Les derniers avis (9719 avis)

Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neverwhere
Neverwhere

Oh, que c'est beau ! J'aime ! J'ai enfin recommencé dernièrement à lire des livres, et c'est avec une joie énorme que j'ai fermé le livre Neverwhere de Neil Gaiman il y a deux semaines. Voyant qu'une BD en avait été tirée, je me suis précipité dessus les yeux fermés, et enfin je l'ai lue. Je dois dire que la BD ne m'a absolument pas déçu ! J'ai été très surpris, mais pas déçu. Déjà, le dessin est pas mal du tout. Il reste typé comics, mais est vraiment bon. J'ai été très surpris par les têtes des personnages, qui collent exactement aux personnages, mais à mille lieues de ce que j'imaginais (notamment pour le Marquis ou pour Chasseur). Par contre le héros, la bête, l'ange ou Croup & Vandemar, c'est vraiment une retranscription fidèle de ce que je pensais. De plus le dessin est bien dynamique, avec des scènes très réussies. Ensuite, l'adaptation est vraiment superbe, très fidèle à l’œuvre originale avec des points un peu écourtés, évidemment, mais dans l'ensemble très proche de chaque passage. L'intrigue est tout aussi prenante que dans le livre original, et j'ai suivi avec grand plaisir les aventures de Porte, Richard et les autres. Même en connaissant toute la fin, j'ai été enchanté, et j'ai pu noter plusieurs détails très intéressants que l'auteur a distillé dans l'ensemble des pages, comme autant d'indices pour la suite. Cependant, tout n'est pas parfait, et quelques petits détails m'ont dérangé : notamment sur la fin, où j'ai vraiment regretté que les auteurs n'aient pas développé l'ennui progressif de Richard et la façon dont il regrette le monde. C'est dommage, car je trouvais que c'était une belle façon de conclure le livre, en beauté. D'autre part, certains détails visuels m'ont parfois fait retenir l’œil, mais jamais de façon trop dérangeante. En résumé, c'est une BD qui reste totalement fidèle à l'esprit du livre, superbement mis en scène. L'intrigue, l'action, le suspense, la découverte de ce Londres d'en bas, tout est maintenu pour notre plus grand plaisir. Un vrai moment d'évasion dans un univers à la fois déjanté mais en même temps tellement bien fait. Un pur bonheur pour les amateurs de fantasy. Je le recommande !

16/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Lumières de l'Amalou
Les Lumières de l'Amalou

Une série qui m'est très chère. Je possède la magnifique intégrale 1ère édition et c'est un des clous de ma collection. Le monde inventé par Gibelin et Wendling est vraiment magique, en particulier le mini-monde de l'arbre avec ses 2 créatures jumelles qui font la pluie et le beau temps en fonction de leurs humeurs et de leurs disputes. C'est une idée vraiment originale qui fait toute la force de ce récit. Ces instants sont parmi les plus merveilleux et poétiques qu'il m'ait été donné de voir et de lire. Les couleurs automnales, la mélancolie... C'est beau. Le gafou m'a également beaucoup marqué. Quand il court dans la neige avec ses grosses papattes et son délicieux " feveu" sur la langue. Et tous les petits furets également. avec leur base secrète dans la vieille maison, leur dirigeable. Claire Wenling est sûrement fan de Dans les villages de Cabannes. Et puis le final ... Grandiose avec des pages sublimissimes. Après la série n'est pas exempte de défauts (c'est pourquoi je ne mettrai pas la note maximale). C'est très long à se mettre en place, voire très lent durant toute la durée de la série. Mais l'univers créé est tellement magique, chaleureux et poétique que c'est un vrai plaisir de lire cette série, comme un bon vieux gros bouquin qu'on se plaît à relire au coin du feu. D'ailleurs je vais relire cette série car je me rend compte en lisant les autres avis, que j'ai en réalité complètement oublié l'histoire. Seule la magie reste, et c'est le signe d'une grande bd.

16/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Squeak the mouse
Squeak the mouse

Le must du cartoon trash. Cette bd est un vrai régal quand on est fan comme moi des vieux films d'horreur des années 70 et 80. Ce ne sont que des références à ces films gore (Vendredi 13, La nuit des morts vivants, Massacre à la tronçonneuse... ) mais en mode Tom and Jerry et avec une bonne dose de porno en plus. Ca court, ça baise, ça tronçonne, ça court, ça se zombifie, ça se re-massacre ... Un vrai carnage sans fin à hurler de rire. L’ancêtre d'Itchy et Scratchy (en plus trash) et de "Happy tree friends" mais avec du cul en plus. Je recherches activement les 2 tomes de cette bd culte car IL FAUT que je possède cette série.

15/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

Thorgal ... Que dire de plus sur cette série fleuve (plus de 30 ans... ). Chacun a ses albums préférés. Pour ma part c'est un sans faute jusqu'à "La Forteresse Invinsible", qui clôt, à sa manière, un certain cycle. Après je n'ai plus suivi ("La marque des bannis", "Géants" ... bof, j'ai décroché... ). Je n’achète plus les albums de Thorgal et il y en a sûrement des bons, des nouveaux cycles... ). Je ne m'étendrai pas sur les qualités de cette saga, tout a été dit. J'ai été bercé par ces aventures. Pour faire simple, mes albums préférés sont (dans le désordre) : - Le cycle du pays Qâ - La chute de Brek Zarith - Alinoë - La gardienne des clefs - Les 3 vieillards du pays d'Aran - Au-delà des ombres - Le maître des montagnes - Aaricia - Louve Bref un monument de la bd.

14/02/2013 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jojo
Jojo

En BD pour enfant, je crois que personne n'a fait mieux que cette série ! Le graphisme est de grande qualité, et en couleur directe (ce qui est bien rare en BD enfantine). Les personnage tous bien typés, sont amusants. Le scénario est toujours captivant, et souvent drôle. Et surtout, l'on s'attache aux personnages car ... , et c'est tout là ce qui fait la différence avec bien des séries, il brille dans chacun d'eux une flamme d'humanisme permanent touchante qui laisse très peu indifférent et qui est bien rare dans l'univers de la BD en général. Pour cet humanisme vraiment exceptionnel qui se dégage de cette série, et tout le reste, à mes yeux, un incontournable et solide 5/5 .

14/02/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Daytripper (au jour le jour)
Daytripper (au jour le jour)

Encore une énorme surprise et un TRES bon roman graphique que ce "Daytripper (au jour le jour)". Et quand je dis énorme, c'est tant sur le fond et le formidable travail de narration que dans la mise en image de Fabio Moon et de Gabriel Ba pour les décors (merci pour les précisions de mon envoyé spécial à Angoulême, Bab himself). Les deux se complètent magnifiquement et subtilement pour donner corps à cette histoire empreinte d'une folle universalité : vivre et mourir est le lot de chacun, reste à savoir pour quoi pour la première, et comment pour la seconde... Entre rêve et réalité nous plongeons dans la multitude de vies possibles ? rêvées ? vécues ? de Bras de Oliva Domingos, fils d'un écrivain célèbre qui travaille pour un journal à la rédaction de chroniques nécrologiques. Chaque tranche de sa vie est un chemin possible, un bout du destin de cet homme, qui se terminera toujours de façon tragique... par sa mort... Fatalisme ? Non plus. Car chaque chapitre qui nous narre dans une chronologie aléatoire les moments cruciaux de la vie de cet homme et se terminent par son trépas, ne donne pas dans le pessimisme et le larmoyant. La mort est juste remise à sa juste place, à place égale avec la vie ; elle en est même une composante essentielle. Son père ne lui dit pas autre chose dans un des chapitres : « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n'est complet sans une fin. » Notre "fils de" se construira et trouvera sa juste place au travers de tous ces éléments si justement et subrepticement semés au fil du récit. C'est donc cette vie décomposée, puis recomposée qui nous met en lumière la valeur de l'instant, des êtres chers qui nous entourent, de la famille, des moments fugaces qui ne sont que ressentis et sensations mais qui font le sel de la vie. Et ce qui est magique dans cet album, c'est la qualité du graphisme des deux auteurs, qui nous transporte grâce à un trait d'une grande finesse et expressivité. Sa colorisation chaude et vibrante n'est pas en reste et donne à l'ensemble une force surprenante et littéralement vie à ce récit. Vous l'aurez compris, ce "Daytripper" vaut plus que le détour. Entre un dessin sublime et une narration sur une thématique casse gueule menée ici demain de maître, je dis chapeau d'avoir réussi un tel album ! A lire et à relire sans retenue, histoire de ne pas oublier chaque jour qu'il peut-être le dernier.

14/02/2013 (modifier)
Couverture de la série Celle que...
Celle que...

Il est tard genre très tard et donc c'est le moment de faire un trois-contre-un, une critique 3x1 je veux dire; à quoi pensiez-vous encore ? Qu'il me manque deux doigts ? La série "Celle que ..." nous permet de suivre l'histoire de Valentine en format triptyque édité en noir/blanc ou en couleurs car j'ai cru comprendre que l'éditeur les ressort en 6 volumes moins épais mais en couleurs. Je doute que ce soit fait juste pour le plaisir des yeux (le dieu $$ sûrement derrière cela) mais d’après ce que j’ai vu, c’est pas mal du tout et cela donne une autre ambiance (j'ai également mis une photo ^^). Valentine est une fille qui est au lycée, en troisième. Fille de divorcée, elle habite seule avec sa mère dans un petit appartement (ou, dans tous les cas, le papa est loin). Pure adolescente de sa génération, elle vit son quotidien avec sa bande de copines : Emilie, Julie et Yamina la fan de manga. Ses préoccupations quotidiennes sont celles des filles de leurs âges : les garçons évidemment, les interdits tels que l’alcool, la cigarette et j’en passe ; c’est l’âge des découvertes ... Grâce à sa bande de copines, on suit comment Valentine va tisser ses différents liens sociaux, se construire, éclore telle une chrysalide avant de devenir un joli papillon, une femme. La découverte de la cire à épiler (aïe, ça fait mal), le mec un peu craignos qui vous drague en vacances, les rendez-vous à la récré pour fumer une clope à travers un grillage, les premières disputes avec ses amies et parfois la prise de distance avec certaines qui sont trop exclusives ou élitistes ou qui n’évoluent plus avec vous. De nouvelles copines aussi comme Juliette la super danseuse de hip-hop ... et puis Félix, ce garçon qui l'intimide comme pas possible quand elle le voit ... Vous l'avez compris (ou pas mais c'est pas grave sinon ça veut juste dire que t'es au fond de la classe ^^) ... c'est une chronique sur l'adolescence féminine qui est écrite et dessinée avec justesse. La psychologie des personnages est finement décrite et l'on sent que l'auteure a vécu la chose, qu'il y a un petit quelque chose d’autobiographique. L’évolution jusqu’à la maturité, celle qui nous rend plus grand(e)s et le tout exprimé avec retenue. Découpé en trois volumes d'une 100aine de pages chacun pour en faire une jolie trilogie, on découvre dans le premier volume ce qu'elle n'est pas, le deuxième ce qu'elle voudra être et finalement ce qu'elle sera. Cela plaira aux filles en fleur, aux ados, aux adultes aussi et toute personne qui aura une fibre un peu féminine ou curieuse. J'ai été étonné d'avoir aimé cette bd alors qu'au final il y a pas de baston, de méchant, de quête etc ... c'est juste beau, ça se laisse lire et c'est criant de vérité. Une belle page à mon goût qui sonne très vrai et je suis sûr que pas mal de filles vont dire "dingue, c'est exactement moi!". Graphiquement, on ne saurait nier que Vanyda (rien à voir avec Veronique et Davina) a un style très manga avec une pointe de bd franco-belge, on peut être aussi perturbé au début par l'utilisation du tramage de gris qui choque un peu mais on s'y habitue rapidement, mais cela choque tout de même quand on ne s'y attend pas ;) De beaux moments de plénitude, de calme, de vide. C'est simple, c'est beau, c'est vrai ... A lire, même si vous avez l'âme d'un poteau télégraphique ou si vous êtes fan de Steven Seagal. Evidemment, voici l'avis de ma warrior de fille qui a lu les trois volumes (avalé, j'aurai pu dire) : C'est bien mais c'est pas très bien dessiné, c'est pas comme les mangas. Mais j'ai beaucoup aimé :)

14/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cairn - Le Miroir des eaux
Cairn - Le Miroir des eaux

Une très belle petite série (2 tomes) assez méconnue de l'immense Pierre Dubois et du très talentueux Jerome Lereculey ( futur dessinateur d'Arthur et aussi de l'excellent thriller social Nuit Noire avec Chauvel ). Cette série parue chez les éditions Zenda est formidable au plus haut point. Tout d'abord c'est un conte d'heroïc fantasy certes mais très original, et passionnant. Dû en partie à l'immense talent de conteur de Pierre Dubois. De plus ce récit du fils d'une vouivre, d'un berger et d'un caillou (oui 3 personnes, avec Dubois c'est toujours original) est parsemé de cruauté et d’éléments assez cyniques. Mais tout reste féerique. Les dessins de Lereculey sont classiques au 1er abord mais très subtils quand on s'y penche de plus près. Les couleurs sont chaudes, automnales ... Les personnages masculins sont trapus et musculeux tandis que les personnages féminins sont très ... féminins. Je prefère son travail sur Cairn et encore plus sur Nuit Noire que celui effectué sur Arthur. Bon, après, le tome 1 est supérieur au tome 2. Celui-ci se contentant d’enchaîner les morceaux de bravoure beaucoup plus mécaniquement. Donc des créatures fantastiques + de l'action + du sang de troll + des forêts enchantées où coulent de douces rivières abritant des vouivres cannibales + un peu de sexe (voire beaucoup) + des barbares s'étripant gaiement = une excellente série d'héroïc fantasy très personnelle !

14/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Compagnons du Crépuscule
Les Compagnons du Crépuscule

Un autre chef d’œuvre du 9ème art absolument magique et puissant. Une véritable odyssée moyenâgeuse glissant insidieusement (à la fin du 1er tome puis dans le 2ème) dans l'univers des mythes et légendes bretonnes. Mais pas les lutins et les fées de Pierre Dubois (que j'adore soit dit en passant.) Non là c'est plus réaliste et fortement documenté. Bourgeon a dû accomplir un travail de titan pour l'élaboration de cette saga. J'ai été bercé dans mon enfance par ces images plutôt dures mais incroyablement magiques d'un monde oublié (la cité des Douarts, un monde parallèle ?) Je n'ai pas tout compris à la 1ère lecture et ce n'est qu'au bout de 4 voire 5 lectures (sur plusieurs années bien entendu) que cette série a commencé à m'emporter. Dans le 3ème tome, nous replongeons violemment dans la réalité crue de cette époque sans pitié qu'est le Moyen-Age. C'est souvent horrible (le final avec son bûcher qui me fait un peu penser au "Nom de la Rose", les multiples mutilations, viols et autres tortures) mais aussi très sensuel et magique (la jeune femme sur la plage, l’héroïne souvent à moitié dévêtue, la jeune fille brune avec l’espèce de sorcier). Cette alternance entre ces moments de cruauté inouïe, et cette sensualité brute fait toute la puissance de cette série. Tous les personnages sont forts. L’héroïne bien entendu, l'Anicet (le jeune branleur bête et lâche par excellence) et surtout le chevalier errant. Ce personnage est une ordure mais au fur et à mesure du récit on s'attache vraiment à sa personnalité tourmentée. C'est le Moyen-Age, il faut être un loup pour survivre. Le langage moyenâgeux ne m'a pas gêné. Même si ce n'est pas évident à la 1ère lecture cela rend ce récit encore plus authentique (même dans sa partie fantastique) et l'aventure n'en devient que plus enivrante. Donc selon moi une des meilleures bandes dessinées françaises toutes époques confondues (légèrement supérieure aux Passagers du vent car plus sauvage et fantastique). Une aventure qui sent la pluie, la boue, les embruns et le sang.

13/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Etat morbide
L'Etat morbide

Une bien belle série des non moins belles et glorieuses années 80. Cette série transpire ou plutôt suinte les années 80, en tout cas par son coté sombre, belge et rock and roll. L'auteur Daniel Hulet fut fortement inspiré par la scène musicale gothique et industrielle de ces années là (Virgin Prunes, Siouxie and the Banheee, EINSTUERZENDE NEUBAUTEN, The Neon Judgement ... pour les connaisseur). Cela se ressent fortement. Charles un jeune dessinateur de bd (plus dans le genre artiste solitaire punk gothique que gang mazda ) s'installe dans un vieil appartement GLAUQUISSIME du centre ville de Bruxelles. Cet appartement se situe dans un vieil immeuble sorte de bâtiment industriel d’Allemagne de l'Est et tenu par une mystérieuse sorte de concierge non moins glauquissime. Cet endroit l'inspire. Je le comprends, dans le genre c'est magnifique. Bref il s'installe contre l'avis de ses proches. Sa petite amie et ses 2, 3 pot...2 potes c'est un goth associal. De vrais crétins au look assez atroce et démodé qui eux flairent l'entourloupe au premier coup d'oeil (et de nez ). Mais lui il kiffe ! Une semaine après il commence effectivement à être épuisé et tout bizarre, comme happé et sucé par l'énergie négative qui émane de cet endroit maléfique. De plus, la concierge est vraiment étrange, voire très flippante et il y a les mystérieux autres locataires de l’immeuble, curieusement invisibles ... Après une nuit d’inactivité, de non-inspiration et de "cloportisation" il découvre un mystérieux motif peint sur le plancher tel un tapis et découvre un journal écrit par l'ancien locataire de cet appartement ... Je n'en dirai pas plus mais sachez qu'il y a des souterrains en dessous de l'immeuble, qu'on aura droit à des visions hallucinatoires dantesques et que la concierge de l'immeuble est une sacrée bonne femme. Après coup cette bd m'a fortement faites penser au film " Le locataire " de Polanski , mais avec une touche gothique belge absolument unique dans le monde de la bd. Hulet a mis toutes ses tripes dans cette œuvre. Les cadrages sont novateurs pour l'époque, les couleurs magnifiques (à part quelques pages assez fades dans le 1er album ). Il y a un changement de graphisme à un moment dans le 3ème tome mais ça passes plutôt bien et c'est justifié dans le scénario. Cette bd ne plaira sûrement pas au jeune public ou aux fans de bd actuels car cela peut passer pour démodé mais "L’État Morbide" c'est tout une époque. Et puis cette bd m'est très chère car je suis moi même dessinateur de bd (amateur) et je ressent bien ce besoin de solitude et d'ambiance délétère recherché par le héros (ce qui doit être le cas de Hulet, paix à son âme). De plus le parallèle entre les planches qu'il dessine (une obscure série de SF horrifique) et le récit qui se déroule sous nos yeux, donc la bd que nous tenons entre les mains est assez vertigineux. Bref immense série : 5/5 ! Il me tarde de découvrir son autre série Immondys, que je ne trouve nulle part.

13/02/2013 (modifier)