Les derniers avis (7531 avis)

Par jned
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Crime Suspenstories
Crime Suspenstories

Akileos et Delirium rééditent ces EC comics des années 50/60 pour le plus grand bonheur des anciens...et des jeunes. Ces courts récits de 6 à 8 planches, au ton direct, presque journalistique, se terminaient généralement, non par un 'happy end', mais plutôt par un 'disastrous end'...pour le méchant ! Des récits sans concession aussi sur la guerre, alors que certaines éditions étaient publiées pendant la guerre de Corée. A lire aussi pour leur superbe graphisme noir et blanc.

09/08/2013 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neandertal
Neandertal

J'ai pris un très grand plaisir à la lecture de ce récit qui réunit 2 bonnes qualités : de beaux dessins et une histoire qui a su me tenir en haleine. On retrouve ici des mots qui sont sûrement à la base de la civilisation (Connaissance, Partage, Solidarité). Laghou est peut-être le premier hominidé à avoir domestiqué le loup. Les personnages sont très attachants, j'ai eu peur pour eux. Les cannibales m'ont fait frémir, même avec leurs traits grossiers ils étaient beaux ces hommes et femmes de Neandertal. Cette BD est un gros coup de cœur.

09/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Réinventer la SF, c'est ni plus ni moins ce qu'a réussi Kishiro avec Gunnm. Dans un univers cyber-punk post apocalyptique, il fait évoluer Gally à la recherche d'elle même, en côtoyant des personnages hauts en couleurs qui lui apportent son humanité et se battant contre des adversaires très charismatiques pour mieux se découvrir personnellement. Le background est fouillé et inventif à souhait, déroulant devant nos yeux un monde en 3 âmes (Salem, l'extérieur et la décharge) distinctes dans lequel vit un microcosme au design bigarré et terriblement séduisant. Gunnm se pare d'un dessin fin et travaillé, où la dynamique insufflée est époustouflante dans les combats et la contemplation des décors est bluffante et très ciné-génique. Les propos ne sont pas en reste, une somme de réflexions philosophiques s'offre à nous sur les 9 tomes, sans s'étirer inutilement, dieu merci, en longueurs navrantes dans une histoire complète et pleine où chacun peut être victime sans l'annoncer d'une violence subite et sans compromis mais jamais gratuite. Rien ni personne n'est oublié, dans une cohérence globale maitrisée, alternant subtilement l'humour, l'amour, la tragédie, l'action et l'épique. Kishiro a bien senti qu'il avait réalisé un chef d'oeuvre du Manga, tant sur la forme que sur le fond, et de la BD de façon générale, puisqu'il ne lâche plus le filon avec Gunnm Last Order, bien malheureusement car la magie n'y est plus, tout avait été déjà dit en 9 volets.

08/08/2013 (modifier)
Par Boris
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

J'ai acheté l'oeuvre dans la version intégrale en noir et blanc. Trouvé pour 3€ sur une braderie, le bon état et les dessins m'ont donné envie de le lire. Aujourd'hui et quelques jours après mon achat, c'est lu. Dès les premières pages j'ai accroché, les 3 immortels avec leurs particularités, "un peu comme les personnages du seigneur des anneaux..." puis, il y a le chninkel... que veut-il, que se passe t'il ?... c'est une micro quête qui commence à la recherche d'une réponse... "un peu à la Zelda" ... puis finalement, on arrive à la fin de l'histoire... et en trois mots ! je dirais: surprise, originalité, plaisir...

04/08/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Si tout le monde connaît dans les grandes lignes l’histoire de Peter Pan, cet enfant qui refusait de grandir par haine du monde des adultes en s’inventant des mondes imaginaires, la version qu’en a tirée Loisel est plutôt trash, à des années lumières de la version de Walt Disney, malgré le dessin en apparence « juvénil » et ses personnages « mignons » (ou vilains dans le cas de Crochet), plus proches sans doute de la version de Barrie. Tout d’abord, le style graphique. Si le trait franco-belge très enlevé de Loisel est encore plus abouti que dans La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est davantage au niveau de la mise en couleur, nettement plus agréable à l’œil, que les progrès se font sentir. Tout au long des six tomes de cette palpitante saga, l’auteur prend d’autres libertés assez pertinentes par rapport à la version originale, faisant de Peter un gosse des rues, ce qu’il n’est pas dans le récit de J.M. Barrie. En situant le contexte dans un quartier pauvre où règne prostitution et alcoolisme, Loisel impose d’emblée une dimension sociale. Par ailleurs, il représente à plusieurs reprises un Jack l’Eventreur furtif, rasant les murs dans le quartier de Whitechapel où le célèbre tueur en série avait sévi en 1888. A la différence que ce dernier est un personnage bien réel. Enfin, je ne suis pas sûr que le personnage du jeune satyre, Pan, qui fournit l’explication au nom de « Peter Pan », existe dans le roman (que je n’ai pas lu mais je compte sur les lecteurs qui l’ont fait pour me démentir si besoin), mais je trouve que ces éléments apportent une force supplémentaire à l’histoire. Pour le reste, les thèmes abordés sont profonds voire étonnamment sombres pour une BD sous des dehors divertissants. Surtout ne pas se fier aux apparences. Peter paraît gai et insouciant, mais avec ses zones d’ombre liées à son rapport conflictuel avec sa mère alcoolique, justifiant sa volonté pugnace d’échapper au monde des adultes. La mort y est omniprésente, notamment à travers le crocodile « au réveil-matin » (tic-tac, tic-tac…), de même que la folie, et parfois même le sang gicle… Très clairement, il ne s’agit pas d’une BD pour enfants, mais bien d’une BD sur l’enfance. L’auteur reprend les thèmes principaux du livre original, mais en les actualisant, en renforçant l’aspect horrifique de certaines scènes et en y accentuant la cruauté de Peter. Car ce dernier, au fil du récit, apparaît de moins en moins attachant et toujours plus égocentrique, voire tyrannique. Pour lui, la seule manière de rester dans l’enfance est d’oublier toute notion de bien ou de mal (c’est sans doute aussi cela l’innocence), de s’enfermer dans un monde imaginaire jusqu’à un stade quasi autistique. Loisel rend visible cette métamorphose, car son héros, au fur et à mesure qu’il prend de l’assurance et se redresse, adopte un regard aussi béat que dépourvu d’émotion. Peter semble devenu aussi inhumain que les chimères qu’il s’invente, [SPOILER] au point de provoquer indirectement la mort de Rose (sous l’influence de Clochette, dévorée par la jalousie), sans exprimer réellement de remords [FIN DU SPOILER]. Certes, la métaphore du petit bonbon dans la boîte, conseil du Dr. Kundal au jeune « fabulateur » pour mettre son âme d’enfant à l’abri du « grand gourmand » (le temps), touchera certainement une corde sensible en chacun d’entre nous. Mais nuancée par une question qui s’impose avec force une fois refermée la dernière page : Opposés l’un à l’autre, la mémoire (propre à l’âge adulte tant abhorré par Peter) et l’oubli (propre à l’enfance) ne sont en fait que les deux faces d’une même pièce. Si la première mène à la folie quand elle est poussée à l’extrême, alors il en va de même pour le second. L’oubli, symbolisé par un Jack l’Eventreur amnésique et hagard, avachi sur son lit d’hôpital et totalement inconscient de ses actes criminels, sorte de double maudit de l’ « innocent » Peter. Le dernier tome est sans doute le plus impressionnant, avec un rebondissement terrible auquel on ne s’attend pas et ce baissé de rideau sombre, concluant magistralement l’histoire. Ainsi, c’est après avoir terminé cette excellente série et en y repensant que j’ai réalisé que j’avais affaire ici à un chef d’œuvre d’une grande richesse. Pour moi, cela place définitivement Loisel au rang de maître du neuvième art. Et il ne suffit pas d’adapter un classique pour en faire quelque chose de génial, ça se saurait. En deux mots, l’auteur s’est ici approprié de façon ingénieuse l’œuvre originale

01/08/2013 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Aaah la jeunesse de picsou. J'ai toujours été fan de l'oncle picsou, donald, riri, fifi, loulou, daisy, gontran et tous les autres personnages de cet univers. Il faut dire que mes frêres ont fait, avant moi, la collection des "mickey parade". C'est ainsi que j'ai pu y lire nombre d'aventure de ces chers canards, y compris par exemple, la première histoire de fantomiald! Malgré tout, je n'avais jamais eu l'occasion de lire la jeunesse de picsou, malgré mes abonnements à picsou magazine. Je fais donc partie de la cible principale de cette réédition "de luxe" de ces histoires. L'édition est très bonne, similaire à celle de la dynastie Donald Duck, agrémentée de nombreux commentaires de l'auteur, de couvertures et d'ajouts. Ma note est plus élevée d'une étoile car ces histoires sont vraiment parmi les meilleures que j'aie pu lire dans cet univers, malgré mes nombreuses lectures d'enfance. Bref, mon avis est forcémment peu objectif mais c'est naturel. Si vous aimez la famille Duck et souhaitez lire de très bonnes histoires, découvrir le passé du canard le plus riche de tout "canardville" (clin d'oeil au générique de la bande à picsou) ou simplement passer un bon moment, je conseille l'achat et la lecture de cette bd!

31/07/2013 (modifier)
Par Boris
Note: 5/5
Couverture de la série Coq de combat
Coq de combat

Ce manga est culte! les 15 premiers tomes sont magnifiques, j'ai appris beaucoup sur les arts martiaux grâce à cette série réaliste. Les tomes 17, 18 et 19 sont un peu moins intéressants. La série est restée inachevée pendant quelques années et s'est remise en route l'année dernière. Depuis le tome 21 la série redevient excellente et permet de par un tournoi de MMA une approche sur d'autres arts martiaux.

28/07/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Voyage au bout de la Lune
Voyage au bout de la Lune

L'humour de Daniel Goossens fait s'esclaffer certains et d'autres demandent ce qu'il y a de drôle. Je fais radicalement partie de la première catégorie. Il est pour moi un génie de l'humour (ni plus, ni moins) et mon auteur préféré au sein de l'équipe Fluide Glacial. J'ai pourtant plus de plaisir à lire ses albums que les extraits pré-publiés dans le magazine. Peut-être est-ce dû à une meilleure fluidité narrative ou que sais-je... Bref. "Voyage au bout de la lune" est pour moi, avec L'Encyclopédie des Bébés, un des ses meilleurs albums (je les ai quasiment tous, à l'exception de deux ou trois désormais presque introuvables). Un album que j'ai relu à chaque fois avec le même plaisir et surtout qui me fait rire systématiquement. Les personnages sont caricaturaux et sont souvent parodiques. Mentions spéciales au professeur et surtout au sergent Jack, râleur obsessionnel et sarcastique. La gent militaire en prend pour son grade (ouuuuh je l'aime bien celle-là) dans cette histoire où celui qui pourrait être considéré comme le plus brillant (le prof scientifique) est tout simplement ignoré. Mais ce qui fait la force de cette oeuvre -et dans le travail de Goossens en général- sont les dialogues et les tronches de ses personnages. Ce sont des fois des tout petits riens qui me font rire bêtement : une grimace, une non-grimace, une position, un gros mot judicieusement placé, une réflexion pertinente qui tombe à plat,... "Et voilà. Je t'avais dit. Tu as cassé le talon de ta chaussure. On ne peut pas marcher avec ça. C'est normal, bonhomme. Les talons aiguilles, ça oblige à se dandiner comme une cocotte. Alors bien sûr, pendant un temps on piaffe, on glousse, on se pavane, mais un jour ça casse." Comme d'habitude l'aventure dérive là où nous ne nous y attendions pas et je trouve qu'ici l'absurde est savamment dosé. Les clichés du cinéma d'action et d'aventure sont brillamment ridiculisés. Le comique prend de plus en plus d'importance au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Et pour ceux qui connaissent Georges et Louis, ils auront le bonheur de découvrir Louis en militaire (je vous laisse imaginer le pire).

27/07/2013 (modifier)
Par alex
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Litteul Kévin
Litteul Kévin

Je sais que la politique du site est d'éviter les 5/5 car ils ne sont réservés qu'aux BD cultes. Mais qui peut juger ou non de l'intégration ou non d'une BD au panthéon des BD ayant marqué l'histoire. Il ne s'agit que d'un avis subjectif à chaque fois, même si 1000 personnes le pensent. Autant, la 1001ème ne sera pas du même avis, ni même les 150.000 suivantes. D'un point de vue personnel, je trouve les séries "Litteul Kévin" et Mammouth et Piston cultissimes tant elles nous renvoient à cette période où l'argot était encore drôle et coloré. Les personnages sont tout autant charismatiques et hauts en couleurs les uns que les autres, et les jeux de mots sont souvent fins et subtils, contrairement à ce qu'une certaine pseudo-élite voudrait le faire croire. Je tiens à remercier l'auteur Coyote (que j'aimerais beaucoup rencontrer un jour afin de tailler une bavette), et je rêverais qu'il reprenne Mammouth et Piston ainsi que "Litteul Kévin" qui me font mourir de rire chaque fois que je les relis ; et dieu sait que je les relis au moins 2 fois par semaine depuis quelques années. Merci Coyote !

24/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5
Couverture de la série Au-delà des nuages
Au-delà des nuages

Bon dieu que c’est beau !! J’ai lu ce diptyque d’une traite tant cette histoire d’amitié, de rivalité, d’amour, de guerre est belle, sensible et prenante. C’est loin d’être du « déjà vu » car le tout est traité avec beaucoup de subtilités, de non-dits et de psychologie (le destin de Pierre est déchirant). Mais la grosse claque de cette BD, ce sont les dessins qui sont tout simplement époustouflants : la sensation de vitesse des avions, les combats dans les airs, les courses, sont d’une réalité scotchante ainsi que les expressions des visages humains assez expressifs sans oublier les couleurs éclatantes, fraîches et vives. Une BD à acheter sans hésitation.

22/07/2013 (modifier)