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Stern

Note: 3.69/5
(3.69/5 pour 13 avis)

1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu'au jour où on lui demande de pratiquer l'autopsie d'un homme trouvé mort dans un bordel. Western décalé, Stern ravira autant les fans de polars que les amateurs du genre. Une nouvelle série qui sera constituée d'une suite de one shot.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Croquemorts et fossoyeurs Les prix lecteurs BDTheque 2015 Une histoire de famille [USA] - Middle West

1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu'au jour où on lui demande de pratiquer l'autopsie d'un homme trouvé mort dans un bordel. S'improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n'est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n'imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé...

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Août 2015
Statut histoire Une histoire par tome 4 tomes parus
Couverture de la série Stern

18/08/2015 | Mac Arthur
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Par Benjie
Note: 4/5
L'avatar du posteur Benjie

Tout commence au Kansas, en 1880. Elijah Stern, croque-mort de son état, mène une vie tranquille et plutôt solitaire. Un jour, on vient le chercher pour qu’il pratique une autopsie sur le cadavre d’un homme retrouvé mort dans un bordel. Ce n’était pas prévu comme ça mais notre homme accepte. Pendant l’examen, il découvre que l’homme n’est pas mort de mort naturelle. L’enquête commence mais Stern ne va pas tarder à comprendre que son passé, à lui, est étroitement mêlé à cette histoire. Introverti, humble et sobre, Elijah Stern est un croque-mort hors du commun. On pourrait dire : décalé comme s’il se tenait volontairement à distance d’une histoire qui le concerne directement. S’il a bien une silhouette longiligne reconnaissable de loin, il est cultivé et aime les livres. Le scénario est prenant, bien construit, surtout dans le tome 1 qui installe le cadre et les personnages. Tous les codes du western sont là à quelque chose près. On a envie de savoir qui est vraiment cet undertaker, personnage principal d’une histoire – ce qui est plutôt inhabituel. L’ambiance de l’Ouest américain est vraiment bien restituée par les dessins précis et détaillés même si la mise en couleurs est un peu irrégulière en qualité. Quoi qu’il en soit, Stern est une très bonne série. Je mets juste un petit bémol sur les autres tomes, moins créatifs, et sur certaines accélérations du scénario qui nous privent du développement de certaines scènes. A lire sans hésitation.

18/02/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le western semble retrouver un énième souffle cette année, et Dargaud arrive même à publier – ici avec moins d’annonces tonitruantes ! – deux nouvelles séries ayant pour personnage principal un croque-mort. Autant Undertaker jouait sur le côté classique, le « nouveau Blueberry » annoncé à renfort de steakers, autant « Stern » joue sur un autre registre, plus décalé. On est moins dans l’esbroufe, la violence, et beaucoup plus dans un registre parfois quasi intimiste. Est-ce vraiment un western d’ailleurs ? Oui, mais la touche western est surtout employée comme un arrière-plan, un décor « signifiant », pour un album où le côté polar domine, avec une enquête à tiroirs menées au rythme nonchalant de ce croque-mort atypique. La personnalité de Stern, qu’on pouvait pressentir comme très terne (sans mauvais jeu de mots), prend de la consistance, et les différentes pièces du puzzle (dont le massacre des premières pages) forment au final un tableau cohérent. Certes, on meurt beaucoup dans cet album, mais l’ambiance reste calme, tranquille. On s’attache à Stern, qu’on a envie de connaître davantage (j’attends donc les éventuels albums suivants avec impatience). Je finis par le dessin, lui aussi éloigné des canons classiques, avec un Stern qui, dès la couverture, maigrichon aux antipodes des baraqués habituels, m’a fait de l’œil. Ce dessin est lui aussi réussi et plutôt original. Album à découvrir donc ! ************************************************************************ Le tome 2 confirme tout le bien que je pensais de cette série, originale et bien fichue, même si chaque tome peut se lire indépendamment de l'autre. On est toujours dans cet Ouest américain de la deuxième moitié du XIXème siècle, qui justifie le classement dans la catégorie western, même si c'est un western atypique, hors norme. Je soupçonne d'ailleurs les auteurs de l'avoir caché dans le titre, qui ne découvre qu'une partie du mot western... Pour le reste, je trouve toujours le dessin original. Pas exempt de reproche ou de défauts, mais vraiment accrocheur. Notre héros est toujours ce grand échalas nonchalant, loin des stéréotypes du cowboy, puisque, en dehors de sa carrure de fil de fer, c'est un intello ! L'intrigue de cet album est assez simple: ne trouvant aucun livre dans son bled, il doit se rendre à Kansas City pour acheter des bouquins. Et là, rien ne se passe comme prévu. L'histoire se déroule sur deux jours mais, contrairement au premier tome, elle pète le feu, c'est ultra rythmé (la couverture, en plus d'en présenter les protagonistes, donne une idée de l'agitation qui traverse l'album), Stern étant balloté par les événements et les personnages (masculins comme féminins), qui semblent le mener par le bout du nez et/ou des poings. Très différent du premier opus, celui-ci m'a semblé encore meilleur ! Car originalité, dynamisme et renouvellement des idées sont au rendez-vous. *********************************************** Le troisième tome de cette série m'a semblé moins emballant au départ. Mais quand même pas au point d'enlever une étoile (sinon que deviendrait le titre, hein ?), car cela se laisse lire agréablement, bien sûr. Et parce que la suite a largement compensé le départ un peu décevant. On retrouve toujours le même dessin atypique - que j'ai trouvé ici plus irrégulier que dans les autres opus - et attachant, à l'image du héros, échalas nonchalant et presqu'asocial, qui subit toujours les événements auxquels il est confronté, ainsi que le regard des autres (un intello qui dévore des livres dans cet ouest inculte et sauvage, ça détonne forcément !). Si le décor n'a donc pas forcément changé, c'est l'animation, l'intrigue qui ici peine à démarrer. Même si la deuxième partie de l'album compense ce manque de dynamisme, avec une accélération du rythme, et une augmentation sensible du nombre de clients pour notre croque-mort de héros, spectateur impuissant. Nous avons donc là une série et un héros qui poursuivent leur bonhomme de chemin sans esbroufe, hors des sentiers battus, mais qui maintiennent l'intérêt des lecteurs. Je suis en tout cas prêt à poursuivre l'aventure. ****************************************** Le quatrième tome de la série se laisse lire, s'écartant de l'univers proprement western, dans les décors urbains de la Nouvelle Orléans. Un petit air d'enquête policière, dans laquelle est embarqué notre héros nonchalant, au physique et aux passions (littérature) et métier (croque-morts) atypiques, comme d'hab ballotté par les événements. Le personnage est toujours attachant, mais l'intrigue est presque aussi mollassonne que lui, mise à part l'accélération du rythme vers la fin, lors de la résolution. Résolution que j'ai trouvé un poil trop brutale - de la même manière qu'on été escamotés trop rapidement et facilement les Robitaille, par une pirouette faisant disparaitre de la vie d'Elijah la belle qui semblait lui avoir tapé dans l'oeil. Si la série garde une certaine originalité, je trouve que peu à peu ça s'essouffle: je préférais les deux premiers tomes.

14/11/2015 (MAJ le 09/02/2021) (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Belle réussite! Autant l'histoire, les dialogues, le dessin, la couleur retranscrivent d'une belle manière ce far west de notre imaginaire. Un peu crade, trop violent, mettant en scène une diversité de caractères qui se télescopent. Les plus pour moi ici sont la qualité des découpages et le fait d'aller de surprise en surprise niveau scénario. Si le 3ème tome est aussi bon que les 2 premiers, je pense qu'on a là un futur classique du western! ************************* Après lecture du tome 3 Malheureusement le tome 3 finit largement en dessous des 2 premiers. Je me suis même ennuyé à sa lecture. C'est dire... Le scénario n'est plus du tout à la hauteur. Ici on se contente d'une méga tuerie en mode Q. Tarentino le talent en moins et pendant les 3/4 de la BD. Quelle déception après ces 2 premiers tomes!

16/01/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Allez ! On ressort les sombreros et les pistoleros, les plumes d'indiens et le whisky qui a du chien, on saute sur son Jolly Jumper et.... STOP ! Stop ! On ne s’emballe pas ! On ramasse sa bite et son couteau pour retourner se poser dans le rocking chair avant de finir client chez monsieur Stern. Car si le cadre posé est bien celui d'un western, avec (presque) tous les incontournables codes qui le composent, c’est plus à une enquête bien ficelée que les frères Maffre nous convient. Notre Elijah Stern, croque mort de profession (Et non ! Il n’est pas juif !!! :p ) va se retrouver bien malgré lui au centre d’une intrigue des plus efficaces et rondement menée de bout en bout. En prenant comme point de départ un des travers de la Guerre de Sécession et les exactions commises par un de ses commandos sudiste, les Bushwackers, les frères Maffre tissent une intrigue solide et prenante en s’appuyant sur des personnages bien campés et intéressants. Ajoutez à cela un dessin des plus agréables, lumineux, bien construit et nous proposant des planches très bien fichues, pour que la lecture de cet album vous accroche de bout en bout ! Un polar aux petits oignons se servant des codes du western pour plaquer son décor de la plus belle des façons : à lire ! *** Tome 2 *** Ce deuxième tome ne déroge pas, à la règle qui semble guider nos deux auteurs, faire du western, mais "autrement". Les codes et les clés classiques sont bien assimilés, mais plutôt que de verser dans la redite, ils nous servent un second scénario original. Elijah Stern qui s'est volontairement retiré dans un bled paumé va devoir sortir de son trou car son approvisionnement en livres dont il ne peut se passer, vient à faire défaut... A contre coeur il lui faut aller lui-même à la "grande ville", Kansas City, pour s'approvisionner. Sauf qu'il a horreur des villes et que celles-ci lui rendent bien ! Il va retomber sur de vieilles connaissances qui vont le mener malgré lui vers des péripéties bien senties. Ce qui fait la force de cette série c'est bien ce don de construire une aventure grâce à des personnages au passé et à la psychologie bien pensés. A partir de cela, tout devient possible et l'épique surgit tout aussi bien d'une ruelle sordide que d'un salon de thé. Surtout que le dessin de Julien Maffre est toujours aussi bon et qu'il donne à l'ensemble une tenue de haut standing qui nous plonge toujours aussi efficacement dans les récits que concocte son frangin. Voilà donc un second tome qui confirme haut la main tout le bien qu'on peut attendre de cette série et du talent des deux frères Maffre.

04/06/2016 (MAJ le 18/12/2017) (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

western 2.0 En le feuilletant dans la librairie , je suis tombée sur une page où un type maigre à la chevelure blanche, tout vêtu de blanc, dans le costume du gentleman sudiste est en train de pisser sur une tombe. Autour de lui, la lumière chaude passe à travers les arbres, le ciel bleu, derrière les peupliers... C'est une aquarelle légère appliquée sur un cerné élastique et réaliste. En contraste: le héros au nom juif porte un pantalon noir enfoncé dans des bottes brunes. Son air perché, sa coiffure dégarnie peu flatteuse, son admiration pour Victor Hugo, tout le conforte dans son rôle sombre et marginal: enterrer les morts. Pour le reste tout a été dit dans les avis précédents: l'undertaker fashion (assez inexplicable) qui prend ici une tournure inattendue (littéraire voire polarde) , l'hésitation dans le classement parmi les westerns (un western sans la soif), la qualité de construction du scénario, l'étrangeté du personnage principal mais aussi de son alter-égo blond... Comme si deux personnages contemporains débarquaient dans "Le bon, la brute et le truand", par exemple James Dean et Daroussin jeune... A boire sans modération. Pour le tome deux : Stern à cours de livre, part à la ville à la recherche d'un bon roman. Mais évidemment, le pèquenaud fossoyeur va vite être remarqué, et le passé va le rattraper sauvagement. Bizarrement ce tome-là est plus conventionnel (bagarres, saloons, flingues et compagnie) mais l'apparition de l'homosexualité apporte une petite touche contemporaine pas désagréable, mais qui finira par devenir convenue avec le recul. (jamais on n'aurait vu ça dans Jerry Spring, ni même dans Blueberry...) ,

01/04/2016 (MAJ le 12/10/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

La couverture ne m'incitait pas à vouloir lire cet album, elle ne ressemble pas du tout à une couv de western, elle n'a d'ailleurs rien d'attractif. En me décidant enfin en bibliothèque à me plonger dans cette histoire, j'en suis ressorti assez surpris mais positivement. C'est une sorte d'hommage à des westerns plus atypiques qui sont loin des westerns célèbres et clinquants comme les 7 mercenaires ou Rio Bravo ; ça irait plus dans le sens de L'homme des hautes plaines, John McCabe ou True Grit... et en BD cet album ne peut s'apparenter aux classiques que l'on connait. Le héros, ou plutôt l'anti-héros n'a pas du tout l'allure d'un fossoyeur habituel, il est très différent du fossoyeur de Undertaker. Tout a l'air d'être réuni pour que les auteurs essaient d'échapper aux clichés et aux archétypes des personnages de l'Ouest ; les frères Maffre pulvérisent les codes du genre et les adaptent à leur façon avec un certain humour. C'est pas mal, la démarche est louable, mais en même temps, je n'aime pas trop quand c'est trop radical, le western est un genre bien codifié, il faut des repères pour que le lecteur se sente à l'aise. Bon heureusement, on en trouve quelques-uns dans ce récit qui se sert plus du contexte et du décor de western, car on est plus dans une histoire de détective, sur fond de guerre de Sécession et ses ravages, avec une intrigue prenante, bien élaborée, des personnages bien typés, et une ambiance de western morbide. C'est ce qui m'a véritablement séduit dans cet album, bien plus que son dessin : des personnages qui déploient une certaine complexité et un scénario plein d'ambiguïté et bien structuré, au détriment des éléments classiques que sont duels au revolver, chevauchées dans le désert ou bagarres de saloon... Je regrette cependant que le personnage principal soit si commun ; Elijah Stern a une allure peu avenante, c'est un misanthrope peu sympathique et maigrichon, il n'est pas armé, n'a pas de chapeau et arbore à la place une coiffure bizarre, bref son physique convient peut-être à son métier mais son caractère effacé, morne et sans grande épaisseur n'en fait pas un héros très intéressant. En plus, à quoi ça sert de l'affubler d'un nom à consonance israélite si c'est pour répéter qu'il n'est pas juif ? je trouve ce détail assez inutile. Le dessin, parlons-en, je ne l'aime pas des masses ; dans Le Tombeau d'Alexandre, déjà c'était un peu répulsif, avec des maladresses graphiques ; dans La Banque c'était limite, et là c'est irrégulier, certaines images sont très bien tandis que d'autres ne sont pas très belles ; la mise en page à cases aérées atténue un peu ce défaut, ainsi que certains cadrages et angles de vue. Finalement, c'est un western qui vaut surtout pour son originalité et son histoire formidable, mais je ne souhaite pas l'avoir dans ma collection de Bd, au contraire des autres westerns récents comme Undertaker ou Sykes.

28/08/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Stern est incontestablement un bon western mettant en valeur un croque-mort. C'est un peu à la mode ces derniers temps avec un certain Undertaker. En l'occurrence, on va quand même sortir des sentiers battus ce qui ne sera pas pour me déplaire. Je dois bien avouer que j'ai été séduit non seulement par le dessin mais par la qualité du scénario. J'ai pu suivre le récit sans me poser des questions incessantes. C'est d'une fluidité parfaite dans le déroulé ce qui est assez rare pour le souligner. On est tout de suite plongé dans une enquête afin de déterminer la mort suspecte d'un ex bon vivant. Les personnages ont une véritable consistance même ceux qui sont de passage. J'ai rarement vu une telle maîtrise scénaristique. Au final, un beau travail fraternel. Je recommande vivement la lecture et même l'achat.

22/02/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Le premier tome est sympathique et me donne envie de découvrir la suite. Le scénario est un mélange de western et de polar et c'est bien fait. Les personnages et le dénouement final sont assez originaux. Les auteurs savent comment créer une galerie de personnages mémorables. Le scénario est bien écrit. Les deux seuls problèmes que j'ai c'est qu'il y a des passages moins passionnants et si le personnage du croque-mort est sympathique, il me semble un peu trop effacé. J'ai eu l'impression qu'il ne faisait que subir l'action. Il a fallu attendre les dernières pages pour que j'ai le sentiment qu'il participait à l'action. Le dessin est sublime. J'aime particulièrement les décors et les couleurs.

05/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Nous ne sommes pas à l'ère des classements, mais s'il fallait faire un choix entre les derniers "westerns" sortis dernièrement, je ne placerais pas "Stern" en première position. Est-ce vraiment du western ? Oui cela ce passe dans les contrées du genre, certains personnages sont représentatifs du genre et quelques scènes importantes se passent dans les endroits où il faut. Cependant... que nous manque t' il à nous autres aficionados du genre ? Sans doute un zeste de grandiose, d'épique ! Disons le franchement : notre Stern, bien qu'amateur de grandes épopées littéraires, est le plus souvent assez fade et se trouve plutôt ballotté pas les événements. OK, l'intrigue n'est pas déplaisante et l'on a envie de connaitre le dénouement, mais quoi, il manque à mon sens un petit coup de gniak. Mon "pas mal" tire vers le haut mais j'attendrais un brin et une suite dans le même univers pour rehausser ma note, (bon puis, avouons le, ma dédicace ne déchire pas vraiment, j'ai pu jouer au jeu des sept erreurs avec mon prédécesseur). A lire tout de même.

02/02/2016 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Avis sur "Le Croque-mort, le clochard et l'assassin" : Derrière un titre à rallonge à la Sergio Leone (titre mal choisi à mon avis) se cache une bande dessinée assez atypique. Je m'attendais plus en effet à un western alors que le lecteur est plongé dans une enquête policière ayant pour cadre tout de même les codes que l'on retrouve dans un western. Tout y est : le saloon, les prostituées, le shérif buté, jusqu'au croque-mort (personnage bien à la mode en bande dessinée depuis un moment avec Undertaker édité aussi 2015), en passant par le copain alcoolique si cher aux films de John Ford. Par contre ici, pas de grands espaces à l'horizon, non mais tout simplement le huis clos d'une ville avec son cimetière, sa prison, son saloon. Cette intrigue, très bien illustrée, ne manque pas de rebondissements. Comme certains l'ont écrit ici ou là, j'ai été un peu gêné par le côté contemporain de la veste de "Pretty boy" qui tranche avec l'aspect sobre et classique des autres personnages, mais ce n'est qu'un détail. Ce one shot est vraiment d'une très grande qualité et a le mérite de renouveler le genre, avec Undertaker et Sykes, parus la même année.

21/01/2016 (modifier)