Sincèrement, j'ai mis du temps avant de lire cette BD car généralement, ce n'est guère le genre de sujet qui me passionne. Mais je constate après lecture que c'est véritablement une BD de grande qualité et, sur une thèmatique assez proche, j'ai pris autant de plaisir et d'interêt à la lire qu'à lire le premier tome d'Amours fragiles.
Le dessin n'a rien d'impressionnant mais il est de très bon niveau. Et quand on voit l'excellence des couleurs et de certaines scènes de Prague dans la brume, on se dit que l'encrage est presque superflu.
Le premier tome, un peu court, sert essentiellement d'introduction à mes yeux, nous plongeant dans l'injustice flagrante de la Tchécoslovaquie communiste des années 50. On y suit la difficile jeunesse de Jonas et de sa mère rejetés par leur entourage car leur père a été, sans raison apparente, emprisonné pour activités contre-révolutionnaires simplement car il est d'origine bourgeoise.
Le deuxième tome, plus long, m'a davantage touché. Jonas a grandi, aligne les différents emplois qu'on veut bien lui donner, et surtout il se fait des amis et rencontre l'amour. On s'attache à lui et à ses proches. Et au passage, on découvre véritablement ce qu'était la vie de tous les jours derrière le Rideau de Fer.
Témoignage historique, récit d'amour et d'amitié, BD très bien réalisée tant au niveau du scénario que du dessin.
La série est encore à suivre mais les deux premiers tomes peuvent se suffire à eux-mêmes.
A mon avis, un des auteurs les plus intéressants de la bande dessinée de ces 20 dernières années réutilisant à merveille les codes de la ligne claire.
Les deux premières aventures de Freddy Lombard : le testament de G. de Bouillon et le cimetière des éléphants jouent surtout sur le second degré et ne sont réellement intéressants que pour l’utilisation de la ligne claire. Le testament est une histoire sympathique, mais quelque peu maladroite. Le cimetière est une parodie des vieilles bandes dessinées colonialistes, Chaland n’y va d’ailleurs pas toujours avec le dos de la cuillère.
Son travail devient vraiment intéressant avec La comète de Carthage, scénarisée par Yann. Chaland et Yann suppriment tous les récitatifs et les bulles de pensée, d’où un effet de flou sur les motivations des personnages. L’utilisation des ellipses est aussi une des clés de la lecture de l’œuvre, le personnage de Phidias reste en cela très mystérieux. Il est difficile de comprendre quelque chose à ce livre, lors d’une première lecture car cet album louche vers l’abstraction. Le lecteur doit démêler les fils pour essayer de comprendre quelque chose. Mais au fil des lectures, le message se fait plus limpide et on peut apprécier toute la portée onirique de ce récit.
Budapest est un album intéressant, peut-être moins compliqué que la comète et qui répond sans doute plus à des critères de lisibilité narrative.
Le dernier album F52 est un huis clos se déroulant dans un avion, où Yann et Chaland font preuve d’une grande maîtrise dans le déroulement de l’intrigue, même si celle-ci est parfois assez cruelle.
J'ai été un peu étonné en lisant ce manga. Au début, je pensais détester et pourtant je dois reconnaître que j'ai accroché et que c'est vraiment sympa (il m'a fallu quand même attendre le tome 3 ; où je trouve, l'histoire décolle vraiment).
J'ai lu 20 tomes pour l'instant et je dois reconnaître que les aventures de Luffy restent une lecture très agréable. Bien sûr, ce n'est pas de la grande bande dessinée, mais c'est de l'aventure pure et dure, totalement loufoque et avec un petit côté feuilleton à rebondissements assez original.
Je ne conseille pas l'achat car, comme toujours dans les shonen, l'auteur use la corde jusqu'au bout. 33 tomes (et ce n'est pas fini), c'est quand même beaucoup trop pour une série (aussi originale soit-elle !).
Par contre, si vous avez l'occasion de les emprunter, n'hésitez pas !
Une superbe série, remplie d’aventure, de mystère, d’amour… et de toute évidence vraiment bien documentée. Isabelle Dethan maîtrise son sujet, et a fait des recherches. Chaque tome comporte des cartes et un glossaire expliquant des termes ou des traditions égyptiennes.
Les intrigues elles-mêmes sont finalement assez basiques (poursuites, enquêtes sur un meurtre…), mais fonctionnent parfaitement une fois transposées dans ce contexte d’antiquité.
Les dessins sont, est-il nécessaire de le préciser, magnifiques, tout en tons pastelles, et parfaitement adaptés à l’histoire.
Une superbe série, à découvrir. En plus les intrigues se renouvellent tous les deux tomes, donc vous pouvez n'acheter que 2 ou 4 tomes pour commencer…
Ce qui est effectivement fascinant dans cette série naissante, c'est le climat qu'elle dégage et qui traduit parfaitement le propos de l'auteur. Le travail sur le graphisme et la couleur est d'ailleurs si chiadé, qu'il pourrait servir de story board. Côté histoire, la série commence très fort. Elle jette les bases d'un monde fantastique qui n'est pas sans évoquer les meilleurs moments d'une série comme "x files". Les personnages principaux possèdent une épaisseur dramaturgique réelle, leurs motivations sont complexes et nuancées et les problèmes auxquels ils sont confrontés, n'en finissent pas de distiller chez le lecteur un stress et une attente agréables. Assurément, nous sommes là en présence d'une série qui risque de frapper les esprits de manière pérenne et de faire date, ne serait ce que par l'utilisation intelligente de l'ordinateur.
Je suis quant à moi séduit par l'entreprise. Je ne saurais la conseiller à ceux qui hésitent encore.
Une oeuvre majeure en BD pour moi. Si je devais n'en prendre qu'une sur une île déserte ça serait celle-là.
C'est une série qui prend son temps et paradoxalement très chargée (on peut la relire de nombreuses fois en y découvrant toujours de nouvelles choses).
Le coté ésotérique enrichit les degrés de lecture, parfois un peu trop comme dans le tome 2.
Les dessins sont évidemment riches et soignés.
Mention spéciale pour le tome 3 qui est un ovni, par sa taille, son scénario et sa qualité.
Je pense que les critiques négatives viennent de lecteurs qui venaient chercher autre chose, beaucoup plus terre à terre, rationnel et rythmé.(comme Les Passagers du vent par exemple). Pour les lecteurs qui aiment "déguster" une BD et se laisser imprégner par une ambiance, assurément un must.
La vie, la vraie, c'est chiant, souvent. Du moins, dans son insupportable banalité et son quotidien récurrent. C'est pourquoi nous autres misérables humains ponctuons notre courte existence de projets personnels, à courts et à longs termes, mais aussi de culture, de passion, de découverte, rendant notre existence formidable (ou pas, ce critère étant laissé à l'appréciation de chacun).
Et c'est la que Vanyda fait fort : non seulement son récit raconte la vie dans sa banalité la plus envahissante, mais en plus, à l'instar de Trondheim dans Approximativement, elle le fait avec brio : on se retrouve dans bien des situations, vivant avec les habitants de l'immeuble au jour le jour le temps d'un album (qui pour sa part ne vous prendra que quelques minutes à lire, magie de la relativité). C'est vrai, touchant aussi parfois.
Là où Boilet parvient à tirer de sa vie tout son côté chiant et à nous l'infliger, pauvres lecteurs que nous sommes, Vanyda par sa narration rend le quotidien extraordinaire et proche de nous.
Son trait, typé manga, n'est finalement qu'à moitié satisfaisant à mon sens. Pourtant, il fonctionne très bien ici, le noir et blanc, lui aussi, jouant pour beaucoup dans les ambiances profondes suggérées par cet album.
Très agréable one-shot pour amateur de sensations pures (et de produits laitiers) (ok j'arrête).
Oui, je sais, "Le mercenaire", c'est de la fantasy tout ce qu'il y a de plus basique, oui, je sais, le dessin de Segrelles est kistchissime à souhait. Oui, je sais, le héros ne bénéficie pas d'une psychologie extrêmement développée et les héroïnes existent surtout grâce à leurs étonnantes capacités pulmonaires... Mais Le Mercenaire, moi, j'aime bien... :8
Peut-être parce que bien que très kitsch, le dessin est admirablement exécuté... peut-être parce que derrière des apparences simplistes, les scénario de Segrelles sont loin d'être idiots, ils permettent souvent une lecture symbolique plus élaborée... Peut-être parce que le monde décrit et présenté semble à la fois simple et sans limite et que pour une fois, un auteur d'heroïc fantasy ne se la joue pas à la Tolkien en nous assommant sous de multiples détails aussi inutiles que pompeux... Le mercenaire n'est pas une bd verbeuse, tout est dans l'image...
« Les maîtres de l’orge » est, à mon avis, l’une des meilleurs séries scénarisées par Van Hamme, c’est aussi une BD qui a fait l’objet d’une adaptation télévisée réussie. L’histoire se déroule du milieu du 19ème siècle à nos jours, elle met en scène une famille de brasseurs qui va devoir lutter pour sauvegarder l’entreprise.
J’ai particulièrement apprécié dans cette série les premiers tomes où la brasserie évolue selon les nombreuses découvertes industrielles et les luttes sociales (en Belgique) de cette époque. Les derniers tomes mettent l’accent sur les aspects économiques avec les opérations boursières auxquelles devront faire face la famille Steenfort.
J’ai donc lu les 4 premiers tomes avec enthousiasme fascinés par l’époque et la forte passion des Steenfort pour la brasserie. L’apparition de Margrit est, à mon avis, le plus grand moment de la série dans un contexte marqué par les guerres mondiales.
Ensuite, les considérations personnelles et financières feront la part belle dans les derniers tomes où la brasserie ressemblera en plus en plus à un simple décor au scénario. J’ai eu beaucoup de mal à finir de lire cette seconde moitié de la série où les personnages me sont apparus moins attachants.
Le style réaliste de Vallés est parfaitement adapté à cette BD. La mise en page et le découpage sont très bons et permettent, par conséquent, aux lecteurs d’entrer facilement et complètement dans le récit (du moins, dans les 4 premiers tomes pour ma part).
« Les maîtres de l’orge » vaut le coup d’être lu surtout pour les 4 premiers tomes où le contexte de l’époque avec ses découvertes technologiques, ses guerres, ses luttes sociales m’ont complètement fasciné. La deuxième moitié m’est apparue nettement moins intéressante avec les opérations boursières et l’intérêt grandement financier qu’auront les Steenfort pour la brasserie… bien que, à mon avis, cette évolution soit assez représentative de notre société actuelle. A découvrir !
Ah Hellsing. Après avoir été littéralement scotché par la série d'animation, ses couleurs superbes, son animation certes pas forcément ultra dynamique mais mise en valeur par un design vraiment classieux. Le manga, qui a précédé la série, allait il combler mes attentes ?
Le dessin est plutôt bien maîtrisé, fin et sombre. Le personnage d'Alucard, dégage une aura pas forcément très éloignée de celle qu'il possède dans la série, à la fois roublard, hautain et diablement déjanté. Sa psychologie est très bien mise en évidence à travers les planches de l'album, notamment quand il se retrouve seul face à ses "cibles". Il devient alors une sorte de "poor lonesome vampire" aussi blagueur que sans pitié, le tout mis en valeur par des postures qui mettent en évidence toute son ambivalence.
Le scénario est bien construit et nous plonge petit à petit dans le quotidien de l'organisation Hellsing et de la descendante de Abraham Van Hellsing qui la dirige, ses démêlés avec la division Iscariote -pendant catholique de l'organisation Hellsing- , l'histoire de ses relations avec Alucard, etc. Les combats sont bien menés, et non dénués d'un humour noir mais efficace.
Au final, peu de surprises pour les aficionados de la série animé, mais une série qui saura sans nul doute les séduire, pour les retrouvailles qu'elle permet avec l'univers de Kohta Hirano sur un autre support que l'écran.
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Jonas Fink
Sincèrement, j'ai mis du temps avant de lire cette BD car généralement, ce n'est guère le genre de sujet qui me passionne. Mais je constate après lecture que c'est véritablement une BD de grande qualité et, sur une thèmatique assez proche, j'ai pris autant de plaisir et d'interêt à la lire qu'à lire le premier tome d'Amours fragiles. Le dessin n'a rien d'impressionnant mais il est de très bon niveau. Et quand on voit l'excellence des couleurs et de certaines scènes de Prague dans la brume, on se dit que l'encrage est presque superflu. Le premier tome, un peu court, sert essentiellement d'introduction à mes yeux, nous plongeant dans l'injustice flagrante de la Tchécoslovaquie communiste des années 50. On y suit la difficile jeunesse de Jonas et de sa mère rejetés par leur entourage car leur père a été, sans raison apparente, emprisonné pour activités contre-révolutionnaires simplement car il est d'origine bourgeoise. Le deuxième tome, plus long, m'a davantage touché. Jonas a grandi, aligne les différents emplois qu'on veut bien lui donner, et surtout il se fait des amis et rencontre l'amour. On s'attache à lui et à ses proches. Et au passage, on découvre véritablement ce qu'était la vie de tous les jours derrière le Rideau de Fer. Témoignage historique, récit d'amour et d'amitié, BD très bien réalisée tant au niveau du scénario que du dessin. La série est encore à suivre mais les deux premiers tomes peuvent se suffire à eux-mêmes.
Les Aventures de Freddy Lombard
A mon avis, un des auteurs les plus intéressants de la bande dessinée de ces 20 dernières années réutilisant à merveille les codes de la ligne claire. Les deux premières aventures de Freddy Lombard : le testament de G. de Bouillon et le cimetière des éléphants jouent surtout sur le second degré et ne sont réellement intéressants que pour l’utilisation de la ligne claire. Le testament est une histoire sympathique, mais quelque peu maladroite. Le cimetière est une parodie des vieilles bandes dessinées colonialistes, Chaland n’y va d’ailleurs pas toujours avec le dos de la cuillère. Son travail devient vraiment intéressant avec La comète de Carthage, scénarisée par Yann. Chaland et Yann suppriment tous les récitatifs et les bulles de pensée, d’où un effet de flou sur les motivations des personnages. L’utilisation des ellipses est aussi une des clés de la lecture de l’œuvre, le personnage de Phidias reste en cela très mystérieux. Il est difficile de comprendre quelque chose à ce livre, lors d’une première lecture car cet album louche vers l’abstraction. Le lecteur doit démêler les fils pour essayer de comprendre quelque chose. Mais au fil des lectures, le message se fait plus limpide et on peut apprécier toute la portée onirique de ce récit. Budapest est un album intéressant, peut-être moins compliqué que la comète et qui répond sans doute plus à des critères de lisibilité narrative. Le dernier album F52 est un huis clos se déroulant dans un avion, où Yann et Chaland font preuve d’une grande maîtrise dans le déroulement de l’intrigue, même si celle-ci est parfois assez cruelle.
One Piece
J'ai été un peu étonné en lisant ce manga. Au début, je pensais détester et pourtant je dois reconnaître que j'ai accroché et que c'est vraiment sympa (il m'a fallu quand même attendre le tome 3 ; où je trouve, l'histoire décolle vraiment). J'ai lu 20 tomes pour l'instant et je dois reconnaître que les aventures de Luffy restent une lecture très agréable. Bien sûr, ce n'est pas de la grande bande dessinée, mais c'est de l'aventure pure et dure, totalement loufoque et avec un petit côté feuilleton à rebondissements assez original. Je ne conseille pas l'achat car, comme toujours dans les shonen, l'auteur use la corde jusqu'au bout. 33 tomes (et ce n'est pas fini), c'est quand même beaucoup trop pour une série (aussi originale soit-elle !). Par contre, si vous avez l'occasion de les emprunter, n'hésitez pas !
Sur les Terres d'Horus
Une superbe série, remplie d’aventure, de mystère, d’amour… et de toute évidence vraiment bien documentée. Isabelle Dethan maîtrise son sujet, et a fait des recherches. Chaque tome comporte des cartes et un glossaire expliquant des termes ou des traditions égyptiennes. Les intrigues elles-mêmes sont finalement assez basiques (poursuites, enquêtes sur un meurtre…), mais fonctionnent parfaitement une fois transposées dans ce contexte d’antiquité. Les dessins sont, est-il nécessaire de le préciser, magnifiques, tout en tons pastelles, et parfaitement adaptés à l’histoire. Une superbe série, à découvrir. En plus les intrigues se renouvellent tous les deux tomes, donc vous pouvez n'acheter que 2 ou 4 tomes pour commencer…
Freaks Agency
Ce qui est effectivement fascinant dans cette série naissante, c'est le climat qu'elle dégage et qui traduit parfaitement le propos de l'auteur. Le travail sur le graphisme et la couleur est d'ailleurs si chiadé, qu'il pourrait servir de story board. Côté histoire, la série commence très fort. Elle jette les bases d'un monde fantastique qui n'est pas sans évoquer les meilleurs moments d'une série comme "x files". Les personnages principaux possèdent une épaisseur dramaturgique réelle, leurs motivations sont complexes et nuancées et les problèmes auxquels ils sont confrontés, n'en finissent pas de distiller chez le lecteur un stress et une attente agréables. Assurément, nous sommes là en présence d'une série qui risque de frapper les esprits de manière pérenne et de faire date, ne serait ce que par l'utilisation intelligente de l'ordinateur. Je suis quant à moi séduit par l'entreprise. Je ne saurais la conseiller à ceux qui hésitent encore.
Les Compagnons du Crépuscule
Une oeuvre majeure en BD pour moi. Si je devais n'en prendre qu'une sur une île déserte ça serait celle-là. C'est une série qui prend son temps et paradoxalement très chargée (on peut la relire de nombreuses fois en y découvrant toujours de nouvelles choses). Le coté ésotérique enrichit les degrés de lecture, parfois un peu trop comme dans le tome 2. Les dessins sont évidemment riches et soignés. Mention spéciale pour le tome 3 qui est un ovni, par sa taille, son scénario et sa qualité. Je pense que les critiques négatives viennent de lecteurs qui venaient chercher autre chose, beaucoup plus terre à terre, rationnel et rythmé.(comme Les Passagers du vent par exemple). Pour les lecteurs qui aiment "déguster" une BD et se laisser imprégner par une ambiance, assurément un must.
L'Immeuble d'en face
La vie, la vraie, c'est chiant, souvent. Du moins, dans son insupportable banalité et son quotidien récurrent. C'est pourquoi nous autres misérables humains ponctuons notre courte existence de projets personnels, à courts et à longs termes, mais aussi de culture, de passion, de découverte, rendant notre existence formidable (ou pas, ce critère étant laissé à l'appréciation de chacun). Et c'est la que Vanyda fait fort : non seulement son récit raconte la vie dans sa banalité la plus envahissante, mais en plus, à l'instar de Trondheim dans Approximativement, elle le fait avec brio : on se retrouve dans bien des situations, vivant avec les habitants de l'immeuble au jour le jour le temps d'un album (qui pour sa part ne vous prendra que quelques minutes à lire, magie de la relativité). C'est vrai, touchant aussi parfois. Là où Boilet parvient à tirer de sa vie tout son côté chiant et à nous l'infliger, pauvres lecteurs que nous sommes, Vanyda par sa narration rend le quotidien extraordinaire et proche de nous. Son trait, typé manga, n'est finalement qu'à moitié satisfaisant à mon sens. Pourtant, il fonctionne très bien ici, le noir et blanc, lui aussi, jouant pour beaucoup dans les ambiances profondes suggérées par cet album. Très agréable one-shot pour amateur de sensations pures (et de produits laitiers) (ok j'arrête).
Le Mercenaire
Oui, je sais, "Le mercenaire", c'est de la fantasy tout ce qu'il y a de plus basique, oui, je sais, le dessin de Segrelles est kistchissime à souhait. Oui, je sais, le héros ne bénéficie pas d'une psychologie extrêmement développée et les héroïnes existent surtout grâce à leurs étonnantes capacités pulmonaires... Mais Le Mercenaire, moi, j'aime bien... :8 Peut-être parce que bien que très kitsch, le dessin est admirablement exécuté... peut-être parce que derrière des apparences simplistes, les scénario de Segrelles sont loin d'être idiots, ils permettent souvent une lecture symbolique plus élaborée... Peut-être parce que le monde décrit et présenté semble à la fois simple et sans limite et que pour une fois, un auteur d'heroïc fantasy ne se la joue pas à la Tolkien en nous assommant sous de multiples détails aussi inutiles que pompeux... Le mercenaire n'est pas une bd verbeuse, tout est dans l'image...
Les Maîtres de l'Orge
« Les maîtres de l’orge » est, à mon avis, l’une des meilleurs séries scénarisées par Van Hamme, c’est aussi une BD qui a fait l’objet d’une adaptation télévisée réussie. L’histoire se déroule du milieu du 19ème siècle à nos jours, elle met en scène une famille de brasseurs qui va devoir lutter pour sauvegarder l’entreprise. J’ai particulièrement apprécié dans cette série les premiers tomes où la brasserie évolue selon les nombreuses découvertes industrielles et les luttes sociales (en Belgique) de cette époque. Les derniers tomes mettent l’accent sur les aspects économiques avec les opérations boursières auxquelles devront faire face la famille Steenfort. J’ai donc lu les 4 premiers tomes avec enthousiasme fascinés par l’époque et la forte passion des Steenfort pour la brasserie. L’apparition de Margrit est, à mon avis, le plus grand moment de la série dans un contexte marqué par les guerres mondiales. Ensuite, les considérations personnelles et financières feront la part belle dans les derniers tomes où la brasserie ressemblera en plus en plus à un simple décor au scénario. J’ai eu beaucoup de mal à finir de lire cette seconde moitié de la série où les personnages me sont apparus moins attachants. Le style réaliste de Vallés est parfaitement adapté à cette BD. La mise en page et le découpage sont très bons et permettent, par conséquent, aux lecteurs d’entrer facilement et complètement dans le récit (du moins, dans les 4 premiers tomes pour ma part). « Les maîtres de l’orge » vaut le coup d’être lu surtout pour les 4 premiers tomes où le contexte de l’époque avec ses découvertes technologiques, ses guerres, ses luttes sociales m’ont complètement fasciné. La deuxième moitié m’est apparue nettement moins intéressante avec les opérations boursières et l’intérêt grandement financier qu’auront les Steenfort pour la brasserie… bien que, à mon avis, cette évolution soit assez représentative de notre société actuelle. A découvrir !
Hellsing
Ah Hellsing. Après avoir été littéralement scotché par la série d'animation, ses couleurs superbes, son animation certes pas forcément ultra dynamique mais mise en valeur par un design vraiment classieux. Le manga, qui a précédé la série, allait il combler mes attentes ? Le dessin est plutôt bien maîtrisé, fin et sombre. Le personnage d'Alucard, dégage une aura pas forcément très éloignée de celle qu'il possède dans la série, à la fois roublard, hautain et diablement déjanté. Sa psychologie est très bien mise en évidence à travers les planches de l'album, notamment quand il se retrouve seul face à ses "cibles". Il devient alors une sorte de "poor lonesome vampire" aussi blagueur que sans pitié, le tout mis en valeur par des postures qui mettent en évidence toute son ambivalence. Le scénario est bien construit et nous plonge petit à petit dans le quotidien de l'organisation Hellsing et de la descendante de Abraham Van Hellsing qui la dirige, ses démêlés avec la division Iscariote -pendant catholique de l'organisation Hellsing- , l'histoire de ses relations avec Alucard, etc. Les combats sont bien menés, et non dénués d'un humour noir mais efficace. Au final, peu de surprises pour les aficionados de la série animé, mais une série qui saura sans nul doute les séduire, pour les retrouvailles qu'elle permet avec l'univers de Kohta Hirano sur un autre support que l'écran.