Quotidien délirant
De brèves histoires racontant le quotidien...
Auteurs espagnols Les années (A SUIVRE)
Cela pourrait être vous, moi ou des personnes de votre entourage ! Un album racontant le quotidien!!! Le quotidien est tellement comme Miguelanxo Prado le décrit et le dessine.... Chapeau Monsieur Prado !
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| Date de parution | Avril 1996 |
| Statut histoire | Histoires courtes 1 tome paru |
© Casterman 1996
30/03/2002
| Clémentine
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Les avis
Ce recueil rassemble des histoires humoristiques de quatre pages chacune, qui observent avec cynisme et un certain sarcasme les travers de la société humaine à travers une série de saynètes diverses, parfois réalistes parfois plus absurdes. Je me souviens bien de la sortie de cet album, que j'avais aperçu et feuilleté dans les bacs de la FNAC. En le relisant aujourd'hui pour de bon, je me rends compte à quel point cela remonte à longtemps, car son contenu reflète fortement l'époque de sa création et a finalement assez mal vieilli à mes yeux. C'est dommage, car j'aurais vraiment aimé aimer cet album : j'ai beaucoup d'affection pour l'œuvre de Miguelanxo Prado. Son dessin peut parfois être formidable (je pense par exemple à son histoire dans Sandman - Nuits Éternelles ou encore à Trait de craie) et il est ici encore de très bonne facture. Les planches sont soignées, avec de belles couleurs et des personnages comme des décors très bien rendus. On sent aussi une vraie liberté graphique : Prado varie les techniques selon les histoires et modifie parfois sensiblement son style. Ce sont des pages qui donnent envie d'être lues. Dommage toutefois que l'essentiel de la narration repose surtout sur les dialogues, la mise en scène et le dessin étant finalement assez peu sollicités pour porter l'humour. Mais c'est surtout l'impression de désuétude qui domine à la lecture, trente ans après la parution. Les histoires et leurs contextes sentent fortement les années 1980 et le début des années 1990. L'auteur y dénonce notamment le machisme latino, un patriarcat encore très présent, les excès des années fric et de la société de consommation, ou encore l'intrusion progressive de technologies qui nous paraissent aujourd'hui totalement dépassées mais qui semblaient alors envahissantes ou inquiétantes. Relu aujourd'hui, cet humour fonctionne moins bien. Ce qui devait produire un effet de surprise ou de révélation chez le lecteur de l'époque paraît désormais assez attendu : les personnages apparaissent aujourd'hui trop caricaturaux ou dépassés, et les situations trop évidentes. Là où Prado cherchait sans doute à provoquer un sourire grinçant en mettant en lumière certaines attitudes, le lecteur actuel se contente souvent de constater que, oui, tel personnage est macho ou tel autre rétrograde, sans que cela produise encore beaucoup d'effet comique. Il en découle des histoires assez bavardes, mollassonnes dans leur mise en scène, et qui peinent à décrocher un sourire. C'est d'autant plus frustrant que le talent graphique de Prado est bien présent et que certaines idées montrent encore par moments son imagination et son goût pour la satire sociale.
Ces récits courts sont parus en Espagne à partir de 1985 dans des revues comme El Jueves , Cairo ou Cimoc... annonçant un style et un ton satirique, c'est ce qui explique les différences de genres (réalisme et caricatural) et de techniques graphiques (plume et pastel). Le dessin de Prado ne m'a pas toujours satisfait sur d'autres de ses Bd, mais ici, je le trouve adapté au sujet, car il décortique les travers d'une société décadente avec une ironie féroce et mordante. Certaines situations sont très drôles et très barrées, d'autres moins, c'est l'habituel côté inégal des histoires courtes compilées en album, il y en aura toujours des bonnes et des moins bonnes. En tout cas, il y a un peu de tout et rien dans ce recueil, du délirant, du comique caustique, des trucs pas toujours ragoutant, où l'être humain est vilipendé, ramené plus bas que terre, considéré comme honteux et infâme... mais ce genre d' absurde me convient, parce que j'aime quand on force le trait parfois outrancièrement, c'est assez drôle.
Je découvre cet auteur! Et c'est ma foi une fort bonne surprise, a plusieurs reprises j'avais aperçu la couverture de cet album dans les bacs de ma médiathèque et je n'osais pas franchir le pas. Voilà c'est fait et bien m'en a pris! Beaucoup d'ironie mais surtout un humour à la fois noir et désabusé, Prado jette un regard sans concession sur notre monde, nos petits ou gros travers. Cet album décalé mais pas tant que ça est hautement recommandable, le dessin étrange au premier abord est finalement très plaisant.
C’est assez inégal. Dans la qualité – quoi que le minimum n’est ici jamais très bas -, mais surtout dans le ton. Cela alterne histoires surréalistes et ironie brûlante. Je ne sais pas si c’est vraiment une bd d’humour. En tout cas, c’est assez grinçant. La critique des travers de notre société est hélas encore d’actualité, et est en tout cas bien faite. J’ai eu l’impression en le lisant que cet album rassemblait des histoires écrites à différentes périodes. En effet, le dessin offre de très grandes variations, au point qu’on croirait y voir l’œuvre de plusieurs auteurs différents : c’est quand même agréable dans l’ensemble (je n’ai juste pas trop aimé le dessin de « Fumas » et cette histoire non plus d’ailleurs…). Je découvre ici Prado et son imagination plutôt débordante. Cet album n’est pas forcément inoubliable, mais il m’a donné envie d’en lire d’autres du même auteur.
Vraiment pas de quoi casser trois pattes à un dinosaure. J'aime bien le dessin de Prado, mais l'humour absurde très particulier de cet auteur n'a fait mouche que trop peu de fois chez moi pour que je mette une meilleure note à ce one-shot. D'ailleurs quelques jours après l'avoir lu, je ne pourrais pas citer un gag qui me soit resté en mémoire.
Cet album a déjà plus de 10 ans et je ne le découvre que maintenant. Les thèmes traités restent d'actualité, aussi surprenant que cela puisse paraître. J'ai bien aimé la manière dont l'auteur se délecte des travers de notre société de consommation. Le style graphique change au fil des récits traités. J'ai du mal à croire que c'est bien le même dessinateur. Je trouve qu'il a beaucoup de talent pour nous offrir une variété de palette si large. En somme, une bd bien sympathique qui mérite que l'on s'y intéresse !
Une BD un tantinet surrestimée à mon humble avis. Certes l'ensemble est assez original, pas ennuyeux mais deux jours après l'avoir lu, c'est à peine si je me rappelle des différentes histoires courtes. Je ne suis de plus pas très fan de ce dessin (question de goût, j'ai rien de particulier à lui reprocher, à part le fait que ça bave parfois un peu) ce qui fait que j'ai grand peine à sortir cette BD du lot.
Avec une ironie et un cynisme qui rappelle parfois Boucq ("La dérisoire effervescence des comprimés"), Prado croque un quotidien qui m'a paru surréaliste, parfois futuriste, tellement je ne reconnaissais pas mon environnement. Et pourtant, en s'attardant, en relisant, on se rend compte que ça colle plutôt bien à la réalité. Les histoires sont "coupées" entre elles par un dessin qui alterne, à la "Trait de craie", et un dessin plus précis et aux couleurs plus vives ; ce qui permet de passer en douceur d'une histoire à l'autre.
Très bonne découverte. Je ne connaissais absolument pas cet auteur...et je vais me pencher sérieusement sur ses autres oeuvres. Les dessins et les couleurs sont magnifiques. La philosopie de la vie qui y est traitée m'a extrêmement ravie tout au long de la lecture. A posséder dans sa bdthèque.
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