Je dirai même plus : Culte à 200% !!! Tout d'abord, un graphisme caligarien-baroque coloré à l’ancienne, wouhaaw il est impossible de ne pas se laisser séduire par ce chef d'oeuvre qui nous plonge dans un rêve merveilleux. Un feu d'artifice de formes et de couleurs, une bombe atomique ! L'artiste Alban Guillemois réalise ici du jamais vu en BD !
Tous parlent d'une reprise de "l'île mystérieuse" de Jules Verne, ok pour le point de départ de l'oeuvre, mais en fait, nous en sommes loin !!! L'auteur a incorporé dans un scénario, complètement hallucinant (digne des Monthy Python), des références contemporaines cinématographiques et télévisuels (je pense à Lost, à Retour vers le futur et aux chasses du comte Zaroff...) aussi parfois à la peinture "Picasso" et "Klimt" et à l'art de la magie (certains pourront reconnaître le "carton fantastique de Robert-Houdin" (célèbre magicien), exposé à la cinémathèque française). De l’esprit, du rêve et de la culture à revendre cette bande dessinée !
L'idée géniale demeure assurément dans la présence fantastique du dictateur communiste Kim Jong-Il qui prépare un complot contre l’Amérique capitaliste au moyen du triangle des Bermudes. L'arrivée du docteur Emmett Brown de "Princeton Univercity" et de son épouse Clara, tous deux de retour du futur ! Trop fort ! Il ne manquait plus que la présence du célèbre magicien et cinéaste Georges Méliès et de son équipage, une gentille princesse indienne, un officier allemand, un "jeune Werther" appelé Murnau et un chien savant, pour compléter ce tableau délirant et enfin comprendre que, nous lecteur, devons tenter l'aventure afin d'apprécier l'ampleur de cet ouvrage extraordinaire !
Après avoir lu Namor : voyage au fond des mers et Loki, je me devais de découvrir le troisième comics publié de Esad Ribic.
J'attendais beaucoup après le flop de Loki qui ne mettait pas en valeur son dessin ou qui pour être plus précis ne lui apportait pas le scénario en rapport avec sa maestria graphique.
Avec "Silver Surfer - Requiem", le tir est corrigé. Ce fut la claque tant attendue :)
Graphiquement c'est une pure tuerie. C'est vrai que l'on retrouve des similitudes entre ces planches et celle de Ross, mais en terme de lisibilité c'est bien au dessus, les cases voire planches sont pleinement exploitées sans nuire à la narration.
Il y a une parfaite osmose entre le scénario et le dessin.
L'histoire est superbe également, le titre de requiem n'est pas usurpé. La lente agonie du Silver Surfer vers une mort annoncée passe par des rencontres, des souvenirs, des actions et un final surprenant. Beaucoup de thèmes sont abordés avec intelligence. On accompagne le surfer d'argent dans ses questionnements, il s'avère profondément humain à la limite de l'utopie. La lecture est riche et le récit est des plus agréables à lire.
Je retiens une unicité du récit où les auteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour offrir ce superbe récit rendant hommage à un personnage hors norme.
Ce one shot fait réfléchir tout en s'appréciant simplement.
J'ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste suite à une lecture.
J'espère que Panini rééditera ce superbe album quasi-introuvable car épuisé rapidement après sa sortie. Il serait dommage de ne pas donner l'accès au plus grand nombre à cette merveille.
Je ne conseille pas l'achat puisque j'écume le web pour les offrir à mes proches, une manière de tisser une relation avec eux avec un même objet, une même pensée.
Vincent Hardy fait parti de mon trois, c'est du lourd, du barré, du dément, de l'invraisemblable, du délirant, de l'imaginaire ! Faut savoir se laisser porter par les dessins et la créativité sans limite de Vincent. J'aurais tellement aimé qu'il sorte d'autres BD.
J’ai autant apprécié Lanfeust De Troy que « Lanfeust des Étoiles », j’ai lu d’affilée les deux séries et à peine fermé un tome que l’envie d’ouvrir le suivant se faisait immédiate. Avoir fait une suite aux aventures sur Troy est une excellente initiative, elle donne une autre dimension à l’œuvre, lui apportant une grande richesse et un aboutissement total. Ce qu’on y apprend sur les origines de cette planète est assez original, le mélange de science-fantasy nous fait sortir du monde uniquement régi par la magie, la science a son mot à dire et c'est un vrai bonheur.
Ce qui change le plus dans cette suite - surtout dans les 4 derniers tomes - c’est que la magie, qui garde toutefois une place importante, est un peu moins utilisée. De plus, les personnages qui dans Troy restaient groupés ici sont séparés, et voir comment ils évoluent chacun de leur côté réserve quelques très bonnes surprises. Beaucoup de nouveaux personnages viennent participer à cette nouvelle aventure, tous aussi intéressants les uns que les autres.
Le dernier tome clos royalement l’histoire, il avance à cent à l’heure et les évènements sont nombreux, la fin de Thanos est excellente, ainsi que la fin dans son ensemble où tout est dévoilé.
L’humour est un peu déséquilibré, avec des phases très drôles et d’autres nettement moins voire même qui tombent un peu dans le drame, ça peut être déstabilisant mais en même temps ça apporte un peu de sérieux dans l’histoire et le devenir des personnages et des nombreuses planètes.
Pour conclure je dirais que j’ai déjà envie de me replonger dans cette immense saga que sont les « Lanfeust », séries à lire dans leur entier, sans reprendre son souffle.
« Lanfeust » c’est de la fantasy légère à prendre au second degré. Bien que reposant sur une idée originale et inventive d’un monde totalement géré par la magie, elle n‘échappe pas à quelques facilités. Les personnages se sortent des situations délicates trop facilement, entre un Hébus quasiment invincible et la magie, tout devient possible, « impossible » n‘est pas français, mais « impossible » n‘est surtout pas Arlestonien. La fin aussi est prévisible, gentillette et rose-bonbon, une fin tragique aurait certainement trop tranché avec la légèreté de l’ensemble, mais zigouiller quelques personnages importants n’aurait pas été mal non plus, dans un récit où les massacres, le sang et les tripes giclent toutes les deux planches.
Ceci dit la lecture est on ne peut plus agréable et même bourrée de facilités je suis allée jusqu’au bout d’une traite. Les personnages sont attachants, surtout Hébus, Cixi et Or-Azur pour les principaux. Les références à d’autres œuvres ainsi que les simples clins d’œil sont nombreux et amusants, bien que par moments ils se présentent de façon un peu artificielle, Arleston force parfois l'histoire pour y introduire ses gags. Pour ce qui est de l’humour je n’ai pas ri ou alors à de rares occasions, par contre j’ai souvent souri, mais je n’ai pas été frustrée.
Malgré ces quelques petits défauts, « Lanfeust » est une série attachante dont le plaisir de lecture vaut largement ses cinq étoiles.
Mise à jour du 11/02/2011:
Je reviens sur mon avis puisque je viens d'apprendre que Jim Lee a contacté Mr Miller pour lui annoncer qu'il était à nouveau disponible pour finir "Batman and Robin: The Boy wonder".
Pour la petite histoire : Cette série débute en juillet 2005 et sera stoppée en août 2008 après la parution du #10 ! 10 épisodes en 3 ans... Jim Lee a un agenda surchargé et ne souhaite pas bâcler son travail, du coup la série évolue très lentement. Puis Frank Miller annonce à Jim qu'il vaut mieux arrêter... Pour reprendre du bon pied lorsque l'emploi du temps de Mr Lee le permettra. Donc DC annonce fièrement en 2010 que Jim Lee et Frank Miller finiront leur série à partir de février 2011 : des croquis sont déjà disponibles. Donc les 6 épisodes manquants devraient paraître mensuellement à partir de février. A noter que les 9 premiers épisodes forment un « tout » et le 10ème annonce une nouvelle partie qui se termine donc cette année.
Les 10 premiers épisodes sont parus de la manière suivante en France :
All Star Batman 1 et 2
Superman Batman H.S. 3, 4 et 6.
Ce «run » fait partie de l’univers créé dans « The dark knight returns », « Batman year one », « Strikes Again » et « Spawn/Batman ».
Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser qu’il y a « deux » Batman :
1/ le super héros façon Adam West.
2/ L’être humain torturé par la mort de ses parents et qui se sent vivre uniquement s’il lutte contre le crime.
J’ai un penchant pour le 2 mais je comprends parfaitement que cela ne plaise pas à tout le monde. Sachez que l’œuvre de Lee et Miller est à classer dans la deuxième catégorie… Même que certains passages de « All Star Batman » feraient passer « The dark knight returns » pour un conte de fée… Oui ! j’exagère ! Mais quand même...
Donc, on retrouve un Batman sombre, torturé et politiquement incorrect par moment. Les deux premiers épisodes sont une relecture de la mort des parents de Dick Grayson, le « futur premier Robin ». Dans la chronologie « Batman par Miller » on se situe donc entre « Batman year one » et « The dark knight returns » . On retrouve ici un Batman plein de vie et très sûr du rôle qu’il a à jouer au sein de Gotham City (contrairement à l’œuvre de 1986 où Batman remet son rôle en question).
Cela dit, l’intérêt de cette série se situe dans la relation entre Batman et Robin. Batman applique une méthode d’éducation très… comment dire… sauvage et violente ! Robin est malmené par son « père adoptif » et cela dans l’unique but de le tester : Dick Grayson est un sportif de génie mais a-t-il le mental ? Batman lui amène sur un plateau le meurtrier de ses parents et lui annonce la couleur : « Détective… ou meurtrier ? A toi de choisir ! » Au fur et à mesure que Batman éduque sa « relève », il se rend compte de ses erreurs de mentor… Et c’est là où se situe l’un des points forts de l’histoire : on a sous nos yeux Batman qui mûrit. En observant Dick qui évolue et enchaîne bavure sur bavure, Batman n’a pas le choix et doit ré-affronter également son passé… Et c’est tout simplement magistral ! La puissance dramatique de ce run est exceptionnelle. Et les trois dernières pages de l’épisode 9 laissent sans voix (Encore faut-il se sentir concerner par la mort des parents des personnages).
D’ailleurs il s’agit du meilleur épisode… jusqu’à présent ! Le dessin est parfait : cadrage, angle de vue, couleur (à coup de grand renfort Photoshop !) et mise en page sont à couper le souffle ! Quant aux dialogues, c’est jouissif et drôle ! Quand on apprécie le style bien sûr !
Je finirai sur l’apparition du Joker qui est aussi brève qu’intense ! Inoubliable ! Si on ne l’aperçoit que pendant quelques cases au cours de ces 10 premiers épisodes, il aura le premier rôle dans les 6 derniers.
Pour l’anecdote, Jim Lee trouvait génial de mettre un tatouage dans le dos du Joker… Et afin de respecter au millimètre ce personnage, Lee a cherché si le Joker a pris une balle dans le dos dans le passé… afin de la reproduire sur ses dessins. Je peux vous assurer que le Joker n’a jamais eu autant de charisme dans un comics !
Je ne me suis pas arrêté sur tous les points forts de cette série : il y en a trop… à vous de les découvrir !
Aux Etats-Unis, cette série a divisé les fans et les critiques en plusieurs groupes : le premier qui a crié au génie en lisant ce comics par Miller et Lee et je fais partie de ceux là, le deuxième groupe qui a vu une occasion pour Miller de se moquer des super-héros tel que Green Lantern ou pire, se moquer des scénaristes responsables des séries impliquant Superman par exemple. Le troisième groupe crie au scandale en voyant des dialogues et un scénario bien trop sombres pour Batman, ils diront « Nous assistons à un nouvel épisode de Sin City incluant Batman » « Le talent de Lee est gâché par un scénariste au plus bas de sa forme ! »
Pour ma part, je dirais : « Je n'ai aucune envie que les auteurs nous servent du "Dark knight bis" ou "Un long Halloween bis", je veux du neuf, de la créativité, de l'originalité, des oeuvres qui me fassent rire, pleurer, réfléchir. Et ce "Batman and Robin: The boy wonder" a comblé tous ces points. Alors merci messieurs Lee et Miller et la suite bordel, on a faim !"
Cette série est à prendre dans son entier, même si les deux premiers tomes forment une histoire complète, sympathique et drôle, mais un peu trop gentillette et pas vraiment exceptionnelle en soi. A partir du troisième elle s’enrichit par l’utilisation de divers contes, contes détournés et introduits dans ce récit avec intelligence et doigté, ce qui lui apporte une touche d’originalité. De plus le ton devient plus corrosif, nettement moins manichéen et moins moralisateur.
Lorsque Garulfo et le prince Romuald se retrouvent dans la peau l’un de l’autre c’est un pur bijou d’humour, la rivalité de ces deux personnages obligés de coopérer offre des situations cocasses et délectables.
Ayroles nous propose une certaine simplicité de langage en comparaison avec son autre série De Cape et de Crocs, mais ces deux histoires sont très différentes et Garulfo a la goût des contes plus modernes, avec un décalage dans son phrasé châtié mêlé à des répliques au langage actualisé.
Le dessin est en accord parfait avec le scénario, j’aime cet encrage assez particulier qui fait ressortir les couleurs de Leprévost, apportant au graphisme relief et contraste. Maïorana apporte une grande partie de l’humour du récit au travers des expressions et attitudes des personnages, au rendu parfait.
« Garulfo » plus qu’une série culte est un véritable coup de cœur
Alors j'ai totalement découvert cet auteur grâce à Mutafukaz dans la mesure où c'est une "suite" du volume 2 sans vraiment en être une.
En fait, c'est une sorte de voyage dans la tête de Angelino où Jérémie Labsolu a pu totalement se lâcher et jamais je ne remercierai assez Run (l'auteur de Mutafukaz) de l'avoir mis sur le coup car Labsolu est vraiment un vent de fraîcheur dans l'univers de la BD !!!
Ce qu'il fait niveau dessins torturés mélangés parfois à des vraies photographies et niveau scénario labyrinthique est tout simplement incroyable. C'est innovant, déroutant (certes !) mais tellement plaisant !!! Bien sûr, pour apprécier, il faut accepter de se faire malmener par l'auteur, mais surtout, il faut avoir envie de faire un voyage dans le monde de l'illustration.
Cette BD est totalement décousue, on retrouve plein de petites choses qui s'entremêlent avec subtilité et pas mal d'humour malgré tout.
L'histoire n'est pas bien compliquée, mais elle est sublimée par ce style graphique que je n'avais jamais vu ailleurs !! Et en conclusion, ça devient un petit bijou !!! Non seulement Metamuta est un ovni à côté duquel il ne faut pas passer, mais en plus, il colle parfaitement à l'univers de Mutafukaz et l'aide même à grimper de plusieurs niveaux dans le côté onirique et poétique.
La première fois que j'ai eu ce livre en main les dessins m'ont fait reculer tant ils n'avaient rien d'attirant.
Puis, je demande à la bibliothécaire jeunesse ce qu'il y a d'intéressant à lire.
Là, elle me dit il y a le nouveau Marc Antoine Mathieu qui vient de sortir (La 22 millième dimension).
Ne connaissant rien de l'auteur je lui dis oui je vous suis.
Horreur ! Elle me ressort l'un des livres de la série vu juste dix minutes avant !
Bon, puisque le destin veut que je le lise je le lirai.
Et là je me prends une belle claque, la dernière était celle de mon père en primaire.
Je me dis mon Dieu ce type est un génie.
Pour moi c'est un dieu !
Ces livres m'ont beaucoup fait réfléchir, et je crois influencent notre psychologie.
Je suis fier aujourd'hui d'admirer ses dessins moches.
Les gens superficiels passeront à côté de cette merveille, bien fait pour eux.
Il y a quelque chose de beau dans la façon de penser de l'artiste.
Marc Antoine Mathieu était je crois ce qu'il manquait à la bibliothèque des bandes dessinées.
Le seul point faible est qu'après avoir lu ces bds, les ouvrages qui nous surprennent sont devenus encore plus rares.
A ben en voilà de l'humeur! En voilà une critique politico-sociale!
Le scenario de Jul n'est pas des plus originaux quand on le regarde de loin. Mais dans le détail il est parfait! En effet de loin on voit une famille vivant à la préhistoire, dans une société très semblable a la nôtre. Mais voilà, le talent de Jul fait que l'humour est présent tout le temps! Les allusions à notre monde sont plus ou moins fines mais à chaque fois elles sont pensées de telles sortes qu'elles ont un effet comique.
On voit les problèmes sociaux et politiques avec les yeux des membres de notre petite famille. Chacun a un point de vue sur le monde et sur la politique.
Parlons en de la politique, je n'ai ressenti aucun parti pris (ce qui est dur dans ce genre d'ouvrage). De plus, contrairement à Ro, je n'ai senti aucune analogie possible entre les personnages de la bd et les différents horizons ethniques constituant notre société.
Pour les graphismes, basiques sans "chichi". La bd n'en a pas besoin. Les couleurs collent bien, on a un rendu gai et une lecture agréable.
A la lecture de la bd, on se demanderait presque si notre société a évolué depuis la préhistoire!
Une bd a lire sans modération! Vraiment excellente et qui ne demande qu'à être connue.
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L'Ile aux Mille Mystères
Je dirai même plus : Culte à 200% !!! Tout d'abord, un graphisme caligarien-baroque coloré à l’ancienne, wouhaaw il est impossible de ne pas se laisser séduire par ce chef d'oeuvre qui nous plonge dans un rêve merveilleux. Un feu d'artifice de formes et de couleurs, une bombe atomique ! L'artiste Alban Guillemois réalise ici du jamais vu en BD ! Tous parlent d'une reprise de "l'île mystérieuse" de Jules Verne, ok pour le point de départ de l'oeuvre, mais en fait, nous en sommes loin !!! L'auteur a incorporé dans un scénario, complètement hallucinant (digne des Monthy Python), des références contemporaines cinématographiques et télévisuels (je pense à Lost, à Retour vers le futur et aux chasses du comte Zaroff...) aussi parfois à la peinture "Picasso" et "Klimt" et à l'art de la magie (certains pourront reconnaître le "carton fantastique de Robert-Houdin" (célèbre magicien), exposé à la cinémathèque française). De l’esprit, du rêve et de la culture à revendre cette bande dessinée ! L'idée géniale demeure assurément dans la présence fantastique du dictateur communiste Kim Jong-Il qui prépare un complot contre l’Amérique capitaliste au moyen du triangle des Bermudes. L'arrivée du docteur Emmett Brown de "Princeton Univercity" et de son épouse Clara, tous deux de retour du futur ! Trop fort ! Il ne manquait plus que la présence du célèbre magicien et cinéaste Georges Méliès et de son équipage, une gentille princesse indienne, un officier allemand, un "jeune Werther" appelé Murnau et un chien savant, pour compléter ce tableau délirant et enfin comprendre que, nous lecteur, devons tenter l'aventure afin d'apprécier l'ampleur de cet ouvrage extraordinaire !
Silver Surfer - Requiem
Après avoir lu Namor : voyage au fond des mers et Loki, je me devais de découvrir le troisième comics publié de Esad Ribic. J'attendais beaucoup après le flop de Loki qui ne mettait pas en valeur son dessin ou qui pour être plus précis ne lui apportait pas le scénario en rapport avec sa maestria graphique. Avec "Silver Surfer - Requiem", le tir est corrigé. Ce fut la claque tant attendue :) Graphiquement c'est une pure tuerie. C'est vrai que l'on retrouve des similitudes entre ces planches et celle de Ross, mais en terme de lisibilité c'est bien au dessus, les cases voire planches sont pleinement exploitées sans nuire à la narration. Il y a une parfaite osmose entre le scénario et le dessin. L'histoire est superbe également, le titre de requiem n'est pas usurpé. La lente agonie du Silver Surfer vers une mort annoncée passe par des rencontres, des souvenirs, des actions et un final surprenant. Beaucoup de thèmes sont abordés avec intelligence. On accompagne le surfer d'argent dans ses questionnements, il s'avère profondément humain à la limite de l'utopie. La lecture est riche et le récit est des plus agréables à lire. Je retiens une unicité du récit où les auteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour offrir ce superbe récit rendant hommage à un personnage hors norme. Ce one shot fait réfléchir tout en s'appréciant simplement. J'ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste suite à une lecture. J'espère que Panini rééditera ce superbe album quasi-introuvable car épuisé rapidement après sa sortie. Il serait dommage de ne pas donner l'accès au plus grand nombre à cette merveille.
Le courseur et autres histoires drôles
Je ne conseille pas l'achat puisque j'écume le web pour les offrir à mes proches, une manière de tisser une relation avec eux avec un même objet, une même pensée. Vincent Hardy fait parti de mon trois, c'est du lourd, du barré, du dément, de l'invraisemblable, du délirant, de l'imaginaire ! Faut savoir se laisser porter par les dessins et la créativité sans limite de Vincent. J'aurais tellement aimé qu'il sorte d'autres BD.
Lanfeust des Etoiles
J’ai autant apprécié Lanfeust De Troy que « Lanfeust des Étoiles », j’ai lu d’affilée les deux séries et à peine fermé un tome que l’envie d’ouvrir le suivant se faisait immédiate. Avoir fait une suite aux aventures sur Troy est une excellente initiative, elle donne une autre dimension à l’œuvre, lui apportant une grande richesse et un aboutissement total. Ce qu’on y apprend sur les origines de cette planète est assez original, le mélange de science-fantasy nous fait sortir du monde uniquement régi par la magie, la science a son mot à dire et c'est un vrai bonheur. Ce qui change le plus dans cette suite - surtout dans les 4 derniers tomes - c’est que la magie, qui garde toutefois une place importante, est un peu moins utilisée. De plus, les personnages qui dans Troy restaient groupés ici sont séparés, et voir comment ils évoluent chacun de leur côté réserve quelques très bonnes surprises. Beaucoup de nouveaux personnages viennent participer à cette nouvelle aventure, tous aussi intéressants les uns que les autres. Le dernier tome clos royalement l’histoire, il avance à cent à l’heure et les évènements sont nombreux, la fin de Thanos est excellente, ainsi que la fin dans son ensemble où tout est dévoilé. L’humour est un peu déséquilibré, avec des phases très drôles et d’autres nettement moins voire même qui tombent un peu dans le drame, ça peut être déstabilisant mais en même temps ça apporte un peu de sérieux dans l’histoire et le devenir des personnages et des nombreuses planètes. Pour conclure je dirais que j’ai déjà envie de me replonger dans cette immense saga que sont les « Lanfeust », séries à lire dans leur entier, sans reprendre son souffle.
Lanfeust de Troy
« Lanfeust » c’est de la fantasy légère à prendre au second degré. Bien que reposant sur une idée originale et inventive d’un monde totalement géré par la magie, elle n‘échappe pas à quelques facilités. Les personnages se sortent des situations délicates trop facilement, entre un Hébus quasiment invincible et la magie, tout devient possible, « impossible » n‘est pas français, mais « impossible » n‘est surtout pas Arlestonien. La fin aussi est prévisible, gentillette et rose-bonbon, une fin tragique aurait certainement trop tranché avec la légèreté de l’ensemble, mais zigouiller quelques personnages importants n’aurait pas été mal non plus, dans un récit où les massacres, le sang et les tripes giclent toutes les deux planches. Ceci dit la lecture est on ne peut plus agréable et même bourrée de facilités je suis allée jusqu’au bout d’une traite. Les personnages sont attachants, surtout Hébus, Cixi et Or-Azur pour les principaux. Les références à d’autres œuvres ainsi que les simples clins d’œil sont nombreux et amusants, bien que par moments ils se présentent de façon un peu artificielle, Arleston force parfois l'histoire pour y introduire ses gags. Pour ce qui est de l’humour je n’ai pas ri ou alors à de rares occasions, par contre j’ai souvent souri, mais je n’ai pas été frustrée. Malgré ces quelques petits défauts, « Lanfeust » est une série attachante dont le plaisir de lecture vaut largement ses cinq étoiles.
All*Star Batman
Mise à jour du 11/02/2011: Je reviens sur mon avis puisque je viens d'apprendre que Jim Lee a contacté Mr Miller pour lui annoncer qu'il était à nouveau disponible pour finir "Batman and Robin: The Boy wonder". Pour la petite histoire : Cette série débute en juillet 2005 et sera stoppée en août 2008 après la parution du #10 ! 10 épisodes en 3 ans... Jim Lee a un agenda surchargé et ne souhaite pas bâcler son travail, du coup la série évolue très lentement. Puis Frank Miller annonce à Jim qu'il vaut mieux arrêter... Pour reprendre du bon pied lorsque l'emploi du temps de Mr Lee le permettra. Donc DC annonce fièrement en 2010 que Jim Lee et Frank Miller finiront leur série à partir de février 2011 : des croquis sont déjà disponibles. Donc les 6 épisodes manquants devraient paraître mensuellement à partir de février. A noter que les 9 premiers épisodes forment un « tout » et le 10ème annonce une nouvelle partie qui se termine donc cette année. Les 10 premiers épisodes sont parus de la manière suivante en France : All Star Batman 1 et 2 Superman Batman H.S. 3, 4 et 6. Ce «run » fait partie de l’univers créé dans « The dark knight returns », « Batman year one », « Strikes Again » et « Spawn/Batman ». Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser qu’il y a « deux » Batman : 1/ le super héros façon Adam West. 2/ L’être humain torturé par la mort de ses parents et qui se sent vivre uniquement s’il lutte contre le crime. J’ai un penchant pour le 2 mais je comprends parfaitement que cela ne plaise pas à tout le monde. Sachez que l’œuvre de Lee et Miller est à classer dans la deuxième catégorie… Même que certains passages de « All Star Batman » feraient passer « The dark knight returns » pour un conte de fée… Oui ! j’exagère ! Mais quand même... Donc, on retrouve un Batman sombre, torturé et politiquement incorrect par moment. Les deux premiers épisodes sont une relecture de la mort des parents de Dick Grayson, le « futur premier Robin ». Dans la chronologie « Batman par Miller » on se situe donc entre « Batman year one » et « The dark knight returns » . On retrouve ici un Batman plein de vie et très sûr du rôle qu’il a à jouer au sein de Gotham City (contrairement à l’œuvre de 1986 où Batman remet son rôle en question). Cela dit, l’intérêt de cette série se situe dans la relation entre Batman et Robin. Batman applique une méthode d’éducation très… comment dire… sauvage et violente ! Robin est malmené par son « père adoptif » et cela dans l’unique but de le tester : Dick Grayson est un sportif de génie mais a-t-il le mental ? Batman lui amène sur un plateau le meurtrier de ses parents et lui annonce la couleur : « Détective… ou meurtrier ? A toi de choisir ! » Au fur et à mesure que Batman éduque sa « relève », il se rend compte de ses erreurs de mentor… Et c’est là où se situe l’un des points forts de l’histoire : on a sous nos yeux Batman qui mûrit. En observant Dick qui évolue et enchaîne bavure sur bavure, Batman n’a pas le choix et doit ré-affronter également son passé… Et c’est tout simplement magistral ! La puissance dramatique de ce run est exceptionnelle. Et les trois dernières pages de l’épisode 9 laissent sans voix (Encore faut-il se sentir concerner par la mort des parents des personnages). D’ailleurs il s’agit du meilleur épisode… jusqu’à présent ! Le dessin est parfait : cadrage, angle de vue, couleur (à coup de grand renfort Photoshop !) et mise en page sont à couper le souffle ! Quant aux dialogues, c’est jouissif et drôle ! Quand on apprécie le style bien sûr ! Je finirai sur l’apparition du Joker qui est aussi brève qu’intense ! Inoubliable ! Si on ne l’aperçoit que pendant quelques cases au cours de ces 10 premiers épisodes, il aura le premier rôle dans les 6 derniers. Pour l’anecdote, Jim Lee trouvait génial de mettre un tatouage dans le dos du Joker… Et afin de respecter au millimètre ce personnage, Lee a cherché si le Joker a pris une balle dans le dos dans le passé… afin de la reproduire sur ses dessins. Je peux vous assurer que le Joker n’a jamais eu autant de charisme dans un comics ! Je ne me suis pas arrêté sur tous les points forts de cette série : il y en a trop… à vous de les découvrir ! Aux Etats-Unis, cette série a divisé les fans et les critiques en plusieurs groupes : le premier qui a crié au génie en lisant ce comics par Miller et Lee et je fais partie de ceux là, le deuxième groupe qui a vu une occasion pour Miller de se moquer des super-héros tel que Green Lantern ou pire, se moquer des scénaristes responsables des séries impliquant Superman par exemple. Le troisième groupe crie au scandale en voyant des dialogues et un scénario bien trop sombres pour Batman, ils diront « Nous assistons à un nouvel épisode de Sin City incluant Batman » « Le talent de Lee est gâché par un scénariste au plus bas de sa forme ! » Pour ma part, je dirais : « Je n'ai aucune envie que les auteurs nous servent du "Dark knight bis" ou "Un long Halloween bis", je veux du neuf, de la créativité, de l'originalité, des oeuvres qui me fassent rire, pleurer, réfléchir. Et ce "Batman and Robin: The boy wonder" a comblé tous ces points. Alors merci messieurs Lee et Miller et la suite bordel, on a faim !"
Garulfo
Cette série est à prendre dans son entier, même si les deux premiers tomes forment une histoire complète, sympathique et drôle, mais un peu trop gentillette et pas vraiment exceptionnelle en soi. A partir du troisième elle s’enrichit par l’utilisation de divers contes, contes détournés et introduits dans ce récit avec intelligence et doigté, ce qui lui apporte une touche d’originalité. De plus le ton devient plus corrosif, nettement moins manichéen et moins moralisateur. Lorsque Garulfo et le prince Romuald se retrouvent dans la peau l’un de l’autre c’est un pur bijou d’humour, la rivalité de ces deux personnages obligés de coopérer offre des situations cocasses et délectables. Ayroles nous propose une certaine simplicité de langage en comparaison avec son autre série De Cape et de Crocs, mais ces deux histoires sont très différentes et Garulfo a la goût des contes plus modernes, avec un décalage dans son phrasé châtié mêlé à des répliques au langage actualisé. Le dessin est en accord parfait avec le scénario, j’aime cet encrage assez particulier qui fait ressortir les couleurs de Leprévost, apportant au graphisme relief et contraste. Maïorana apporte une grande partie de l’humour du récit au travers des expressions et attitudes des personnages, au rendu parfait. « Garulfo » plus qu’une série culte est un véritable coup de cœur
Mutafukaz - Métamuta
Alors j'ai totalement découvert cet auteur grâce à Mutafukaz dans la mesure où c'est une "suite" du volume 2 sans vraiment en être une. En fait, c'est une sorte de voyage dans la tête de Angelino où Jérémie Labsolu a pu totalement se lâcher et jamais je ne remercierai assez Run (l'auteur de Mutafukaz) de l'avoir mis sur le coup car Labsolu est vraiment un vent de fraîcheur dans l'univers de la BD !!! Ce qu'il fait niveau dessins torturés mélangés parfois à des vraies photographies et niveau scénario labyrinthique est tout simplement incroyable. C'est innovant, déroutant (certes !) mais tellement plaisant !!! Bien sûr, pour apprécier, il faut accepter de se faire malmener par l'auteur, mais surtout, il faut avoir envie de faire un voyage dans le monde de l'illustration. Cette BD est totalement décousue, on retrouve plein de petites choses qui s'entremêlent avec subtilité et pas mal d'humour malgré tout. L'histoire n'est pas bien compliquée, mais elle est sublimée par ce style graphique que je n'avais jamais vu ailleurs !! Et en conclusion, ça devient un petit bijou !!! Non seulement Metamuta est un ovni à côté duquel il ne faut pas passer, mais en plus, il colle parfaitement à l'univers de Mutafukaz et l'aide même à grimper de plusieurs niveaux dans le côté onirique et poétique.
Julius Corentin Acquefacques
La première fois que j'ai eu ce livre en main les dessins m'ont fait reculer tant ils n'avaient rien d'attirant. Puis, je demande à la bibliothécaire jeunesse ce qu'il y a d'intéressant à lire. Là, elle me dit il y a le nouveau Marc Antoine Mathieu qui vient de sortir (La 22 millième dimension). Ne connaissant rien de l'auteur je lui dis oui je vous suis. Horreur ! Elle me ressort l'un des livres de la série vu juste dix minutes avant ! Bon, puisque le destin veut que je le lise je le lirai. Et là je me prends une belle claque, la dernière était celle de mon père en primaire. Je me dis mon Dieu ce type est un génie. Pour moi c'est un dieu ! Ces livres m'ont beaucoup fait réfléchir, et je crois influencent notre psychologie. Je suis fier aujourd'hui d'admirer ses dessins moches. Les gens superficiels passeront à côté de cette merveille, bien fait pour eux. Il y a quelque chose de beau dans la façon de penser de l'artiste. Marc Antoine Mathieu était je crois ce qu'il manquait à la bibliothèque des bandes dessinées. Le seul point faible est qu'après avoir lu ces bds, les ouvrages qui nous surprennent sont devenus encore plus rares.
Silex and the city
A ben en voilà de l'humeur! En voilà une critique politico-sociale! Le scenario de Jul n'est pas des plus originaux quand on le regarde de loin. Mais dans le détail il est parfait! En effet de loin on voit une famille vivant à la préhistoire, dans une société très semblable a la nôtre. Mais voilà, le talent de Jul fait que l'humour est présent tout le temps! Les allusions à notre monde sont plus ou moins fines mais à chaque fois elles sont pensées de telles sortes qu'elles ont un effet comique. On voit les problèmes sociaux et politiques avec les yeux des membres de notre petite famille. Chacun a un point de vue sur le monde et sur la politique. Parlons en de la politique, je n'ai ressenti aucun parti pris (ce qui est dur dans ce genre d'ouvrage). De plus, contrairement à Ro, je n'ai senti aucune analogie possible entre les personnages de la bd et les différents horizons ethniques constituant notre société. Pour les graphismes, basiques sans "chichi". La bd n'en a pas besoin. Les couleurs collent bien, on a un rendu gai et une lecture agréable. A la lecture de la bd, on se demanderait presque si notre société a évolué depuis la préhistoire! Une bd a lire sans modération! Vraiment excellente et qui ne demande qu'à être connue.