Les derniers avis (39865 avis)

Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

C'est sur les conseils des précédents posteurs que je me suis lancé dans cette saga. Ca m'a vraiment beaucoup plu. Ceux qui ont un a priori sur les aventures Disney (c’était mon cas) peuvent parfaitement lire cette BD. Ce n’est pas seulement destiné aux enfants, il y a une multitude de références à l'histoire, la politique... Le personnage de Picsou est sans doute un des plus intéressants de l’univers Disney. Don Rosa a fait un travail remarquable pour retracer toute la jeunesse du milliardaire le plus pingre de l’histoire. C’est drôle, dynamique, on ne s’ennuie pas un seul instant. L’effort de documentation est exemplaire. Picsou rencontre la grande histoire : la construction du canal de Panama en 1906, le Klondike et sa ruée vers l’or en 1898. Des personnages ayant réellement existé, comme les Dalton, Théodore Roosevelt ou Buffalo Bill, croisent à un moment le chemin de Balthazar Picsou. Les décors sont tout à fait chiadés. On découvre même les parents de Donald. Le personnage d’Hortense, la mère de Donald est d’ailleurs très bien caractérisée. Tout cela donne à cette oeuvre une grande cohérence narrative. Comme les autres posteurs, j’ai trouvé que le tome 2 paru en 2005 est un peu plus inégal. Alors, on se dit que ce serait bien qu’un éditeur fasse un bel album avec la jeunesse de Picsou et on espère que Don Rosa a encore beaucoup de choses à nous raconter. La période du début XXème siècle n’a pas encore été très exploitée.

16/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Buddy Longway
Buddy Longway

Ca, c'est tout bon !... Une véritable saga qui, au fil des albums, s'est révélée à mes yeux comme quelque chose "d'authentique". Buddy fait ses débuts dans "Tintin Sélection" n° 16 de Juin 1972. (hein ?... bientôt déjà 35 ans ???!...) Buddy ?... C'est simple. C'est l'histoire d'un trappeur qui, de solitaire, va se marier, avoir des enfants... et aussi vieillir graphiquement. Curieux ça, car les héros n'ont pas l'habitude de ce changement de physique. Buddy et sa famille ?... Ben, ils habitent dans une nature sauvage, rencontrent des personnages, vivent "comme en ce temps-là" ; avec des haines, des passions, des révoltes, des actes de courage... Buddy ?... Une très grande fresque humaine, humaniste même, qui se déroule devant moi depuis les débuts de la conquête de l'Ouest ; une série qui renouvelle -de par sa créativité et son style graphique- les poncifs du genre western. Buddy ?... C'est d'abord un style semi-caricatural, qui me fait penser à Yakari (du même auteur). Style qui va devenir peu à peu plus réaliste (heureusement). Les scénarios ?... La vie de tous les jours -si l'on peut dire- avec son cortège de joies, de découvertes, d'aventures, de rencontres, de coups de feu aussi car, à cette époque, on vivait vraiment dangereusement. Les albums ?... La découverte d'une sorte de nouveau style de mise en page. Finies les cases alignées comme à la parade. Derib casse les structures. Zooms, plongées, contre-plongées... un véritable film qui se déroule devant mes yeux ; une sorte de story-board cinématographique ciselé au scalpel. Une série western vraiment à part des autres. Une série -je le redis- "authentique". Et c'est ce qui fait son foutu charme ! Excellent. Ma cote réelle : 4,5/5.

16/11/2006 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Travis
Travis

A titre personnel, je ne suis pas loin du 5/5. Cette série offre un plaisir de lecture bien au dessus du lot. Le graphisme est bon, voir excellent sur certaines planches. Le scénario est dense, intelligent. Les personnages sont intéressants, différents et complémentaires. Le tout nous offre un superbe équilibre et de belles heures de lecture. Inutile de résumer les 7 tomes, je conseille juste leur lecture et même leur achat.

16/11/2006 (modifier)
Par Thomas B
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Servitude
Servitude

Très bon premier tome à la fois scénaristiquement parlant mais aussi au niveau du dessin. Cette BD sort un peu, selon moi, des sempiternels BDs d'héroic fantasy mélangeant humour pas toujours très fin et scénario assez creux. J'ai impatience de voir la suite en espérant que le scénario ne s'essoufflera pas.

16/11/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Messire Guillaume
Messire Guillaume

Je redoutais une nouvelle série pour enfants qui ne me plairait pas trop (dans le genre d'Esteban). Eh bien pas du tout. Messire Guillaume débute on ne peut mieux, avec un scénario très bien construit et très efficace qui tient en haleine et donne fort envie de lire la suite. Le Moyen-Âge qui nous est présenté est crédible, et la présence de l'alchimie et du monde spirituel n'est ni trop lourde ni trop légère - juste comme il faut. Les personnages sont tous bien typés, avec une forte personnalité, et sont très attachants chacun à leur manière. Même les enfants sont loin d'être mièvres ou naïfs et portent véritablement l'album sur leurs épaules comme les adultes qu'ils sont en train de devenir. J'ai vraiment fort apprécié les dessins (surtout les visages et les passages brumeux) et l'utilisation judicieuse des crayonnés qui permettent de faire passer énormément de choses. Les couleurs sont elles aussi très réussies. Tout cela laisse présager le meilleur pour la suite, que j'attends avec impatience.

16/11/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Smoke - La Main de Caïn
Smoke - La Main de Caïn

Une BD qui marche sur les traces de V pour Vendetta, rien que ça! Cette accroche a de quoi faire sourire... à la lecture, force est d'admettre que Smoke est effectivement une critique sociale à la fois sèche et exempte de toutes formes de concessions, une oeuvre qui n'a pas à rougir de ce qu'elle offre en ses pages. Bien sûr il n'y a pas ici de reconstruction totale d'un univers comme c'est le cas dans V, bien sûr Smoke est loin de servir la noire ironie que l'on trouve dans les pages de la BD de Moore et Lloyd, inutile aussi de comparer la maestria narrative de Moore, avec le travail d'Alex De Campi. Cela ne veut pas pour autant dire qu'Alex De Campi est dénuée de talent, loin de là. Alors d'emblée, avant de commencer la lecture, oubliez toute forme de comparaison avec le monument qu'est V pour Vendetta, ainsi Smoke aura toutes les chances de savoir séduire. Le scénario de cette BD est d'une complexité savante, on avance dans la lecture avec plaisir, suivant les pas de Caïn, tueur à la solde du gouvernement de son état, à la fois personnage principal et personne étrange. Caïn -un nom idéal pour ce personnage- semble errer, sortir d'un autre univers, hésitant face à un monde qu'il a l'impression de ne pas connaître. Le long de cette aventure sombre, mêlant aisément facteurs dramatiques intelligents et ressorts scénaristiques maîtrisés, Caïn découvrira des vérités noires et se demandera quelle peut-être sa voie dans un monde pareil. Le monde présenté ici, l'univers de cette BD est magnifiquement dépeint, si certaines choses ont déjà été vues, pas mal d'éléments innovent. Le contexte politique est bien entendu en pleine déconfiture, totalement gangrené par un gouvernement pourri, le tout sous les yeux bienveillant du Prince d'Angleterre, qui préfère passer son temps à partouzer et s'abrutir de drogues que de s'occuper des affaires d'états. Présenté de façon aussi brute, l'univers de Smoke peut paraître un peu gros, pourtant les ficelles qui tiennent l'ensemble sont fines, la représentation des manigances des politiques, aux mots couverts et aux méthodes brutales, est subtile. Le sujet du terrorisme est également abordé frontalement dans Smoke, le groupe terroriste au lieu de s'attaquer simplement à l'impérialisme, dénonce une des dérives importantes de notre société: Un dictat qui nous oblige à paraître ce que nous devons "être" pour ne pas se sentir exclu. Ici les terroristes sont représentés de façon caricaturale, pathétique, mais pas ridicule, ce sont des gens fous et désespérés, pas des moutons endoctrinés comme l'on a un peu trop tendance à en voir dans d'autres oeuvres les mettant en scène. Cette histoire abonde en personnages, Caïn est important mais il n'est pas omniprésent, certaines sous intrigues se passent d'ailleurs facilement de sa présence. Pas mal de personnages ont un rôle relativement important, la psychologie de ses personnages est par ailleurs, assez fouillée. Pour illustrer cette oeuvre, il fallait un dessinateur de talent. C'est Igor Kordey qui s'en charge, et il le fait bien! J'aime les dessins, Kordey a un style à personnalité, pour Smoke, il a assuré un travail parfait. Des cases à la mise en forme sophistiquée offrant parfois des détails de fond d'importance, dans lesquelles on voit un Londres aux murs sales et saturés par les annonces publicitaires. L'aspect visuel du monde est futuriste mais pas forcément évolué propret et débordant de haute technologie, c'est un monde qui ressemble beaucoup au notre, ses défauts sont justes accentués. L'univers graphique de Smoke colle parfaitement avec le scénario d'Alex De Campi. L'ambiance n'en est que plus vraie. Smoke est une BD qui m'a plu, que je conseille en émettant toutefois une réserve d'importance... Smoke appelle une suite, et cette suite risque de se faire désirer un petit bout de temps. Ce volume peut s'apprécier en tant que tel, mais toutes les clés ne sont pas livrées, certaines questions importantes nous restent à l'esprit après la lecture, ce qui est légitimement frustrant. JJJ

15/11/2006 (modifier)
Par Felipe
Note: 4/5
Couverture de la série Aya de Yopougon
Aya de Yopougon

Je ne peux pas dire que je suis un spécialiste de l'Afrique, vu que mon expérience se limite à un séjour de un mois au Sénégal. En tout cas, j'ai retrouvé dans cette BD l'atmosphère si particulière, pour un blanc-bec, de ce continent. Ca vaut notamment pour les dialogues, dans un français métissé, qui apporte vivacité et fraîcheur au récit. L'histoire est légère, ce qui est appréciable, ça change du misérabilisme habituel, quand on parle de l'Afrique. Malgré le dessin naïf, les trois jeunes personnages féminins principaux sont très sexy, ce qui ne gâche pas la lecture. Les personnages ont tous une personnalité bien à eux. On passe par une série de situation de théâtre de boulevard (jeunes filles se disputant un fils à papa, playboy qui ne fait que "passer par là", employés serviles devant un patron tyrannique, dragueurs du dimanche, manigances pour aller "gazer" en cachette, cocufiages, etc.). C'est exécuté avec talent et un rythme adéquat, donc ça passe comme une lettre à la poste. En prime, à la fin de chaque tome, un coup de théâtre retentissant (quoique prévisible, au moins pour le deuxième). Les couleurs vives renforcent la gaîté de l'ensemble. A lire en période de grisaille.

15/11/2006 (modifier)
Par Bert
Note: 4/5
Couverture de la série Girls
Girls

Vraiment faut le lire, les gars. Autant Ultra, des mêmes Luna Brothers, m'avait un peu gonflé par certains aspects (trop verbeux, abus d'effets ordinateurs sur les dessins, ...), autant Girls est vraiment prenant et bien fait. Grand fan des films de Carpenter, j'adore ce genre de thrillers fantastiques racontés au premier degré, et il faut reconnaître que Girls en est un exemple parfait. Une menace inconnue et incongrue s'abat sur une petite ville, et on suit les tentatives de survie et de compréhension d'un groupe de personnes dépassées par les événements. Le nombre de personnages en jeu est impressionnant et les caractères de chacun sont tous bien fouillés. Pourtant, un sous-discours sociologique assez jouissif sur les rapports humains est permanent, et permet un réel plaisir de lecture... Car, bordel, il était temps que quelqu'un se décide à relancer la guerre des sexes, les gars !! Et puis, comme je l'ai lu ailleurs, une BD où un spermatozoïde géant découpe des types en tranches ne peut être foncièrement mauvaise...

15/11/2006 (modifier)
Par Felipe
Note: 5/5
Couverture de la série Hate (Buddy Bradley)
Hate (Buddy Bradley)

Rarement une BD m'aura fait autant rire. On sent bien le vécu dans le récit de Peter Bagge, et plusieurs personnages m'ont fortement fait penser à certaines de mes connaissances (c'est peut-être pour ça que j'ai trouvé ça aussi drôle). Le dessin est cheap, mais Bagge est passé maître dans l'art de déformer le corps de ses personnages pour en tirer un effet hilarant. L'expressivité de ses personnages est extraordinaire, avec mention spéciale pour la colère et l'embarras. Buddy Bradley, le personnage central, semble être le seul à ne pas être complètement dingue (et il y a énormément de façons d'être dingue), ce qui ne l'empêche pas de cultiver nombre de vices. Le langage est cru mais les répliques sont souvent bien trouvées. En route pour Seattle permet de se familiariser avec une culture populaire américaine et est aussi une satire sociale qui bien qu'enracinée dans le Seattle des années 90 n'en évoque pas moins des situations que l'on peut retrouver de nos jours chez nous. Le coté "rock'n'roll" de cette BD est ce qui fait sa force. Il peut choquer ou ennuyer ceux qui n'y sont pas sensible, mais si ce n'est pas le cas, sa lecture est un pur moment de jouissance.

15/11/2006 (modifier)
Par Felipe
Note: 4/5
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Un incontournable pour tous les amateurs d'histoire contemporaine. Bilal a voulu retranscrire les tragédies du communisme sur trois générations et selon plusieurs contextes nationaux des pays d'Europe de l'Est. En grande partie réussi, le décor hivernal et le surréalisme morbide du dessin y sont pour beaucoup. Les personnages sont intéressants, car ils ont été à la fois profiteurs et victimes du communisme, idéalistes et cyniques, par la force d'un mouvement de l'histoire qui a broyé nombre d'individus au cours de leurs carrières. L'enjeu de cette partie de chasse, c'est l'affrontement entre la technocratie froide qui cherche à réformer le communisme et la vieille garde en fin de règne blasée par les horreurs et épreuves vécues, et qui sait que l'idéal communiste qui a porté leur espoir est bien mort. A replacer dans le contexte de l'écriture de cette BD, quelques années avant l'effondrement du mur de Berlin. Pour l'Histoire, on est donc servit avec les flash-backs des différents protagonistes se rappelant leur passé. On découvre donc des épisodes méconnus de l'histoire du communisme ou on apprécie l'illustration de ce qui peut paraître un peu austère dans un livre d'histoire classique. Les seuls reproches que je pourrais formuler, c'est le coté un peu artificiel de l'évocation des souvenirs et l'invraisemblance du prétexte du scénario. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le dessin est encore un peu rigide par rapport aux productions suivantes de Bilal, mais là, ça sert l'histoire.

15/11/2006 (modifier)