Les derniers avis (9612 avis)

Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

Brüno a cette capacité évidente à me charmer par son trait si caractéristique et il a beau trifouiller tous les thèmes possibles et rebattus comme Lorna ou Jun ou des scénarios plus originaux comme Biotope ou Atar Gull, je ne peux que me plier et acquiescer au charme évident de ses créations. Ici avec Fabien Nury au scénario, on balance méchamment dans la première catégorie, section polars bien noirs. Il ne faut que quelques minutes pour replonger dans un univers à la fois immédiat rappelant les films de Sidney Lumet (12 hommes en colère) comme ceux plus récents par exemple d’Oliver Stone (U-Turn) ou de John Dahl (Red Rock West) où un paria se retrouve dans un village de ploucs inhospitaliers. Le schéma est bien connu et Tyler Cross, mélange taciturne et classieux de Lee Marvin et de Clint Eastwood n’y échappe pas. Ce qui distingue ce polar d’un autre outre ses qualités graphiques évidentes à admirer aussi bien sous les couleurs de Laurence Croix que d’un noir et blanc approprié selon le choix de l’édition, c’est avant tout le traitement narratif utilisé. On n’échappe pas à la voix off qui passe d’un personnage à un autre en y dévoilant moult points de vue, y compris celui d’un crotale ! Quelques flashbacks viennent étayer également ce joyeux bordel organisé autour de réglements de compte dans une ville gangrénée par une famille pourrie et autres rancoeurs. Tyler Cross n’a rien d’un saint, il est méthodique et appliqué et se comporte la plupart du temps pour satisfaire uniquement ses propres intérêts. Les personnages gravitant autour de lui ne manquent pas de saveur entre avocat véreux, flics corrompus et tyrans sadiques. Tous les clichés se concentrent en plusieurs points et les morts violentes mais jouissives se succèdent dans une époque rétro où porter un chapeau était signe d’élégance et où ces foutus gsm n’existaient pas. A Nury et Brüno la lourde charge de parsemer leur récit conventionnel par un humour noir et distingué de bon aloi. On ne s’ennuie pas une seule minute dans ce récit à la fois simple et définitif. Le style de Brüno s’est encore amélioré avec quelques cadrages arrogants et de superbes scènes de pose pour son héros qu’il affectionne et cela se ressent. Cela se ressent d’ailleurs tellement qu’une suite ou préquelle est d’ors et déjà prévue. Tout le plaisir des deux auteurs suinte chaque page de ce pur divertissement pour adultes et on en redemande avec plaisir puisque l’histoire se conclut tel un one-shot mais bien trop rapidement. Une œuvre indispensable de plus pour ce duo doué que je relirais avec un grand plaisir coupable ! Sans aucun doute le polar le plus recommandable de cette année 2013 ! Tome 2 : Angola 2 ans se sont déroulés depuis la première aventure de Tyler Cross et je viens seulement de m'en rendre compte. Le premier tome m'avait tellement plu que ses aventures étaient encore fraîches dans ma mémoire. C'est donc avec un plaisir et une confiance totale en ces deux auteurs que je me suis rué sur Angola dès sa sortie. Cette préquelle/séquelle (biffez la mention inutile) peut d'ailleurs se lire comme un one shot étant complètement détaché de l'autre récit. Tyler Cross se retrouve en très mauvaise posture dès le début du tome en purgeant une peine incompressible dans un pénitencier suite à un casse qui a mal tourné. Les conditions sont insoutenables, la mafia veut sa peau et Tyler Crosse la poudre d'escampette et la vengeance. C'est la poudre de gunshots qui va donc parler dans un milieu carcéral pourri et bien glauque avec une évasion et une vengeance à façonner. Encore un sans fautes pour le couple Brüno/Nury avec ce nouvel opus qui fait définitivement rentrer le personnage de Tyler Cross plus charismatique et iconique que jamais dans le monde de la bd franco-belge !!! Indispensable.

04/11/2013 (MAJ le 01/09/2015) (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

Pour bien planter le décor et ne pas vous prendre en traitre, je fais les présentations ; Don Lope: - Fan absolu de Fabien Nury ; je trouve qu'Il était une fois en France est la meilleure série de ces dernières années et globalement je trouve qu'à peu près tout ce que fait Nury est réussi ; j'achète ses BD les yeux fermés comme je le fais avec quelques rares auteurs (Ayroles, Mathieu, Lupano). - Fan de Brüno depuis Inner City Blues, en passant par Biotope, Commando colonial et même jusqu'à Lorna. J'aime sa touche, son dessin faussement minimaliste, les ambiances qu'il arrive à distiller. De facto, vous vous en doutez, j'ai aimé le premier Tyler Cross. L'ambiance western 50's, le côté redneck moderne, qui m'a fortement rappelé U-Turn, et le personnage principal avec son petit côté Parker... tout ça remplissait parfaitement le job. Mais cela n'était rien comparé à Tyler Cross tome 2. Ce nouveau tome est fabuleux, que cela soit dit. Il est d'une richesse et d'une inventivité folle. On a l'impression d'avoir lu une série entière de 4 tomes tant l'ensemble est dense et sans temps mort. On passe du pénitencier au bayou et du passé de Tyler Cross aux stratégies qu'il fomente dans sa tête avec une fluidité narrative déconcertante. Bruno est à son meilleur niveau, le côté pouilleux du bagne et du bayou allant comme un gant à son dessin. 100 pages de pur plaisir, bravo messieurs, encore. Mais ça va être dur de faire aussi bien...

31/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage Céleste Extatique
Le Voyage Céleste Extatique

Les éditions 2024 restent fidèles à leur ligne directrice, qui consiste à publier des œuvres originales (dans tous les sens du terme), avec un fond et une forme exigeants. C’est tout à leur honneur. Alors, certes, on pourra trouver des grincheux pour pester. Quoi, 23 euros pour cet album au petit format, relativement vite lu ? Mais c’est qu’on n’achète pas un prix, mais du plaisir. Et là, j’avoue que c’est plutôt réussi ! Et – sans occulter le fait qu’acheter des livres peut être un luxe pour certains, difficultés financières obligent –, une petite structure comme 2024 ne peut rivaliser avec les grosses maisons, et je suis prêt à faire pour eux des efforts qui me rebuteraient pour d’autres : que vivent ces dénicheurs de talents ! Bon, ce plaidoyer passé, qu’en est-il de l’album lui-même ? Tout d’abord, comme déjà dit, c’est un bien bel objet, avec couverture épaisse et dos toilé. Un petit dépliant hors-texte glissé dans l’album resitue l’inspiration de l’auteur, de manière à la fois instructive et amusante. Clément Vuillier s’est donc inspiré de l’œuvre d’un savant allemand du XVIIème siècle, aux théories aussi élaborées que foireuses. Puis il s’en est éloigné, pour bâtir cet album à l’esthétique originale. Il s’agit du voyage de deux bonhommes, Jean, sorte de béotien sceptique, et Cosmiel, sûr de lui et très professoral. Ils vont au centre de la Terre, sur la Lune, dans l’espace, sur le Soleil, pour revenir sur terre. Chacun des chapitres est « ouvert » par un dialogue de 2 à 4 pages entre Jean et Cosmiel, avec en appui des sortes de « plans » très géométriques, puis à chaque fois une dizaine de planches montrent quelques étapes du voyage des deux compagnons (touchés par la grâce, ils sont libérés des contingences physiques), représentés minuscules dans leur périple, au milieu de paysages grandioses (ces planches étant muettes). J’en viens au dessin de ces paysages, que j’ai trouvé vraiment superbe. Dans un Noir et Blanc, des dégradés de Gris, Clément Vuillier nous « donne à voir » et lance notre imagination à pleine vitesse. Comme pouvait le faire il y a plus d’un siècle « Le voyage dans la Lune » de Méliès. Et l’esthétique du dessin est assez proche de ce Noir et Blanc du premier cinéma. Parfois, au milieu de certaines planches, une géométrie proche de celle d’Escher (Vuillier semble aimer les perspectives surprenantes) contrebalance la nature aléatoire représentée de manière fantastique. Est-ce de la Bande dessinée ? Oui, mais atypique, et il est à craindre que l’album peine à trouver son lectorat. Mais je vous encourage à regarder ce récit de voyage plus ou moins imaginaire – mais très imaginatif. Un coup de crayon qui vaut le coup d’œil, et mérite un coup de cœur !

28/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Secrets - L'Angélus
Secrets - L'Angélus

La première chose qui me frappe en ouvrant le tome 1, c'est le dessin : quelle merveille ! une véritable splendeur, j'adore ce type de graphisme très expressif sur les visages et les anatomies, ce souci du détail, une sorte d'hyperréalisme au trait appuyé et fin à la fois, ça rend très attachant les personnages de Clovis et d'Evelyne. Ce José Homs est un auteur que je ne connaissais pas et qui je crois n'est pas encore très connu, mais je lui souhaite de tomber sur des scénaristes de la qualité de Giroud pour arriver à s'exprimer avec un tel talent.. C'est le second diptyque de cette série concept Secrets que je lis, et comme le premier Secrets : L'écharde qui m'avait plu, celui-ci emporte à nouveau mon adhésion. Il s'agit de suivre le parcours d'un pauvre type sans grande ambition et sans relief au départ, ce Clovis Chaumel qui va se transformer progressivement en un autre individu plus libre, plus ouvert et débarrassé d'un carcan de préjugés et de conventions, après avoir été touché par la grâce du célèbre Angélus de Millet, et les "reproductions" inconscientes de Dali sur ce tableau... tout en élucidant un drame personnel lié à sa famille. A première vue, ce synopsis n'a rien de vraiment folichon pour attirer le lecteur ; d'ailleurs, le tome 1 est lent, l'action traine, il y a comme une sorte de torpeur indicible et il ne se passe rien de transcendant. Malgré ça, je vais me contredire, mais en fait il se passe des trucs, certains faits sont révélés, mais en douceur, par petites touches, c'est presque imperceptible, on dirait que le récit n'avance pas, et pourtant ça évolue doucement en faisant son petit bonhomme de chemin, d'où un intérêt incroyable ; je me surprenais moi-même à me captiver par tout ceci et n'ayant pas prévu de lire les 2 tomes à la suite, je ne pus attendre et j'ai tout lu d'une traite sans aucun ennui.. c'est très subtil comme narration. le récit en lui-même est tout ce qu'il y a de plus banalement quotidien et ordinaire, enfoui dans la quiétude provinciale très justement décrite avec ses rumeurs de villages, mais la façon dont c'est agencé relève du génie. Giroud réussit encore un scénario parfaitement huilé, calibré, où tout s'emboite comme un Lego, rien ne déborde ou ne dérape dans une direction bizarre, il n'y a pas d'à-côtés inutiles, tout est bien ajusté, et à la fin, le lecteur est ravi du dénouement. Un coup de maître de la part de Giroud !

28/08/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Griffe blanche
Griffe blanche

Voici donc la nouvelle série de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc, le duo gagnant de Chinaman. Celle-ci prend pied dans une Chine médiévale fantasmée, avec une ambiance de fantasy assez marquée : magie, dragons, animaux humanisés, de nombreux éléments typiques parsèment le récit. Celui-ci nous conte les aventures d'un trio, mis en place à la fin de ce premier tome, dont Griffe blanche n'est qu'un élément. En effet ce premier tome s'ouvre sur Taho et se termine sur lui, jeune spécialiste des dragons dont le destin va connaître un virage surprenant. On ne sait pas grand-chose sur Griffe Blanche, sinon qu'elle est étrangère, adepte des arts martiaux et disciple d'un maître mystérieux (ce qui me rappelle un peu Le Moine fou, de Vink), et qu'elle est accompagnée par un animal légendaire... Dans le deuxième tome les personnages se placent les uns par rapport aux autres, il se passe pas mal de choses... Le récit est assez linéaire, même s'il me semble qu'il y a un ou deux petits raccourcis. Le tome trois voit l'aboutissement du récit, avec un recentrage sur Griffe blanche, mêlant épopée et drame intimiste. Le Tendre connaît son affaire, toutefois, et nous livre un récit très divertissant. Le boulot graphique d'Oliver TaDuc est de grande qualité, son trait clair et maîtrisé s'adapte tout à fait à cette intrigue alternant action et (petites) séquences de discussion. Le travail sur les couleurs est impressionnant aussi, étant réalisé en couleurs directes, art dans lequel TaDuc est passé maître. Ses paysages sont magnifiques. Une série où souffle presque en permanence l'épopée, somptueusement dessinée.

06/04/2013 (MAJ le 27/08/2015) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Soufflevent
Le Soufflevent

Je suis sous le charme... Je suis le parcours d'Andoryss, jeune scénariste, depuis ses débuts ou presque, et j'avoue que, même si je n'ai pas encore tout lu, ou plutôt tout fini, les univers qu'elle invente me parlent. C'est le cas ici encore, avec cette histoire de convoyage d'une arme qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, et qui est sous la responsabilité de personnages aussi attachants que fragiles. Certes, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil, mais la demoiselle a le don de bien composer ses histoires, sous la houlette une nouvelle fois de David Chauvel, incubateur patenté de talents et lui-même franchement pas maladroit en tant que scénariste. Bref, ici la traque a de la classe, et même si l'on sent venir le pot-aux-roses concernant Coline un peu avant que cela soit révélé, on a envie de connaître la suite. Le tome 2 est un tome de transition, il se déroule essentiellement chez les pirates mais il propose quand même un intéressant jeu de renversement des postures... Concernant le look du chat volant, bizarrement j'ai pensé au dragon du film... Dragons en le voyant. Peut-être une référence implicite ? Je dois dire que le dessinateur est aussi pour beaucoup dans l'enchantement ressenti. Avec un trait plus adouci que dans Alice au pays des merveilles (Drugstore), scénarisé par le susdit citoyen Chauvel, ses planches sont tout simplement somptueuses. Dans un style combinant franco-belge et manga, et des effets de mise en scène affranchis de tout complexe, c'est d'une lisibilité extraordinaire. La mise en couleurs, tout en pastels, concourt à en faire un régal pour les yeux. Bref, bravo.

17/03/2014 (MAJ le 27/08/2015) (modifier)
Couverture de la série Mon Etoile Secrète
Mon Etoile Secrète

Grosse surprise que cet album ! En tous les cas, c’est la première fois qu’il m’est offert de lire un shojo doté de telles qualités littéraires (nonobstant quelques malheureuses fautes d’orthographe dans sa traduction). Oui ! De qualités littéraires car la structure même de ce récit, adapté d’un roman semble t-il, donne la part belle au verbe. Paradoxalement, mon regard a cependant été dans un premier temps attiré par la finesse du trait et la luminosité de la colorisation. Les aquarelles de He Wang sont autant d’accroche-œil qui touchent par leur simplicité et leur douceur. Je suis littéralement tombé sous le charme de ce trait. Mais une fois la lecture entamée, la qualité d’écriture m’a surpris. Pas habitué à une telle finesse dans ce qui aurait pu n’être qu’un shojo comme un autre. Le fil narratif, en effet est des plus classiques pour le genre. La jeune fille qui débarque dans une grande ville et tombe amoureuse du plus beau, plus noble, plus intelligent élève de sa classe, vous avouerez qu’il est difficile de faire moins original comme point de départ d’un récit romantique. Pourtant, Qiaolin Wang se démarque rapidement de ses condisciples grâce à la finesse de son portrait. Le portrait qu’elle dresse de son héroïne et par là même d’une certaine jeunesse chinoise nous entraîne dans un monde bien plus complexe que ce qui nous est d’ordinaire offert. J’ai aimé ce profil, j’ai apprécié pouvoir suivre le cheminement de la pensée (souvent tourmentée, la demoiselle souffrant d’un gros complexe d’infériorité) de Xiaoxi. A contrario, certains passages, certains dialogues, certaines réflexions s’avèrent très puérils… mais logiques puisque les personnages eux-mêmes oscillent entre l’enfance et l’âge adulte. L’équilibre est fragile, pas toujours bien conservé mais, au final, je demeure sur un bon sentiment. A lire par tout amateur de shojo qu’un peu de texte n’effraye pas. Voici une romance pertinente par certaines de ses réflexions, touchante dans la fragilité de son personnage principal, poétique à l’occasion. Un véritable coup de cœur !

25/08/2015 (modifier)
Par bab
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». C’est par cette citation que commence Le Château des Etoiles, et elle pourrait s’appliquer à Alex Alice quant à son talent pour sublimer l’esprit de Jules Verne. Inspiration assumée. Et très bien assumée. Cette histoire de conquête spatiale avant l’heure, car c’est de cela dont il s’agit, reprend tous les classiques du genre, et du maître Vernes, en les mettant aux goûts du jour avec un panache et un brio dont Alex Alice n’a pas à rougir. L’histoire nous place en plein XIXe siècle, à la croisée d’une découverte scientifique sans précédent et d’un contexte géopolitique instable. L’un et l’autre étant étroitement liés. Au cœur de cette intrigue : la Bavière, le jeune Séraphin Dulac, son père et leurs compagnons Hans, Sophie et le roi. Tout ce petit monde va se retrouver confronté aux ambitions impériales d’unification de l’Allemagne de Bismarck et à la plus grande avancée scientifique de tout les temps : le voyage à travers l’éther et la conquête de l’espace. Au scénario, Alex Alice nous livre une histoire en deux tomes rondement menée. Encore une fois, impossible de ne pas évoquer Jules Verne, aussi bien dans le rythme de la narration, la conception des engins, que dans la façon de traiter les thématiques scientifiques et politiques. Mais l’auteur passe avec brio au travers des poncifs du genre pour s’approprier le style en le forgeant à sa vision de la narration. On se plait à croire à la lecture de ces deux tomes que la découverte de l’espace reste à mener. On suit avec délectation et impatience les aventures de Séraphin vers la conquête des cieux. Chaque personnage est fouillé, animé de ses propres motivations pour faire aboutir ce projet grandiose. Chacun trouve sa juste place dans un scénario au cordeau. Une fois la bd dans les mains, impossible de la lâcher. Niveau dessins, c’est brillant ! Chaque cadrage est pensé, la narration fluide, chaque case une œuvre d’art de finesse, de détails, de méticulosité. On y ressent le temps passé, mais aussi l’investissement et l’amour de l’auteur dans son œuvre. La mise en couleur en aquarelle ne vient que renforcer l’impression d’ensemble. C’est beau. Que dis-je ? C’est magnifique. Le deuxième tome vient clore le premier opus de l’aventure, mais la porte est grande ouverte pour la suite des aventures de Séraphin et de ses compagnons. Aussi ferme t’on cette histoire des étoiles pleins les yeux, et l’impatience non dissimulée de se replonger dans l’éther.

24/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Stern
Stern

Manifestement, les fossoyeurs sont à la mode dans la bande dessinée dédiée au western. Après Undertaker, voici Stern, issu de la collaboration entre les deux frères Maffre. Julien aux pinceaux et Frédéric au scénario nous offrent un récit décalé, qui tient plus du genre policier que du western dans son développement, mais qui respecte pleinement l’univers du western pour son cadre et ses différents personnages. Le cadre ? Une petite bourgade du sud après la guerre de sécession, son saloon, ses prostituées, ses clochards, son shérif (pas trop futé), ses propriétaires terriens… et, bien entendu, son croque-mort. Difficile de faire plus classique ! L’intrigue est rondement menée et permet de déplacer le centre d’intérêt sur différents personnages. Les meurtres s’enchainent sans que le lecteur ne puisse réellement en deviner les causes. Tous les protagonistes paraissent en effet des plus innocents. Le découpage donne la part belle aux ambiances, avec beaucoup de cases dépourvues de texte. Un choix judicieux tant pour le rythme de lecture que pour le plaisir des yeux. Car si le scénario est bien pensé, le dessin est lui aussi d’une belle qualité. Un trait fin, des couleurs chaudes, des tronches, des décors riches, des cases travaillées en profondeurs (jetez donc un œil sur cette bagarre en arrière-plan dans la scène du saloon !) Accrocheur, ce western plaira peut-être plus aux amateurs de polars qu’au lecteur en quête de grands espaces. Personnellement, je ne boude pas mon plaisir. Pas mal du tout et un coup de cœur pour l’originalité de l’intrigue et la qualité du dessin et de sa colorisation.

18/08/2015 (modifier)
Par cidain
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Mémoire du Bamboo
La Mémoire du Bamboo

Je viens de lire le premier tome de cette série malheureusement inachevée (j'aimerais bien savoir pourquoi snif). Les dessins sont joliment colorés et fourmillent de détails, notamment les décors moyenâgeux et les personnages. Le scénario est dans la moyenne. En espérant que Malnati nous propose une suite...

18/08/2015 (modifier)