Coq de combat

Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 15 avis)

Ryô Narushima, 16 ans, craque. Il tue ses parents à coups de couteau, défrayant ainsi les journaux, faisant parler de lui comme d’un monstre, se faisant haïr de tous. Ryô, ce frêle adolescent au regard soumis et terrifié, se retrouve dans la maison de correction d’Ajigasaki. L’accueil pour les nouveaux est rude : il n’échappe au passage à tabac que pour se faire violer. Haï, méprisé, maltraité, il découvre presque malgré lui le Karaté. Pour public averti.


Akata / Delcourt Baston BDs adaptées en film Futabasha Le meilleur du Manga Seinen

Ryô Narushima, 16 ans, craque. Il tue ses parents à coups de couteaux, défrayant ainsi les journaux, faisant parler de lui comme d’un monstre, se faisant haïr de tous. Ryô, ce frêle adolescent au regard soumis et terrifié, se retrouve dans la maison de correction d’Ajigasaki. L’accueil pour les nouveaux est rude : il n’échappe au passage à tabac que pour se faire violer. Haï, méprisé, maltraité, il découvre presque malgré lui le Karaté. « Ton poing est habité ou par un Dieu, ou par un démon », lui révèle mystérieusement son professeur. (Pour ceux que cela intéresse les couvertures originales)

Tome 3
Sorti de prison depuis maintenant trois ans, Narushima désormais appelé Ryô, se prostitue pour vivre. Mais un jour, en pleine action, il aperçoit une présentation du « Letal fight », grand combat auquel participe le karatéka Sugawara, de l’école banryû kaikan, la même que celle de Ryô… Il frappe sa cliente et part. Pourchassé par le gang pour lequel il travaille, tombant sur une prostituée charmante mais complètement droguée, il va lui falloir trouver un arrangement. Mais sa folie est toujours là, se réveille et commence à montrer son ampleur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2003
Statut histoire Série terminée 34 tomes parus
Couverture de la série Coq de combat
Les notes (15)
Cliquez pour lire les avis

30/01/2003 | ThePatrick
Modifier


Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Enfin ! Enfin un manga qui me change des shojos, des yaois qui inondent le marché actuel. J’avoue que cela fait du bien de lire quelque chose de plus dur, de plus brutal et sans doute plus mâture. Cela fait du bien car c’est expiatoire d’une certaine forme de violence interne. De toute façon, l’éditeur nous prévient que c’est pour un public averti car rien ne nous sera épargné. On commence par découvrir notre héros : une jeune garçon de 16 ans qui assassine brutalement ses deux parents à coup de couteau devant les yeux de sa propre sœur qui n’aura plus d’autre choix que de se prostituer. Celui-ci se retrouve dans une maison de redressement pour y purger une peine de deux ans. Je répète de 2 ans. Certains y verront une justice plus laxiste que la nôtre. Oui, cela existe. Puis, il se fait sauvagement violer par une brute épaisse à qui il mangera le petit bout. Je ne vais pas raconter toute l’histoire mais là, le décor est planté. C’est âpre et violent. On ne peut s’empêcher d’avoir de la pitié et de la miséricorde pour ce frêle gamin un peu dépassé par les événements. Certes, ses actes sont inexcusables même si ce dernier estime l’avoir fait pour sauver son esprit. C’est vrai que ses parents étaient banquiers et lui offraient une vie moins miséreuse que la normale. Mais bon, ce n’est pas une raison valable même si certains pourraient en douter. La suite en dehors de la prison reste tout à fait appréciable à la lecture mais c’est vrai que l’intérêt décroit petit à petit avec cette succession de combats. Cela devient une vraie bd de baston mais joliment bien faite avec une rage de vivre tout à fait appréciable. Les arts martiaux n’auront plus aucun secret pour les lecteurs. Il est vrai que je ne suis pas un spécialiste. J’aime bien également cette critique de la société du spectacle mondialisé. Pour la petite histoire, il y a eu un arrêt de 5 ans entre le tome 19 et 20 car le dessinateur a intenté un procès en droit d’auteur au scénariste qui ne lui avait donné qu’une ébauche de l’oeuvre qu’il a sérieusement complétée pour en faire le succès que l’on connait. Un compromis a été trouvé entre les auteurs ce qui a contribué à la poursuite de la série qui a bien failli s’arrêter. Les dernières news sur la série nous annoncent la fin prochaine avec un tome 34 ou 35. En France, il y a une réédition de l’œuvre qui devrait comporter à peu près 20 tomes. Il est vrai que les derniers volumes nous offrent un peu du n’importe quoi au niveau des réactions de notre anti-héros. On ne peut que constater un gâchis immense. C’est une série qui aurait dû être plus courte. Au final, un seinen qui sort du lot et qui ne laissera pas indifférent.

10/11/2015 (modifier)
Par Boris
Note: 5/5

Ce manga est culte! les 15 premiers tomes sont magnifiques, j'ai appris beaucoup sur les arts martiaux grâce à cette série réaliste. Les tomes 17, 18 et 19 sont un peu moins intéressants. La série est restée inachevée pendant quelques années et s'est remise en route l'année dernière. Depuis le tome 21 la série redevient excellente et permet de par un tournoi de MMA une approche sur d'autres arts martiaux.

28/07/2013 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Coq de combat. Un manga qui commence très fort : sombre, violent, réaliste et intéressant. Seulement voilà, plus les tomes passent plus le manga déçoit, tombant même dans les travers des shonens classiques à savoir la quête de puissance ultime. Pour un manga qui était assez réaliste, voir son héros envoyer valdinguer un ennemi à 5 mètres grâce à son énergie est assez ridicule. Le mangaka semble s'être rendu compte de son erreur car quelques tomes plus tard les choses prennent à nouveau une tournure réaliste mais le mal est fait malgré tout et le principe de "tournoi" est vraiment peu original. Bref un manga qui commence très bien mais qui sombre dans la déchéance après le tome 14.

16/07/2009 (modifier)

Bon voilà, je commence : je tiens juste à préciser que mes mangas favoris sont Berserk et Gantz. Et bien sûr, ce manga que j'aime plus que tout qui est "Coq de combat" qui est vraiment un manga qui a plus de souffrance que tous les autres. Pourquoi me direz-vous ? Parce que ce manga pourrait être une histoire réelle sur certains points ! Et je trouve l'histoire magnifique. Voilà, il ne faut pas mettre 5 sur 5 à n'importe quoi. Ce manga est celui qui fait partie des plus beaux. Voilà pourquoi je mets cette note. Merci.

30/03/2009 (modifier)

Après plusieurs années de consultations assidues de cet excellent (n'aillons pas peur des mots…) site de bandes dessinées, j'ose me lancer dans une première critique. Alors que j'ai une nette préférence pour les bandes dessinées européennes, j'ai choisi le manga "coq de combat". Dans cette histoire, on suit le parcours chaotique d'un jeune garçon portant le nom de Ryo. Ce dernier est un fils de bonne famille qui fréquente l'une des meilleures écoles de son pays. Sa vie est douce (en apparence), sa famille est tranquille et unie, son avenir s'annonce dans les meilleures conditions. Et pourtant, un jour, il craque. Il "pète les plombs" et assassine ces parents de manière horrible. Tous les journaux s'intéressent à cette affaire et Ryo est condamné à une peine d'emprisonnement dans une maison de redressement. Dans cet endroit, il va connaître l'enfer : il devient la risée des autres détenus qui ne supportent pas le crime qu'il a commit, il sera violé (scène difficilement soutenable et qui justifie la mention "pour public averti"), agressé en permanence, humilié,… Il est chétif, incapable de se défendre, il n'a personne pour l'aider… Il envisage de se suicider. C'est à ce moment qu'il découvre le karaté qu'il va pratiquer avec acharnement. L'entraînement qu'il va s'imposer va le rendre plus fort, physiquement et mentalement, lui permettant ainsi de se défendre et de se faire respecter. L'histoire est subdivisée en plusieurs cycles : - Tome 1 à 2: premier cycle assez court. On suit le parcours de Ryo de son incarcération jusqu'à sa libération (le premier tome est vraiment excellent). - Tome 3 à 13: deuxième cycle. On voit Ryo s'intégrer difficilement dans la société suite à sa sortie de prison. Rapidement il est confronté à la découverte du personnage de Sugawara (le champion actuel adulé de tous), l'opposé parfait de Ryo. Ce dernier va alors tout tenter pour le rencontrer. Leur affrontement sera détaillé sur plusieurs tomes. - Tome 14 à 16: troisième cycle. Un peu plus mystique. L'auteur aborde des arts martiaux qui s'apparente au Tai-chi et qui font appel à des notions comme le "chi", l'énergie interne… . C'est peut-être la partie la moins réaliste mais qui paradoxalement est la plus intéressante par rapport à l'évolution du personnage principal. Le tome 16 est l'un des meilleurs de la série. - Tome 17 à 19 et … (dernier cycle?). L'histoire n'est malheureusement pas encore terminée. Le lecteur est pris à contre-pied. Un nouveau personnage qui en apparence n'a rien à voir avec les sujets abordés dans coq de Combat fait son apparition. Il devient le centre de l'histoire : Ryo n'apparaît plus ou presque plus dans l'histoire. C'est prometteur mais malheureusement on attend encore les tomes suivants… J'ai adoré ce manga pour les raisons suivantes. D'abord, je suis un pratiquant passionné de Karaté Sotokan et j'ai souvent été confronté à la difficulté de trouver des ouvrages (surtout en Bande dessinées) traitant de façon intéressante les arts martiaux. On oscille entre le loufoque (Noritaka,..) et l'irréaliste (Dragon Ball, Chevaliers du Zodiaque,…). Avec Coq de Combat, les pratiquants et amateurs de sports de combat, trouveront dans ce manga une histoire qui aborde de manière crédible les arts martiaux. Il n'est pas question ici de boule de feu ou de pouvoirs surnaturels. De plus, L'histoire est parsemée de références qui donnent un complément d'information utile pour les néophytes: petit lexique en fin de tome, traduction des mots clefs en cours de récit,… Enfin, les combats sont très bien dessinés et très réalistes. D'autre part, Coq de Combat contient de nombreux clins d'œils réels au monde des arts martiaux: - le karaté banruy kai, qui est au centre du deuxième cycle présente, de nombreuses ressemblances avec le karaté kyokushinkai fondé par Oyama; - Hélio Gracié, le fondateur du jujitsu brésilien, fait une apparition dans le tome 19; - Coq de combat ne se limite pas uniquement au karaté. Dans les tomes 17, 18 et 19, les auteurs abordent d'autres arts martiaux: sambo, aikido,…, ce qui contribue à donner à l'ensemble un petit côté "encyclopédie des sports de combat" vraiment intéressant; Mais la force de ce manga réside dans le fait qu'en parallèle du parcours de Ryo, les auteurs se sont attachés à susciter chez le lecteur de nombreuses réflexions et réactions. Tout d'abord, la psychologie de Ryo, le personnage principal, est poussée très loin. C'est un personnage qui ne laisse pas indifférent et qui suscite la controverse. C'est le moins que l'on puisse dire. A première vue, Ryo est vraiment détestable: il n'hésite pas à se doper où à tricher pour essayer de gagner ses combats. Il est difficile de s'attacher à ce personnage et de trouver des justifications à ces nombreux méfaits. A cet égard, la manière dont il va persuader Sugarawa de le rencontrer est vraiment ignoble. Néanmoins, en prenant du recul par rapport à ces actes, on se rend compte que les choses sont beaucoup plus complexes qu'elles ne paraissent à première vue. 1/ Le côté malsain de Ryo est devenu indispensable pour la société dans laquelle il vit. Les gens le détestent et malgré ce dégoût pour Ryo, ils se pressent pour aller voir ces combats. Il devient leur exécutoire. Ryo fait partie de cet arrière fond malsain de notre société qui ne sent pas très bon et que l'on ne préfère pas voir. Il met en lumière tout ce que l'on préfère cacher. 2/ La dichotomie entre Ryo et Sugarawa révèle à merveille ce point de vue. Sugarawa représente tout ce que Ryo n'est pas: il est connu, loyal, adulé,… Les gens aiment ce karatéka qui a réussi à force de travail et de volonté. L'aura de Sugarawa n'est, par ailleurs, jamais aussi forte que lorsqu'il combat Ryo, qui représente le mal absolu aux yeux des gens. Ces derniers attendent de leur champion qui supprime ce "tueur de parent" qui leur rappelle leurs propres faiblesses. Les gens préfèrent insulter Ryo mais ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi un jeune de son âge craque et assassine ses parents. 3/ Un dernier élément mérite d'être souligné. Un groupe se forme autour du personnage principal afin de préparer le combat qui va l'opposer à Sugarawa. Ce groupe, dont le seul but est l'appât du gain, va utiliser Ryo comme un instrument. Leur attitude est critiquable dans la mesure où ils utilisent la rage de Ryo et son côté sulfureux pour arriver à leurs fins. Sans ces gens, Ryo n'aurait jamais rencontré Sugarawa et les conséquences néfastes que ce combat va occasionner aux différents protagonistes de l'histoire ne se seraient pas produites. Je pourrai continuer tant les réflexions que suscitent cette histoire sont nombreuses. Malgré tout, ce manga n'est pas exempt de tous reproches et c'est pourquoi je préfère mettre 4 étoiles plutôt que 5? D'une part, je crains une série à rallonge (qui à présent est bloquée au tome 19 en raison de problème d'édition). L'histoire contient certaines longueur. D'autre part, j'attends de voir comment va évoluer le personnage principal. Ryo est tellement controversé qu'il me semble important d'être attentif à la direction que les auteurs vont donner à leur histoire. Je conseille vraiment la lecture de ce manga et pas seulement aux amateurs et pratiquant d'arts martiaux. Il convient, néanmoins, d'être prudent car cette histoire ne doit pas être mise entre toutes les mains: c'est violent et parfois très violent…

27/11/2008 (modifier)

Difficile de passer après tous ces avis éclairés z'et fins en analyses, mais bon... Je pense que la lecture du premier tome est incontournable, il constitue une référence à lui tout seul, après, vous pourrez passer ou non votre chemin, selon l'envie. Ryô est en effet une belle petite merde qui se (dé)bat dans un monde trop grand pour lui... foncièrement antipathique, voire mauvais (en fait, plutôt sans foi ni loi, sinon celle du plus fort), il use et abuse de tous les moyens pour obtenir ce qu'il désire (encore que... qu'est-ce qu'il désire au juste? montrer qu'il est le plus fort, se battre parce que c'est la seule chose qu'il sait faire, ou simplement montrer qu'il existe?). Il est d'ailleurs tellement pervers qu'il fout les boules et met très mal à l'aise... non, décidément, ce Ryô, je l'aime pas, mais alors pas du tout, et ça aide pas trop à apprécier la série. De la violence gratuite à chaque page, ça, j'y suis habitué, mais dans des mondes un peu plus exotiques que mon propre quartier (la distance, c'est tellement rassurant, ça permet de dire que ça se passe chez les autres). Mais je n'adhère pas, peut-être parce que justement, l'auteur a réussi à me déstabiliser, moi, pauvre lecteur habitué à des séries qui n'osent pas, ou qui osent moins, engoncées dans leurs ergotements sans fin, ne franchissant finalement jamais le pas du réalisme pur et dur. C'est bizarre, mais je vois difficilement la rédemption au bout du chemin, encore qu'il ne la cherche pas. Un premier tome que je recommande donc chaudement, quant à la suite, je la laisse à votre seule appréciation, sachez seulement que, outre son caractère violent (ça en deviendrait presque un euphémisme), ça tourne un tantinet en rond (la personnalité de Ryô est cependant très fouillée, s'épaississant au fil des tomes)... 10 numéros pour pas grand-chose en fait, pour l'instant. A vous de voir.

24/03/2005 (MAJ le 13/01/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Pfiou : ce manga ne rigole pas. Il nous montre non pas de la violence gratuite mais de la violence crue, pure, nécessaire à la survie. Ce ne sont pas des combats esthétiques où les personnages prennent des poses théatrales et nomment leur technique de combat de noms d'oiseaux ou autres : ce sont des combats pour la vie, où tous les coups sont permis. Et c'est une vie de violence que le jeune Ryô est obligé d'endurer, violence sexuelle, violence brutale, violence bestiale. Et Ryô deviendra fou de cette violence qu'il a enduré puisqu'il dispensera lui-même ensuite. Y a pas à dire, c'est une série forte au niveau des émotions, dure à appréhender pour le lecteur qui se retrouve confronté à un univers noir en tous points, jusqu'à l'esprit même du personnage principal. Ceci étant dit, je ne considère que les 3 ou 4 premiers tomes comme valables. Ensuite, l'intrigue s'allonge sans réel interêt. Cela devient une série de combats quand le début est une série sur la violence et la survie animale de l'homme confronté au pire.

11/05/2004 (MAJ le 28/10/2007) (modifier)

Pas mal du tout même ! Je n'ai lu que les 2 premiers tomes, j'hésite à continuer et à la Fnac ils sont sous plastique et je risque de me faire virer si je les enlève. Si j'avais de l'argent néanmoins, j'achèterais sûrement les yeux fermés mais je n'en ai pas. Avant donc de savoir si je continue, voici mon avis sur cette B.D qui figurera sur le petit carnet de celles dont je dois la découverte à BDThèque. Déjà le dessin lui-même n'est peut être pas franchement excellent et on peut confondre les persos. Mis à part cela (et en souhaitant une amélioration future) la qualité de la B.D est indéniable : crudité et dureté sans gratuité ni complaisance, réalisme, personnage assez énigmatique (moi j'arrive pas à le cerner) et dont on ne demande qu'à voir comment il va évoluer et savoir pourquoi il à fait ce qu'il a fait... Léger bémol, la narration trop hâtive là où on en aurait demandé un peu plus (ellipse d'un an sur ses 2 années de prisons, dommage)... Sinon il faudra me procurer la suite mais pas tout de suite :( peux pas :(( mais ça vaut le détour.

09/12/2005 (modifier)

Une BD violente (on se répète), mais qui a suffisamment d'avantages pour dépasser ce cadre. Alors suivons donc l'histoire de Ryo Narushima. Le point de départ est brutal, il assassine ses propres parents. A ce moment là, il a 16 ans et est un adolescent plutôt calme, "tout ce qu'il y a de plus normal". Entrée en maison de correction : pour un enfant plutôt frêle, brimades physiques et persécutions insoutenables vont, à défaut de tuer Ryo, le transformer en une machine à combattre, son outil sera le Karaté, "son Karaté". Après bien des évènements, nous suivrons les traces de Ryo avec ses amis qu'on ne voudrait connaître pour rien au monde, mais aussi ses doutes, et ses erreurs aussi fréquentes qu'impardonables. Il ne trouvera ni paix ni rédemption, il ne les cherche d'ailleurs pas. Ryo Narushima veut briller et son seul moyen d'y arriver : vaincre son anathème. Et là, on se pose des questions, car bien que Ryo soit incontestablement mauvais, il est loin d'être le seul, et même si ses motivations et surtout les moyens qu'il met en oeuvre pour arriver à ses fins ont de quoi révulser, il paraît presque sympathique et (il l'est incontestablement) attachant. Son envie irrépressible de vaincre lui fait même oublier ses priorités (Il avait une jeune soeur au moment où il a tué ses parents), et le fait que nombre de gens se dévouent à sa cause, même si tous ne sont pas désintéressés, lui semble naturel ou pire : acquis. Bon, tout ça pour dire que « Coq de combat » ne se limite pas à être un truc ultraviolent ou une BD de baston débile, où le type s'entraîne un volume entier pour foutre une rouste à son adversaire grâce à une super technique cachée dont tout le monde se fout (genre « Tough »). En plus, l'auteur est pervers avec son personnage. Ici, pas question de se dire « oui mais Ryo même si c'est un pourri et bien il s'entraîne dur et à l'ancienne ». Chose qui pourrait lui apporter certes un coté honorable. Mais non, Ryo s'entraîne dur c'est vrai, mais il ne respecte aucune règle, n'hésite pas à tricher, insulte copieusement son maître, et, cerise sur le gâteau : il va même jusqu'à prendre certains produits... Bref, pour l'instant, je suis plutôt pour « Coq de combat », d'autant plus que le dessin s'améliore au fil des tomes (même si pour les visages il y a de nombreux sosies) et que les scènes de combats sont pures et sans artifices. Je finis quand même avec mes réserves : une petite vingtaine de volumes au Japon, il y en a 9 en France et l'histoire est à son apogée... Alors faudrait pas tomber dans le remplissage inutile non plus. Autre contrariété : les volumes sont très vite lus et ont des fins bien frustrantes. De plus, les compléments d'infos à la fin ont disparu au profit de la réclame. A acheter en étant conscient(e) que ce n'est pas une BD tout public et qu'elle n'est pas exempte de défauts. A suivre... 19/09/05: Je viens de lire le tome 12 et franchement je ne suis pas déçu, la baisse d'intêret que j'avais senti dans les tomes 6 à 8 est bel et bien oubliée. Ryo retrouve du mordant et un vrai but, à partir du tome 10 l'interêt redecolle et le "dépassement de soi" redevient le moteur de l'histoire. Le coq de combat nous frappe au ventre et devient grand. Ryo a réussi à briser les normes!

01/11/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 4/5

Le "Pour public averti" m'avait fait doucement rigoler, mais j'en ai très vite compris la vraie signification. Là, rien à dire, c'est amplement mérité ! C'est d'une violence inouïe dès le 1er tome, avec le viol en prison (et finalement, je me demande si ce n'est pas LA scène la plus violente). J'avais peur de tomber sur un manga de Karaté, style Noritaka (l'humour lourd en moins) mais il y a finalement une réelle histoire, presque une quête. Pour le moment, je ne me lasse pas de cette série, mais vu le nombre de tomes encore à paraître, j'ai peur que ça finisse par tourner en rond, genre "je trouve un gars très fort, je m'entraîne, je le bats...". Et ainsi de suite. On verra ça, mais pour le moment, je lis chaque tome sans bouder mon plaisir. Bon, le dessin... C'est typé manga, forcément, mais c'est quand même très fouillé et (je crois) assez personnel et original malgré tout. J'attends la suite avec impatience.

20/08/2004 (modifier)