Les derniers avis (7535 avis)

Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Haute sécurité
Haute sécurité

Haute Sécurité, c'est le "Prison Break" de la Bd mais du côté des gardiens. Il n'y a rien à redire: j'ai adoré ce moment de lecture ! Haute sécurité est bien plus qu'une histoire de prisonniers. Ce scénario mêle à la fois l'intrigue policière et quotidien au coeur du pénitencier de Templeton Bay dans l'Orégon. Pour l'instant, tous les scénarios élaborés par Callède ont retenu mon attention et entraîné systématiquement l'achat. Un sans faute! Une des causes de ce succès tient dans le fait que Callède est très bien imprégné des moeurs de notre époque et de l'air du temps. Il élabore ses récits avec un réel talent. Il peut également nous balader et nous entraîner sur des fausses pistes ; bref, c'est un régal! :) Les dialogues sonnent vrai et les personnages ont du caractère. L'univers carcéral est très bien retranscrit. On le vit avec le regard un peu naïf du nouveau gardien Alek. On découvre la triste réalité du système pénitentiaire qui brise des vies. On va également comprendre que la prison peut marquer des hommes même s'ils n'en sont que les geôliers car leurs vies respectives souffrent des répercussions engendrées. Denses et angoissants, les deux premiers albums qui constituent une histoire, sont à la hauteur de nos espérances car ils nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Cerise sur le gâteau, le second cycle s'avère passionnant: point de baisse de régime! Certes, c'est du pur divertissement mais tellement bien réalisé ! Le troisième cycle est sans doute le plus intéressant car on va découvrir un Alek totalement vulnérable en proie à ses démons du passé et qui surtout se laisse aller dans sa vie amoureuse. Je crois que cette série est un véritable coup de coeur. :) Dans le détail, voilà ce que cela donne : Cycle 1: Les gardiens du temple Cycle 2: Les nouveaux maîtres Cycle 3: L'ombre d'Ezekiel Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

29/12/2007 (MAJ le 19/11/2010) (modifier)
Par yann75000
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Nuit
La Nuit

Certainement l'album le plus bouleversant de la bande dessinée contemporaine. Je me demande comment vivent les gens, souvent. Philippe Druillet répond avec ses tripes, avec tout son Art, comment on peut mourir. Cette bande dessinée est une symphonie, un cri à la nuit qui va nous ensevelir. La Nuit, c'est le combat hallucinant de la vie qui s'arrache d'un dernier souffle, c'est l'immense talent d'un artiste sans concession qui s'exprime à travers la perte de l'être qu'il aime, c'est la beauté infini de l'amour qui perd face à la terrible sentence de la mort. "La Nuit" n'est pas une bande dessinée comme une autre. Elle a été écrite, dessinée, hurlée avec la force de celui qui ne peut plus rien. Mais Druillet, grandiose, ne s'avoue pas battu malgré la fin inéluctable. Il se lève, face à l'impossible, face à l'intolérable, et se lance dans une dernière bataille perdue d'avance avec la force de ses pinceaux, avec le coeur déchiré de l'amant hébété, pour nous emmener dans un maeström de souffrance, dans les profondeurs des âmes consumées par la douleur! C'est certainement l'une des oeuvres qui donna à la bande dessinée ses lettres de noblesse. Jamais aucun artiste n'avait osé auparavant mettre autant de puissance poétique dans l'histoire, mettre autant d'intimité dans son récit. D'ailleurs combien l'ont fait ensuite? C'est une bande dessinée épique qui nous parle de ce que l'on n'ose savoir, et l'immense artiste qu'est Druillet nous offre une ode à la vie sans chichi, sans minauderie, avec le talent d'un poète comme Villon, avec l'insupportable conviction que seul l'Art Majuscule peut être une réponse à l'innommable. "Dis moi comment tu meurs, je te dirais comment tu as vécu". Merci Monsieur Druillet, et chapeau bas.

17/11/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Années Spoutnik
Les Années Spoutnik

Sourire, rire et être ému par un même récit est un plaisir rare. Ce que j’ai lu ici m’a permis de l’atteindre avec brio ! C’est une petite merveille … une pépite … un de ces récits qui devraient être remboursés par la sécurité sociale tant ils font du bien au cœur ! Parce que là, l’espace d’un temps, je me suis retrouvé dans la cour de récré de ma jeunesse. Même candeur, même fraîcheur, même sens du jeu avec toute la dramaturgie enfantine qui y est liée, le récit de Baru est tellement simple et sincère, tellement tendre et joyeux, tellement truculent que j’ai plongé à pieds joints au cœur de cette bande d’écoliers et de ce quartier populaire. Pour tout vous dire, j’ai l’habitude, après mes achats réguliers, d’aller savourer une petite bière spéciale en feuilletant mes acquisitions. Rarement dans le brouhaha d’un café, je parviens à me concentrer sur un album au-delà de la vingtième page. Exceptionnellement, j’arrive à la fin d’un format traditionnel (45, 52 pages), que je peux alors qualifier de passionnant. Ici, ce n’est qu’après 122 pages et trois Orval que j’ai relevé la tête hors du guidon. Et encore, j’ai eu du mal ! Si je n’avais pas été en voiture, j’aurai sans doute mené la lecture de cette intégrale jusqu’à son terme. Parce que, mon dieu ! Que c’est frais ! Que c’est vivant ! Un mot wallon me vient à l’esprit : spitant ! Oui, ce récit, il « spite », il gicle de vivacité, de gaieté, de joie de vivre … Que dire de plus ? Que les planches consacrées au foot « de rue » sont les plus vraies que j’ai jamais lues ? Que le trait brut de Baru est d’une efficacité jamais prise en défaut ? Que les petites anecdotes sentent l’instant vécu ? Que les passages caricaturaux sont à se tordre de rire (ahhhh, ces scènes autour de la table de la cuisine où le gamin fuit le chat à neuf queues de sa mère) ? Que la candeur du récit n’empêche pas la gravité du contexte social ? Que l’album est un hymne à la société multiculturelle ? Oui, je pourrais dire tout ça, et bien plus encore … Alors voilà, si comme l’auteur (et comme moi), vous gardez de votre enfance le souvenir de matches de foot endiablés, de grosses bagarres entre bandes, de sarbacanes, d’inconscientes bêtises, de premiers émois, de voisins dont on ne comprenait pas un traitre mot, vous aimerez sans doute ce récit. A 10 ans, chaque penalty que l’on tire dans la cour de récré, c’est en finale de la Champion’s League qu’on le tire. Baru vient de me le rappeler de fort belle manière ! Merci …

17/11/2010 (modifier)
Par Thaugor
Note: 5/5
Couverture de la série Le Coeur en Islande
Le Coeur en Islande

La quête d'un enfant entre l'attrait pour la mer tout comme son père et ses amis qu'il voit partir en mer, à l'aventure. Il idéalise au début ces longues absences de ses proches et on le voit murir sur ce sujet. D'un autre côté, nous suivons sa quête qui le tiraille pour savoir, au début, qui il est réellement (petit miracle comme l'appellent ses proches) et lorsqu'il apprend que son père n'est peut-être pas celui qu'il a toujours cru, nous cherchons avec lui. Le scénario est bien mené et le lecteur est maintenu dans le mystère avec d'un côté la recherche de qui est son père, et de l'autre son indécision à partir en mer. J'ai trouvé que l'auteur faisait bien ressortir son vécu dans cette histoire qui semble assez banale et arrive à maintenir une certaine ambiance qui augmente en intensité tout au long du récit. En effet, on vit l'histoire par les yeux d'un enfant qu'on suit et qu'on voit évoluer, grandir dans sa manière d'aborder et de comprendre ce qui l'entoure. Le côté historique est aussi très bien abordé, avec dans le premier tome la vie des familles à terre, entre leur longue attente du retour des marins partis pêcher et leur vie difficile faite de pauvreté et de peu de choses. Ensuite, dans le deuxième tome, l'auteur décrit remarquablement le dur labeur des marins en mer, les tensions sur les bateaux et la mort qui est toujours présente. Les dessins sont très réussis et fouillés et la coloration, très sombre, est particulièrement bien rendue, le tout accentue la mélancolie ambiante.

16/11/2010 (modifier)
Par Erwelyn
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hauteville House
Hauteville House

Critique sur le premier cycle (T1 à T4) Hauteville House fait partie des séries incontournables pour tout amateur de steampunk et d'uchronie. Nous sommes en 1864. Napoléon III, qui cherche à récupérer le Mexique en profitant de l'affaiblissement des américains engagés dans leur propre guerre civile, place Maximilien 1er sur le trône mexicain. Mais si Napoléon tient à garder un pied au Mexique c'est aussi parce qu'un fragment du manuscrit de Bernal Diaz Del Castillo (célèbre conquistador qui participa à la conquête du Mexique en 1517) indique que l'Eldorado n'est peut-être pas ce qu'on croit mais plutôt une entité d'une puissance extraordinaire enfermée dans un temple mayas. Et grâce à cette nouvelle arme, l'Empire pourrait aussi s'approprier le reste du continent américain en s'alliant aux sudistes. Dès lors, les services secrets européens, alertés de cette découverte, dépêchent leurs meilleurs agents pour déjouer le complot. Gavroche, personnage moins imaginaire qu'on a pu le penser, et sa coéquipières Eglantine se retrouvent projetés avec ses collègues dans cette grande aventure. Du Yukatan à Atlanta sous les flammes, ils devront à tour de rôle échapper à des automates, infiltrer l'entourage de Napoléon III, survivre aux champs de batailles de la guerre de Sécession et anéantir une des forces les plus démoniaques qu'il leur ait été donné de combattre. Cette série, absolument jouissive visuellement comme scénaristiquement, offre des pleines pages de champs de batailles (tome 4, surtout), des panoramas de villes et de ciels saturés de zeppelins et d'aérostats. Si la guerre de Sécession a vu naître un certain nombre d'innovations militaires, comme quelques frégates cuirassées, les auteurs nous donnent une vision de la guerre de Sécession qu'Albert Robida n'aurait pas reniée. Et puisque nous parlons de ce cher Robida, contemporain de Jules Verne, et néanmoins, trop souvent oublié, il est à noter que c'est lui qui est l'inspirateur le plus profond de l'imaginaire steampunk. Car en tant que caricaturiste et illustrateur, il avait dès la fin du XXe siècle anticipé les guerres du futur, évoquant les armes biologiques, l'aérostation militaire, les locomotives, chars et bateaux cuirassés etc. Et comme je ne peux me retenir de vous donner la preuve que nos auteurs se sont pleinement inspirés de lui (et notamment de La guerre au XXe siècle [1869] et des couvertures du feuilleton de La guerre infernale de Pierre Giffard [1908]) voici quelques planches comparatives : voir sur mon blog http://www.librairiesoleilvert.com

15/11/2010 (modifier)
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Depuis quelques temps, je me suis intéressé de plus près aux films et bandes dessinées sur les zombies : « 28 jours plus tard », « Resident Evil », « Zombies » de soleil,... je ne pouvais apparemment pas explorer ce thème cher à la bande dessinée fantastique sans me pencher sur « Walking Dead ». Tous ( !) les albums reçus pour mon anniversaire, je me suis plongé dans le premier tome le weekend passé. J’ai commencé la lecture pour ne plus la lâcher... en 48 heures, les douze tomes parus ont été avalés, dévorés tels de la chair humaine par un vilain zombie. Je commencerai par un regret tout relatif avant de m’étendre sur les points positifs de cette série : pourquoi diable a-t-il fallu que le dessinateur du premier tome passe le flambeau à un autre dès le second tome ??? Car si le dessin reste bon, il l’est moins surtout pour ce qui est de l’expressivité des personnages. Pour la couleur, le choix du noir et blanc est judicieux vu certaines scènes violentes représentées. J’en profite d’ailleurs pour mettre en garde le potentiel lecteur : certaines scènes sont violentes soit graphiquement, soit dans l’idée qu’elles transmettent (torture, cannibalisme, etc.). Une histoire à conserver hors de portée de nos chères têtes blondes donc. Mais ce qui est marquant dans « Walking Dead » c’est surtout et avant tout le scénario. Après un départ classique pour la thématique zombie (un homme se réveille à l’hôpital dans un monde dévasté par les morts-vivants) le scénario s’oriente vite nettement plus vers la psychologie et les peurs des personnages dans ce monde où rien n’est plus sûr, où toute personne rencontrée est un menace potentielle et où la moindre seconde d’inattention coûte très cher. Tous les personnages, et plus particulièrement Rick, le héros, sont mis devant des choix difficiles mais indispensables pour leur survie. Il est intéressant de les voir réagir, se torturer l’esprit pour trouver la solution qu’ils jugent acceptable, devant toujours consentir à un sacrifice. Aucun personnage n’est épargné... ce qui est appréciable et évite la facilité d’un personnage qui traverse les épreuves indemne. Chacun vit son lot de malheurs et évolue en fonction vers une forme d’humanité plus animale, la seule qui peut leur permettre de survivre... quand c’est possible. A la façon de séries télévisées américaines comme « Prison Break » par exemple, la fin de chaque album finit sur une scène qui ne donne qu’une seule envie, celle de se jeter sur le tome suivant. Je ne sais pas comment je ferai pour attendre le 13ème ! Si pour moi « Walking Dead » est culte, c’est que cette série m’a littéralement pris au ventre. A lecture, le stress monte et la tension est palpable. Je frissonne encore en repensant à certaines scènes... le pire danger ne venant pas toujours des morts. Je n’avais pas ressenti une telle sensation depuis longtemps. Faire ressentir cela par la bande dessinée, je trouve cela remarquable. A découvrir, lire et posséder A-B-S-O-L-U-M-E-N-T.

14/11/2010 (modifier)
Par MONTANE
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Asterios Polyp
Asterios Polyp

Attention chef d'oeuvre ! Encensé par la critique aux Etats Unis, ce roman graphique arrive enfin en France précédé d'une critique dithyrambique. Lecture faite, la chose est méritée. Cette oeuvre entre incontestablement dans la lignée des grandes BD américaine de ces 25 dernières années comme Maus, Black hole, Ghost World et surtout Jimmy Corrigan. Avec Astérios Polyp, Mazzuchelli confirme tout le bien qu'on pensait de lui après l'adaptation de Cité de verre de Paul Auster, et livre une oeuvre riche et ambitieuse. Le personnage principal est un intellectuel de la côte Est, un représentant de cette Amérique prisée par les Européens, un individu cultivé, tourné vers le monde ; un professeur d'architecture fort apprécié. Mais à la suite de l'incendie de son appartement, il rassemble les quelques dollars qui lui restent en poche et prend un ticket de train pour s'en aller, loin très loin. Arrivé dans l'Amérique profonde, il en profite pour faire le point sur sa vie. Grâce a des flash backs, on apprend que cet enseignant à la haute estime de soi a eu un frère jumeau mort né, ce qui le hantera toute sa vie, et qu'il a été marié. Envisageant la vie en terme binaire, il peine à se rendre accessible aux autres, y compris à son épouse. En lisant cette histoire on pense immanquablement aux films de Woody Allen, parmi les meilleurs comme "Manhattan" ou "Hanna et ses soeurs". On retrouve en effet ce personnage cultivé et sûr de lui, qui va de vernissages en diners mondains, agrémentant ses propos de références culturelles, et qui peine en revanche à trouver la quiétude dans sa vie sentimentale. Au niveau de la forme, cette BD se rapproche de Jimmy Corrigan et brise tous les codes traditionnels de la narration. Les couleurs changent selon que l'on fait un retour en arrière dans la vie d'Asérios Polyp, ou selon que l'on suive son parcours le plus actuel. Les tons varient selon que l'on se trouve dans un moment de bonheur ou dans un cauchemar. Le fond suit la forme, et c'est superbe. Une BD qui à mon sens va marquer son époque. A lire impérativement.

13/11/2010 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Quai d'Orsay
Quai d'Orsay

Difficile d'être original après ce concert de louanges fait par les autres posteurs. J'ai adoré également ce feuilleton moderne qui nous plonge dans les arcanes du pouvoir : une sorte de The West Wing (série d'Aaron Sorkin qui dépeignait les coulisses de la Maison Blanche) à la française. De plus c'est drôle, les dialogues d'Abel Lanzac sont finement ciselés et particulièrement ironiques. La personnalité de Taillard de Worms (alias Dominique de Villepin) est dépeinte sans concession, mais également avec une certaine admiration pour ses qualités rhétoriques et son sens de la pirouette. La prouesse vient aussi du dessin de Blain, admirable, remarquable, virevoltant, capable de passer d'une superbe planche en hommage à la science-fiction à une description caricaturale de Villepin tout à fait crédible. Alors, inutile d'en dire plus, jetez vous sur ce premier tome de 96 pages qui est une des plus belles découvertes de l'année.

12/11/2010 (modifier)
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Je n'étais pourtant pas attiré plus que ça par les histoires de zombies, mais j'ai eu l'occasion de lire le premier tome, par simple curiosité. Et ça a été la grosse claque !!! Impossible après ça d'arrêter cette série, je suis devenu accroc aux zombies... mais pas seulement aux zombies. Derrière cette histoire se cache un gros : "Et si j'étais confronté à cette situation, comment je réagirais ? Quels seraient mes actes ?" A partir de là, on ne voit pas la violence du même oeil. On évolue avec les héros, sans pour autant être en accord avec se qui se passe, on essaie de comprendre. Les tomes se suivent et ne se ressemblent pas. Il est vrai que le tome 6 est d'une rare violence, limite insoutenable. Mais le tome 7 permet de faire un break, il ne se passe pas grand chose. L'intrigue reprend au tome 8 et le tome 12 relance de nouvelles bases. Il y a un changement de dessinateur entre le tome 1 et le tome 2, mais ce n'est pas trop perturbant. Une série culte, à suivre de près !

12/11/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Avant l'Incal
Avant l'Incal

C'est la dernière série de l'univers Incal mettant en vedette John Difool que j'avais à lire et c'est aussi celle que j'ai le plus appréciée. Oui, j'ai préféré cette préquel à la série originale car elle possède toutes les qualités et aucun des défauts de la série mère. Tout d'abord, il n'y a pas les scènes mystiques qui m'emmerdaient dans L'Incal. C'est de l'aventure pure dans un univers totalement dérangé avec des personnages intéressants. Ensuite, je ne m'étais pas attaché à John Difool qui était juste un type ordinaire embarqué dans une histoire compliquée bien malgré lui. Ici, il est plus attachant et j'ai trouvé son histoire vraiment tragique. Toutefois, ce que j'ai aimé le plus c'est de voir à quel point le scénariste maîtrise son histoire. Même si le récit part dans tous les sens, il s'intègre parfaitement à la série originale et il nous permet de mieux comprendre les personnages de L'Incal. Chapeau l'artiste.

12/11/2010 (modifier)