Cette BD réalisée par les auteurs du très bon MangeCoeur nous appelle par le biais d'une couverture magnifique. Et quand on l'ouvre, on plonge immédiatement.
Sur une base plutôt dramatique qui traite de la maladie chez les enfants, Gallié nous présente le parcours initiatique de ces derniers dans un monde imaginaire où se côtoient gargouilles, vampires, loups-garous.
Pour l'ambiance, elle est superbement servie par Andreae qui excelle dans le surnaturel. La mise en couleur donne toute sa profondeur au dessin. Superbe !
Un premier tome magnifique !
Le 2ème tome de cette série vient de paraître et je me suis replongé dans la cité d'Omnopolis avec plaisir. J'avais un bon souvenir du 1er tome, mais à savoir si la suite allait être au niveau.
Après lecture du 1er tome, on était un peu perdu. Beaucoup de personnages interviennent mais peu d'informations sont données sur leur rôle, tout ce qu'on comprend du scénario c'est que le professeur Lamquet et son élève Charlie Chevrolet ont réussi à créer un prototype de "module dimensionnel" (qui permet de se déplacer d'une dimension à une autre) et que ce n'est pas du goût de tout le monde. Mais le point fort de ce 1er tome est l'action : elle est omniprésente et il n'y a aucun temps mort. On est pris dans la fuite du professeur et de son élève et on subit les péripéties au même titre que Charlie.
Ce qu'on pouvait espérer de ce 2ème tome était d'y voir un peu plus clair, et c'est le cas. Moins riche en action, même s'il se passe encore beaucoup de choses, on en apprend un peu plus sur les protagonistes et sur leurs intentions. On s'aperçoit que beaucoup d'éléments rentrent en jeu autour du professeur Lamquet et de son "module dimensionnel". Il n’en reste pas moins que beaucoup d'éléments sont encore flous, et on espère que tout sera expliqué dans le 3ème et dernier tome sans gâcher le plaisir de lecture. On pourra seulement regretter quelques explications un peu trop techniques auxquelles je n’ai pas tout compris.
Pour ce qui est du dessin de Geyser, on voit très rapidement qu'il est très proche de celui de Stéphane Louis, dessinateur de Tessa, agent intergalactique, et ceci s'explique car ils travaillent dans le même atelier (CCCP). Il y a d'ailleurs un gros clin d'oeil à Tessa dans le premier tome et le 2ème tome bénéficie d’une préface de Louis, Mitric et Lamirand. Les dessins sont vraiment bons : explosifs, il mettent très bien en scène toute l'action présente dans cette série. Il y a beaucoup de travail sur les décors qui fourmillent de détails, et qui correspondent parfaitement à ce qu'on attend d'un récit de SF. La mise en couleur est également très bonne.
Cette série de SF est donc très plaisante à lire. Après de l'action à ne plus savoir qu'en faire, on aurait pu avoir peur d'un scénario un peu vide. Ca n'a pas l'air d'être le cas, mais on pourra le confirmer dans le dernier tome.
Sacré loser que ce Jean-Claude !
Alors que le premier tome fait preuve d'un tableau sans concessions sur la rupture façon Tergal, les autres albums apportent tout leur lot de vécus, d'absurde et là Tronchet fait mouche car c'est vraiment très très fort et surtout super drôle !!!!
Mention spéciale également à l'enfance de Jean-Claude, thème souvent abordé dans la Bd mais rarement aussi percutant qu'ici !
Bref, le dessin est beau (en tous cas le style me plaît), reste un loser JC et surtout continue de nous faire marrer !
L'une des plus chouettes séries de l'inégale collection Fluide Glacial !
"Poupon la Peste", toute ma jeunesse !!!!
Je piquais la revue pour "jeunes filles" de ma frangine éditée par Fleurus (me souviens plus du nom, on remonte dans les années 70 là...) juste pour lire la page de Poupon la Peste, je ne connaissais rien des Bidochon ni de son auteur à l'époque....
Et les dessins de Binet si appréciés pour son autre "grosse" oeuvre et peu ici à priori me faisaient sourire...
Alors ok c'est enfantin mais on reconnaît bien le personnage râleur de Raymond (est-ce lui petit ?), Poupon est une peste, une teigne et si tout ne prête pas à rire, on lit les pages sans déplaisir, le côté minimaliste ne retirant rien à l'intérêt de la lecture, l'absence de décors se prêtant plutôt bien à l'essentiel : le strip !!!
Un ma foi pas si vilain péché de jeunesse !
Peut-on rire de tout ? Finalement avec Tronchet, je ne peux répondre que oui !
Dans un style minimaliste assez dépouillé par rapport aux Jean-Claude Tergal et dans un format plus petit, les aventures de Jésus forcent la curiosité puis l'adhésion ! C'est drôle, blasphématoire, et on en redemande !!!
Forcément ce n'est pas le genre de bouquin à mettre dans les mains de votre grand-mère ou de votre fille pour son catéchisme et parfois les gags sentent un peu trop la vanne facile à faire mais la tentation est trop importante pour que l'on puisse le refermer sans l'avoir lu dans sa totalité...
...et avoir passé un bon moment finalement !
Le second tome est plus dispensable puisque Tronchet a posé les bases dans le premier et se permet de le faire évoluer dans un scénario plus complet (l'histoire passe de strips d'une page à une "aventure" pas inintéressante mais plus cynique et finalement moins drôle), je salue quand même la volonté de l'auteur à avoir tenté de renouveler sa petite série par la différence de style entre les deux livres qu'il a créé, St Benoît, canonisez le !
En un mot : j'adore !!!!
Je me souviens de la première fois où j'ai feuilleté par hasard le premier tome de cette série, comment associer dessins aussi précis et travaillés (les décors sont superbement détaillés, les animaux également) avec un espèce de trublion façon T-Rex Super Deformed invulnérable et irrésistible !!!!
Que de fous rires !
Alors, ça se passe toujours pareil, Gon est un petit dinosaure qui ne pense qu'à dormir, manger, s'amuser et faut pas le faire ch... !!!!!!!!
Toujours en conflit avec un "méchant", à savoir un animal genre Ours, renard ou autre, toujours dessiné de façon réaliste à l'exception des yeux exprimant peur, surprise, cartoon et qui me tirent des larmes des yeux !!!
Oui, c'est très con, oui, c'est très niais, oui c'est très rapidement lu (pas de paroles de surcroît) mais on peut très facilement estimer que cette oeuvre est le Buster Keaton du manga, à savoir des sketchs nonsensiques sans grande profondeur si ce n'est celle de distraire, et là, pari réussi !!!!
En abuser serait peut être un peu trop tant les situations se répètent néanmoins, le seul gros défaut de "Gon".
Néanmoins c'est le genre de Bd que j'aime à reprendre comme La mouche de Trondheim... Comme quoi il en faut parfois peu pour faire rire et sourire. A lire entre deux Sambre pour ne pas "Sambrer" dans la déprime !
"Paracuellos" ?.... c'est le récit de la vie de l'auteur -Carlos Gimenez- recueilli par l'Assistance Publique pendant le temps ou l'Espagne vivait sous le totalitarisme du général Franco.
Et il en a bavé, Carlos. On le sent au travers de ces récits.
Brimades et désespoir étaient quasi son lot quotidien.
Mais, heureusement, il nous restitue cela avec un humour franc, attachant... mais tellement sombre.
On a envie de rire mais le désespoir de l'enfance est visible quasi à chaque page, chaque case. On en arrive à se dire "Merde, c'est pas possible". Mais si, c'était possible.
Mais Carlos a survécu ; dans son corps et -surtout- dans son esprit. Il a ainsi pu raconter son adolescence, ses frustrations, ses premiers émois, ses débuts de dessinateurs...
Vraiment une "drôle" de vie vécue là... Une vie à rire... et à pleurer. Mais peut-être ne faut-il retenir que le bon côté des choses ; même si ces dernières ont été bâties sur une enfance plus que malheureuse.
Un témoignage vrai ; un coup de poing textuel et graphique à montrer à ceux à qui "tout réussit".
Une BD bourrée de références télévisuelles et cinématographiques (mais pas que...) qui laisse tout de même la place à l'originalité, et ça, c'est important.
On ressent le goût de l'auteur pour la culture "Pop" et "underground", ce qui transparaît dans le graphisme.
Le scénario, sans rien dévoiler de l'intrigue, est quant à lui farfelu mais cohérent et touche de près à l'actualité.
A recommander vivement car pour quelques euros vous avez une histoire originale, une BD dont certaines pages sont de véritables petits tableaux et qui, contrairement à beaucoup d'autres, ne prend pas de place dans une bibliothèque !
Vivement "Le N°1 2" ou "Le N° 2" à moins que ce ne soit tout autre chose.
A 10 ans j'adorais, et maintenant, 25 ans plus tard, je suis toujours aussi enthousiaste à l'idée de me lire un petit Gaston Lagaffe.
Cette série est universelle et passe on ne peut mieux les époques.
Les personnages sont truculents, il est impossible de ne pas être sensible à l'humour très accessible sans tomber dans le lourd ou la niaiserie.
Dommage que la notation ne prenne pas en compte les 1/2 points sinon j'aurais mis 5,5/5 ;-)
La voilà, la seule série du magazine Spirou qui vaut vraiment le coup avec Spirou et Fantasio. Pas étonnant, elles ont eu, pendant un temps, le même scénariste. L’idée de base bien sûr fait tout le charme de cette bd ; un flic-pasteur qui truffe de plomb les bad-guys à la manière d’un Dirty Harry.
Les scénarios sont vraiment très bon pour la plupart avec une sacré dose d’action et de suspense sans être redondants. C’est très noir aussi par moment comme l’âme du lieutenant Soda, qui au fil des albums ne décoche pratiquement jamais de sourire. Heureusement, la situation avec sa mère permet des situations cocasses amenant un peu d’humour dans les enquêtes du lieutenant Soda. Les quelques autres personnages secondaires comme Linda, Bab’s ou le capitaine sont aussi les bienvenus pour nous laisser souffler un peu.
Pour ce qui est du dessin, rien à redire, Gazzotti est un maître. Des proportions nickel, une notion du mouvement parfaite et un souci du détail vraiment époustouflant. A-t-on jamais vu des flingues aussi détaillés en bd ? Par contre j’ai toujours trouvé bizarre, même si ça n’a jamais dérangé ma lecture, que presque tous les personnages aient des têtes normales, bien proportionnées, sauf le héros avec ses joues au niveau des yeux et sa tronche en forme de 9 dès qu’il est de trois quarts. Enfin, sans l’originalité de son faciès, ce ne serait plus Soda.
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La Confrérie du crabe
Cette BD réalisée par les auteurs du très bon MangeCoeur nous appelle par le biais d'une couverture magnifique. Et quand on l'ouvre, on plonge immédiatement. Sur une base plutôt dramatique qui traite de la maladie chez les enfants, Gallié nous présente le parcours initiatique de ces derniers dans un monde imaginaire où se côtoient gargouilles, vampires, loups-garous. Pour l'ambiance, elle est superbement servie par Andreae qui excelle dans le surnaturel. La mise en couleur donne toute sa profondeur au dessin. Superbe ! Un premier tome magnifique !
Omnopolis
Le 2ème tome de cette série vient de paraître et je me suis replongé dans la cité d'Omnopolis avec plaisir. J'avais un bon souvenir du 1er tome, mais à savoir si la suite allait être au niveau. Après lecture du 1er tome, on était un peu perdu. Beaucoup de personnages interviennent mais peu d'informations sont données sur leur rôle, tout ce qu'on comprend du scénario c'est que le professeur Lamquet et son élève Charlie Chevrolet ont réussi à créer un prototype de "module dimensionnel" (qui permet de se déplacer d'une dimension à une autre) et que ce n'est pas du goût de tout le monde. Mais le point fort de ce 1er tome est l'action : elle est omniprésente et il n'y a aucun temps mort. On est pris dans la fuite du professeur et de son élève et on subit les péripéties au même titre que Charlie. Ce qu'on pouvait espérer de ce 2ème tome était d'y voir un peu plus clair, et c'est le cas. Moins riche en action, même s'il se passe encore beaucoup de choses, on en apprend un peu plus sur les protagonistes et sur leurs intentions. On s'aperçoit que beaucoup d'éléments rentrent en jeu autour du professeur Lamquet et de son "module dimensionnel". Il n’en reste pas moins que beaucoup d'éléments sont encore flous, et on espère que tout sera expliqué dans le 3ème et dernier tome sans gâcher le plaisir de lecture. On pourra seulement regretter quelques explications un peu trop techniques auxquelles je n’ai pas tout compris. Pour ce qui est du dessin de Geyser, on voit très rapidement qu'il est très proche de celui de Stéphane Louis, dessinateur de Tessa, agent intergalactique, et ceci s'explique car ils travaillent dans le même atelier (CCCP). Il y a d'ailleurs un gros clin d'oeil à Tessa dans le premier tome et le 2ème tome bénéficie d’une préface de Louis, Mitric et Lamirand. Les dessins sont vraiment bons : explosifs, il mettent très bien en scène toute l'action présente dans cette série. Il y a beaucoup de travail sur les décors qui fourmillent de détails, et qui correspondent parfaitement à ce qu'on attend d'un récit de SF. La mise en couleur est également très bonne. Cette série de SF est donc très plaisante à lire. Après de l'action à ne plus savoir qu'en faire, on aurait pu avoir peur d'un scénario un peu vide. Ca n'a pas l'air d'être le cas, mais on pourra le confirmer dans le dernier tome.
Jean-Claude Tergal
Sacré loser que ce Jean-Claude ! Alors que le premier tome fait preuve d'un tableau sans concessions sur la rupture façon Tergal, les autres albums apportent tout leur lot de vécus, d'absurde et là Tronchet fait mouche car c'est vraiment très très fort et surtout super drôle !!!! Mention spéciale également à l'enfance de Jean-Claude, thème souvent abordé dans la Bd mais rarement aussi percutant qu'ici ! Bref, le dessin est beau (en tous cas le style me plaît), reste un loser JC et surtout continue de nous faire marrer ! L'une des plus chouettes séries de l'inégale collection Fluide Glacial !
Poupon la peste
"Poupon la Peste", toute ma jeunesse !!!! Je piquais la revue pour "jeunes filles" de ma frangine éditée par Fleurus (me souviens plus du nom, on remonte dans les années 70 là...) juste pour lire la page de Poupon la Peste, je ne connaissais rien des Bidochon ni de son auteur à l'époque.... Et les dessins de Binet si appréciés pour son autre "grosse" oeuvre et peu ici à priori me faisaient sourire... Alors ok c'est enfantin mais on reconnaît bien le personnage râleur de Raymond (est-ce lui petit ?), Poupon est une peste, une teigne et si tout ne prête pas à rire, on lit les pages sans déplaisir, le côté minimaliste ne retirant rien à l'intérêt de la lecture, l'absence de décors se prêtant plutôt bien à l'essentiel : le strip !!! Un ma foi pas si vilain péché de jeunesse !
Sacré Jésus !
Peut-on rire de tout ? Finalement avec Tronchet, je ne peux répondre que oui ! Dans un style minimaliste assez dépouillé par rapport aux Jean-Claude Tergal et dans un format plus petit, les aventures de Jésus forcent la curiosité puis l'adhésion ! C'est drôle, blasphématoire, et on en redemande !!! Forcément ce n'est pas le genre de bouquin à mettre dans les mains de votre grand-mère ou de votre fille pour son catéchisme et parfois les gags sentent un peu trop la vanne facile à faire mais la tentation est trop importante pour que l'on puisse le refermer sans l'avoir lu dans sa totalité... ...et avoir passé un bon moment finalement ! Le second tome est plus dispensable puisque Tronchet a posé les bases dans le premier et se permet de le faire évoluer dans un scénario plus complet (l'histoire passe de strips d'une page à une "aventure" pas inintéressante mais plus cynique et finalement moins drôle), je salue quand même la volonté de l'auteur à avoir tenté de renouveler sa petite série par la différence de style entre les deux livres qu'il a créé, St Benoît, canonisez le !
Gon
En un mot : j'adore !!!! Je me souviens de la première fois où j'ai feuilleté par hasard le premier tome de cette série, comment associer dessins aussi précis et travaillés (les décors sont superbement détaillés, les animaux également) avec un espèce de trublion façon T-Rex Super Deformed invulnérable et irrésistible !!!! Que de fous rires ! Alors, ça se passe toujours pareil, Gon est un petit dinosaure qui ne pense qu'à dormir, manger, s'amuser et faut pas le faire ch... !!!!!!!! Toujours en conflit avec un "méchant", à savoir un animal genre Ours, renard ou autre, toujours dessiné de façon réaliste à l'exception des yeux exprimant peur, surprise, cartoon et qui me tirent des larmes des yeux !!! Oui, c'est très con, oui, c'est très niais, oui c'est très rapidement lu (pas de paroles de surcroît) mais on peut très facilement estimer que cette oeuvre est le Buster Keaton du manga, à savoir des sketchs nonsensiques sans grande profondeur si ce n'est celle de distraire, et là, pari réussi !!!! En abuser serait peut être un peu trop tant les situations se répètent néanmoins, le seul gros défaut de "Gon". Néanmoins c'est le genre de Bd que j'aime à reprendre comme La mouche de Trondheim... Comme quoi il en faut parfois peu pour faire rire et sourire. A lire entre deux Sambre pour ne pas "Sambrer" dans la déprime !
Paracuellos
"Paracuellos" ?.... c'est le récit de la vie de l'auteur -Carlos Gimenez- recueilli par l'Assistance Publique pendant le temps ou l'Espagne vivait sous le totalitarisme du général Franco. Et il en a bavé, Carlos. On le sent au travers de ces récits. Brimades et désespoir étaient quasi son lot quotidien. Mais, heureusement, il nous restitue cela avec un humour franc, attachant... mais tellement sombre. On a envie de rire mais le désespoir de l'enfance est visible quasi à chaque page, chaque case. On en arrive à se dire "Merde, c'est pas possible". Mais si, c'était possible. Mais Carlos a survécu ; dans son corps et -surtout- dans son esprit. Il a ainsi pu raconter son adolescence, ses frustrations, ses premiers émois, ses débuts de dessinateurs... Vraiment une "drôle" de vie vécue là... Une vie à rire... et à pleurer. Mais peut-être ne faut-il retenir que le bon côté des choses ; même si ces dernières ont été bâties sur une enfance plus que malheureuse. Un témoignage vrai ; un coup de poing textuel et graphique à montrer à ceux à qui "tout réussit".
Le n°1
Une BD bourrée de références télévisuelles et cinématographiques (mais pas que...) qui laisse tout de même la place à l'originalité, et ça, c'est important. On ressent le goût de l'auteur pour la culture "Pop" et "underground", ce qui transparaît dans le graphisme. Le scénario, sans rien dévoiler de l'intrigue, est quant à lui farfelu mais cohérent et touche de près à l'actualité. A recommander vivement car pour quelques euros vous avez une histoire originale, une BD dont certaines pages sont de véritables petits tableaux et qui, contrairement à beaucoup d'autres, ne prend pas de place dans une bibliothèque ! Vivement "Le N°1 2" ou "Le N° 2" à moins que ce ne soit tout autre chose.
Gaston Lagaffe
A 10 ans j'adorais, et maintenant, 25 ans plus tard, je suis toujours aussi enthousiaste à l'idée de me lire un petit Gaston Lagaffe. Cette série est universelle et passe on ne peut mieux les époques. Les personnages sont truculents, il est impossible de ne pas être sensible à l'humour très accessible sans tomber dans le lourd ou la niaiserie. Dommage que la notation ne prenne pas en compte les 1/2 points sinon j'aurais mis 5,5/5 ;-)
Soda
La voilà, la seule série du magazine Spirou qui vaut vraiment le coup avec Spirou et Fantasio. Pas étonnant, elles ont eu, pendant un temps, le même scénariste. L’idée de base bien sûr fait tout le charme de cette bd ; un flic-pasteur qui truffe de plomb les bad-guys à la manière d’un Dirty Harry. Les scénarios sont vraiment très bon pour la plupart avec une sacré dose d’action et de suspense sans être redondants. C’est très noir aussi par moment comme l’âme du lieutenant Soda, qui au fil des albums ne décoche pratiquement jamais de sourire. Heureusement, la situation avec sa mère permet des situations cocasses amenant un peu d’humour dans les enquêtes du lieutenant Soda. Les quelques autres personnages secondaires comme Linda, Bab’s ou le capitaine sont aussi les bienvenus pour nous laisser souffler un peu. Pour ce qui est du dessin, rien à redire, Gazzotti est un maître. Des proportions nickel, une notion du mouvement parfaite et un souci du détail vraiment époustouflant. A-t-on jamais vu des flingues aussi détaillés en bd ? Par contre j’ai toujours trouvé bizarre, même si ça n’a jamais dérangé ma lecture, que presque tous les personnages aient des têtes normales, bien proportionnées, sauf le héros avec ses joues au niveau des yeux et sa tronche en forme de 9 dès qu’il est de trois quarts. Enfin, sans l’originalité de son faciès, ce ne serait plus Soda.