Toute la bêtise humaine réunie en un seul personnage !!!
C'est le tour de force de Chabouté sur cet excellent opus.
La lecture s'avère jubilatoire, tant le retour de bâton est puissant.
J'avais déjà lu cette BD il y a un bout de temps, et je ressens à nouveau le même plaisir de lecture aujourd'hui.
Au delà de l'aspect excessif, j'aime le courage et l'engagement de Chabouté qui doit certainement y apporter des faits de son vécu.
En complément de l'humour noir omniprésent, il y a une bonne dose de dénonciation des dérives du système actuel et surtout une mise en avant de l'imbécillité latente de nos congénères.
Chapeau bas pour cet exercice de style.
Une BD étonnante et originale sur bien des points !
Premièrement le format encore plus grand que grand, 70 pages et la première édition vendue avec une jaquette en font un livre conséquent et donne un coté costaud et crédible à l'ouvrage. Du coup, nous avons l'impression non plus de prendre en main une BD, mais un véritable ouvrage "scientifique".
Cet ouvrage est une sorte d'ovni dans le monde de la BD. Premièrement, il n'y a pas une seule bulle et seule la voix off et finalement assez détachée rythme cette BD en commentant l'histoire et les dessins. L'histoire, celle de Lucy et d'Adam. Lucy, le squelette le plus mythique et célèbre trouvé en Ethiopie et daté de 3,5 millions d'année. Adam, être mythique et biblique, père de tous les humains a été choisi comme nom afin de représenter le héro masculin de cette aventure.
Le scénario est une merveille d'humanité alors que pas un "humain" n'y est représenté. Les pages débordent de sentiments, de sensibilité et de fragilité. Nous avons l'impression d'être au milieu de ce monde sauvage, dangereux et "primitif". La restitution de cet univers de cette époque est une merveille.
On ressent la dureté et l'hostilité de la savane, on souffre et on souffle avec Lucy. Et nous découvrons avec émerveillement l'évolution de nos ancêtres.
Ajoutons qu'une préface d'Yves Coppens et un épilogue remette agréablement et scientifiquement les éléments de l'œuvre en place.
Le scénario est porté par un non moins surprenant dessin ultra réaliste, entièrement informatisé, mais d'une précision telle que certains plans, certains dessins nous font demander si nous n'avons pas affaire à une photographie.
Malgré les visages simiesques assez figés des protagonistes, les émotions transparaissent aisément au travers des regards.
Un travail qui n'est pas celui que j'attends d'une BD, mais est ce vraiment une BD que nous avons entre les mains ? Nous nous rapprochons plus du roman historique où la recherche du détail et de la précision est le maitre mot.
Un Bande dessinée en complet décalage avec tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Dans le genre, je ne serai pas loin de dire qu'il s'agit là d'un chef d'œuvre. J'ai longtemps hésité à choisir une note. Alors, je la donne non pas pour la dimension BD, mais pour la qualité de l'ensemble et son originalité.
Dans le monde de la BD pure et classique, cela va surement créer la polémique.
Franchement intéressant.
Bien que les tomes soient relativement inégaux (le premier est vraiment magnifique). Le dessin est dans l'ensemble très bon malgré qu'il soit parfois trop sombre, du coup, il perd parfois un peu en lisibilité.
Le premier tome distille une ambiance, lourde, pleine de claustrophobie ou on peut bien sentir pointer la folie. La plongée dans le fantastique du second met bien les choses en place, pour pratiquement basculer dans l'horreur dans le dernier tome. Rien à dire, c'est une série rondement menée, agréablement courte (3 tomes ça fait plaisir) et qui en plus pose une fin comme on en voit peu. A lire...
Petit truc sympa, on remarque facilement que deux acteurs américains bien connus (et de talent très inégal) on inspirés Christophe Bec. (un Bruce et un Johnny).
Une vrai petite perle teintée d'humour noir.
Ce florilège de petites histoires est d'un excellent niveau tant au niveau dessin que celui des scénarios.
On devine parfois la chute de certaines histoires, sans que cela n'enlève l'intérêt de la lecture.
Il est à noter que je n'ai lu que la version N&B, domaine de prédilection de Chabouté.
Globalement, c'est très positif. Je conseille vivement la découverte de ce recueil.
Je vais aller directement au 4/5 pour encourager cette série.
il y a beaucoup de séries s'appuyant sur l'opposition du bien et du mal.
Celle ci a le mérite de bouleverser les rôles et de placer le sauveur de la race humaine là où ne l'attend pas.
Ce premier tome d'introduction se lit avec aisance. Le rythme est soutenu et le dessin de bon niveau sauf peut être les personnages vus de loin.
La colorisation est relativement douce et très agréable.
Vu la tournure du scénario dans ce premier tome, j'ai hâte de voir l'évolution de l'histoire, même si la dernière page nous donne la ligne conductrice du récit à venir.
Le fond et la forme étant réunis, on est en droit d'espérer pour la suite.
C’est un album coup de cœur.
J’ai lu peu de choses de Fred (rien serait le terme plus approprié). Et pourtant... Quelle claque !
Pour illustrer le Journal de Jules Renard, Fred choisit comme cadre à son récit une promenade bucolique mettant en scène Mr Renard accompagné d’un corbeau (tiens, tiens). Notre paire disserte longuement sur les choses de la vie. Les citations sont légion. On pourrait même dire que les dialogues ne sont que citations : des paroles sombres, profondes et ô combien justes et d’actualité. On a l’impression que Maître Corbeau n’est présent que pour relancer Mr Renard dans ses pensées. Cette balade est aussi l’occasion de faire des rencontres plus ou moins incongrues. On peut résumer cet album en une succession de pensées, idées qui ont fait la renommée de Jules Renard. Le final est particulièrement réussi et ponctue de belle manière ce récit consacré au journal de celui qui a écrit "Poil de carotte".
Le dessin n’est pas en reste. Fred surprend par la diversité des plans (larges ou resserrés). Les cadrages sont également variés : à de pleines pages se succèdent des pages avec une multitude de petites cases. Certains plans sont découpés en plusieurs cases. D’autres cases sont reprises en "négatif" pour mieux faire ressortir les pensées de l’écrivain. Bref, le traitement graphique est en phase avec le scénario et constitue ainsi un exemple pour tout dessinateur, de l’apprenti au "confirmé".
Un album injustement méconnu.
Diptyque excellent et indispensable!
L’histoire, qui fait la force première de ce récit, mêle habilement les bons ingrédients du western avec un polar et une enquête "policière".
Un homme est à la recherche du meurtrier de sa femme et sa fille, cette quête n’est pas exclusivement dictée par une simple vengeance comme l’on pourrait le voir dans des mauvaises séries B mais également par une remise en question du héros, de son passé, de sa "pseudo-culture" américaine et de l’esclavage des indiens d’Amérique. Tous ces ingrédients sont convenablement romancés afin de permettre au lecteur de ne pas voir les pages défiler.
Les dessins et couleurs sont superbes, comme pour la plupart des ouvrages de ce dessinateur.
La deuxième version intégrale bénéficie de quelques pages de supplément qui sont de très bonnes factures.
Achat vivement conseillé pour un excellent moment de lecture...
Difficile de ne pas répéter les précédents avis...
Je confirme dès lors tout le bien de cette série historique, à posséder sans aucune hésitation si vous aimez la Rome Antique, ses gladiateurs, ses complots, ses Empereurs, son sénat...
Le premier cycle s’est terminé au quatrième tome. Personnellement, je trouve que le deuxième cycle met du temps à se mettre en place. J’ai même été un peu déçu du dernier opus.
Malgré cela, la série ne peut souffrir de cette petite impression tant le travail du scénariste (qui relève de l’historien) est aussi impeccable que celui du dessinateur.
A posséder de toute urgence...
Quand j'ai lu le premier tome il y a bien un an maintenant, j'avais été scotché par les dessins de Cecil, ces couleurs extraordinaires et l'univers que les deux auteurs avaient réussi a créé: un Bordeaux imaginaire (on voit la gare St-Jean dans le tome 2), très inspiré de Paris avec ses métros aériens, à mi-chemin entre les années 1900 et les années 2050; bref du steam punk à l'état brut mais beaucoup plus réussi que la moyenne du genre. J'avais par contre été déçu par l'intrigue autour des snuff movies que je trouvais un peu bancale. Bref tout ça donnait un bon 4 étoiles.
A la lecture du deuxième tome, que je trouve personnellement bien meilleur que le premier (chose rare; quoique mon avis n'est semble t-il pas partagé par tout le monde), cette histoire de snuff passe un peu en second plan; tout est plus centré sur le chantage, le jeu de cache cache entre le réseau et les méchants et surtout sur les personnages. On découvre ainsi le passé de M. Lune, son caractère, son mal être et on découvre un personnage torturé, complexe, bref incroyable. Le propos est noir, sans concession, tout comme l'histoire où Cecil ne fait aucun compromis et se montre bien cruel avec ses personnages et leurs amours. Il réussit avec Corbeyran et Filippi (co-auteurs) un coup de maître avec cette histoire, cet univers délirant et ces personnages charismatiques. Le trait de Cécil n'a jamais été aussi efficace que dans ce second tome et certaines vues des toits sont absolument sublimes, bénéficiant toujours d'une mise en couleur exemplaire. L'architecture de la cité continue de jouer un rôle prépondérant au gré des péripéties de ces deux monte en l'air.
Cecil prévoyait à l'origine une série en 10 tomes. C'est maintenant réduit à 3 tomes mais on attend toujours la conclusion. Dommage, c'est une oeuvre qui pourrait faire date à mon sens.
Une série sortie en mai 2005, assez discrète, mais de bonne qualité...
Elle est adaptée d’un roman de Wolfgang Hohlbein (auteur allemand célèbre). Je pense dès lors déceler que le scénario a dû être fortement simplifié, notamment pour permettre à l’histoire de trouver sa fin en deux tomes...
Je rejoins les avis précédents quant à la simplicité du récit, et je les rejoins également quant à la qualité extraordinaire des planches graphiques proposées... C’est visuellement très abouti.
En réalité, s’il est vrai que l’ensemble du scénario manque un peu de densité, ce premier opus entraîne néanmoins le lecteur dans cette histoire de pitié, de douleur, de haine, de violence et d'amour.
Certaines scènes, magnifiquement mises en page, m’ont coupé le souffle. Là réside selon moi la qualité principale de l’album, en regard du point négatif évoqué ci-dessus...
En résumé, comme pour tant d’autres séries injustement peu connues, je conseille celle-ci, en espérant que le second et dernier tome pointe bientôt le bout de son nez !
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Pleine lune
Toute la bêtise humaine réunie en un seul personnage !!! C'est le tour de force de Chabouté sur cet excellent opus. La lecture s'avère jubilatoire, tant le retour de bâton est puissant. J'avais déjà lu cette BD il y a un bout de temps, et je ressens à nouveau le même plaisir de lecture aujourd'hui. Au delà de l'aspect excessif, j'aime le courage et l'engagement de Chabouté qui doit certainement y apporter des faits de son vécu. En complément de l'humour noir omniprésent, il y a une bonne dose de dénonciation des dérives du système actuel et surtout une mise en avant de l'imbécillité latente de nos congénères. Chapeau bas pour cet exercice de style.
Lucy - L'Espoir
Une BD étonnante et originale sur bien des points ! Premièrement le format encore plus grand que grand, 70 pages et la première édition vendue avec une jaquette en font un livre conséquent et donne un coté costaud et crédible à l'ouvrage. Du coup, nous avons l'impression non plus de prendre en main une BD, mais un véritable ouvrage "scientifique". Cet ouvrage est une sorte d'ovni dans le monde de la BD. Premièrement, il n'y a pas une seule bulle et seule la voix off et finalement assez détachée rythme cette BD en commentant l'histoire et les dessins. L'histoire, celle de Lucy et d'Adam. Lucy, le squelette le plus mythique et célèbre trouvé en Ethiopie et daté de 3,5 millions d'année. Adam, être mythique et biblique, père de tous les humains a été choisi comme nom afin de représenter le héro masculin de cette aventure. Le scénario est une merveille d'humanité alors que pas un "humain" n'y est représenté. Les pages débordent de sentiments, de sensibilité et de fragilité. Nous avons l'impression d'être au milieu de ce monde sauvage, dangereux et "primitif". La restitution de cet univers de cette époque est une merveille. On ressent la dureté et l'hostilité de la savane, on souffre et on souffle avec Lucy. Et nous découvrons avec émerveillement l'évolution de nos ancêtres. Ajoutons qu'une préface d'Yves Coppens et un épilogue remette agréablement et scientifiquement les éléments de l'œuvre en place. Le scénario est porté par un non moins surprenant dessin ultra réaliste, entièrement informatisé, mais d'une précision telle que certains plans, certains dessins nous font demander si nous n'avons pas affaire à une photographie. Malgré les visages simiesques assez figés des protagonistes, les émotions transparaissent aisément au travers des regards. Un travail qui n'est pas celui que j'attends d'une BD, mais est ce vraiment une BD que nous avons entre les mains ? Nous nous rapprochons plus du roman historique où la recherche du détail et de la précision est le maitre mot. Un Bande dessinée en complet décalage avec tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. Dans le genre, je ne serai pas loin de dire qu'il s'agit là d'un chef d'œuvre. J'ai longtemps hésité à choisir une note. Alors, je la donne non pas pour la dimension BD, mais pour la qualité de l'ensemble et son originalité. Dans le monde de la BD pure et classique, cela va surement créer la polémique.
Sanctuaire
Franchement intéressant. Bien que les tomes soient relativement inégaux (le premier est vraiment magnifique). Le dessin est dans l'ensemble très bon malgré qu'il soit parfois trop sombre, du coup, il perd parfois un peu en lisibilité. Le premier tome distille une ambiance, lourde, pleine de claustrophobie ou on peut bien sentir pointer la folie. La plongée dans le fantastique du second met bien les choses en place, pour pratiquement basculer dans l'horreur dans le dernier tome. Rien à dire, c'est une série rondement menée, agréablement courte (3 tomes ça fait plaisir) et qui en plus pose une fin comme on en voit peu. A lire... Petit truc sympa, on remarque facilement que deux acteurs américains bien connus (et de talent très inégal) on inspirés Christophe Bec. (un Bruce et un Johnny).
Sorcières
Une vrai petite perle teintée d'humour noir. Ce florilège de petites histoires est d'un excellent niveau tant au niveau dessin que celui des scénarios. On devine parfois la chute de certaines histoires, sans que cela n'enlève l'intérêt de la lecture. Il est à noter que je n'ai lu que la version N&B, domaine de prédilection de Chabouté. Globalement, c'est très positif. Je conseille vivement la découverte de ce recueil.
Les Jours du Chaos
Je vais aller directement au 4/5 pour encourager cette série. il y a beaucoup de séries s'appuyant sur l'opposition du bien et du mal. Celle ci a le mérite de bouleverser les rôles et de placer le sauveur de la race humaine là où ne l'attend pas. Ce premier tome d'introduction se lit avec aisance. Le rythme est soutenu et le dessin de bon niveau sauf peut être les personnages vus de loin. La colorisation est relativement douce et très agréable. Vu la tournure du scénario dans ce premier tome, j'ai hâte de voir l'évolution de l'histoire, même si la dernière page nous donne la ligne conductrice du récit à venir. Le fond et la forme étant réunis, on est en droit d'espérer pour la suite.
Le Journal de Jules Renard lu par Fred
C’est un album coup de cœur. J’ai lu peu de choses de Fred (rien serait le terme plus approprié). Et pourtant... Quelle claque ! Pour illustrer le Journal de Jules Renard, Fred choisit comme cadre à son récit une promenade bucolique mettant en scène Mr Renard accompagné d’un corbeau (tiens, tiens). Notre paire disserte longuement sur les choses de la vie. Les citations sont légion. On pourrait même dire que les dialogues ne sont que citations : des paroles sombres, profondes et ô combien justes et d’actualité. On a l’impression que Maître Corbeau n’est présent que pour relancer Mr Renard dans ses pensées. Cette balade est aussi l’occasion de faire des rencontres plus ou moins incongrues. On peut résumer cet album en une succession de pensées, idées qui ont fait la renommée de Jules Renard. Le final est particulièrement réussi et ponctue de belle manière ce récit consacré au journal de celui qui a écrit "Poil de carotte". Le dessin n’est pas en reste. Fred surprend par la diversité des plans (larges ou resserrés). Les cadrages sont également variés : à de pleines pages se succèdent des pages avec une multitude de petites cases. Certains plans sont découpés en plusieurs cases. D’autres cases sont reprises en "négatif" pour mieux faire ressortir les pensées de l’écrivain. Bref, le traitement graphique est en phase avec le scénario et constitue ainsi un exemple pour tout dessinateur, de l’apprenti au "confirmé". Un album injustement méconnu.
L'Etoile du Désert
Diptyque excellent et indispensable! L’histoire, qui fait la force première de ce récit, mêle habilement les bons ingrédients du western avec un polar et une enquête "policière". Un homme est à la recherche du meurtrier de sa femme et sa fille, cette quête n’est pas exclusivement dictée par une simple vengeance comme l’on pourrait le voir dans des mauvaises séries B mais également par une remise en question du héros, de son passé, de sa "pseudo-culture" américaine et de l’esclavage des indiens d’Amérique. Tous ces ingrédients sont convenablement romancés afin de permettre au lecteur de ne pas voir les pages défiler. Les dessins et couleurs sont superbes, comme pour la plupart des ouvrages de ce dessinateur. La deuxième version intégrale bénéficie de quelques pages de supplément qui sont de très bonnes factures. Achat vivement conseillé pour un excellent moment de lecture...
Murena
Difficile de ne pas répéter les précédents avis... Je confirme dès lors tout le bien de cette série historique, à posséder sans aucune hésitation si vous aimez la Rome Antique, ses gladiateurs, ses complots, ses Empereurs, son sénat... Le premier cycle s’est terminé au quatrième tome. Personnellement, je trouve que le deuxième cycle met du temps à se mettre en place. J’ai même été un peu déçu du dernier opus. Malgré cela, la série ne peut souffrir de cette petite impression tant le travail du scénariste (qui relève de l’historien) est aussi impeccable que celui du dessinateur. A posséder de toute urgence...
Le Réseau Bombyce
Quand j'ai lu le premier tome il y a bien un an maintenant, j'avais été scotché par les dessins de Cecil, ces couleurs extraordinaires et l'univers que les deux auteurs avaient réussi a créé: un Bordeaux imaginaire (on voit la gare St-Jean dans le tome 2), très inspiré de Paris avec ses métros aériens, à mi-chemin entre les années 1900 et les années 2050; bref du steam punk à l'état brut mais beaucoup plus réussi que la moyenne du genre. J'avais par contre été déçu par l'intrigue autour des snuff movies que je trouvais un peu bancale. Bref tout ça donnait un bon 4 étoiles. A la lecture du deuxième tome, que je trouve personnellement bien meilleur que le premier (chose rare; quoique mon avis n'est semble t-il pas partagé par tout le monde), cette histoire de snuff passe un peu en second plan; tout est plus centré sur le chantage, le jeu de cache cache entre le réseau et les méchants et surtout sur les personnages. On découvre ainsi le passé de M. Lune, son caractère, son mal être et on découvre un personnage torturé, complexe, bref incroyable. Le propos est noir, sans concession, tout comme l'histoire où Cecil ne fait aucun compromis et se montre bien cruel avec ses personnages et leurs amours. Il réussit avec Corbeyran et Filippi (co-auteurs) un coup de maître avec cette histoire, cet univers délirant et ces personnages charismatiques. Le trait de Cécil n'a jamais été aussi efficace que dans ce second tome et certaines vues des toits sont absolument sublimes, bénéficiant toujours d'une mise en couleur exemplaire. L'architecture de la cité continue de jouer un rôle prépondérant au gré des péripéties de ces deux monte en l'air. Cecil prévoyait à l'origine une série en 10 tomes. C'est maintenant réduit à 3 tomes mais on attend toujours la conclusion. Dommage, c'est une oeuvre qui pourrait faire date à mon sens.
La Chronique des Immortels
Une série sortie en mai 2005, assez discrète, mais de bonne qualité... Elle est adaptée d’un roman de Wolfgang Hohlbein (auteur allemand célèbre). Je pense dès lors déceler que le scénario a dû être fortement simplifié, notamment pour permettre à l’histoire de trouver sa fin en deux tomes... Je rejoins les avis précédents quant à la simplicité du récit, et je les rejoins également quant à la qualité extraordinaire des planches graphiques proposées... C’est visuellement très abouti. En réalité, s’il est vrai que l’ensemble du scénario manque un peu de densité, ce premier opus entraîne néanmoins le lecteur dans cette histoire de pitié, de douleur, de haine, de violence et d'amour. Certaines scènes, magnifiquement mises en page, m’ont coupé le souffle. Là réside selon moi la qualité principale de l’album, en regard du point négatif évoqué ci-dessus... En résumé, comme pour tant d’autres séries injustement peu connues, je conseille celle-ci, en espérant que le second et dernier tome pointe bientôt le bout de son nez !