Tardi réussit à merveille l'objectif de cette BD, montrer toute l'horreur de la guerre sous toutes ses formes : corps déchiquetés, folie, décors apocalyptiques, inhumanité, absurdité, etc.
Le dessin de Tardi convient parfaitement pour retranscrire cette horreur, la défiguration des visages et des paysages, sans faire pour autant dans le gore.
Les scénarios sont simples, courts, réalistes, percutants, sans être moralisateurs. Pas de chichis, ni de grands discours. Il n'y a pas de héros, simplement l'instinct de survie et la fatalité.
L'une des rares oeuvres à dépeindre la guerre (en général) telle qu'elle est réellement.
Une super B.D qui, pour moi, arrive à la cheville du Joe Bar Team. Motomania a l'avantage d'offrir beaucoup de pages qui nous plongent dans l'univers motard par sa variété, je précise chaque personnage à ses qualités et surtout ses défauts que l'auteur exagère d'une façon humoristique, tout type de motos est présent, bricolages, gamelles, embrouilles avec les flics, pistes et bien sûr des bourres mémorables qui finissent par un tout droit dans un virage.
Je trouve aussi que le coup de crayon est assez marrant car chaque personnage représenté fait penser à une mini caricature (nez exagéré, grandes oreilles...), on ne peut s'empêcher d'afficher un sourire à chaque vision des personnages.
A noter également quelques dessins prenant toute une page qui font souvent un petit clin d'oeil aux poireaux ou à des étapes que seuls les motards sauront vraiment apprécier.
Y a pas à dire dommage qu'il n'y ait pas plus de B.D de ce genre là.
Appel de phare à tout le monde et gazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz!!
Libre adaptation du roman de Jonathan Swift, ce livre constitue le premier voyage du Docteur Gulliver qui en comptera logiquement quatre (selon les dires de Kokor).
En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié ma lecture qui demande, il est vrai, un minimum d’attention. La construction du récit, du fait de l’incorporation de flash back qui le rend non linéaire, lui donne une certaine consistance sans pour autant trouver cela ardu ou rébarbatif, bien au contraire ! Si l’auteur reprend la philosophie du roman original (satire sociale et politique) et garde les noms des protagonistes et des lieux visités, il prend par contre beaucoup de libertés quant aux personnages et à leur personnalité. Ainsi, les Lilliputiens ne sont pas un peuple belliqueux mais au contraire pacifiste et qui ressemble à s’y méprendre aux indiens. Enfin, Kokor nous gratifie de belles planches grâce à son trait à la fois souple et épais et ses couleurs chaudes aux teintes diluées.
Chaudement recommandé !
Voici un bien bel album que j’ai découvert suite au festival bd de Lys-lez-Lannoy.
A travers son récit, Bruno Le Floc’h traite de l’adaptation nécessaire et de l’acceptation par les autochtones d’un étranger où ses relation professionnelles, humaines et sentimentales vont devoir s’habituer aux coutumes de ces gens de la mer. On sent la passion de l’auteur pour sa région, ses habitants et le grand large.
Une histoire qui se lit avec beaucoup d’intérêt grâce à une narration qui place le lecteur du côté de l’ingénieur, la seule personne "formée" et qui a encore pourtant tout à apprendre . . .
Enfin, le trait simple et le choix opportun des couleurs participent à la réussite de l’album.
Christophec Bec, décidément très prolifique depuis quelques mois avec ses nouvelles séries Le Temps des loups et Bunker signe là la conclusion de "Carême", série débutée en août 2004. Si le premier volume faisait la part belle à la rencontre heureuse entre Aimé et Martinien Fidèle, et le second au succès de nos héros (d'ailleurs la phrase de Cioran illustre parfaitement cette série "j'ai connu toutes formes de déchéance, y compris le succès"), ce dernier opus est plus grave, plus tragique, bref plus fidèle (sans jeu de mot) à l'univers de Christophe Bec.
Un univers très noir ici, à la fois emprunt d'éléments du 19ème siècle (les décors magnifiquement dessinés par Paolo Mottura, font parfois songer à une Vienne d'opérette) mais aussi à Métropolis.
Notre sérial scénariste n'oublie pas, en effet, la triste actualité pour étayer son scénario. C'est d'ailleurs là le tour de force de cette série, celui de passer d'une ambiance quasi champêtre aux sinistres attentats de New York en 2001, alors que le lecteur ne l'attendait pas.
Outre le caractère politique de ce dernier volume, le monde féroce de l'édition de la bande dessinée y est très présent : l'aspect vieillot des bandes dessinées cartonnées vu par le "nouveau monde"; les règlements de compte avec certains "l'avant-garde... quelle couillonnerie !".
Bref une double lecture qui fait de cette série un triptyque très riche.
N'oublions pas les formidables doubles pages présentes dans cet opus qui mettent en valeur le dessin très réussi et surtout très vivant de Paolo Mottura.
A une époque où les séries fleuves sont légions, il est très agréable de lire une histoire de qualité en 3 volumes.
C'est tout bon !...
Nous sommes en 1945... Burne Hogarth s'essaie au changement de style. Harold Foster lui a passé le flambeau de Tarzan dont il s'occupe maintenant. Mais Burne veur aussi "sa" série. Ainsi va naître Drago.
Distribué par le New York Post Syndicate, il paraît dans divers quotidiens dès le 4 Novembre 1945. Pourtant, la série sera courte et prend fin le 10 Novembre 1946.
Drago ?.. Un héros normal, je dirais même banal. Mais ici, Hogarth laisse libre cours à des audaces graphiques non encore vues dans la BD américaine. Finies les cases standardisées, classiques, du "code" de l'époque... Hogarth brise le carcan des cases étroites...
Et ça, j'aime !...
Les cases ?... Des carrés, des rectangles, des cercles aussi qui souvent s'imbriquent les uns dans les autres, forment un nouveau style de lecture, de mise en page.
Décontenancé de prime abord, le lectorat va pourtant très vite apprécier cette nouvelle manière de "lire" une BD, ce nouveau style un peu plus "flamboyant".
C'est vrai que j'aime aussi. Tout comme Philippe Druillet a fait éclater la SF française fin des années 60 avec Lone Sloane.
Série fort imaginative dans sa narration, dans sa construction graphique, Drago est pour ainsi dire unique.
En France ?... "Il" paraîtra dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1947 à 1948, ce dans une version un peu censurée ; certaines planches ayant été supprimées car jugées un peu trop tendancieuses à l'époque (je me d'ailleurs toujours pourquoi !).
Héros bien oublié, Drago fera -heureusement- l'objet d'une édition non expurgée en 1971 cher SERG. C'est vrai que ça fait longtemps... mais ça a existé.
Et c'est vraiment du "tout bon" Burne Hogarth. Et un petit coup de "revival" ne lui fera pas de tort...
J’ai adoré l’enfer des concerts, car j’adore Zep et ses bd, Titeuf bien sûr, mais aussi Captain Biceps.
Le dessin est très beau, encore plus beau que Titeuf, vers les premiers albums.
Souvent dans les gags ça parle de groupes ou musiciens que je connais (AC/DC, Bob Marley, ZZ Top, Jimi Hendrix, les Rolling Stones, les Beatles, U2 etc., etc., …) j’ai compris à peu près tous les gags, et souvent je me suis marré.
Je suis déja allé à des concert, et ça se passe à peu près comme ça.
C'est 10 fois mieux que StarNiouzes
Ca prouve que Zep n’a pas fait que Titeuf comme bonne bd, à avoir dans sa Bdthèque si on adore la musique.
C'est amusant : je connais le blog de Loïc Sécheresse depuis longtemps mais je n'y vais quasiment jamais car je trouve que son dessin ne convient pas du tout aux illustrations qu'il y présente. C'est un dessin très spécial, le genre que celui qui le découvre considèrera comme un crayonné moche et amateur que "même ma petite fille fait mieux". Et jusqu'à la lecture de cet album de la collection miniblog, je n'étais pas loin de penser pareil.
Mais voilà... J'ai été charmé par ce petit récit mais aussi par son dessin.
Car je trouve finalement que le dessin de Loïc Sécheresse convient très bien quand il s'agit de raconter une histoire (et donc plus seulement de faire de l'illustration). Fluide, expressif, il n'est pas dénué d'un certain charme attachant. Il bénéficie en outre d'une colorisation fort sympathique qui ajoute à sa particularité et à son efficacité.
Le scénario est plaisant et assez amusant. Le personnage de Belzébuth me fait plutôt rire, surtout avec la bouille que l'auteur lui a donnée.
Et même si le récit est court bien sûr, du fait du format réduit de l'album, il est élargi par les ajouts du bonus qu'on peut ensuite trouver sur internet. Bref, on en a pour son argent, du moins pour la très modique somme que coûte cette BD.
Bref, j'ai bien accroché et je lirais sans doute avec plaisir un album de taille plus classique de cet auteur.
Aaaah . . . que ça fait du bien de se replonger dans des vieux Delcourt Planète ! Le numéro 18 datant de 2001, mettant en avant cet album jeunesse de Fabrice Lebeault, a suscité l’envie de le découvrir d’urgence.
Créateur du monde mécanique et automate d’Horologiom, Fabrice propose au lecteur en herbe de suivre le petit Felix dans ses rêves qui se voient menacer par un horrible nuage noir. Le lectorat plus adulte, lui, trouvera également son compte avec ce récit onirique où quelques réflexions ou clins d’œil plus subtils y sont parcimonieusement disséminées. J’apprécie beaucoup l’imagination fertile de l’auteur pour créer, à l’instar d’Horologiom, des automates loufoques dans un monde où le rêve est menacé par la réalité . . . et ceci n’est pas Nimportekoix !
Joliment dessiné, ce petit bijou est à ne pas manquer !
Tous ce que je vais dire sera déjà dit mais pas grave.
C’est culte, tous les tomes sont bien (à part le dernier où je mets 1/5).
Les dessins sont assez beaux (le meilleure du dessin "gros-nez" avec Achille Talon), mais ce n'est pas le même dessin « gros nez » que dans Gaston Lagaffe ou Cédric.
Les histoires sont toujours bien, l’humour et les jeux de mots sont à se péter de rire.
Les personnages sont attachants. Je ne me lasse pas de (re)lire tous les tomes, les bagarre et les sangliers… Quand je relis les premiers tomes, je trouve qu’ils n’ont pas vieilli d’un poil.
Donc tout est bon dans Astérix. Et même si certains trouve que après la mort de Goscinny, les scénarios sont moins biens, mois je trouve qu'il sont toujours aussi bien, a part le dernier "Le ciel lui tombe sur la tête" car je trouve qu'on s'éloigne de l'esprit d'Astérix.
Il faut avoir tous les tomes dans sa Bdthèque.
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C'était la guerre des tranchées
Tardi réussit à merveille l'objectif de cette BD, montrer toute l'horreur de la guerre sous toutes ses formes : corps déchiquetés, folie, décors apocalyptiques, inhumanité, absurdité, etc. Le dessin de Tardi convient parfaitement pour retranscrire cette horreur, la défiguration des visages et des paysages, sans faire pour autant dans le gore. Les scénarios sont simples, courts, réalistes, percutants, sans être moralisateurs. Pas de chichis, ni de grands discours. Il n'y a pas de héros, simplement l'instinct de survie et la fatalité. L'une des rares oeuvres à dépeindre la guerre (en général) telle qu'elle est réellement.
Motomania
Une super B.D qui, pour moi, arrive à la cheville du Joe Bar Team. Motomania a l'avantage d'offrir beaucoup de pages qui nous plongent dans l'univers motard par sa variété, je précise chaque personnage à ses qualités et surtout ses défauts que l'auteur exagère d'une façon humoristique, tout type de motos est présent, bricolages, gamelles, embrouilles avec les flics, pistes et bien sûr des bourres mémorables qui finissent par un tout droit dans un virage. Je trouve aussi que le coup de crayon est assez marrant car chaque personnage représenté fait penser à une mini caricature (nez exagéré, grandes oreilles...), on ne peut s'empêcher d'afficher un sourire à chaque vision des personnages. A noter également quelques dessins prenant toute une page qui font souvent un petit clin d'oeil aux poireaux ou à des étapes que seuls les motards sauront vraiment apprécier. Y a pas à dire dommage qu'il n'y ait pas plus de B.D de ce genre là. Appel de phare à tout le monde et gazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz!!
Les Voyages du Docteur Gulliver
Libre adaptation du roman de Jonathan Swift, ce livre constitue le premier voyage du Docteur Gulliver qui en comptera logiquement quatre (selon les dires de Kokor). En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié ma lecture qui demande, il est vrai, un minimum d’attention. La construction du récit, du fait de l’incorporation de flash back qui le rend non linéaire, lui donne une certaine consistance sans pour autant trouver cela ardu ou rébarbatif, bien au contraire ! Si l’auteur reprend la philosophie du roman original (satire sociale et politique) et garde les noms des protagonistes et des lieux visités, il prend par contre beaucoup de libertés quant aux personnages et à leur personnalité. Ainsi, les Lilliputiens ne sont pas un peuple belliqueux mais au contraire pacifiste et qui ressemble à s’y méprendre aux indiens. Enfin, Kokor nous gratifie de belles planches grâce à son trait à la fois souple et épais et ses couleurs chaudes aux teintes diluées. Chaudement recommandé !
Trois éclats blancs
Voici un bien bel album que j’ai découvert suite au festival bd de Lys-lez-Lannoy. A travers son récit, Bruno Le Floc’h traite de l’adaptation nécessaire et de l’acceptation par les autochtones d’un étranger où ses relation professionnelles, humaines et sentimentales vont devoir s’habituer aux coutumes de ces gens de la mer. On sent la passion de l’auteur pour sa région, ses habitants et le grand large. Une histoire qui se lit avec beaucoup d’intérêt grâce à une narration qui place le lecteur du côté de l’ingénieur, la seule personne "formée" et qui a encore pourtant tout à apprendre . . . Enfin, le trait simple et le choix opportun des couleurs participent à la réussite de l’album.
Carême
Christophec Bec, décidément très prolifique depuis quelques mois avec ses nouvelles séries Le Temps des loups et Bunker signe là la conclusion de "Carême", série débutée en août 2004. Si le premier volume faisait la part belle à la rencontre heureuse entre Aimé et Martinien Fidèle, et le second au succès de nos héros (d'ailleurs la phrase de Cioran illustre parfaitement cette série "j'ai connu toutes formes de déchéance, y compris le succès"), ce dernier opus est plus grave, plus tragique, bref plus fidèle (sans jeu de mot) à l'univers de Christophe Bec. Un univers très noir ici, à la fois emprunt d'éléments du 19ème siècle (les décors magnifiquement dessinés par Paolo Mottura, font parfois songer à une Vienne d'opérette) mais aussi à Métropolis. Notre sérial scénariste n'oublie pas, en effet, la triste actualité pour étayer son scénario. C'est d'ailleurs là le tour de force de cette série, celui de passer d'une ambiance quasi champêtre aux sinistres attentats de New York en 2001, alors que le lecteur ne l'attendait pas. Outre le caractère politique de ce dernier volume, le monde féroce de l'édition de la bande dessinée y est très présent : l'aspect vieillot des bandes dessinées cartonnées vu par le "nouveau monde"; les règlements de compte avec certains "l'avant-garde... quelle couillonnerie !". Bref une double lecture qui fait de cette série un triptyque très riche. N'oublions pas les formidables doubles pages présentes dans cet opus qui mettent en valeur le dessin très réussi et surtout très vivant de Paolo Mottura. A une époque où les séries fleuves sont légions, il est très agréable de lire une histoire de qualité en 3 volumes.
Drago
C'est tout bon !... Nous sommes en 1945... Burne Hogarth s'essaie au changement de style. Harold Foster lui a passé le flambeau de Tarzan dont il s'occupe maintenant. Mais Burne veur aussi "sa" série. Ainsi va naître Drago. Distribué par le New York Post Syndicate, il paraît dans divers quotidiens dès le 4 Novembre 1945. Pourtant, la série sera courte et prend fin le 10 Novembre 1946. Drago ?.. Un héros normal, je dirais même banal. Mais ici, Hogarth laisse libre cours à des audaces graphiques non encore vues dans la BD américaine. Finies les cases standardisées, classiques, du "code" de l'époque... Hogarth brise le carcan des cases étroites... Et ça, j'aime !... Les cases ?... Des carrés, des rectangles, des cercles aussi qui souvent s'imbriquent les uns dans les autres, forment un nouveau style de lecture, de mise en page. Décontenancé de prime abord, le lectorat va pourtant très vite apprécier cette nouvelle manière de "lire" une BD, ce nouveau style un peu plus "flamboyant". C'est vrai que j'aime aussi. Tout comme Philippe Druillet a fait éclater la SF française fin des années 60 avec Lone Sloane. Série fort imaginative dans sa narration, dans sa construction graphique, Drago est pour ainsi dire unique. En France ?... "Il" paraîtra dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1947 à 1948, ce dans une version un peu censurée ; certaines planches ayant été supprimées car jugées un peu trop tendancieuses à l'époque (je me d'ailleurs toujours pourquoi !). Héros bien oublié, Drago fera -heureusement- l'objet d'une édition non expurgée en 1971 cher SERG. C'est vrai que ça fait longtemps... mais ça a existé. Et c'est vraiment du "tout bon" Burne Hogarth. Et un petit coup de "revival" ne lui fera pas de tort...
Happy Rock (L'enfer des concerts)
J’ai adoré l’enfer des concerts, car j’adore Zep et ses bd, Titeuf bien sûr, mais aussi Captain Biceps. Le dessin est très beau, encore plus beau que Titeuf, vers les premiers albums. Souvent dans les gags ça parle de groupes ou musiciens que je connais (AC/DC, Bob Marley, ZZ Top, Jimi Hendrix, les Rolling Stones, les Beatles, U2 etc., etc., …) j’ai compris à peu près tous les gags, et souvent je me suis marré. Je suis déja allé à des concert, et ça se passe à peu près comme ça. C'est 10 fois mieux que StarNiouzes Ca prouve que Zep n’a pas fait que Titeuf comme bonne bd, à avoir dans sa Bdthèque si on adore la musique.
Au bonheur des âmes
C'est amusant : je connais le blog de Loïc Sécheresse depuis longtemps mais je n'y vais quasiment jamais car je trouve que son dessin ne convient pas du tout aux illustrations qu'il y présente. C'est un dessin très spécial, le genre que celui qui le découvre considèrera comme un crayonné moche et amateur que "même ma petite fille fait mieux". Et jusqu'à la lecture de cet album de la collection miniblog, je n'étais pas loin de penser pareil. Mais voilà... J'ai été charmé par ce petit récit mais aussi par son dessin. Car je trouve finalement que le dessin de Loïc Sécheresse convient très bien quand il s'agit de raconter une histoire (et donc plus seulement de faire de l'illustration). Fluide, expressif, il n'est pas dénué d'un certain charme attachant. Il bénéficie en outre d'une colorisation fort sympathique qui ajoute à sa particularité et à son efficacité. Le scénario est plaisant et assez amusant. Le personnage de Belzébuth me fait plutôt rire, surtout avec la bouille que l'auteur lui a donnée. Et même si le récit est court bien sûr, du fait du format réduit de l'album, il est élargi par les ajouts du bonus qu'on peut ensuite trouver sur internet. Bref, on en a pour son argent, du moins pour la très modique somme que coûte cette BD. Bref, j'ai bien accroché et je lirais sans doute avec plaisir un album de taille plus classique de cet auteur.
Félix contre le nuage qui changeait tout
Aaaah . . . que ça fait du bien de se replonger dans des vieux Delcourt Planète ! Le numéro 18 datant de 2001, mettant en avant cet album jeunesse de Fabrice Lebeault, a suscité l’envie de le découvrir d’urgence. Créateur du monde mécanique et automate d’Horologiom, Fabrice propose au lecteur en herbe de suivre le petit Felix dans ses rêves qui se voient menacer par un horrible nuage noir. Le lectorat plus adulte, lui, trouvera également son compte avec ce récit onirique où quelques réflexions ou clins d’œil plus subtils y sont parcimonieusement disséminées. J’apprécie beaucoup l’imagination fertile de l’auteur pour créer, à l’instar d’Horologiom, des automates loufoques dans un monde où le rêve est menacé par la réalité . . . et ceci n’est pas Nimportekoix ! Joliment dessiné, ce petit bijou est à ne pas manquer !
Astérix
Tous ce que je vais dire sera déjà dit mais pas grave. C’est culte, tous les tomes sont bien (à part le dernier où je mets 1/5). Les dessins sont assez beaux (le meilleure du dessin "gros-nez" avec Achille Talon), mais ce n'est pas le même dessin « gros nez » que dans Gaston Lagaffe ou Cédric. Les histoires sont toujours bien, l’humour et les jeux de mots sont à se péter de rire. Les personnages sont attachants. Je ne me lasse pas de (re)lire tous les tomes, les bagarre et les sangliers… Quand je relis les premiers tomes, je trouve qu’ils n’ont pas vieilli d’un poil. Donc tout est bon dans Astérix. Et même si certains trouve que après la mort de Goscinny, les scénarios sont moins biens, mois je trouve qu'il sont toujours aussi bien, a part le dernier "Le ciel lui tombe sur la tête" car je trouve qu'on s'éloigne de l'esprit d'Astérix. Il faut avoir tous les tomes dans sa Bdthèque.