Servitude débute avec un bon premier tome d'heroic fantasy, et pourrait devenir mieux que ça si la suite est du même acabit.
Ici la mise en place des personnages, des lieux (à l'aide d'une carte) prend quasiment tout l'album, et cela pour mieux comprendre la complexité de ce monde.
Certains se plaindront du manque d'action dans ce tome (sauf peut-être vers la fin) mais n'est-ce pas le lot des séries dites moins intéressantes que de partir tambour battant dans l'aventure sans poser les bases d'un monde imaginaire passionnant?
De plus ici, point de couleurs flashies à la sauce Soleil (y a pas qu'eux d'ailleurs), le noir et le marron/beige sont les seules couleurs que vous trouverez dans cet album et cela renforce encore plus la beauté du dessin.
Je n'ai lu que les deux premiers tomes "La foire aux immortels" et "La femme piège".
Peut-être la bd la plus aboutie de Bilal, "Nikopol" est une alliance parfaite entre un scénario de science-fiction bien ficelé et un dessin tout simplement sublime.
Dans cette série, Bilal est au sommet de son art en ce qui concerne les dessins. Bien soignés, ils sont aussi détaillés à la perfection et les couleurs embellissent encore plus la bd. Mais je trouve que l'auteur abuse de sa maîtrise technique: en effet, dessinant de magnifiques corps de femmes, on ne peut plus parcourir une page sans voir un sein (un régal pour les yeux au passage).
Un dessin splendide, très pictural, qui me rappelle le Breccia de Perramus (c'est à dire l'une des plus belles choses que j'ai jamais vues).
Quant à l'histoire, elle est également particulièrement sympathique, et on se plait à suivre toutes les péripéties et les avatars de Siméon, en se demandant bien comment tout ça va bien pouvoir se terminer.
Pour ceux qui ont apprécié (que ce soit le dessin ou le scénario), et qui ne connaissent pas Breccia, je les invite à jeter un oeil sur Perramus (sur un scénario de Sasturain), une oeuvre dont on parle trop peu mais qui mérite sa place parmi les chefs-d’oeuvre de la bédé.
"Le combat ordinaire" est l'oeuvre intime de Larcenet, son roman graphique, son oeuvre principale... Nous racontant la vie d'un trentenaire un peu paumé entre sa vie de couple, son père malade et son boulot, cet album touche si on réussit à s'identifier au personnage, ce que je n'ai pas fait. J'ai trouvé la vie de Marco prenante, drôle ou tragique à ses heures. Pour ce dernier point, peut-être l'auteur en fait-il trop, comme cet épisode du chat, totalement inutile à ma vue, à la fin du premier tome.
Les dessins sont dans le style caractéristique de Larcenet, et je suis surpris que beaucoup de posteurs en-dessous de moi ne l'aiment pas. Le coup de crayon est pour moi totalement réussi, tout en crayonnements. Les pages en noir et blanc qui s'intercalent dans l'histoire sont à leur place, nous donnant des détails sur la psychologie du héros, ses craintes ou ses rêves.
Jijé avait réalisé cette histoire en 1959 pour le journal Spirou. Rééditée plusieurs fois, cette œuvre contient tout le talent de Jijé, en hommage à ce grand homme que fut Charles de Foucauld. Son dessin était tout en vivacité, en dynamisme, en réalisme historique. Qualités qui jalonnent toute l’œuvre de Jijé, d’ailleurs.
La vie d’adulte de Charles de Foucauld est traitée avec autant de rigueur que de respect, sans couche bien-pensante ou mépris anti-clérical. Foucauld le jouisseur, Foucauld l’oisif, Foucauld le dévoué, Foucauld le pieux furent bel et bien le même homme. Et cette biographie en images lui rend un vibrant hommage. Les allergiques aux biographies de saints hommes pourront se consoler avec le dessin de Jijé, littéralement restauré par le Studio Leonardo.
"Lucien" est la série phare de Margerin, et je trouve que c'est la meilleure... Lucien, Ricky, Gillou, Riton et surtout Nanard l'écolo m'ont bien fait marrer. C'est une des seules bds qui m'ait fait vraiment rire aux larmes. Une dizaine de fois par album, je suis vraiment écroulé: un détail ou un dessin et je suis obligé de lâcher la bd pour cause de fou rire. Car dans Margerin, l'humour ne se situe pas d'abord dans la chute...
Les recueils de gags comme "Chez Lucien" ou "Radio Lucien" sont vraiment excellents. Les histoires ne dépassent pas les 6-7 pages, mais parviennent tout de même à être assez variées et surtout, toujours réussies: pas une seule ne m'a déçu.
Pour ce qui est des histoires complètes, c'est plus varié... J'ai beaucoup aimé "Week-end motard" ou Lucien et ses potes vont aux 24 heures du Mans, un peu moins "Ricky chez les ricains" et "Lulu s'maque".
Très bon album de la collection Expresso. Attiré par une couverture aux couleurs plutôt sympathique, on plonge dans cette petite histoire d'un jeune timide dont la mère n'a jamais coupé le cordon ombilical. Il s'emmerde profondément dans sa vie semble-t-il et comment ne pas se reconnaître un petit peu dans ce personnage. Avoir envie de tout plaquer sans prévenir personne pour profiter.
Le dessin est très sympa, coloré de tons chauds "bubble gum". Il y a quelques scènes "de trip" habilement représentées. Vraiment Pedrosa est un auteur à suivre.
La fin est un peu abrupte, mais elle laisse la porte ouverte à une éventuelle suite des déboires amoureux de ce jeune homme.
De premier abord, on peut dire "Cromwell Stone" c'est un peu compliqué à comprendre. Je le dis et en ayant parcouru rapidement les avis précédents, d'autres le pensent.
C'est surtout le premier tome dans lequel il est difficile de rentrer. Mais c'est typique d'Andréas. Il aime distiller ces indices le long de l'histoire, perdre un peu le lecteur et on retrouve souvent des "objets" aux pouvoirs étranges dans ses histoires.
Ensuite dans le deuxième tome on aborde un aspect plus fantastique de l'histoire que dans le premier avec ce "dieu" à libérer, un aspect plus mystique. L'action se passe ici quelques dizaines d'années après le premier et on retrouve certains personnages. Au fil de la lecture, on retisse les liens. Et même si lien il y a entre les 3 tomes, chacun peut se lire indépendamment je pense.
Quant au dessin il est absolument sublime, même si j'ai parfois eu quelques soucis pour reconnaître ce que l'auteur montrait au premier coup d'oeil, le noir et blanc étant très beau mais ne facilitant pas la lisibilité du dessin.
On sent une évolution dans ce dessin entre le 1 et le 2 d'une part et le 3ème et dernier d'autre part puisque une dizaine d'années séparent ces tomes. Mais la patte d'Andréas toute en traits reste là.
A lire indiscutablement.
C’est avec beaucoup de questions que je me suis plongé dans ce one-shot de Joann Sfar et Emmanuel Guibert. En effet, «La fille du professeur» m’avait attiré par sa couverture étrange et son titre peu significatif, qui rajoutait une touche d’intrigue… à quoi s’attendre?
Dès la première page, j’ai été séduit par l’histoire rocambolesque et le romantisme étrange de cet album, où j’ai reconnu le scénario de Joann Sfar. Dans cette bd où est contée l’histoire d’amour entre une momie et la fille d’un archéologue, l’auteur a le pouvoir de nous montrer ces hommes embaumés sans malédictions, prophéties ou scarabées à profusion, mais comme des êtres humains normaux. Le personnage principal, Imhotep IV, est un pharaon égyptien devenu gentleman anglais ; à travers péripéties où se croisent antiquaires intéressés et reine d’Angleterre, nous découvrons enfin les momies sous un nouveau jour.
Et le dessin de Guibert se fond pleinement dans cette histoire des années 20. Son coup de crayon se contente de caresser les formes des corps, qu’il dessine tout en rondeurs. Son coup de pinceau manie admirablement une très belle couleur vieillotte et de superbes teints gris-bleus. Les décors oscillent entre flous et noir et blanc, mais toujours dans l’harmonie la plus complète. On croise même dans certaines cases voire dans des pages complètes, de belles bichromies de vert, jaune, bleu ou rouge, toujours justement choisies selon la scène.
Taniguchi est un véritable maître du manga naturophile. Le sommet des dieux était un régal, et ce Seton commence fort bien.
Presque 300 pages sur Lobo le loup, sans longueur et avec toute la passion d'un narrateur qui s'est plongé dans l'histoire du naturaliste Seton. Chapeau. Coup de crayon toujours impeccable, toujours aussi précis et mis en formes.
La barre est haute pour les prochains tomes.
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Servitude
Servitude débute avec un bon premier tome d'heroic fantasy, et pourrait devenir mieux que ça si la suite est du même acabit. Ici la mise en place des personnages, des lieux (à l'aide d'une carte) prend quasiment tout l'album, et cela pour mieux comprendre la complexité de ce monde. Certains se plaindront du manque d'action dans ce tome (sauf peut-être vers la fin) mais n'est-ce pas le lot des séries dites moins intéressantes que de partir tambour battant dans l'aventure sans poser les bases d'un monde imaginaire passionnant? De plus ici, point de couleurs flashies à la sauce Soleil (y a pas qu'eux d'ailleurs), le noir et le marron/beige sont les seules couleurs que vous trouverez dans cet album et cela renforce encore plus la beauté du dessin.
La Trilogie Nikopol
Je n'ai lu que les deux premiers tomes "La foire aux immortels" et "La femme piège". Peut-être la bd la plus aboutie de Bilal, "Nikopol" est une alliance parfaite entre un scénario de science-fiction bien ficelé et un dessin tout simplement sublime. Dans cette série, Bilal est au sommet de son art en ce qui concerne les dessins. Bien soignés, ils sont aussi détaillés à la perfection et les couleurs embellissent encore plus la bd. Mais je trouve que l'auteur abuse de sa maîtrise technique: en effet, dessinant de magnifiques corps de femmes, on ne peut plus parcourir une page sans voir un sein (un régal pour les yeux au passage).
Ibicus
Un dessin splendide, très pictural, qui me rappelle le Breccia de Perramus (c'est à dire l'une des plus belles choses que j'ai jamais vues). Quant à l'histoire, elle est également particulièrement sympathique, et on se plait à suivre toutes les péripéties et les avatars de Siméon, en se demandant bien comment tout ça va bien pouvoir se terminer. Pour ceux qui ont apprécié (que ce soit le dessin ou le scénario), et qui ne connaissent pas Breccia, je les invite à jeter un oeil sur Perramus (sur un scénario de Sasturain), une oeuvre dont on parle trop peu mais qui mérite sa place parmi les chefs-d’oeuvre de la bédé.
Le combat ordinaire
"Le combat ordinaire" est l'oeuvre intime de Larcenet, son roman graphique, son oeuvre principale... Nous racontant la vie d'un trentenaire un peu paumé entre sa vie de couple, son père malade et son boulot, cet album touche si on réussit à s'identifier au personnage, ce que je n'ai pas fait. J'ai trouvé la vie de Marco prenante, drôle ou tragique à ses heures. Pour ce dernier point, peut-être l'auteur en fait-il trop, comme cet épisode du chat, totalement inutile à ma vue, à la fin du premier tome. Les dessins sont dans le style caractéristique de Larcenet, et je suis surpris que beaucoup de posteurs en-dessous de moi ne l'aiment pas. Le coup de crayon est pour moi totalement réussi, tout en crayonnements. Les pages en noir et blanc qui s'intercalent dans l'histoire sont à leur place, nous donnant des détails sur la psychologie du héros, ses craintes ou ses rêves.
Charles de Foucauld
Jijé avait réalisé cette histoire en 1959 pour le journal Spirou. Rééditée plusieurs fois, cette œuvre contient tout le talent de Jijé, en hommage à ce grand homme que fut Charles de Foucauld. Son dessin était tout en vivacité, en dynamisme, en réalisme historique. Qualités qui jalonnent toute l’œuvre de Jijé, d’ailleurs. La vie d’adulte de Charles de Foucauld est traitée avec autant de rigueur que de respect, sans couche bien-pensante ou mépris anti-clérical. Foucauld le jouisseur, Foucauld l’oisif, Foucauld le dévoué, Foucauld le pieux furent bel et bien le même homme. Et cette biographie en images lui rend un vibrant hommage. Les allergiques aux biographies de saints hommes pourront se consoler avec le dessin de Jijé, littéralement restauré par le Studio Leonardo.
Lucien
"Lucien" est la série phare de Margerin, et je trouve que c'est la meilleure... Lucien, Ricky, Gillou, Riton et surtout Nanard l'écolo m'ont bien fait marrer. C'est une des seules bds qui m'ait fait vraiment rire aux larmes. Une dizaine de fois par album, je suis vraiment écroulé: un détail ou un dessin et je suis obligé de lâcher la bd pour cause de fou rire. Car dans Margerin, l'humour ne se situe pas d'abord dans la chute... Les recueils de gags comme "Chez Lucien" ou "Radio Lucien" sont vraiment excellents. Les histoires ne dépassent pas les 6-7 pages, mais parviennent tout de même à être assez variées et surtout, toujours réussies: pas une seule ne m'a déçu. Pour ce qui est des histoires complètes, c'est plus varié... J'ai beaucoup aimé "Week-end motard" ou Lucien et ses potes vont aux 24 heures du Mans, un peu moins "Ricky chez les ricains" et "Lulu s'maque".
Les Coeurs solitaires
Très bon album de la collection Expresso. Attiré par une couverture aux couleurs plutôt sympathique, on plonge dans cette petite histoire d'un jeune timide dont la mère n'a jamais coupé le cordon ombilical. Il s'emmerde profondément dans sa vie semble-t-il et comment ne pas se reconnaître un petit peu dans ce personnage. Avoir envie de tout plaquer sans prévenir personne pour profiter. Le dessin est très sympa, coloré de tons chauds "bubble gum". Il y a quelques scènes "de trip" habilement représentées. Vraiment Pedrosa est un auteur à suivre. La fin est un peu abrupte, mais elle laisse la porte ouverte à une éventuelle suite des déboires amoureux de ce jeune homme.
Cromwell Stone
De premier abord, on peut dire "Cromwell Stone" c'est un peu compliqué à comprendre. Je le dis et en ayant parcouru rapidement les avis précédents, d'autres le pensent. C'est surtout le premier tome dans lequel il est difficile de rentrer. Mais c'est typique d'Andréas. Il aime distiller ces indices le long de l'histoire, perdre un peu le lecteur et on retrouve souvent des "objets" aux pouvoirs étranges dans ses histoires. Ensuite dans le deuxième tome on aborde un aspect plus fantastique de l'histoire que dans le premier avec ce "dieu" à libérer, un aspect plus mystique. L'action se passe ici quelques dizaines d'années après le premier et on retrouve certains personnages. Au fil de la lecture, on retisse les liens. Et même si lien il y a entre les 3 tomes, chacun peut se lire indépendamment je pense. Quant au dessin il est absolument sublime, même si j'ai parfois eu quelques soucis pour reconnaître ce que l'auteur montrait au premier coup d'oeil, le noir et blanc étant très beau mais ne facilitant pas la lisibilité du dessin. On sent une évolution dans ce dessin entre le 1 et le 2 d'une part et le 3ème et dernier d'autre part puisque une dizaine d'années séparent ces tomes. Mais la patte d'Andréas toute en traits reste là. A lire indiscutablement.
La fille du professeur
C’est avec beaucoup de questions que je me suis plongé dans ce one-shot de Joann Sfar et Emmanuel Guibert. En effet, «La fille du professeur» m’avait attiré par sa couverture étrange et son titre peu significatif, qui rajoutait une touche d’intrigue… à quoi s’attendre? Dès la première page, j’ai été séduit par l’histoire rocambolesque et le romantisme étrange de cet album, où j’ai reconnu le scénario de Joann Sfar. Dans cette bd où est contée l’histoire d’amour entre une momie et la fille d’un archéologue, l’auteur a le pouvoir de nous montrer ces hommes embaumés sans malédictions, prophéties ou scarabées à profusion, mais comme des êtres humains normaux. Le personnage principal, Imhotep IV, est un pharaon égyptien devenu gentleman anglais ; à travers péripéties où se croisent antiquaires intéressés et reine d’Angleterre, nous découvrons enfin les momies sous un nouveau jour. Et le dessin de Guibert se fond pleinement dans cette histoire des années 20. Son coup de crayon se contente de caresser les formes des corps, qu’il dessine tout en rondeurs. Son coup de pinceau manie admirablement une très belle couleur vieillotte et de superbes teints gris-bleus. Les décors oscillent entre flous et noir et blanc, mais toujours dans l’harmonie la plus complète. On croise même dans certaines cases voire dans des pages complètes, de belles bichromies de vert, jaune, bleu ou rouge, toujours justement choisies selon la scène.
Seton, le naturaliste qui voyage
Taniguchi est un véritable maître du manga naturophile. Le sommet des dieux était un régal, et ce Seton commence fort bien. Presque 300 pages sur Lobo le loup, sans longueur et avec toute la passion d'un narrateur qui s'est plongé dans l'histoire du naturaliste Seton. Chapeau. Coup de crayon toujours impeccable, toujours aussi précis et mis en formes. La barre est haute pour les prochains tomes.