Paradoxalement, j'ai préféré le scénario de Sept psychopathes.
Je ne remets pas en cause la qualité de ce one shot, bien au contraire, mais j'ai été moins surpris par l'histoire, qui m'a parfois donné l'impression de déjà lu.
Sinon c'est plaisant à lire, les dessins sont beaux mais c'est surtout la colorisation qui pousse l'ensemble graphique vers le haut.
Mis à part celà je n'ai pas grand chose à ajouter en plus des 2 premiers avis.
Je serai de la partie pour le troisième volet de cette collection, j'aime beaucoup le format, au moins l'on ne s'éternise pas et on est sûr d'avoir la fin de l'histoire.
Mon avis est strictement similaire à celui de Pol. J’ai également préféré ces "Sept voleurs" aux Sept psychopathes. Même si le premier album de la collection était sympa, celui-ci fait plus rêver. Et pourtant, je ne suis pas un gros amateur d’héroïc fantasy, mais ici, le dessin est tellement magnifique, et le scénario a trouvé un si bel équilibre entre dramatisation et humour !
Tout comme Pol, je m’inquiète un peu aussi du destin de la collection dans son ensemble. Basé sur un même schéma narratif (une équipe de sept personnes différentes se constitue pour une mission particulière), j’ai un peu peur qu’une lassitude s’installe. Car ce schéma narratif, s’il permet au scénariste de bâtir une jolie galerie de personnages complémentaires, a le désavantage de nécessiter beaucoup de place pour la présentation des personnages en début d’aventure. Si dans ce tome-ci, Chauvel arrive à amuser en faisant croiser et recroiser ses personnages avant la véritable constitution de l'équipe, je me demande dans quelle mesure chacun des sept scénaristes arrivera à surprendre et si une certaine lassitude ne se fera pas sentir chez le lecteur…
Après les Sept psychopathes, voici donc le second opus de la collection « 7 ». Si j’avais un peu hésité avant d’acheter le premier, cette fois le nom de David Chauvel et les magnifiques dessins m’ont immédiatement convaincu.
Bien m’en a pris puisque j’ai vraiment apprécié "Sept voleurs". La mécanique est similaire puisque dans la première partie de l’album notre équipe se constitue peu à peu. C’est une première partie très sympa parsemée de quelques notes d’humour tout à fait sympathiques.
Dans la deuxième partie nos voleurs se lancent à l’assaut d’un fabuleux trésor. Cette deuxième moitié vire clairement dans l’heroic fantasy avec son lot de combats contre orcs et dragons. Si d’habitude je n’apprécie guère le genre, là ça passe très bien puisque l’histoire ne s’étale pas indéfiniment pendant des tomes et des tomes…
Un petit mot sur les dessins et la colorisation que j’ai vraiment trouvé superbes !
J’étais un peu resté sur ma faim avec les psychopathes, j’ai donc préféré ces "Sept voleurs". Attention tout de même : la construction des histoires est très similaire entre les 2 albums (constitution de l’équipe - mission / épopée). Il va falloir innover et nous surprendre avec les autres tomes, sinon les lecteurs risquent de se lasser.
Etant fan de Léo (Aldébaran, Bételgeuse, Kenya), je retrouve les recettes qui fonctionnent dans les autres séries pré-citées.
Ce premier tome est convaincant. Vivement la suite.
Il faudra juger cette série sur la continuité, car avec Léo le dessin n'est pas la partie la plus importante, ce qui prévaut reste l'originalité du scénario et l'ambiance de ses récits.
A suivre...
C’est dur de donner une mauvaise note à une œuvre de Marini, tant son graphisme est excellent sans pour autant qu’il se la pète « je suis un super artiste donc je fais des trucs de ouf si ça me plaît » ; même si c’est très beau ça reste assez sobre. Donc rien à redire sur son travail, les rapaces ont énormément de classe et fascinent dans ces magnifiques décors nocturnes. On pourra juste se dire qu’après celle-ci, il aurait pu s’arrêter avec ses hidalgo ténébreux ; après Drago Molina, Le Scorpion fait juste figure de pâle copie. Bravo aussi pour Vicky (encore une rousse, miam).
On aurait donc pu s’inquiéter du scénario… Eh bien c’est sûrement le script de Dufaux le plus dynamique que j’ai pu lire, avec une très bonne intrigue en plus de ça. On ne tombe pas sur le cul mais ce n'est pas non plus cousu de fil blanc. Vraiment une histoire très prenante, et puis, qui n’aime pas les bonnes histoires de vampire ?
Alors pas culte quand même parce que la fin soulève des questions nécessitant un second cycle qui tarde à venir. Et quand bien même, les deux nouveaux rapaces ont quand même beaucoup moins de charisme et de classe que les originaux.
Après avoir apprécié le travail de Marazano et de Ponzio sur Le Complexe du chimpanzé, et devant la qualité des ouvrages édités chez Futuropolis (aussi bien au niveau du contenu que du contenant), j'ai acheté le 1er tome de cette série sans hésiter.
A la lecture, je me suis retrouvé devant un scénario relativement complexe. Les laboratoires Génétiks ont réussi à identifier la séquence complète d'un génome humain à partir de cellules appartenant à un de leur employé, Thomas. Celui-ci a été convaincu de signer un contrat donnant la possession de son génome à son employeur. Il se retrouve alors au coeur d'une gigantesque machination.
A partir de là, l'action et les rebondissements vont être omniprésents et on se laisse entraîner dans les péripéties de Thomas. Le comportement de ce dernier semble très réaliste, rempli de naïveté, il est complètement dépassé par les évènements. Le scénariste sait également jouer sur le mystère en ajoutant en début et fin de chaque chapitre une planche qu’il est encore difficile de raccorder au reste de l’intrigue.
Ponzio, dans son style photo-réaliste, permet de raccorder ce récit avec la réalité. Même si on peut regretter que certains visages manquent d'expressivité, la qualité est au rendez-vous.
Ce 1er tome est un excellent début pour cette série avec un scénario dense et réfléchi.
Une BD très marrante qui a bercé mon adolescence ! Dommage qu'il n'y ait pas plus de tomes...
C'est vicelard à souhait, très bien écrit, très bien dessiné, assez hilarant malgré une ambiance glauque très bien posée. En plus les histoires sont bien.
Bref, du très bon (sauf le dernier tome "contes de poivrots" qui n'est pas terrible).
Autant le dire tout de suite : la lecture de "Love Hina" n'élève pas vraiment la raison... Ce n'est pas bien original, assez idiot, carrément répétitif, ça vole souvent au-dessous de la ceinture, et l'auteur tire sur la corde au point de faire 14 tomes quand 8 ou 9 auraient largement suffi.
Bref, "Love Hina" n'atteint pas les sommets de la fibre artistique de la bande dessinée ou de la philosophie contemporaine.
Cependant (eh oui, j'ai mis 4/5, ce n'est pas une erreur), le dessin est agréable, la mise en scène magistrale, et les dialogues plutôt bien écrits. C'est plein de bons sentiments, souvent assez cucul, mais EXTREMEMENT attachant.
Comment dire... "Love Hina" est une lecture coupable... Le truc débile pour ado prépubère qu'on se surprend à dévorer fébrilement le soir, quand tout le monde dort, avant de le ranger discrètement sur l'étagère du dessus. On se surprend à se prendre d'affection pour les personnages, et à suivre avec passion l'évolution de la relation entre Keitaro le looser et Naru la fille parfaite (mais célibataire, on est dans un manga quand même).
Bref, je vous recommande vivement d'acheter le 1er tome. Si vous aimez, vous dévorerez les autres avec grand plaisir, sinon, passez illico votre chemin.
"Peter Pan" raconte ce qu'il s'est passé AVANT la célèbre histoire que tout le monde connaît.
On se souvient de l'histoire de Barrie, du film de Walt Disney ou encore du Hook de Spielberg. Ici, l'histoire racontée par Loisel est autrement plus... noire... Le dessin est magnifique, l'histoire est prenante et les personnages bien ficelés. Peut-être trouverez-vous que ça traîne un peu en longueur : c'est vrai... il y a un léger creux dans cette superbe histoire. Mais ne vous découragez pas : la fin est juste... hallucinante !
Vous ne verrez plus jamais Peter Pan de la même façon.
J'aurais pu mettre 5/5 à cette série que j'adore, mais la qualité est vraiment trop inégale... donc restons sur 4/5.
Les premiers tomes de "Canardo" (jusqu'a l'Amerzone) atteignent un degré de noirceur et de désespoir rarement atteint en BD. C'est beau, triste, ironique, bien écrit, plein d'idées et en référence constante aux films noirs et aux polars américains. Le héros, sorte de volatile ressemblant vaguement à Humphrey Bogart est très charismatique, et l'idée des personnages récurrents est vraiment bonne.
Le seul problème, c'est que Sokal en a eu assez de raconter des histoires déprimantes et a voulu faire de "Canardo" quelque chose de plus drôle. Comme c'est très bien écrit, ça passe, mais la série a définitivement perdu sa saveur.
Bref, jusqu'à l'Amerzone (l'un des meilleurs d'ailleurs) c'est génial. Après, vous pouvez toujours lire "la fille qui rêvait d'horizon" et "un misérable petit tas de secret" où Sokal s'en sort plutôt bien. Le reste ne présente que peu d'intérêt (même si, je le répète, les dialogues sont quand même très bien écrits).
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Sept voleurs
Paradoxalement, j'ai préféré le scénario de Sept psychopathes. Je ne remets pas en cause la qualité de ce one shot, bien au contraire, mais j'ai été moins surpris par l'histoire, qui m'a parfois donné l'impression de déjà lu. Sinon c'est plaisant à lire, les dessins sont beaux mais c'est surtout la colorisation qui pousse l'ensemble graphique vers le haut. Mis à part celà je n'ai pas grand chose à ajouter en plus des 2 premiers avis. Je serai de la partie pour le troisième volet de cette collection, j'aime beaucoup le format, au moins l'on ne s'éternise pas et on est sûr d'avoir la fin de l'histoire.
Sept voleurs
Mon avis est strictement similaire à celui de Pol. J’ai également préféré ces "Sept voleurs" aux Sept psychopathes. Même si le premier album de la collection était sympa, celui-ci fait plus rêver. Et pourtant, je ne suis pas un gros amateur d’héroïc fantasy, mais ici, le dessin est tellement magnifique, et le scénario a trouvé un si bel équilibre entre dramatisation et humour ! Tout comme Pol, je m’inquiète un peu aussi du destin de la collection dans son ensemble. Basé sur un même schéma narratif (une équipe de sept personnes différentes se constitue pour une mission particulière), j’ai un peu peur qu’une lassitude s’installe. Car ce schéma narratif, s’il permet au scénariste de bâtir une jolie galerie de personnages complémentaires, a le désavantage de nécessiter beaucoup de place pour la présentation des personnages en début d’aventure. Si dans ce tome-ci, Chauvel arrive à amuser en faisant croiser et recroiser ses personnages avant la véritable constitution de l'équipe, je me demande dans quelle mesure chacun des sept scénaristes arrivera à surprendre et si une certaine lassitude ne se fera pas sentir chez le lecteur…
Sept voleurs
Après les Sept psychopathes, voici donc le second opus de la collection « 7 ». Si j’avais un peu hésité avant d’acheter le premier, cette fois le nom de David Chauvel et les magnifiques dessins m’ont immédiatement convaincu. Bien m’en a pris puisque j’ai vraiment apprécié "Sept voleurs". La mécanique est similaire puisque dans la première partie de l’album notre équipe se constitue peu à peu. C’est une première partie très sympa parsemée de quelques notes d’humour tout à fait sympathiques. Dans la deuxième partie nos voleurs se lancent à l’assaut d’un fabuleux trésor. Cette deuxième moitié vire clairement dans l’heroic fantasy avec son lot de combats contre orcs et dragons. Si d’habitude je n’apprécie guère le genre, là ça passe très bien puisque l’histoire ne s’étale pas indéfiniment pendant des tomes et des tomes… Un petit mot sur les dessins et la colorisation que j’ai vraiment trouvé superbes ! J’étais un peu resté sur ma faim avec les psychopathes, j’ai donc préféré ces "Sept voleurs". Attention tout de même : la construction des histoires est très similaire entre les 2 albums (constitution de l’équipe - mission / épopée). Il va falloir innover et nous surprendre avec les autres tomes, sinon les lecteurs risquent de se lasser.
Antarès
Etant fan de Léo (Aldébaran, Bételgeuse, Kenya), je retrouve les recettes qui fonctionnent dans les autres séries pré-citées. Ce premier tome est convaincant. Vivement la suite. Il faudra juger cette série sur la continuité, car avec Léo le dessin n'est pas la partie la plus importante, ce qui prévaut reste l'originalité du scénario et l'ambiance de ses récits. A suivre...
Rapaces
C’est dur de donner une mauvaise note à une œuvre de Marini, tant son graphisme est excellent sans pour autant qu’il se la pète « je suis un super artiste donc je fais des trucs de ouf si ça me plaît » ; même si c’est très beau ça reste assez sobre. Donc rien à redire sur son travail, les rapaces ont énormément de classe et fascinent dans ces magnifiques décors nocturnes. On pourra juste se dire qu’après celle-ci, il aurait pu s’arrêter avec ses hidalgo ténébreux ; après Drago Molina, Le Scorpion fait juste figure de pâle copie. Bravo aussi pour Vicky (encore une rousse, miam). On aurait donc pu s’inquiéter du scénario… Eh bien c’est sûrement le script de Dufaux le plus dynamique que j’ai pu lire, avec une très bonne intrigue en plus de ça. On ne tombe pas sur le cul mais ce n'est pas non plus cousu de fil blanc. Vraiment une histoire très prenante, et puis, qui n’aime pas les bonnes histoires de vampire ? Alors pas culte quand même parce que la fin soulève des questions nécessitant un second cycle qui tarde à venir. Et quand bien même, les deux nouveaux rapaces ont quand même beaucoup moins de charisme et de classe que les originaux.
Genetiks
Après avoir apprécié le travail de Marazano et de Ponzio sur Le Complexe du chimpanzé, et devant la qualité des ouvrages édités chez Futuropolis (aussi bien au niveau du contenu que du contenant), j'ai acheté le 1er tome de cette série sans hésiter. A la lecture, je me suis retrouvé devant un scénario relativement complexe. Les laboratoires Génétiks ont réussi à identifier la séquence complète d'un génome humain à partir de cellules appartenant à un de leur employé, Thomas. Celui-ci a été convaincu de signer un contrat donnant la possession de son génome à son employeur. Il se retrouve alors au coeur d'une gigantesque machination. A partir de là, l'action et les rebondissements vont être omniprésents et on se laisse entraîner dans les péripéties de Thomas. Le comportement de ce dernier semble très réaliste, rempli de naïveté, il est complètement dépassé par les évènements. Le scénariste sait également jouer sur le mystère en ajoutant en début et fin de chaque chapitre une planche qu’il est encore difficile de raccorder au reste de l’intrigue. Ponzio, dans son style photo-réaliste, permet de raccorder ce récit avec la réalité. Même si on peut regretter que certains visages manquent d'expressivité, la qualité est au rendez-vous. Ce 1er tome est un excellent début pour cette série avec un scénario dense et réfléchi.
Nelson et Trafalgar
Une BD très marrante qui a bercé mon adolescence ! Dommage qu'il n'y ait pas plus de tomes... C'est vicelard à souhait, très bien écrit, très bien dessiné, assez hilarant malgré une ambiance glauque très bien posée. En plus les histoires sont bien. Bref, du très bon (sauf le dernier tome "contes de poivrots" qui n'est pas terrible).
Love Hina
Autant le dire tout de suite : la lecture de "Love Hina" n'élève pas vraiment la raison... Ce n'est pas bien original, assez idiot, carrément répétitif, ça vole souvent au-dessous de la ceinture, et l'auteur tire sur la corde au point de faire 14 tomes quand 8 ou 9 auraient largement suffi. Bref, "Love Hina" n'atteint pas les sommets de la fibre artistique de la bande dessinée ou de la philosophie contemporaine. Cependant (eh oui, j'ai mis 4/5, ce n'est pas une erreur), le dessin est agréable, la mise en scène magistrale, et les dialogues plutôt bien écrits. C'est plein de bons sentiments, souvent assez cucul, mais EXTREMEMENT attachant. Comment dire... "Love Hina" est une lecture coupable... Le truc débile pour ado prépubère qu'on se surprend à dévorer fébrilement le soir, quand tout le monde dort, avant de le ranger discrètement sur l'étagère du dessus. On se surprend à se prendre d'affection pour les personnages, et à suivre avec passion l'évolution de la relation entre Keitaro le looser et Naru la fille parfaite (mais célibataire, on est dans un manga quand même). Bref, je vous recommande vivement d'acheter le 1er tome. Si vous aimez, vous dévorerez les autres avec grand plaisir, sinon, passez illico votre chemin.
Peter Pan
"Peter Pan" raconte ce qu'il s'est passé AVANT la célèbre histoire que tout le monde connaît. On se souvient de l'histoire de Barrie, du film de Walt Disney ou encore du Hook de Spielberg. Ici, l'histoire racontée par Loisel est autrement plus... noire... Le dessin est magnifique, l'histoire est prenante et les personnages bien ficelés. Peut-être trouverez-vous que ça traîne un peu en longueur : c'est vrai... il y a un léger creux dans cette superbe histoire. Mais ne vous découragez pas : la fin est juste... hallucinante ! Vous ne verrez plus jamais Peter Pan de la même façon.
Canardo
J'aurais pu mettre 5/5 à cette série que j'adore, mais la qualité est vraiment trop inégale... donc restons sur 4/5. Les premiers tomes de "Canardo" (jusqu'a l'Amerzone) atteignent un degré de noirceur et de désespoir rarement atteint en BD. C'est beau, triste, ironique, bien écrit, plein d'idées et en référence constante aux films noirs et aux polars américains. Le héros, sorte de volatile ressemblant vaguement à Humphrey Bogart est très charismatique, et l'idée des personnages récurrents est vraiment bonne. Le seul problème, c'est que Sokal en a eu assez de raconter des histoires déprimantes et a voulu faire de "Canardo" quelque chose de plus drôle. Comme c'est très bien écrit, ça passe, mais la série a définitivement perdu sa saveur. Bref, jusqu'à l'Amerzone (l'un des meilleurs d'ailleurs) c'est génial. Après, vous pouvez toujours lire "la fille qui rêvait d'horizon" et "un misérable petit tas de secret" où Sokal s'en sort plutôt bien. Le reste ne présente que peu d'intérêt (même si, je le répète, les dialogues sont quand même très bien écrits).