Très beau dyptique de Hugo Pratt. L'histoire de Criss Kenton permet à l'auteur de faire voyager son lecteur comme lui seul en avait le secret, avec un sens de l'authenticité et de la chaleur humaine jamais démenti.
Il faut dire que c'est précisément la dimension humaine qui domine, car le récit tient davantage de la chronique que d'une histoire à suspense : les situations s'enchaînent sans autre fil conducteur que de suivre l'errance de Kenton dans un pays en proie aux guerres coloniales, puis à la Guerre d'Indépendance.
Autant l'avouer, la narration en souffre car certaines situations du premier album paraissent répétitives et le récit manquent parfois d'une unité de rythme. Ces réserves s'appliquent uniquement au premier tome, celui-ci, en donnant la part belle aux textes, se fait parfois languissant, mais Pratt rectifie le tir dès le début du second tome, l'histoire est plus aérée et se recentre sur les dialogues, toujours parfaitement rédigés et adaptés, qui donnent davantage de nervosité aux aventures de Kenton.
La qualité de l'écriture est à souligner et constitue en grande partie la force de l'oeuvre. Les textes font la part belle aux considérations psychologiques des différents personnages, parfois les plus éphémères, et par leur justesse et leur pertinence offrent un ton original et surprenant on ne peut plus captivant.
Si Pratt abandonne cette narration, ses dialogues ne perdent jamais de leur saveur, et ne manquent pas de mettre en valeur les acteurs de son histoire, tel les Indiens dont la mentalité est cernée avec une dignité et un réalisme bienvenus. D'autant que l'auteur s'appuie sur une documentation aux mille détails cinglants qui offrent toute l'authenticité et l'intérêt souhaités pour cette reconstitution soignée. La partie romanesque de l'histoire est menée sans apitoiements malgré le pessimisme global d'un univers brutal et sans pitié. Les relations entre les personnages et la forte constitution de leur personnalité, sans oublier l'abondance de la galerie d'acteurs, donnent des échanges vivants et touchants qui complètent l'intérêt que l'on peut porter à ce dyptique.
Cotè dessin, si les mises en pages du premier tome sont classiques, le dessin de Pratt utilise le noir et blanc avec maîtrise et révèle un trait travaillé qui donne corps à ses intrigues avec un excellent sens du volume et du détail. L'absence de décors parfois, qui pourrait paraître une facilité chez certains, donne une grande souplesse à ses planches et participe à une forme de lisibilité encore une fois originale. Il faut bien reconnaître que parfois les notions de lieux sont un peu abstraites, mais cela ne nuit jamais à la lecture et finalement cela recentre l'intérêt sur les personnages.
Le second tome s'ouvre sur une mise en page à trois bandes qui permet au dessin de gagner du souffle et au trait de prendre de la valeur. Deux ruptures de style semblent indiquer que l'album a été achevé longtemps après le début de sa mise en chantier : au milieu de l'album, le trait devient plus gras et moins détaillé, mais surtout, la fin est réalisée dans le style de Pratt à la fin de sa carrière, moins réaliste et plus caricatural. Ce manque d'unité permet de juger de l'évolution du travail de Pratt sans être gênante, même si on ne peut s'empêcher de trouver la fin de l'histoire de Criss Kenton "floue", comparée à ses débuts où le dessinateur possédait un trait élégant et efficace.
Bref, du très bon Pratt, peut-être pas un chef-d'oeuvre à cause d'un certain flottement dans l'intrigue, mais une vision forte et pleine de caractère de l'Histoire de l'Amérique qui ne peut que toucher par ses qualités d'observation et de reconstitution. Le tout servi par un dessin de maître, qui ne se contente pas d'appliquer des codes et réserve son lot de surprises et de trouvailles. A découvrir.
Au vu du sujet de cet album, je me suis tout de suite senti concerné : les retrouvailles entre potes trentenaires.
Le travail de Jim et Fane a été de construire un récit où chacun a donné vie à 3 personnages. On obtient au final une tranche de vie de 6 amis (plus ou moins) où chacun a son identité propre. Ici, point d'intrigues et de rebondissements, mais des réflexions sur des questions que tous les trentenaires peuvent se poser. Les dialogues pourront parfois paraître crus, mais ils restent toujours réalistes. L'humour est également présent.
Les dessins ont également été faits dans un premier temps par les 2 auteurs, mais c'est Fane qui a tout redessiné. Le dessin est très proche du crayonné et convient bien au scénario. Les personnages sont bien reconnaissables et ont chacun leur identité graphique.
Cette lecture laisse forcément des traces et je la conseille à tous les trentenaires.
Je me suis intéressé à cette BD car je suis fan du dessin de Lepage. Mais là, son travail est différent de ce qu'il fait d'habitude.
Son dessin est ici moins "réaliste" que ce qu'il a pu faire dans d'autres albums. Mais le résultat, tout en nuances de gris est très bon et tout en finesse. Il a également utilisé des jeux et des effets sur les angles de vues. Seul petit regret, le découpage des planches qui est trop classique.
Dans la veine du film Petits meurtres entre amis, le scénario est très bien ficelé. Tout se passe en huis-clos, soit dans l'appartement d'Alex Clément soit dans l'appartement de la famille de bourgeois, ce qui donne une atmosphère très réussie. Tout est à base de quiproquos et d'incompréhensions. La personnalité de chaque acteur a été très travaillée et le résultat s'en ressent.
Un excellent vaudeville, à lire absolument !
J'avais vu cette BD lors de sa sortie, mais la couverture ne m'avait pas poussé à l'ouvrir. Après avoir lu des critiques pour la plupart positives, je l'ai ouverte et me suis dit qu'elle pourrait me plaire.
En effet, derrière une couverture et un titre austères, le contenu de l'album est complètement différent. Le dessin est énergique, bien maîtrisé, très lisible et parfaitement dans le ton de l'histoire. Bien que la palette des couleurs soit très restreinte, ceci confère une ambiance très réussie.
Le scénario est lui aussi très énergique. Dans un pur style "Tarantino" (déjà dit à plusieurs reprises dans les avis précédents), la plus grande partie de ce tome se déroule en huis-clos avec forte utilisation de flashes-backs. Les scènes d'actions sont impressionnantes et assez violentes. On se laisse porter par la narration et on attend maintenant la suite pour en savoir plus sur ce qui va arriver aux protagonistes.
Voila une très bonne surprise : tous les éléments de cette BD sont réussis !
J'ai rarement été déçu par les réalisations de Stalner (Eric), et ça ne sera pas pour cette fois.
Sur un fond de guerre froide, d'espionnage et de route 66, il nous sort une nouvelle fois une intrigue prenante, haletante, remplie d'action. On obtient une sorte de road movie rythmé par les meurtres et les fuites. On ne s'ennuie pas une seconde. Pour ne rien gâcher, il apparaît une profondeur dans le scénario faisant intervenir de nombreux acteurs.
Le dessin de Stalner est très reconnaissable, mais je le trouve moins abouti dans cette série que dans les autres. Peut-être travaille-t-il un peu trop (au vu du nombre d'albums qu'il dessine) ? Il reste quand même très bon et donne une ambiance juste de l'époque où se déroule le récit.
Une très bonne série en devenir, j'espère simplement qu'elle ne sera pas redondante sur la durée car il est quand même prévu 8 tomes.
Lorsque j'ai commencé à lire cette série, je suis tombé sur un contenu auquel je ne m'attendais pas. J'étais plus dans l'optique d'un scénario banal mais on se retrouve devant quelque chose d'assez original.
Cette série est basée sur la maîtrise du hasard et du destin par le biais de calculs complexes (c'est un faible mot). On a un peu de mal à y croire, mais les talents du scénariste nous font oublier tout ça. Tout est traité avec énormément de vitalité, tout va à 100 à l'heure, on n'a pas le temps de s'ennuyer. On vit l'histoire comme la vit le personnage principal, avec la même paranoïa. De plus, la fin est du même niveau que le reste.
Pour le dessin, il n'y a pas grand chose à dire, il est assez classique, pas extraordinaire mais il sert bien l'aventure.
Cette série est pour moi une très bonne surprise que je conseille.
Il ne reste plus grand chose à rajouter après tant d'avis.
Astérix est vraiment la BD pour les 7-77 ans, à partager par toute la famille.
Même si l'on peut constater une petite dégradation sur les derniers albums, la grande majorité reste culte.
A avoir dans toute bonne bibliothèque qui se respecte !!!
Je conseille de les prendre dans l'ordre de parution car même s'ils peuvent être lus indépendamment, les premiers tomes sont un cran au-dessus.
Une bd hilarante sur l'univers d'un dessinateur malchanceux et impopulaire. Même si certaines situations sont répétitives, (Les contrats avec monsieur Dupuis entre autres) on rigole bien devant les malheurs du personnage principal. Le dessin de Lambil est parfait pour la série.
Les gags entre le dessinateur et le scénariste qui se chamaillent sont mes préférés. Dommage qu'on ne trouve plus cette série en magasin.
Vauriens, pour moi c’est la découverte de la collection "Terres de légendes" à l’époque où ils ne faisaient pas encore de l’heroic fantasy formaté soleil. Du médiéval fantastique bien sombre où rien n’est joué pour le héros.
Ayant déjà beaucoup apprécié les deux premiers, c’est avec un plaisir démesuré que je retrouvais après moultes années d’attente, les destins tragiques de Pop et de sa belle Justine. Je sais pas trop pourquoi, mais elle me fait vraiment de l’effet cette histoire ; déjà les 2 « héros » suscités sont très attachants malgré un dessin irrégulier, tout comme l’armée d’enfants perdus et l’omniprésence du théâtre de rue. Tout ceci a fait que j’ai trouvé ça vraiment mignon malgré un univers sombre, impitoyable, glauque parfois. Et puis, l’idée de la clémence et de la tourmente est vraiment fascinante et plutôt bien représentée (même si, sur ce point, on sent quand même les 5 ans entre le 2 et le 3). La tourmente plutôt absente des 2 premiers nous revient en force pour le troisième et pour un final magistral à la Brunschwig.
J’ai vraiment hésité avec le 5/5 rien que pour faire remonter la note de cette série méconnue d’un scénariste connu de tous. Je suis étonné du peu d’avis la concernant mais on ne joue pas avec le statut de culte. Donc un très gros 4 pour une série qui devrait figurer dans les Immanquables.
Une nouvelle série du très bon Lupano accompagné du dessin original de Corboz, ceci ne peut annoncer que du très bon.
Le scénario en lui-même n'est pas très original : savant mélange de romantisme et de cape et d'épée. Mais c'est le traitement qui est très bon, entre la farce et la comédie : les dialogues sont fins et pleins d'humour, les situations rocambolesques se succèdent tambour battant.
Derrière une couverture très réussie et accrocheuse, l'intérieur de l'album peut surprendre. Les contours sont parfois un peu grossiers et les hachures un peu trop présentes mais le dessin est très dynamique et donne de la vitalité au récit. Les couleurs quant à elles sont très (trop) franches voir un peu criardes sur certaines planches.
Ce premier tome est très bon, très agréable à lire et très accrocheur. A confirmer dans le second tome.
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Fort Wheeling
Très beau dyptique de Hugo Pratt. L'histoire de Criss Kenton permet à l'auteur de faire voyager son lecteur comme lui seul en avait le secret, avec un sens de l'authenticité et de la chaleur humaine jamais démenti. Il faut dire que c'est précisément la dimension humaine qui domine, car le récit tient davantage de la chronique que d'une histoire à suspense : les situations s'enchaînent sans autre fil conducteur que de suivre l'errance de Kenton dans un pays en proie aux guerres coloniales, puis à la Guerre d'Indépendance. Autant l'avouer, la narration en souffre car certaines situations du premier album paraissent répétitives et le récit manquent parfois d'une unité de rythme. Ces réserves s'appliquent uniquement au premier tome, celui-ci, en donnant la part belle aux textes, se fait parfois languissant, mais Pratt rectifie le tir dès le début du second tome, l'histoire est plus aérée et se recentre sur les dialogues, toujours parfaitement rédigés et adaptés, qui donnent davantage de nervosité aux aventures de Kenton. La qualité de l'écriture est à souligner et constitue en grande partie la force de l'oeuvre. Les textes font la part belle aux considérations psychologiques des différents personnages, parfois les plus éphémères, et par leur justesse et leur pertinence offrent un ton original et surprenant on ne peut plus captivant. Si Pratt abandonne cette narration, ses dialogues ne perdent jamais de leur saveur, et ne manquent pas de mettre en valeur les acteurs de son histoire, tel les Indiens dont la mentalité est cernée avec une dignité et un réalisme bienvenus. D'autant que l'auteur s'appuie sur une documentation aux mille détails cinglants qui offrent toute l'authenticité et l'intérêt souhaités pour cette reconstitution soignée. La partie romanesque de l'histoire est menée sans apitoiements malgré le pessimisme global d'un univers brutal et sans pitié. Les relations entre les personnages et la forte constitution de leur personnalité, sans oublier l'abondance de la galerie d'acteurs, donnent des échanges vivants et touchants qui complètent l'intérêt que l'on peut porter à ce dyptique. Cotè dessin, si les mises en pages du premier tome sont classiques, le dessin de Pratt utilise le noir et blanc avec maîtrise et révèle un trait travaillé qui donne corps à ses intrigues avec un excellent sens du volume et du détail. L'absence de décors parfois, qui pourrait paraître une facilité chez certains, donne une grande souplesse à ses planches et participe à une forme de lisibilité encore une fois originale. Il faut bien reconnaître que parfois les notions de lieux sont un peu abstraites, mais cela ne nuit jamais à la lecture et finalement cela recentre l'intérêt sur les personnages. Le second tome s'ouvre sur une mise en page à trois bandes qui permet au dessin de gagner du souffle et au trait de prendre de la valeur. Deux ruptures de style semblent indiquer que l'album a été achevé longtemps après le début de sa mise en chantier : au milieu de l'album, le trait devient plus gras et moins détaillé, mais surtout, la fin est réalisée dans le style de Pratt à la fin de sa carrière, moins réaliste et plus caricatural. Ce manque d'unité permet de juger de l'évolution du travail de Pratt sans être gênante, même si on ne peut s'empêcher de trouver la fin de l'histoire de Criss Kenton "floue", comparée à ses débuts où le dessinateur possédait un trait élégant et efficace. Bref, du très bon Pratt, peut-être pas un chef-d'oeuvre à cause d'un certain flottement dans l'intrigue, mais une vision forte et pleine de caractère de l'Histoire de l'Amérique qui ne peut que toucher par ses qualités d'observation et de reconstitution. Le tout servi par un dessin de maître, qui ne se contente pas d'appliquer des codes et réserve son lot de surprises et de trouvailles. A découvrir.
Petites éclipses
Au vu du sujet de cet album, je me suis tout de suite senti concerné : les retrouvailles entre potes trentenaires. Le travail de Jim et Fane a été de construire un récit où chacun a donné vie à 3 personnages. On obtient au final une tranche de vie de 6 amis (plus ou moins) où chacun a son identité propre. Ici, point d'intrigues et de rebondissements, mais des réflexions sur des questions que tous les trentenaires peuvent se poser. Les dialogues pourront parfois paraître crus, mais ils restent toujours réalistes. L'humour est également présent. Les dessins ont également été faits dans un premier temps par les 2 auteurs, mais c'est Fane qui a tout redessiné. Le dessin est très proche du crayonné et convient bien au scénario. Les personnages sont bien reconnaissables et ont chacun leur identité graphique. Cette lecture laisse forcément des traces et je la conseille à tous les trentenaires.
Alex Clément est mort
Je me suis intéressé à cette BD car je suis fan du dessin de Lepage. Mais là, son travail est différent de ce qu'il fait d'habitude. Son dessin est ici moins "réaliste" que ce qu'il a pu faire dans d'autres albums. Mais le résultat, tout en nuances de gris est très bon et tout en finesse. Il a également utilisé des jeux et des effets sur les angles de vues. Seul petit regret, le découpage des planches qui est trop classique. Dans la veine du film Petits meurtres entre amis, le scénario est très bien ficelé. Tout se passe en huis-clos, soit dans l'appartement d'Alex Clément soit dans l'appartement de la famille de bourgeois, ce qui donne une atmosphère très réussie. Tout est à base de quiproquos et d'incompréhensions. La personnalité de chaque acteur a été très travaillée et le résultat s'en ressent. Un excellent vaudeville, à lire absolument !
Jazz Maynard
J'avais vu cette BD lors de sa sortie, mais la couverture ne m'avait pas poussé à l'ouvrir. Après avoir lu des critiques pour la plupart positives, je l'ai ouverte et me suis dit qu'elle pourrait me plaire. En effet, derrière une couverture et un titre austères, le contenu de l'album est complètement différent. Le dessin est énergique, bien maîtrisé, très lisible et parfaitement dans le ton de l'histoire. Bien que la palette des couleurs soit très restreinte, ceci confère une ambiance très réussie. Le scénario est lui aussi très énergique. Dans un pur style "Tarantino" (déjà dit à plusieurs reprises dans les avis précédents), la plus grande partie de ce tome se déroule en huis-clos avec forte utilisation de flashes-backs. Les scènes d'actions sont impressionnantes et assez violentes. On se laisse porter par la narration et on attend maintenant la suite pour en savoir plus sur ce qui va arriver aux protagonistes. Voila une très bonne surprise : tous les éléments de cette BD sont réussis !
La Liste 66
J'ai rarement été déçu par les réalisations de Stalner (Eric), et ça ne sera pas pour cette fois. Sur un fond de guerre froide, d'espionnage et de route 66, il nous sort une nouvelle fois une intrigue prenante, haletante, remplie d'action. On obtient une sorte de road movie rythmé par les meurtres et les fuites. On ne s'ennuie pas une seconde. Pour ne rien gâcher, il apparaît une profondeur dans le scénario faisant intervenir de nombreux acteurs. Le dessin de Stalner est très reconnaissable, mais je le trouve moins abouti dans cette série que dans les autres. Peut-être travaille-t-il un peu trop (au vu du nombre d'albums qu'il dessine) ? Il reste quand même très bon et donne une ambiance juste de l'époque où se déroule le récit. Une très bonne série en devenir, j'espère simplement qu'elle ne sera pas redondante sur la durée car il est quand même prévu 8 tomes.
La Métaphore du Papillon
Lorsque j'ai commencé à lire cette série, je suis tombé sur un contenu auquel je ne m'attendais pas. J'étais plus dans l'optique d'un scénario banal mais on se retrouve devant quelque chose d'assez original. Cette série est basée sur la maîtrise du hasard et du destin par le biais de calculs complexes (c'est un faible mot). On a un peu de mal à y croire, mais les talents du scénariste nous font oublier tout ça. Tout est traité avec énormément de vitalité, tout va à 100 à l'heure, on n'a pas le temps de s'ennuyer. On vit l'histoire comme la vit le personnage principal, avec la même paranoïa. De plus, la fin est du même niveau que le reste. Pour le dessin, il n'y a pas grand chose à dire, il est assez classique, pas extraordinaire mais il sert bien l'aventure. Cette série est pour moi une très bonne surprise que je conseille.
Astérix
Il ne reste plus grand chose à rajouter après tant d'avis. Astérix est vraiment la BD pour les 7-77 ans, à partager par toute la famille. Même si l'on peut constater une petite dégradation sur les derniers albums, la grande majorité reste culte. A avoir dans toute bonne bibliothèque qui se respecte !!! Je conseille de les prendre dans l'ordre de parution car même s'ils peuvent être lus indépendamment, les premiers tomes sont un cran au-dessus.
Pauvre Lampil
Une bd hilarante sur l'univers d'un dessinateur malchanceux et impopulaire. Même si certaines situations sont répétitives, (Les contrats avec monsieur Dupuis entre autres) on rigole bien devant les malheurs du personnage principal. Le dessin de Lambil est parfait pour la série. Les gags entre le dessinateur et le scénariste qui se chamaillent sont mes préférés. Dommage qu'on ne trouve plus cette série en magasin.
Vauriens
Vauriens, pour moi c’est la découverte de la collection "Terres de légendes" à l’époque où ils ne faisaient pas encore de l’heroic fantasy formaté soleil. Du médiéval fantastique bien sombre où rien n’est joué pour le héros. Ayant déjà beaucoup apprécié les deux premiers, c’est avec un plaisir démesuré que je retrouvais après moultes années d’attente, les destins tragiques de Pop et de sa belle Justine. Je sais pas trop pourquoi, mais elle me fait vraiment de l’effet cette histoire ; déjà les 2 « héros » suscités sont très attachants malgré un dessin irrégulier, tout comme l’armée d’enfants perdus et l’omniprésence du théâtre de rue. Tout ceci a fait que j’ai trouvé ça vraiment mignon malgré un univers sombre, impitoyable, glauque parfois. Et puis, l’idée de la clémence et de la tourmente est vraiment fascinante et plutôt bien représentée (même si, sur ce point, on sent quand même les 5 ans entre le 2 et le 3). La tourmente plutôt absente des 2 premiers nous revient en force pour le troisième et pour un final magistral à la Brunschwig. J’ai vraiment hésité avec le 5/5 rien que pour faire remonter la note de cette série méconnue d’un scénariste connu de tous. Je suis étonné du peu d’avis la concernant mais on ne joue pas avec le statut de culte. Donc un très gros 4 pour une série qui devrait figurer dans les Immanquables.
Célestin Gobe-la-lune
Une nouvelle série du très bon Lupano accompagné du dessin original de Corboz, ceci ne peut annoncer que du très bon. Le scénario en lui-même n'est pas très original : savant mélange de romantisme et de cape et d'épée. Mais c'est le traitement qui est très bon, entre la farce et la comédie : les dialogues sont fins et pleins d'humour, les situations rocambolesques se succèdent tambour battant. Derrière une couverture très réussie et accrocheuse, l'intérieur de l'album peut surprendre. Les contours sont parfois un peu grossiers et les hachures un peu trop présentes mais le dessin est très dynamique et donne de la vitalité au récit. Les couleurs quant à elles sont très (trop) franches voir un peu criardes sur certaines planches. Ce premier tome est très bon, très agréable à lire et très accrocheur. A confirmer dans le second tome.