Bien, puisque mes compagnons de lecture et collègues de boulot, pol et DaredevilVF, se sont exprimés et sont en désaccord sur cette BD, je ne puis me taire.
Pourquoi 4/5 :
Parce que Trondheim m'a bluffé en me faisant partager ses doutes, ses craintes d'auteur... et d'une bien belle façon, non pas à travers une psychanalyse barbante, mais plutôt par des petits dessins faits au jour le jour qui respirent la sincérité, l'humour, la peur...
Bref, j'ai eu l'impression de partager une tranche de vie. Et puis, il a aussi ce plaisir de lire plein d'anecdotes sur d'autres auteurs que j'apprécie... drôles et touchantes.
Voilà pourquoi je trouve la critique de dire qu'on n'est pas plus avancé à la fin (comme l'auteur aussi, d'ailleurs) n'a pas lieu d'être, l'intérêt est ailleurs.
Merci M. Trondheim
Pourquoi je ne conseille pas de l'acheter :
En fait, je ne le conseillerai uniquement aux personnes qui s'intéressent au monde des auteurs de BD (aucun sentiment d'élitisme là-dedans)... tous les autres risquent de ne pas apprécier pleinement l'oeuvre, de se sentir étrangers à tout ceci... Après tout, vous faites bien comme vous voulez, hein !
CULTE !
Cette BD a été un séisme dans le monde comics. Avec les Watchmen et Maus, cette série a permis aux comics d'accéder au rang d'art adulte et reconnu. Les premiers comics vendus en vraie librairie aux US.
Pour moi cela a été un choc, j'ai relu cette BD plus que n'importe quelle autre. Que dire qui n'a pas été dit ? Graphisme puissant, scénario extrêmement riche avec de nombreux niveaux de lectures. Et il y a même de superbes clins d'oeil à la BD européenne, que vous faut-il d'autres ?
Remarque importante : je pèterai la gueule à tous ceux qui mettront une note de merde du genre 4/5, surtout s'ils n'aiment aucun comics super-héros (non ce ne sont pas des menaces :S).
PS : pour la critique sur les "splash pages" (pleine pages), où Batman est gonflé, ne pas oublier que les VF trahissent en général le format comics US. La VF est plus grande, les images sont étirées. Sur Dark Knight ça passe bien, mais sur la série qui fait la suite (Dark Knight La Relève), c'est vraiment affreux.
C'est une BD culte, point.
Elle fait partie des BD de Miller qui ont transformé les comics dans les années 80.
Dommage que le public de ce site soit surtout branché BD franco-belge, car les amateurs de comics placent cet arc dans le top ten de tous les temps (en tous cas dans le classement comics super-héros).
Cette édition française est superbe, plus belle que la version US (comme souvent).
Notez quand même qu'il y a un assemblage d'épisodes au début que les puristes peuvent réprouver. Cependant ce sont des modifs qui ont été approuvées par Miller et Mazzucchelli themselves, et attention Mazzucchelli a même retouché certaines planches qu'il trouvait trop baclées !
L'ancienne amie de Daredevil, celle qu'il aimait au tout début dans les années 60, a vraiment mal tourné. Elle vend l'identité du héros à son pire ennemi, pour un fix ...
Bon, je viens d'en parler avec Pol à la pause café syndicale de 15h, je pouvais pas laisser passer sa note médiocre. Dire que je lui ai prêté cette BD avec enthousiasme ! Et là c'est le couteau dans le dos. Merci les collègues !
Je conviens qu'il faut aimer les récits à tendance psycho-introspective, ça tombe bien c'est mon cas. J'aime ce thème, cette quête si banale et si profonde à la fois. Je me suis aussi régalé avec cette façon de croquer les auteurs de BD que l'on connaît si bien, c'est tellement rare un regard aussi franc sur ses congénères. J'ai été sidéré par la facilité avec laquelle on reconnaît de suite le gars sous son visage d'animal très concis.
Une BD que je suis fier d'avoir dans ma bibliothèque. Mais qui ne plaira pas aux BDphiles qui préfèrent les poursuites en bagnoles et les enquêtes policières...
Une série déjà culte pour moi, ayant acheté les premières éditions c'est long pour moi d'attendre la suite, sachant que les rééditions ajoutent du contenu mais la recoloration n'est pas toujours aussi bien que l'originale (c'est mon avis!) Que Glenat se dépêche donc de sortir tous les albums "reduce" pour qu'on puisse enfin lire la suite d'une série qui a déjà 10 ans mais qui est si moderne et innovante dans le dessin et la coloration.
Jusqu’à ce jour, deux tomes ont été édités. Le premier album est, à mon avis, plus accrocheur que le deuxième… voici mes avis tome par tome :
Avis sur le premier tome « Amours fragiles T1 » :
Cet album conte la vie d’un jeune homme allemand, Martin, et de son entourage avant l’avènement de la seconde guerre mondiale.
Le gros intérêt de cette BD est de nous emmener dans l’Allemagne d’entre guerres et nous faire participer à la fulgurante montée du nazisme. Le scénario est essentiellement basé sur le changement lent mais durable de la mentalité des principaux personnages selon les évènements ou les lois qui ont été imposés par les nazis.
Martin est le personnage principal de l’histoire, c’est un homme timide et qui n’ose pas avouer son amour à Katarina, une jeune voisine qui vient de s’installer avec ses parents en face de chez lui. C’est aussi à travers son regard que le lecteur suivra l’évolution de son entourage et de l’Allemagne traumatisée par la défaite, le chômage galopant et la mésentente des partis politiques. Face à ces problèmes, le parti national-socialiste semble être aux yeux d’une grande partie de la population le seul groupe politique pouvant relever le pays et leur promettre une vie meilleure.
J’ai ainsi été littéralement accroché à cette histoire, intéressé par la vie de Martin et par tout ce qui l’entoure.
La scène du chat et la séquence finale sur les parents de Katarina me sont apparues très émouvantes, je salue le talent du scénariste qui a évité de mettre en scène des tueries, ces séquences citées en exemple suffisent à elles-seules de démontrer les méfaits du nazisme. J’ai été particulièrement touché par la façon dont les victimes de ce régime étaient pratiquement privées du jour au lendemain de dignité, de reconnaissance, de considération de la majorité d’un peuple. Et dire tout ceci a été voulu au nom de l’intérêt « général », aux noms du « bien-être » de tous les « bons » allemands !
La narration est excellente, le dessin est agréable à contempler et l’ambiance majoritairement mise en couleurs par des tons ocres à l’aquarelle est bien adaptée à cette BD.
Le premier tome d’ »Amours fragiles » est finalement un album historique très preneur. C’est une BD qui, à mon avis, retransmet bien l’Allemagne entre guerres mondiales à travers le regard d’un jeune citoyen soucieux et inquiet des changements de comportement de ses compatriotes. A découvrir !
Note finale : 5/5
Et voilà, déjà mon centième avis sur Bdthèque! Je mets donc un point d'honneur à l'écrire sur une bd sympa avec une bonne note en prime...
"Superdupont" fait partie de la production de Gotlib, ce qui est un gage de qualité en soi. Et ceci est confirmé dans cet album où l'humour de l'auteur (et de ses compères) transpire de partout. Le héros est une idée absolument géniale: un gars rondouillard, qui porte le béret et une baguette, la caricature du français quoi! Mais seulement... c'est un super-héros! Et pendant la cinquantaine de pages que dure l'album, le patriotisme des lecteurs en prend un coup. Lob, Alexis, Solé et Gotlib se moquent ouvertement de tous les symboles français, sans pour autant jamais sombrer dans le mauvais goût.
Et les dessins sont à la hauteur: même si là encore Gotlib est au-dessus du lot, les deux autres dessinateurs s'en sortent très bien. Leurs traits collent bien à ce genre d'humour et je trouve Alexis meilleur que dans Cinémastock.
Et je trouve très bien que la série se soit stoppé au bout de 5 tomes, car sinon les gags se seraient épuisés, alors que là, on voit un assez bon renouvellement... Vraiment à lire!
Du Zola en BD, je savais que ça existait, mais je n'y avais pas encore goûté. Quel délice. Délice des yeux d'abord avec des dessins relativement banals mais une colorisation de haut vol qui crée à elle seule l'atmosphère si particulière de cette oeuvre. Ce noir et blanc (en fait brun et blanc) mâtiné de rouge écarlate comme des lueurs d'espoir dans la nuit d'une sombre époque... Quelle réussite !!
Délice scénaristique également grâce à une histoire très prenante. Je ne sait comment la décrire sinon en soulignant que j'avais le sentiment de tenir dans les mains une oeuvre qui n'aurait pas jurée au milieu des Rougeons Maquard.
Délice linguistique enfin, avec un premier tome d'un lyrisme jubilatoire qui méritait aisément 5/5 mais les tomes suivants, moins châtiés et moins recherchés dans leur verbe, m'ont fait un peu moins bonne impression.
Un 4.5/5 assurément justifié, un relâche dans le verbe et un graphisme léger lui ôte de justesse un 5/5 qui pointait le bout de son nez, mais qui sait, l'oeuvre est encore en cours...
Cinémastock propose une série de parodies de 6 films et une série TV considérés comme des classiques et très populaires à l’époque (années 70) : Hamlet, les films de chevalerie, Notre Dame de Paris, Chapeau melon et bottes de cuir, la dame aux camélias, les malheurs de Sophie, Tarass Boulba (et son fils Sunset Boulba humour gotlibien !!!).
La plupart des parodies sont très drôles. Les malheurs de Sophie version trash sont excellents. Pour Hamlet, Gotlib utilise un comique de répétition (la piqûre de vipère) qui m’a beaucoup fait rire. Les films de chevalerie sont un bon récapitulatif de tous les stéréotypes de ce genre de spectacle : le duel dans les escaliers, par exemple. J’ai bien aimé aussi les parodies de Notre Dame et Tarass Boulba. Par contre j’ai été moins convaincu par Chapeau Melon ou la dame aux camélias.
Au dessin, Alexis s’en sort bien.
Cependant, il y a un léger problème, ce recueil de parodies semble un peu daté. Qui parmi la jeune génération connaît Tarass Boulba ou la dame aux camélias ??? Peut-être qu’une partie du public passera à côté des nombreuses références proposées.
Freeda la maman de Thomas est morte. Mais le "codex angélique" détenu par l'oncle de Thomas devrait la ramener à la vie.
Voilà résumées en quelques mots les bases de cet album.
Autour de cela, ajoutez quelques meurtres d'une cruauté inouïe dans le Paris de la Belle Epoque, un Thomas mystérieux, et un oncle un peu taré... enfin tout ça se termine par une petite pointe de fantastique que je vous laisse découvrir...
Coté dessin et surtout couleur, ça me rappelle quelque peu "Nicolas Eymerich, inquisiteur" du même éditeur. Enfin j'ai l'impression (pas désagréable) que l'auteur a 'jauni' les pages de l'album comme avait pu le faire par exemple Steven Soderbergh à l'aide de filtres pour son film "Traffic".
A suivre...
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Bien, puisque mes compagnons de lecture et collègues de boulot, pol et DaredevilVF, se sont exprimés et sont en désaccord sur cette BD, je ne puis me taire. Pourquoi 4/5 : Parce que Trondheim m'a bluffé en me faisant partager ses doutes, ses craintes d'auteur... et d'une bien belle façon, non pas à travers une psychanalyse barbante, mais plutôt par des petits dessins faits au jour le jour qui respirent la sincérité, l'humour, la peur... Bref, j'ai eu l'impression de partager une tranche de vie. Et puis, il a aussi ce plaisir de lire plein d'anecdotes sur d'autres auteurs que j'apprécie... drôles et touchantes. Voilà pourquoi je trouve la critique de dire qu'on n'est pas plus avancé à la fin (comme l'auteur aussi, d'ailleurs) n'a pas lieu d'être, l'intérêt est ailleurs. Merci M. Trondheim Pourquoi je ne conseille pas de l'acheter : En fait, je ne le conseillerai uniquement aux personnes qui s'intéressent au monde des auteurs de BD (aucun sentiment d'élitisme là-dedans)... tous les autres risquent de ne pas apprécier pleinement l'oeuvre, de se sentir étrangers à tout ceci... Après tout, vous faites bien comme vous voulez, hein !
Batman - The Dark Knight returns
CULTE ! Cette BD a été un séisme dans le monde comics. Avec les Watchmen et Maus, cette série a permis aux comics d'accéder au rang d'art adulte et reconnu. Les premiers comics vendus en vraie librairie aux US. Pour moi cela a été un choc, j'ai relu cette BD plus que n'importe quelle autre. Que dire qui n'a pas été dit ? Graphisme puissant, scénario extrêmement riche avec de nombreux niveaux de lectures. Et il y a même de superbes clins d'oeil à la BD européenne, que vous faut-il d'autres ? Remarque importante : je pèterai la gueule à tous ceux qui mettront une note de merde du genre 4/5, surtout s'ils n'aiment aucun comics super-héros (non ce ne sont pas des menaces :S). PS : pour la critique sur les "splash pages" (pleine pages), où Batman est gonflé, ne pas oublier que les VF trahissent en général le format comics US. La VF est plus grande, les images sont étirées. Sur Dark Knight ça passe bien, mais sur la série qui fait la suite (Dark Knight La Relève), c'est vraiment affreux.
Daredevil - Renaissance (Justice aveugle)
C'est une BD culte, point. Elle fait partie des BD de Miller qui ont transformé les comics dans les années 80. Dommage que le public de ce site soit surtout branché BD franco-belge, car les amateurs de comics placent cet arc dans le top ten de tous les temps (en tous cas dans le classement comics super-héros). Cette édition française est superbe, plus belle que la version US (comme souvent). Notez quand même qu'il y a un assemblage d'épisodes au début que les puristes peuvent réprouver. Cependant ce sont des modifs qui ont été approuvées par Miller et Mazzucchelli themselves, et attention Mazzucchelli a même retouché certaines planches qu'il trouvait trop baclées ! L'ancienne amie de Daredevil, celle qu'il aimait au tout début dans les années 60, a vraiment mal tourné. Elle vend l'identité du héros à son pire ennemi, pour un fix ...
Désoeuvré
Bon, je viens d'en parler avec Pol à la pause café syndicale de 15h, je pouvais pas laisser passer sa note médiocre. Dire que je lui ai prêté cette BD avec enthousiasme ! Et là c'est le couteau dans le dos. Merci les collègues ! Je conviens qu'il faut aimer les récits à tendance psycho-introspective, ça tombe bien c'est mon cas. J'aime ce thème, cette quête si banale et si profonde à la fois. Je me suis aussi régalé avec cette façon de croquer les auteurs de BD que l'on connaît si bien, c'est tellement rare un regard aussi franc sur ses congénères. J'ai été sidéré par la facilité avec laquelle on reconnaît de suite le gars sous son visage d'animal très concis. Une BD que je suis fier d'avoir dans ma bibliothèque. Mais qui ne plaira pas aux BDphiles qui préfèrent les poursuites en bagnoles et les enquêtes policières...
HK
Une série déjà culte pour moi, ayant acheté les premières éditions c'est long pour moi d'attendre la suite, sachant que les rééditions ajoutent du contenu mais la recoloration n'est pas toujours aussi bien que l'originale (c'est mon avis!) Que Glenat se dépêche donc de sortir tous les albums "reduce" pour qu'on puisse enfin lire la suite d'une série qui a déjà 10 ans mais qui est si moderne et innovante dans le dessin et la coloration.
Amours fragiles
Jusqu’à ce jour, deux tomes ont été édités. Le premier album est, à mon avis, plus accrocheur que le deuxième… voici mes avis tome par tome : Avis sur le premier tome « Amours fragiles T1 » : Cet album conte la vie d’un jeune homme allemand, Martin, et de son entourage avant l’avènement de la seconde guerre mondiale. Le gros intérêt de cette BD est de nous emmener dans l’Allemagne d’entre guerres et nous faire participer à la fulgurante montée du nazisme. Le scénario est essentiellement basé sur le changement lent mais durable de la mentalité des principaux personnages selon les évènements ou les lois qui ont été imposés par les nazis. Martin est le personnage principal de l’histoire, c’est un homme timide et qui n’ose pas avouer son amour à Katarina, une jeune voisine qui vient de s’installer avec ses parents en face de chez lui. C’est aussi à travers son regard que le lecteur suivra l’évolution de son entourage et de l’Allemagne traumatisée par la défaite, le chômage galopant et la mésentente des partis politiques. Face à ces problèmes, le parti national-socialiste semble être aux yeux d’une grande partie de la population le seul groupe politique pouvant relever le pays et leur promettre une vie meilleure. J’ai ainsi été littéralement accroché à cette histoire, intéressé par la vie de Martin et par tout ce qui l’entoure. La scène du chat et la séquence finale sur les parents de Katarina me sont apparues très émouvantes, je salue le talent du scénariste qui a évité de mettre en scène des tueries, ces séquences citées en exemple suffisent à elles-seules de démontrer les méfaits du nazisme. J’ai été particulièrement touché par la façon dont les victimes de ce régime étaient pratiquement privées du jour au lendemain de dignité, de reconnaissance, de considération de la majorité d’un peuple. Et dire tout ceci a été voulu au nom de l’intérêt « général », aux noms du « bien-être » de tous les « bons » allemands ! La narration est excellente, le dessin est agréable à contempler et l’ambiance majoritairement mise en couleurs par des tons ocres à l’aquarelle est bien adaptée à cette BD. Le premier tome d’ »Amours fragiles » est finalement un album historique très preneur. C’est une BD qui, à mon avis, retransmet bien l’Allemagne entre guerres mondiales à travers le regard d’un jeune citoyen soucieux et inquiet des changements de comportement de ses compatriotes. A découvrir ! Note finale : 5/5
Superdupont
Et voilà, déjà mon centième avis sur Bdthèque! Je mets donc un point d'honneur à l'écrire sur une bd sympa avec une bonne note en prime... "Superdupont" fait partie de la production de Gotlib, ce qui est un gage de qualité en soi. Et ceci est confirmé dans cet album où l'humour de l'auteur (et de ses compères) transpire de partout. Le héros est une idée absolument géniale: un gars rondouillard, qui porte le béret et une baguette, la caricature du français quoi! Mais seulement... c'est un super-héros! Et pendant la cinquantaine de pages que dure l'album, le patriotisme des lecteurs en prend un coup. Lob, Alexis, Solé et Gotlib se moquent ouvertement de tous les symboles français, sans pour autant jamais sombrer dans le mauvais goût. Et les dessins sont à la hauteur: même si là encore Gotlib est au-dessus du lot, les deux autres dessinateurs s'en sortent très bien. Leurs traits collent bien à ce genre d'humour et je trouve Alexis meilleur que dans Cinémastock. Et je trouve très bien que la série se soit stoppé au bout de 5 tomes, car sinon les gags se seraient épuisés, alors que là, on voit un assez bon renouvellement... Vraiment à lire!
Sambre
Du Zola en BD, je savais que ça existait, mais je n'y avais pas encore goûté. Quel délice. Délice des yeux d'abord avec des dessins relativement banals mais une colorisation de haut vol qui crée à elle seule l'atmosphère si particulière de cette oeuvre. Ce noir et blanc (en fait brun et blanc) mâtiné de rouge écarlate comme des lueurs d'espoir dans la nuit d'une sombre époque... Quelle réussite !! Délice scénaristique également grâce à une histoire très prenante. Je ne sait comment la décrire sinon en soulignant que j'avais le sentiment de tenir dans les mains une oeuvre qui n'aurait pas jurée au milieu des Rougeons Maquard. Délice linguistique enfin, avec un premier tome d'un lyrisme jubilatoire qui méritait aisément 5/5 mais les tomes suivants, moins châtiés et moins recherchés dans leur verbe, m'ont fait un peu moins bonne impression. Un 4.5/5 assurément justifié, un relâche dans le verbe et un graphisme léger lui ôte de justesse un 5/5 qui pointait le bout de son nez, mais qui sait, l'oeuvre est encore en cours...
Cinémastock
Cinémastock propose une série de parodies de 6 films et une série TV considérés comme des classiques et très populaires à l’époque (années 70) : Hamlet, les films de chevalerie, Notre Dame de Paris, Chapeau melon et bottes de cuir, la dame aux camélias, les malheurs de Sophie, Tarass Boulba (et son fils Sunset Boulba humour gotlibien !!!). La plupart des parodies sont très drôles. Les malheurs de Sophie version trash sont excellents. Pour Hamlet, Gotlib utilise un comique de répétition (la piqûre de vipère) qui m’a beaucoup fait rire. Les films de chevalerie sont un bon récapitulatif de tous les stéréotypes de ce genre de spectacle : le duel dans les escaliers, par exemple. J’ai bien aimé aussi les parodies de Notre Dame et Tarass Boulba. Par contre j’ai été moins convaincu par Chapeau Melon ou la dame aux camélias. Au dessin, Alexis s’en sort bien. Cependant, il y a un léger problème, ce recueil de parodies semble un peu daté. Qui parmi la jeune génération connaît Tarass Boulba ou la dame aux camélias ??? Peut-être qu’une partie du public passera à côté des nombreuses références proposées.
Le Codex angélique
Freeda la maman de Thomas est morte. Mais le "codex angélique" détenu par l'oncle de Thomas devrait la ramener à la vie. Voilà résumées en quelques mots les bases de cet album. Autour de cela, ajoutez quelques meurtres d'une cruauté inouïe dans le Paris de la Belle Epoque, un Thomas mystérieux, et un oncle un peu taré... enfin tout ça se termine par une petite pointe de fantastique que je vous laisse découvrir... Coté dessin et surtout couleur, ça me rappelle quelque peu "Nicolas Eymerich, inquisiteur" du même éditeur. Enfin j'ai l'impression (pas désagréable) que l'auteur a 'jauni' les pages de l'album comme avait pu le faire par exemple Steven Soderbergh à l'aide de filtres pour son film "Traffic". A suivre...