Bloche
Jérôme K. Jérôme Bloche

Des dessins simples mais efficaces, des scénarii plutôt bien menés, parfois un peu court sur un tome mais on commence à voir des enquêtes sur 2 tomes ! Mais LE truc qui en fait une super chouette série c'est sans conteste le côté candide (mais pas niais !) et gaffeur de JKJ ! Un sens de la distraction qui lui vaudrait une médaille d'or au JO si c'était une épreuve et qui a le don de me faire sourire à tous les coups ! Les réactions inattendues comme boire un jus de citron sec pour se remettre des émotions fortes ou endiguer sa claustrophobie dans un ascenseur en mangeant un sandwich donnent également une dimension très sympa au personnage !

24/07/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grimoire du petit peuple
Le Grimoire du petit peuple

Plus qu’un simple scénariste, Pierre Dubois est avant tout un conteur de grand talent. Cette série est une invitation à le suivre dans ce monde qu’il connaît si bien, celui du petit peuple. Ces albums illustrent des contes venant de tout horizon (de l’Ecosse au Moyen Orient en passant par la Russie) et pour la plupart connus de tous. Cette grande diversité des contes est rassemblée par thème, ce dernier constituant la ligne de conduite d’un tome. Ainsi, le tome premier reprend les contes qui se passent au crépuscule tandis que les tomes suivants rassemblent les contes inspirés de la forêt (tome 2) et ceux ayant pour objet les tavernes (tome 3). Il n’y a point de grande originalité dans ces contes mais toute la force narrative de Pierre Dubois s’y retrouve, ce qui donne aux récits une ampleur sans pareille et un attrait certain. Pour mettre en image ces contes, notre elficologue s’est adjoint les services de dessinateurs renommés (Civello, Le Roux, Ségur, Madsen, Smudja, Tanquerelle) et d’autres qui le sont en devenir (Anthony Jean par exemple). Difficile donc de donner une appréciation globale sur le dessin mais sachez que les dessinateurs ont conservé leur style habituel (exception faite de Madsen). Ce fut notamment un grand plaisir de retrouver une histoire dessinée par Ségur (auteur du mythique Légendes des Contrées Oubliées). Anthony Jean, auteur qui m’est inconnu, est pour moi une révélation. J’admire sont trait proche de l’illustration et pourtant si vivant ! Bref, une série à ne pas manquer pour les amateurs de contes et légendes . . . ;)

24/07/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Chinaman
Chinaman

Avis sur le 3ème tome « Pour Rose » : Parmi les 8 tomes qui composent la série, j'avoue avoir une nette préférence pour "pour Rose". Dans cet épisode, Chinaman est maintenant libéré de son "maître" et se retrouve seul, il devient trappeur et lors d'un séjour dans une ville pour y vendre ses fourrures, il assiste à une discussion entre un vieil homme et deux hommes de loi dont l'objet est la garde d'une petite fille. Lors de son retour vers son refuge, Chinaman "retrouve" en quelque sorte le vieil homme et celui-ci l'invite chez lui où il fait connaissance de la petite fille "Rose". A partir de ce moment, la fille et Chinaman vont devenir amis Cet album est une BD riche en émotions, j’ai senti vraiment qu'une amitié se forgeait entre Rose et Chinaman. L'histoire est narrativement prenante. A partir de documentations et de récits réels, TaDuc et Le tendre ont retracé la difficile intégration des Chinois en Amérique pendant le far-west. Une intégration qui s’est faite dans une relative douleur au vu des difficultés que Chinaman a dû affronter. Finalement, l’histoire, même si c'est un récit de fiction, se révèle très réaliste sur cette époque. Le trait de TaDuc est excellent, les paysages enneigés sont magnifiques de beauté. De plus, l’auteur excelle dans sa mise en page. Le Tendre a réalisé La Quête de l'Oiseau du Temps qui est une excellente série, il confirme son talent de narrateur dans un autre genre et avec les honneurs ! Note finale : 5/5 Avis sur le 8ème tome « Les pendus » : J’aime le coup de crayon de TaDuc. Le découpage, la mise en page, les recherches de celui-ci au niveau du cadrage, la mise en couleurs ont été et sont toujours d’un très bon niveau de qualité. Chinaman était jusqu’au 5ème tome une de mes séries préférées. Les scenarii étaient très originaux, ils abordaient des situations qui m’étaient inconnues et qui se sont révélées très intéressantes (« La montagne d’or », « Les mangeurs de rouille »). A défaut d’être originaux, certains albums de cette série étaient pour moi des modèles de sensibilité et d’émotion (« Pour Rose », « A armes égales »). Mais j’avoue que depuis deux-trois tomes, je ne retrouve plus ce plaisir de lire les « Chinaman » de la même manière que lors des premiers albums. Dans « Les pendus », j’ai eu la forte impression que Chinaman n’était qu’un spectateur au milieu des évènements qui se produisaient, comme si cela n’avait que peu d’incidences sur la vie de notre héros. Bien que les scènes d’action sont assez courantes dans « Les pendus », je n’ai pas été très intéressé par l’histoire. Je sais qu’il est très difficile de proposer une idée originale dans chaque album mais j’aurais voulu au minimum que les auteurs puissent me donner des émotions… Ce n’est malheureusement pas pour ce nouveau tome. Dommage… Note finale : 3/5

24/07/2006 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Guide de la survie en entreprise
Guide de la survie en entreprise

Sympathique ce guide de la survie en entreprise. Pas le plus drôle des Larcenet, mais j’ai quand même bien aimé. J’ai trouvé que la manière de présenter les choses avec un narrateur un peu spécial était pas mal. En effet c’est Congo Bob, un aventurier qui a traversé toutes les mers et tous les déserts de la planète qui nous raconte le plus dur combat qui soit : la survie en entreprise. En ce qui concerne les dessins, vraiment pas de surprise, c’est du Larcenet pur jus. Dans l’ensemble les gags sont pas mal. Certains sont caricaturaux et d’autre vraiment décalés. Ce sont surtout ceux là que j’ai trouvé efficaces et qui m’ont fait rire. Suite à la remarque de Ro sur la vulgarité (ah, faut pas lire les avis avant de lire un album, mais juste regarder les notes !), mon attention a été un peu focalisée la dessus. Au début je n’ai pas trouvé qu’il y en avait tant que ça, à part dans le chapitre sur le sexe au bureau. Sur la fin c’est vrai qu’il y a une recrudescence de gros mots, mais au final je ne suis pas franchement choqué. Pas le meilleur des 4/5 que j'attribue, mais j’ai passé plutôt un bon moment avec cette BD.

24/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Des oiseaux, des mers
Des oiseaux, des mers

Généralement, ce type de récit ne m'attire guère mais j'ai été assez touché par cette BD. Déjà, je trouve les planches jolies. Les images de Hong-Kong y sont très photogéniques, des décors que j'aurais adoré prendre moi-même en photo. Les couleurs sont très sympas, pleines d'ambiance. Le dessin des personnages lui aussi est plutôt bon, même si les poses sont parfois assez figées. En fait, le véritable reproche que je ferais à ce dessin, c'est le fait que justement, je trouve qu'on voit trop que c'est du dessin par moment. Je m'explique : beaucoup de traits de décors sont tracés à la règle, les traits de crayonnés sont parfois visibles, la couleur ressort parfois comme des hachures au crayon de couleur. Tout cela donne une impression de regarder un dessin qui, même s'il est bien fait, rappelle un peu trop sa présence et sa technique pour permettre une immersion totale dans le récit. Ceci dit, ce n'est qu'un petit défaut à mes yeux, je trouve quand même nombre de planches très belles et j'ai quand même été suffisamment absorbé par l'histoire. Pourtant, j'ai eu un peu de mal en début de lecture. La narration est décousue, on est plongé tout de suite dans un environnement et une situation qu'on ne connait pas. Les quelques dizaines de premières pages m'ont charmé par leur décor original et beau et leurs personnages attachants, mais j'ai quand même eu quelques difficultés à suivre le récit. Mais ce fut finalement quand je commençais à vraiment m'attacher, quand le scénario laissait entrevoir une lueur d'espoir dans la vie difficile des héros, que s'en vint la fin du premier chapitre, dure et dramatique. C'est là qu'est apparue l'originalité du récit : son découpage en 3 chapitres bien distincts. Le premier chapitre est en fait le coeur du récit, nous faisant suivre la difficile vie de jeunes mariés sans le sou à Hong-Kong. Le deuxième est le récit parrallèle d'un réfugié Vietnamien dans la même ville, les deux récits se recoupant dramatiquement en leur fin. Et le troisième revient en fait un an en arrière, la rencontre de nos deux amoureux du début et ce qui a amené à leur mariage compliqué. Et ainsi, cette BD réussit véritablement à boucler la boucle en fin d'album, me faisant aussitôt reprendre le début du récit désormais nettement plus clair mais aussi nettement plus fort. J'ai été touché car cette structure m'a permis de m'attacher aux personnages et de ressentir encore plus douloureusement le drame final. Une oeuvre belle (malgré un petit manque de maîtrise du dessin, un goût d'inachevé), forte, au décor et au traitement original. Dommage que cela doive finir aussi mal mais en tout cas, l'émotion est passée pour moi.

24/07/2006 (modifier)
Par mikolaj
Note: 4/5
Couverture de la série Heads
Heads

Ce Heads est décapant ! Il peut déranger et fasciner à la fois. La zone cérébrale étant un milieu toujours assez obscur en ce début du XXI siècle, les conséquences d'une intervention chirurgicale soulèvent autant de questions que de promesses. Si les rebondissements et le déroulement de l'histoire sont un peu prévisibles dès le premier tome (on aurait aimé un peu plus de surprises et à être contredit, ce qui aurait valu un 5/5), les dessins sont au top et le scénario d'un haut niveau. A ranger aux côtés des références Monster et 20th Century Boys. Avec un bon point pour Heads, qui n'est qu'en 4 tomes. Bravo !

23/07/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Bouche du diable
Bouche du diable

Un épisode de la guerre froide vraiment bien conté vu par Boucq avec beaucoup d’imagination, de cohérence et un soupçon de fantastique. Même si l’épilogue de l’histoire m’a laissé un peu sur ma faim, je ne peux que conseiller la lecture de cette œuvre très plaisante que j’ai lue d’une seule traite sans avoir envie d’aller faire autre chose, ce qui représente toujours un gage de qualité. J’ai lu dans certains précédents avis le petit bémol laissé quant à la colorisation et je ne peux que confirmer cette impression, mais j’ai toujours considéré le scénario comme prépondérant d’où le 4/5. Un seul regret toutefois, celui de ne l’avoir découverte que 12 ans après sa sortie suite à sa réédition… A lire.

23/07/2006 (modifier)