Je suis depuis longtemps un grand fan de Jean-Yves Delitte.
Depuis Le Neptune encore plus...
Pas de déception pour ce nouvel opus du dessinateur/scénariste, qui nous emmène dans l'univers rude et dangereux de la marine marchande. Un dessin époustouflant pour décrire avec une telle authenticité ce magnifique voilier. Un scénario assez fort pour nous captiver et nous enivrer. Album qui, sans conteste, est à conseiller.
On ne peut pas parler de chef-d’oeuvre, mais j'ai trouvé ce premier opus extrêmement efficace au niveau de l'ambiance et du background. Ce concept me fait penser à un jeu de rôle paru, à l'époque, dans le magazine Cassus Belli, et qui s'appelait Méga III, ou on jouait des personnages diplomates mais pas manchots non plus, dans un univers type space opéra. En plus, le format diptyque me semble très approprié à ce type d'aventure: on a le temps de bien exposer le monde visité, mais on ne donne pas dans le scénario à rallonge.
Le dessin est propre sans être exceptionnel, et pour moi il dessert parfaitement l'ambiance. Une série qui fait donc parler d'elle et à juste titre, à mon avis.
Pour ce qui est du scénario, et c'est le point faible de ce premier épisode, il est pour le moins convenu, voire racoleur. A voir comment les auteurs vont s'en tirer dans la deuxième partie et surtout dans les suivants.
Voila une manga comme je les aime, qui aborde des thèmes difficiles sans détours et s'en sort magistralement. Il n'y a pas à dire; les auteurs Japonais osent là où les auteurs occidentaux s'autocensurent ou s'enferment dans la facilité.
L'histoire? Des adolescentes japonaises mal dans leur peau, se sentant abandonnées à leur sort, souffrant dans leur solitude et leur malaise, se mutilant pour exprimer leur souffrance, se prostituant pour établir un semblant de lien affectif. Vient alors Mitsuko qui leur offre l'attention dont elles manquaient et la rédemption dans le suicide.
L'album mélange différents genres, tels que le tableau social, thriller, et récit fleur-bleue entre copines, ce qui fait qu'on ne tombe jamais dans le larmoyant ni dans le trop sérieux, malgré la lourdeur et l'importance des thèmes abordés. L'auteur est un vrai équilibriste qui trouve toujours le ton juste - un véritable tour de force dans le cas présent.
Quand on voit les niaiseries que la BD franco-belge sert aux adolescents, on ne peut que conclure que la manga Japonaise a encore de beaux jours devant elle.
J'avais trouvé Dog fights sympathique mais manquant un peu de structure et j'avais bien apprécié Le Dernier Envol même si la brièveté des histoires m'avait un peu laissé sur ma fin. Avec "au-delà des nuages", je trouve que Hautière et Hugault gagnent en maturité et nous offrent un premier tome qui ne manque pas d'intérêt et de profondeur.
Le dessin est toujours aussi sympathique. Comme à son habitude, Hugault excelle dans le dessin des avions. J'aime un peu moins les visages de ses personnages mais je trouve qu'il commence à les maîtriser de mieux en mieux. Je lui ferais pour unique reproche le choix de son encrage très fin : j'ai une préférence pour un encrage plus épais, je trouve que cela donne un aspect plus professionnel à une BD. Mais pour le reste, dessins et couleurs sont très bons sur cette BD.
Quant au récit, il est véritablement intéressant. Toujours dans l'univers de l'aviation, nous ne parlons plus ici d'avions de guerre mais des petits avions commerciaux et d'avions de compétition. D'un début à la Mermoz/Saint-Exupéry, nous retrouvons ensuite une ambiance à la Porco Rosso avec un concours du meilleur pilote entre deux amis et rivaux, un Français et un Américain. A cela s'ajoute une intrigue amoureuse assez prévisible mais racontée avec justesse et intérêt.
Nous avons donc droit là à un premier tome dense et prenant, à la thématique plutôt originale dans le monde de la BD.
Bref du tout bon pour cette série qui aura en outre le grand avantage de tenir en 2 tomes seulement.
Un régal. Sobre, traits fins, planches efficaces et toujours dans le ton avec une fin remarquable à la limite du tressaillement. Une vraie expérience pleine d’émotion, alors que le sujet est difficile.
A lire d’urgence.
Excellent, superbe dessin, noir à souhait, triste et tellement humain…
Un dessin efficace, portant une émotion, certes un peu caricaturale, mais de bon aloi, nous plongeant dans un New York tendu, sale, brutal, manichéen dans ses dialogues et dans la forme avec ses couleurs noires et jaunes. Bref un vrai film sur carton.
Un must pour les accros du polar ambiance USA.
14/20
Le Dernier Envol avait été un bon petit succès surprise de l’année dernière. Ce premier tome d’ "Au-delà des nuages" devrait maintenir Hugault sous le feu de projecteurs pour un moment encore. Côté scénario, ne vous attendez à rien de nouveau, de moderne ou de particulièrement actuel… ce scénario pourrait être celui d’un film hollywoodien des années 50. Epoque où les héros de cinéma portent des petites moustaches et de splendides costumes cravates en toutes circonstances. On s’attend à voir débouler Errol Flynn, Cary Grant ou James Stewart à tout instant.
Côté dessin, c’est classique et en même temps, c’est nettement plus flashy qu’un vieux Buck Danny… Hugault a non seulement le sens de l’élégance et de la classe américaine à l’ancienne, mais il sait aussi insuffler du dynamisme dans ses planches. On ressent un plaisir esthétique certain en lisant cet album. Assez étrangement, la mise en couleur informatique sert réellement le côté "glamour" du récit.
Bon là, j’hésite vraiment entre 3 et 4 étoiles parce que cette histoire de rivalité/amitié virile entre deux pilotes d’avions têtes brûlées qu’une femme va séparer… Et bien, ça sent quand même largement le déjà-vu et la bonne vieille recette hollywoodienne bien huilée, et dans une certaine mesure, je me pose la question de l’intérêt d'un succédané contemporain alors qu’il existe un nombre incalculable de vieux classiques du genre que je n’ai jamais vus… Mais bon, j’aurais tort de bouder, car je suis bien obligé de reconnaître que ce premier tome est fait avec beaucoup de doigté, le dessin est magnifique et on est vite pris par le panache des personnages.
Gnyark gnyark gnyark !...
Un super héros 100% français. LE Français tels que se l'imaginent des millions de personnes de par le monde : caractère chauvin, chaussé de charentaises, coiffé d'un béret, la baguette sous le bras... Irrésistible ! Une magnifique association du tandem formé par Lob et Gotlib.
Superdupont fait son apparition dans l'hebdo Pilote n° 672 du 21 Septembre 1972. Son métier ?... Traquer tout ce qui est "anti-France" et essayer de relever les valeurs et les symboles qui font la grandeur de l'Hexagone.
Un vrai délire textuel et -surtout- graphique. La série ?... de petites histoires de quelques pages qui comportent chacune son lot de gags et d'énormités hilarantes.
J'ai adoré ! .. et j'aime toujours !... Histoires dérisoires (ben oui, elles ne servent vraiment à rien... sauf à vous faire rire de bon coeur), mais surtout une grande ironie qui m'ont parfois fait avoir des crampes au niveau des mandibules...
C'est pétant de santé, de vie, d'humour, de moquerie, de saillies verbales... et aussi d'une certaine tendresse.
Tout bon !...
Vraiment pas mal du tout !...
Un album, une histoire à double lecture, à double sens. D'un côté, une aventure -classique- de science-fiction mêlée de fantastique. De l'autre, une histoire qui met en scène l'invasion de l'Ukraine par les troupes allemandes (les uniformes et véhicules des envahisseurs ressemblent à ceux de la Werhrmacht).
Une oeuvre vraiment puissante où Corben y va d'un scénario (Harvey Sea -le scénariste- c'est lui !) en béton ; magnifié par la puissance de son style graphique.
J'ai bien aimé l'évidence de cette véritable fresque allégorique ; une puissante saga héroïque qui peut être considérée comme une des oeuvres maîtresses de Corben.
Cette saga, j'en avais découvert le début dans "Actuel" n° 15, en 1971. Trente-cinq ans déjà ; et ça n'a pas pris une ride !
A noter : au départ, le héros se prénomme Rowlf. Lors de son édition en album, il deviendra Rolf.
Un très bon one-shot à double sens de lecture. Une "belle bête" à bien classer dans votre BDthèque.
Les albums :
E.O. en noir et blanc, broché, en 1975 aux Humanoïdes Associés.
Réédition en 1980, cartonné, couleurs, même éditeur.
A noter : une réédition en 1979 avec une histoire inédite : La Bête".
C’est court, certes, mais ô combien excellent !
C’est bien simple, c'est la bd la plus réussie que je connaisse qui détourne si habilement les contes de notre enfance. Ainsi, Emile bravo parvient à insérer dans ses histoires originales de multiples références aux contes sans altérer la cohérence de celles ci. D’ailleurs, si ces deux albums capteront le regard des enfants, certaines allusions plus subtiles nécessitent un œil plus adulte. Enfin, ses dessins géniaux et ô combien expressifs participent à créer une ambiance unique où l’humour côtoie l’ironie.
Pour conclure, je dirais qu’il vaut mieux dépenser 9€ dans un bon petit album que 12€ dans un album au format classique mais plus rasant. Le plaisir est au rendez-vous et c’est là le principal !
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Belem
Je suis depuis longtemps un grand fan de Jean-Yves Delitte. Depuis Le Neptune encore plus... Pas de déception pour ce nouvel opus du dessinateur/scénariste, qui nous emmène dans l'univers rude et dangereux de la marine marchande. Un dessin époustouflant pour décrire avec une telle authenticité ce magnifique voilier. Un scénario assez fort pour nous captiver et nous enivrer. Album qui, sans conteste, est à conseiller.
Orbital
On ne peut pas parler de chef-d’oeuvre, mais j'ai trouvé ce premier opus extrêmement efficace au niveau de l'ambiance et du background. Ce concept me fait penser à un jeu de rôle paru, à l'époque, dans le magazine Cassus Belli, et qui s'appelait Méga III, ou on jouait des personnages diplomates mais pas manchots non plus, dans un univers type space opéra. En plus, le format diptyque me semble très approprié à ce type d'aventure: on a le temps de bien exposer le monde visité, mais on ne donne pas dans le scénario à rallonge. Le dessin est propre sans être exceptionnel, et pour moi il dessert parfaitement l'ambiance. Une série qui fait donc parler d'elle et à juste titre, à mon avis. Pour ce qui est du scénario, et c'est le point faible de ce premier épisode, il est pour le moins convenu, voire racoleur. A voir comment les auteurs vont s'en tirer dans la deuxième partie et surtout dans les suivants.
Le Cercle du Suicide
Voila une manga comme je les aime, qui aborde des thèmes difficiles sans détours et s'en sort magistralement. Il n'y a pas à dire; les auteurs Japonais osent là où les auteurs occidentaux s'autocensurent ou s'enferment dans la facilité. L'histoire? Des adolescentes japonaises mal dans leur peau, se sentant abandonnées à leur sort, souffrant dans leur solitude et leur malaise, se mutilant pour exprimer leur souffrance, se prostituant pour établir un semblant de lien affectif. Vient alors Mitsuko qui leur offre l'attention dont elles manquaient et la rédemption dans le suicide. L'album mélange différents genres, tels que le tableau social, thriller, et récit fleur-bleue entre copines, ce qui fait qu'on ne tombe jamais dans le larmoyant ni dans le trop sérieux, malgré la lourdeur et l'importance des thèmes abordés. L'auteur est un vrai équilibriste qui trouve toujours le ton juste - un véritable tour de force dans le cas présent. Quand on voit les niaiseries que la BD franco-belge sert aux adolescents, on ne peut que conclure que la manga Japonaise a encore de beaux jours devant elle.
Au-delà des nuages
J'avais trouvé Dog fights sympathique mais manquant un peu de structure et j'avais bien apprécié Le Dernier Envol même si la brièveté des histoires m'avait un peu laissé sur ma fin. Avec "au-delà des nuages", je trouve que Hautière et Hugault gagnent en maturité et nous offrent un premier tome qui ne manque pas d'intérêt et de profondeur. Le dessin est toujours aussi sympathique. Comme à son habitude, Hugault excelle dans le dessin des avions. J'aime un peu moins les visages de ses personnages mais je trouve qu'il commence à les maîtriser de mieux en mieux. Je lui ferais pour unique reproche le choix de son encrage très fin : j'ai une préférence pour un encrage plus épais, je trouve que cela donne un aspect plus professionnel à une BD. Mais pour le reste, dessins et couleurs sont très bons sur cette BD. Quant au récit, il est véritablement intéressant. Toujours dans l'univers de l'aviation, nous ne parlons plus ici d'avions de guerre mais des petits avions commerciaux et d'avions de compétition. D'un début à la Mermoz/Saint-Exupéry, nous retrouvons ensuite une ambiance à la Porco Rosso avec un concours du meilleur pilote entre deux amis et rivaux, un Français et un Américain. A cela s'ajoute une intrigue amoureuse assez prévisible mais racontée avec justesse et intérêt. Nous avons donc droit là à un premier tome dense et prenant, à la thématique plutôt originale dans le monde de la BD. Bref du tout bon pour cette série qui aura en outre le grand avantage de tenir en 2 tomes seulement.
Pourquoi j'ai tué Pierre
Un régal. Sobre, traits fins, planches efficaces et toujours dans le ton avec une fin remarquable à la limite du tressaillement. Une vraie expérience pleine d’émotion, alors que le sujet est difficile. A lire d’urgence.
Berceuse assassine
Excellent, superbe dessin, noir à souhait, triste et tellement humain… Un dessin efficace, portant une émotion, certes un peu caricaturale, mais de bon aloi, nous plongeant dans un New York tendu, sale, brutal, manichéen dans ses dialogues et dans la forme avec ses couleurs noires et jaunes. Bref un vrai film sur carton. Un must pour les accros du polar ambiance USA.
Au-delà des nuages
14/20 Le Dernier Envol avait été un bon petit succès surprise de l’année dernière. Ce premier tome d’ "Au-delà des nuages" devrait maintenir Hugault sous le feu de projecteurs pour un moment encore. Côté scénario, ne vous attendez à rien de nouveau, de moderne ou de particulièrement actuel… ce scénario pourrait être celui d’un film hollywoodien des années 50. Epoque où les héros de cinéma portent des petites moustaches et de splendides costumes cravates en toutes circonstances. On s’attend à voir débouler Errol Flynn, Cary Grant ou James Stewart à tout instant. Côté dessin, c’est classique et en même temps, c’est nettement plus flashy qu’un vieux Buck Danny… Hugault a non seulement le sens de l’élégance et de la classe américaine à l’ancienne, mais il sait aussi insuffler du dynamisme dans ses planches. On ressent un plaisir esthétique certain en lisant cet album. Assez étrangement, la mise en couleur informatique sert réellement le côté "glamour" du récit. Bon là, j’hésite vraiment entre 3 et 4 étoiles parce que cette histoire de rivalité/amitié virile entre deux pilotes d’avions têtes brûlées qu’une femme va séparer… Et bien, ça sent quand même largement le déjà-vu et la bonne vieille recette hollywoodienne bien huilée, et dans une certaine mesure, je me pose la question de l’intérêt d'un succédané contemporain alors qu’il existe un nombre incalculable de vieux classiques du genre que je n’ai jamais vus… Mais bon, j’aurais tort de bouder, car je suis bien obligé de reconnaître que ce premier tome est fait avec beaucoup de doigté, le dessin est magnifique et on est vite pris par le panache des personnages.
Superdupont
Gnyark gnyark gnyark !... Un super héros 100% français. LE Français tels que se l'imaginent des millions de personnes de par le monde : caractère chauvin, chaussé de charentaises, coiffé d'un béret, la baguette sous le bras... Irrésistible ! Une magnifique association du tandem formé par Lob et Gotlib. Superdupont fait son apparition dans l'hebdo Pilote n° 672 du 21 Septembre 1972. Son métier ?... Traquer tout ce qui est "anti-France" et essayer de relever les valeurs et les symboles qui font la grandeur de l'Hexagone. Un vrai délire textuel et -surtout- graphique. La série ?... de petites histoires de quelques pages qui comportent chacune son lot de gags et d'énormités hilarantes. J'ai adoré ! .. et j'aime toujours !... Histoires dérisoires (ben oui, elles ne servent vraiment à rien... sauf à vous faire rire de bon coeur), mais surtout une grande ironie qui m'ont parfois fait avoir des crampes au niveau des mandibules... C'est pétant de santé, de vie, d'humour, de moquerie, de saillies verbales... et aussi d'une certaine tendresse. Tout bon !...
Rolf
Vraiment pas mal du tout !... Un album, une histoire à double lecture, à double sens. D'un côté, une aventure -classique- de science-fiction mêlée de fantastique. De l'autre, une histoire qui met en scène l'invasion de l'Ukraine par les troupes allemandes (les uniformes et véhicules des envahisseurs ressemblent à ceux de la Werhrmacht). Une oeuvre vraiment puissante où Corben y va d'un scénario (Harvey Sea -le scénariste- c'est lui !) en béton ; magnifié par la puissance de son style graphique. J'ai bien aimé l'évidence de cette véritable fresque allégorique ; une puissante saga héroïque qui peut être considérée comme une des oeuvres maîtresses de Corben. Cette saga, j'en avais découvert le début dans "Actuel" n° 15, en 1971. Trente-cinq ans déjà ; et ça n'a pas pris une ride ! A noter : au départ, le héros se prénomme Rowlf. Lors de son édition en album, il deviendra Rolf. Un très bon one-shot à double sens de lecture. Une "belle bête" à bien classer dans votre BDthèque. Les albums : E.O. en noir et blanc, broché, en 1975 aux Humanoïdes Associés. Réédition en 1980, cartonné, couleurs, même éditeur. A noter : une réédition en 1979 avec une histoire inédite : La Bête".
Les Sept Ours Nains
C’est court, certes, mais ô combien excellent ! C’est bien simple, c'est la bd la plus réussie que je connaisse qui détourne si habilement les contes de notre enfance. Ainsi, Emile bravo parvient à insérer dans ses histoires originales de multiples références aux contes sans altérer la cohérence de celles ci. D’ailleurs, si ces deux albums capteront le regard des enfants, certaines allusions plus subtiles nécessitent un œil plus adulte. Enfin, ses dessins géniaux et ô combien expressifs participent à créer une ambiance unique où l’humour côtoie l’ironie. Pour conclure, je dirais qu’il vaut mieux dépenser 9€ dans un bon petit album que 12€ dans un album au format classique mais plus rasant. Le plaisir est au rendez-vous et c’est là le principal !