C'est un des livres qui fait parti des plus déroutants que j'ai lus.
Alison Bechdel est une militante de la cause lesbienne aux Etats-Unis. Son livre a été célébré par les critiques américains comme le roman graphique autobiographique le plus fort depuis Maus de Spiegelmann.
Alison s'interroge sur la mort de son père, renversé par un camion. Cette mort a tout d'un suicide. Grâce à un flash-back, on découvre ce père tyrannique, esthète, qui place au plus haut degré la littérature et l'architecture. Cependant, cet homme est un être complexe qui a des relations avec des hommes plus jeunes que lui, au grand désespoir de sa femme. Alison établit d'ailleurs un parallèle entre la découverte de son homosexualité et celle de son père. Elle est l'homme, il est la femme. Les références à la littérature sont nombreuses : Ulysse de James Joyce, Colette, Marcel Proust et son personnage d'Albertine dans la recherche du temps perdu.
Le livre est dense et nous permet en filigrane de découvrir la face cachée de l'Amérique : les années Nixon, le Watergate. Le puritanisme est présent, incarné par la mère d'Alison, femme blessée et outragée par les frasques de son mari. Les allégories sont nombreuses comme celle du serpent qui revient plusieurs fois. La construction narrative est assez complexe, alternant passage au présent et retour en arrière.
Alison Bechdel signe un ouvrage très intéressant, déconcertant par moment, subversif très souvent qui n'est pas sans me rappeler l'excellente série Six feet Under.
Ayant adoré Top 10, c'est avec une véritable impatience que je me suis jeté sur The Forty-Niners, prequel de la série racontant avec humour et originalité les aventures de super-policiers dans Neopolis, ville emplie de super-héros. Je ne suis pas déçu même si je préfère finalement la série originelle.
Gene Ha fait preuve d'un dessin très maîtrisé. Il me parait un peu plus réaliste dans Forty-Niners que dans Top 10, mais je crois que cela tient surtout à la colorisation. Art Lyon, le coloriste, nous offre en effet des planches aux couleurs désaturées, donnant une véritable ambiance vintage au récit, nous plongeant d'autant plus facilement dans l'époque d'après Seconde Guerre Mondiale.
Par contre, autant je trouve le tout joli et esthétique, autant je regrette un peu le manque de contraste qu'implique cette colorisation et ce dessin. Les détails sont un peu moins faciles à discerner.
A noter que Gene Ha glisse un petit peu moins de personnages anecdotiques dans ses décors que dans Top 10 même si on en reconnaîtra comme toujours un bon nombre de visages connus (Flip de Little Nemo in Slumberland, the Yellow Kid, le capitaine Haddock, Popeye, ... ).
Le scénario, pour sa part, nous amène à découvrir les débuts du 10th precinct, le fameux comissariat de Top 10, au moment où Neopolis commence tout juste à accueillir les super-héros, personnages fantastiques et super-vilains de toute la planète. A l'aide d'une introduction rappelant immanquablement celle de Top 10, nous allons rencontrer un très jeune pilote d'élite, une de ses anciennes rivales, aviatrice allemande repentie, puis les autres membres variés et originaux de la petite équipe de super-policiers qu'ils vont tous plus ou moins former. Et face à eux deux voire trois menaces qui se mêlent, requérant leur travail pour protéger la jeune ville de Neopolis.
C'est un scénario réussi, à la fois dense mais suffisamment court pour tenir en un seul tome.
Ce scénario reprend cependant toutes les composantes des albums de Top 10, se contentant de les placer dans une ambiance un peu différente de "début de règne". Celui qui connaît donc déjà la ville de Neopolis ne sera pas tellement surpris par l'originalité de ce récit. Ce sont finalement juste quelques péripéties de plus dans l'histoire, ceci dit excellente, du 10th precinct.
Et tant qu'à faire, même si je suis très heureux de découvrir les origines de Neopolis et comment des savants nazis ont participé à son élaboration, j'aurais, je pense, davantage encore aimé un nouveau tome de Top 10 à la place. Je m'étais en effet grandement attaché aux héros de la série originelle, et en un seul tome, même bien rempli, on manque un peu de temps pour s'acoquiner avec les nouveaux héros de ce one-shot.
Bon, je donne l'impression de critiquer The Forty-Niners mais c'est parce que je le compare à une série que j'ai vraiment adoré, Top 10. Mais The Forty-Niners n'en reste pas moins un excellent comics, une lecture que je conseille vivement et qui plaira d'autant plus aux amateurs d'Alan Moore.
Très bel album que "Les cinq conteurs de Bagdad". D'abord au niveau du dessin, c'est une réussite totale. Les personnages sont réalistes tout en restant originaux, et les décors sont bêtement somptueux, c'est tout.
L'histoire est elle un petit bijou. On sait dès le début tout ce qui va se passer dans la bd, on pense donc : plus de place au suspense. Eh bien pas du tout ! Parce qu'on se plaît à deviner de quelle manière les évènements vont se dérouler, comment on va arriver à la conclusion qu'on connaît. Et les auteurs utilisent ce filon pour que ce qui était prévu se passe, mais jamais de la manière dont on l'aurait imaginé.
Le scénario en lui-même est bien rodé, les contes qu'on lit sont parfois amusants, parfois instructifs, et la scène finale où les contes sont ajoutés et résumés nous est cachée, et c'est peut-être mieux pour la bd sous peine de redite.
En tout cas, une bd à acheter !
Ca faisait un petit moment que je tournais autour de cet album en librairie.
Et j'ai craqué dernièrement, suivant les conseils de mon libraire (merci Steph).
"Jack B. Quick" n'est peut-être pas la meilleure BD d'Alan Moore, mais c'est par contre, et de loin, la plus accessible. Ok, il y a pas mal de second degré dans cette histoire de gamin génial tentant toutes sortes d'expériences farfelues menant toutes à une situation catastrophique, mais je pense que c'est compréhensible par tout le monde.
Loufoque, cet album l'est assurément, mais c'est tellement outré qu'on l'accepte sans problème. Il bénéficie en outre du dessin très bon de Kevin Nowlan (encore une découverte pour ma part), qui a d'ailleurs remporté un Eisner Award pour l'ensemble de la série.
Le format des histoires courtes convient tout à fait au style humoristique des histoires, et du coup on lit ces histoires avec un grand plaisir.
Je rejoins un peu les avis précédents sur cet album dont le scénario qui, bien que cohérent et travaillé, ne brille pas par son originalité (pour l'instant). Il est vrai que ce tome ne représente qu'une introduction à l'histoire et que l'on peut raisonnablement espérer mieux pour la suite.
Si le scénario mérite seulement pour moi un 3/5, il m'est difficile de ne pas attribuer un 4/5 à l'ensemble du volume en tenant compte du travail graphique remarquable que je trouve vraiment très beau et qui, de plus, rend la lecture très agréable.
Le sang des porphyres ne fait pas partie de ces Bd dont on peut évaluer avec quasi certitude la qualité de la série complète dés le premier volume, mais c'est un très bon outsider pour une (peut être) future très bonne série?
Bonne impression confirmée pour l'ensemble de la série, l'histoire est prenante et permet à l'esprit de voyager.
Je reconnais que cet album est une sorte de "private joke".
Que tous ceux qui n'ont jamais fait de JdR passent leur chemin. Ils ne comprendront rien à cet humour raz des planchers. Allez effectivement comme le dit Piehr vers les Légendes des Contrées Oubliées.
Pour les autres qui ont grandi à coup de Stormbringer, d'AD&D, de shadowrun et autres univers extraordinaires, jetez-vous sur cet album qui vous rappellera bien des souvenirs en passant à la moulinette les habitudes et les classiques des PJs et PNJs.
Rien à dire coté dessins, qui sans casser des barres sont parfaitement dans la moyenne, très BD, très caricatures.
Une claque.
J'ai pris une claque en ouvrant le premier album. La beauté des dessins est transcendante !
Les couleurs sont d'une effroyable efficacité. Moi qui aime les dessins, les vrais me voilà servi.
Le travail pour la représentation des vaisseaux, des bâtiments et des décors en général est réellement admirable. Une claque.
Coté scénario, après quelques questions du genre, ne serait ce pas une vieille soupe réchauffée ? Faire de l'historique. Reprendre l'histoire de l'invasion Huns et de leur arrivée aux portes de Rome. En même temps, je n'y connais rien à l'histoire des Huns, ça sera une bonne manière d'apprendre !
Ô Surprise, quelle bonne surprise. L'auteur nous fait de l'histoire futuriste qui n'a rien d'ordinaire ni de réchauffée.
La transposition dans le futur sonne juste et est percutante.
A plusieurs moments nous nous demandons si nous sommes dans un univers parallèle où notre passé se déroulerait dans le futur ou si nous sommes dans notre propre futur qui rejouerait notre passé. Mais à ce moment, bien habile qui le trouvera.
L'action est menée tambours battants, pas de répit dans l'histoire, la présentation des personnages est très bien amenée, tout dans le fil de l'eau.
Honnêtement, le scénario virevolte avec brio. Chacun des protagonistes rencontre son heure de gloire en pensant arriver à ses fins, juste au moment de se faire griller la politesse par son plus proche allié. Bon je ne devrai pas le dire parce que maintenant vous le savez...
Vraiment une très bonne surprise.
Au fur et à mesure que l'on progresse dans les albums, les informations arrivent et l'on remet progressivement toutes les pièces en place.
Il est vraiment difficile de ne pas trop en dire afin de vous laisser découvrir le scénario qui se bonifie au fil des albums. Mais vraiment, je vous l'assure, je le redis une énième fois, c'est vraiment très très bon !
On progresse avec aisance dans toutes les intrigues, dans tous les complots, on visite les sanctuaires des hommes, on visite le sanctuaire des Dieux et au final, tout ce que l'on ne peut pas comprendre au début devient d'une limpidité affligeante tant tout est conté de main de maitre(sse, n'oublions que c'est une gente dame a scénario)
Jetez-vous dessus si vous aimez la science-fiction et les space-opéra !
Si vous hésitez allez faire un tour sur leur site internet :
http://www.mangin.tv/chroniques/
Et pour prouver à tout le monde qui Valérie Mangin a de qui tenir, elle est marié à ... Denis Bajram !
Ah si ! Juste un regret. La série est finie. ;)
Plutôt que d’une retranscription fidèle ou encore d’une adaptation en bd, du conte existant de Perrault, Nancy Peña s’est attaché à lui trouver une suite . . . en effet, pourquoi arrêter le conte au moment où la morale choit alors que les personnages, eux, continuent d’exister ? C’est sur la base de ce postulat que le récit commence.
Après un bref rappel des exploits du Chat Botté qui a fait de son maître un prince, le voilà qui doit affronter de nouveaux défis. Pour se sortir des ennuis qui se font jour, il va faire équipe avec la souris de La Fontaine, celle qui a vaincu un lion. Il s’en suit une suite de péripéties toutes plus saugrenues les unes que les autres.
L’inventivité de l’auteure donne toute la force à ce récit qui ne dénature en rien l’esprit de l’œuvre originale. Ainsi, le Chat Botté de Nancy Peña reste fidèle à celui imaginé par Perrault. Enfin, la verve narrative et la liberté de cadrage participent au succès de cet album où l’auteure n’hésite pas à mouiller sa chemise.
C’est aussi toujours un plaisir de retrouver le trait si sensible et personnel de Nancy. A noter que ce tome, même s’il peut se suffire à lui-même, appelle clairement une suite puisqu’une nouvelle mission est confiée au chat botté en toute fin d’album.
A lire !
Isabelle Dethan nous livre un 1er tome divertissant pour sa nouvelle série prometteuse.
Je suis bien rentré dans cette histoire, la mise en place du décor et de l'intrigue étant faite, j'ai envie d'en savoir plus sur les personnages et les énigmes de cette maison où se cantonne l'histoire. Comme les autres posteurs, je ne comprends pas le choix d'une colorisation informatisée, surtout de la part de cette artiste si douée dans ce domaine. Mais au bout de quelques pages, on n'y prête plus attention.
Je ne sais pas combien de tomes sont prévus, mais il y a matière !!! J'attends avec impatience la suite. Une série à découvrir.
Sans doute le meilleur manga qu'il m'ait été donné de lire à ce jour. Passé les premiers tomes d'exposition, avec quelques longueurs (mais là encore, moins que dans la majorité des mangas), l'action n'en finit pas de rebondir avec des situations vraiment prenantes, comme le motorball, genre de roller ball cybernétique ou la croisade des "barbares" cyborgs, avec un petit parfum de Mad Max. L'innovation est à toutes les pages et la psychologie de l'héroïne évolue au fil des tomes. Le tout est très bien terminé à mon sens.
Enfin, que du bonheur pour peu que l'on aime la SF et l'action, et que l'on ne s'arrête pas aux quelques défauts inhérents à ce type d’œuvre.
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Fun Home - Une tragicomédie familiale
C'est un des livres qui fait parti des plus déroutants que j'ai lus. Alison Bechdel est une militante de la cause lesbienne aux Etats-Unis. Son livre a été célébré par les critiques américains comme le roman graphique autobiographique le plus fort depuis Maus de Spiegelmann. Alison s'interroge sur la mort de son père, renversé par un camion. Cette mort a tout d'un suicide. Grâce à un flash-back, on découvre ce père tyrannique, esthète, qui place au plus haut degré la littérature et l'architecture. Cependant, cet homme est un être complexe qui a des relations avec des hommes plus jeunes que lui, au grand désespoir de sa femme. Alison établit d'ailleurs un parallèle entre la découverte de son homosexualité et celle de son père. Elle est l'homme, il est la femme. Les références à la littérature sont nombreuses : Ulysse de James Joyce, Colette, Marcel Proust et son personnage d'Albertine dans la recherche du temps perdu. Le livre est dense et nous permet en filigrane de découvrir la face cachée de l'Amérique : les années Nixon, le Watergate. Le puritanisme est présent, incarné par la mère d'Alison, femme blessée et outragée par les frasques de son mari. Les allégories sont nombreuses comme celle du serpent qui revient plusieurs fois. La construction narrative est assez complexe, alternant passage au présent et retour en arrière. Alison Bechdel signe un ouvrage très intéressant, déconcertant par moment, subversif très souvent qui n'est pas sans me rappeler l'excellente série Six feet Under.
Top 10 - The Forty-Niners
Ayant adoré Top 10, c'est avec une véritable impatience que je me suis jeté sur The Forty-Niners, prequel de la série racontant avec humour et originalité les aventures de super-policiers dans Neopolis, ville emplie de super-héros. Je ne suis pas déçu même si je préfère finalement la série originelle. Gene Ha fait preuve d'un dessin très maîtrisé. Il me parait un peu plus réaliste dans Forty-Niners que dans Top 10, mais je crois que cela tient surtout à la colorisation. Art Lyon, le coloriste, nous offre en effet des planches aux couleurs désaturées, donnant une véritable ambiance vintage au récit, nous plongeant d'autant plus facilement dans l'époque d'après Seconde Guerre Mondiale. Par contre, autant je trouve le tout joli et esthétique, autant je regrette un peu le manque de contraste qu'implique cette colorisation et ce dessin. Les détails sont un peu moins faciles à discerner. A noter que Gene Ha glisse un petit peu moins de personnages anecdotiques dans ses décors que dans Top 10 même si on en reconnaîtra comme toujours un bon nombre de visages connus (Flip de Little Nemo in Slumberland, the Yellow Kid, le capitaine Haddock, Popeye, ... ). Le scénario, pour sa part, nous amène à découvrir les débuts du 10th precinct, le fameux comissariat de Top 10, au moment où Neopolis commence tout juste à accueillir les super-héros, personnages fantastiques et super-vilains de toute la planète. A l'aide d'une introduction rappelant immanquablement celle de Top 10, nous allons rencontrer un très jeune pilote d'élite, une de ses anciennes rivales, aviatrice allemande repentie, puis les autres membres variés et originaux de la petite équipe de super-policiers qu'ils vont tous plus ou moins former. Et face à eux deux voire trois menaces qui se mêlent, requérant leur travail pour protéger la jeune ville de Neopolis. C'est un scénario réussi, à la fois dense mais suffisamment court pour tenir en un seul tome. Ce scénario reprend cependant toutes les composantes des albums de Top 10, se contentant de les placer dans une ambiance un peu différente de "début de règne". Celui qui connaît donc déjà la ville de Neopolis ne sera pas tellement surpris par l'originalité de ce récit. Ce sont finalement juste quelques péripéties de plus dans l'histoire, ceci dit excellente, du 10th precinct. Et tant qu'à faire, même si je suis très heureux de découvrir les origines de Neopolis et comment des savants nazis ont participé à son élaboration, j'aurais, je pense, davantage encore aimé un nouveau tome de Top 10 à la place. Je m'étais en effet grandement attaché aux héros de la série originelle, et en un seul tome, même bien rempli, on manque un peu de temps pour s'acoquiner avec les nouveaux héros de ce one-shot. Bon, je donne l'impression de critiquer The Forty-Niners mais c'est parce que je le compare à une série que j'ai vraiment adoré, Top 10. Mais The Forty-Niners n'en reste pas moins un excellent comics, une lecture que je conseille vivement et qui plaira d'autant plus aux amateurs d'Alan Moore.
Les Cinq Conteurs de Bagdad
Très bel album que "Les cinq conteurs de Bagdad". D'abord au niveau du dessin, c'est une réussite totale. Les personnages sont réalistes tout en restant originaux, et les décors sont bêtement somptueux, c'est tout. L'histoire est elle un petit bijou. On sait dès le début tout ce qui va se passer dans la bd, on pense donc : plus de place au suspense. Eh bien pas du tout ! Parce qu'on se plaît à deviner de quelle manière les évènements vont se dérouler, comment on va arriver à la conclusion qu'on connaît. Et les auteurs utilisent ce filon pour que ce qui était prévu se passe, mais jamais de la manière dont on l'aurait imaginé. Le scénario en lui-même est bien rodé, les contes qu'on lit sont parfois amusants, parfois instructifs, et la scène finale où les contes sont ajoutés et résumés nous est cachée, et c'est peut-être mieux pour la bd sous peine de redite. En tout cas, une bd à acheter !
Jack B. Quick - Enfant prodige
Ca faisait un petit moment que je tournais autour de cet album en librairie. Et j'ai craqué dernièrement, suivant les conseils de mon libraire (merci Steph). "Jack B. Quick" n'est peut-être pas la meilleure BD d'Alan Moore, mais c'est par contre, et de loin, la plus accessible. Ok, il y a pas mal de second degré dans cette histoire de gamin génial tentant toutes sortes d'expériences farfelues menant toutes à une situation catastrophique, mais je pense que c'est compréhensible par tout le monde. Loufoque, cet album l'est assurément, mais c'est tellement outré qu'on l'accepte sans problème. Il bénéficie en outre du dessin très bon de Kevin Nowlan (encore une découverte pour ma part), qui a d'ailleurs remporté un Eisner Award pour l'ensemble de la série. Le format des histoires courtes convient tout à fait au style humoristique des histoires, et du coup on lit ces histoires avec un grand plaisir.
Le Sang des Porphyre
Je rejoins un peu les avis précédents sur cet album dont le scénario qui, bien que cohérent et travaillé, ne brille pas par son originalité (pour l'instant). Il est vrai que ce tome ne représente qu'une introduction à l'histoire et que l'on peut raisonnablement espérer mieux pour la suite. Si le scénario mérite seulement pour moi un 3/5, il m'est difficile de ne pas attribuer un 4/5 à l'ensemble du volume en tenant compte du travail graphique remarquable que je trouve vraiment très beau et qui, de plus, rend la lecture très agréable. Le sang des porphyres ne fait pas partie de ces Bd dont on peut évaluer avec quasi certitude la qualité de la série complète dés le premier volume, mais c'est un très bon outsider pour une (peut être) future très bonne série? Bonne impression confirmée pour l'ensemble de la série, l'histoire est prenante et permet à l'esprit de voyager.
Kroc le Bô
Je reconnais que cet album est une sorte de "private joke". Que tous ceux qui n'ont jamais fait de JdR passent leur chemin. Ils ne comprendront rien à cet humour raz des planchers. Allez effectivement comme le dit Piehr vers les Légendes des Contrées Oubliées. Pour les autres qui ont grandi à coup de Stormbringer, d'AD&D, de shadowrun et autres univers extraordinaires, jetez-vous sur cet album qui vous rappellera bien des souvenirs en passant à la moulinette les habitudes et les classiques des PJs et PNJs. Rien à dire coté dessins, qui sans casser des barres sont parfaitement dans la moyenne, très BD, très caricatures.
Le Fléau des Dieux
Une claque. J'ai pris une claque en ouvrant le premier album. La beauté des dessins est transcendante ! Les couleurs sont d'une effroyable efficacité. Moi qui aime les dessins, les vrais me voilà servi. Le travail pour la représentation des vaisseaux, des bâtiments et des décors en général est réellement admirable. Une claque. Coté scénario, après quelques questions du genre, ne serait ce pas une vieille soupe réchauffée ? Faire de l'historique. Reprendre l'histoire de l'invasion Huns et de leur arrivée aux portes de Rome. En même temps, je n'y connais rien à l'histoire des Huns, ça sera une bonne manière d'apprendre ! Ô Surprise, quelle bonne surprise. L'auteur nous fait de l'histoire futuriste qui n'a rien d'ordinaire ni de réchauffée. La transposition dans le futur sonne juste et est percutante. A plusieurs moments nous nous demandons si nous sommes dans un univers parallèle où notre passé se déroulerait dans le futur ou si nous sommes dans notre propre futur qui rejouerait notre passé. Mais à ce moment, bien habile qui le trouvera. L'action est menée tambours battants, pas de répit dans l'histoire, la présentation des personnages est très bien amenée, tout dans le fil de l'eau. Honnêtement, le scénario virevolte avec brio. Chacun des protagonistes rencontre son heure de gloire en pensant arriver à ses fins, juste au moment de se faire griller la politesse par son plus proche allié. Bon je ne devrai pas le dire parce que maintenant vous le savez... Vraiment une très bonne surprise. Au fur et à mesure que l'on progresse dans les albums, les informations arrivent et l'on remet progressivement toutes les pièces en place. Il est vraiment difficile de ne pas trop en dire afin de vous laisser découvrir le scénario qui se bonifie au fil des albums. Mais vraiment, je vous l'assure, je le redis une énième fois, c'est vraiment très très bon ! On progresse avec aisance dans toutes les intrigues, dans tous les complots, on visite les sanctuaires des hommes, on visite le sanctuaire des Dieux et au final, tout ce que l'on ne peut pas comprendre au début devient d'une limpidité affligeante tant tout est conté de main de maitre(sse, n'oublions que c'est une gente dame a scénario) Jetez-vous dessus si vous aimez la science-fiction et les space-opéra ! Si vous hésitez allez faire un tour sur leur site internet : http://www.mangin.tv/chroniques/ Et pour prouver à tout le monde qui Valérie Mangin a de qui tenir, elle est marié à ... Denis Bajram ! Ah si ! Juste un regret. La série est finie. ;)
Les Nouvelles aventures du Chat Botté
Plutôt que d’une retranscription fidèle ou encore d’une adaptation en bd, du conte existant de Perrault, Nancy Peña s’est attaché à lui trouver une suite . . . en effet, pourquoi arrêter le conte au moment où la morale choit alors que les personnages, eux, continuent d’exister ? C’est sur la base de ce postulat que le récit commence. Après un bref rappel des exploits du Chat Botté qui a fait de son maître un prince, le voilà qui doit affronter de nouveaux défis. Pour se sortir des ennuis qui se font jour, il va faire équipe avec la souris de La Fontaine, celle qui a vaincu un lion. Il s’en suit une suite de péripéties toutes plus saugrenues les unes que les autres. L’inventivité de l’auteure donne toute la force à ce récit qui ne dénature en rien l’esprit de l’œuvre originale. Ainsi, le Chat Botté de Nancy Peña reste fidèle à celui imaginé par Perrault. Enfin, la verve narrative et la liberté de cadrage participent au succès de cet album où l’auteure n’hésite pas à mouiller sa chemise. C’est aussi toujours un plaisir de retrouver le trait si sensible et personnel de Nancy. A noter que ce tome, même s’il peut se suffire à lui-même, appelle clairement une suite puisqu’une nouvelle mission est confiée au chat botté en toute fin d’album. A lire !
La Maison aux 100 portes
Isabelle Dethan nous livre un 1er tome divertissant pour sa nouvelle série prometteuse. Je suis bien rentré dans cette histoire, la mise en place du décor et de l'intrigue étant faite, j'ai envie d'en savoir plus sur les personnages et les énigmes de cette maison où se cantonne l'histoire. Comme les autres posteurs, je ne comprends pas le choix d'une colorisation informatisée, surtout de la part de cette artiste si douée dans ce domaine. Mais au bout de quelques pages, on n'y prête plus attention. Je ne sais pas combien de tomes sont prévus, mais il y a matière !!! J'attends avec impatience la suite. Une série à découvrir.
Gunnm
Sans doute le meilleur manga qu'il m'ait été donné de lire à ce jour. Passé les premiers tomes d'exposition, avec quelques longueurs (mais là encore, moins que dans la majorité des mangas), l'action n'en finit pas de rebondir avec des situations vraiment prenantes, comme le motorball, genre de roller ball cybernétique ou la croisade des "barbares" cyborgs, avec un petit parfum de Mad Max. L'innovation est à toutes les pages et la psychologie de l'héroïne évolue au fil des tomes. Le tout est très bien terminé à mon sens. Enfin, que du bonheur pour peu que l'on aime la SF et l'action, et que l'on ne s'arrête pas aux quelques défauts inhérents à ce type d’œuvre.