Les derniers avis (7531 avis)

Par Ned C.
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dômu - Rêves d'enfants
Dômu - Rêves d'enfants

Un manga comme je les adore !! Une histoire relativement courte (et terminée !), des dessins hallucinants -normal c'est du Otomo- et une histoire qui tient en haleine du début à la fin. Les découpages cinématographiques sont audacieux et certaines perspectives donnent le tournis. Les scènes d'action sont utilisées avec parcimonie et sont d'une violence jusqu'au boutiste, retranscrites avec brio si bien que l'on s'y croirait. Les personnages sont intéressants, l'histoire polar/thriller/sf m'a passionné. L'ambiance est glauque et malsaine, ponctuée de scènes gore ou action franchement terribles. J'adoooore la conclusion de Dômu qui me je me souviens, à l'époque, m'avait fait dire: "WAAAAAAAAAH" à haute voix les yeux écarquillés en la découvrant.

22/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

L'humour est noir et cynique à souhait. Je ne suis pas un grand connaisseur des raisons qui ont poussé Franquin à sortir ce bouquin, mais la seule chose dont j'ai la certitude c'est que c'est une œuvre nécessaire et indispensable. De part la qualité et l'homogénéité de l'ensemble, mais aussi la férocité de certains gags. Et le dessin de Franquin est un vecteur qui pourrait de prime abord paraitre trop simpliste ou enfantin mais pourtant cela ajoute un degré supplémentaire à cet humour qui en possède déjà plusieurs. Autre remarque, cette œuvre est assez ancienne et pourtant elle reste d'une actualité et d'un modernisme terrible, la patte des grands. A posséder.

22/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Tout simplement magnifique!! Je viens de m'enfiler l'intégrale complète et je n'ai qu'une envie, la relire. Cette série est digne des meilleurs contes de Walt Disney, me rappelant parfois celui de Pinocchio. C'est intelligent, original, poétique avec une morale réaliste et bien décrite par le scénariste. Les personnages sont géniaux et attachants : Garulfo en tête mais aussi la princesse, l'ogre, Romuald, le lutin, Noémie, et bien d'autres. Il y a naturellement beaucoup d'humour mais aussi de l'action et de très beaux moments d'émotion, notamment entre la princesse Héphylie et l'ogre. Les auteurs ont vraiment mis la barre très haut et je ne peux que les féliciter. J'encourage fortement les bédéphiles à découvrir cette collection.

18/07/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Les Fleury Nadal
Les Fleury Nadal

On va suivre les aventures de plusieurs membres de la famille Fleury-Nadal évoqués dans les tomes du "Décalogue" en parcourant l'Histoire. Le premier tome concerne la belle Ninon pendant la période de la seconde terreur marquant la Révolution Française. Motivés par leur soeur Ninon, les frères Nadal rivalisent pour sortir leur père des geôles révolutionnaires. C'est le début d'une saga familiale et d'une fresque historique palpitante. Le second et troisième tome va concerner la génération suivante pendant la Révolution de 1830 à savoir le jeune Benjamin qui est le fils de Ninon. Ce dernier est hanté par le tableau d'une belle inconnue. Ses rêves vont le mener jusqu'en Egypte. Le cadre de ce nouveau récit est volontairement plus romantique. Le dessin est d'une beauté extraordinaire. Le quatrième tome à savoir Anahide va directement concerner le génocide arménien qui aura des consonances jusqu'en 1987 dans ce récit poignant. C'est incontestablement l'album le plus réussi de cette petite collection. Le traitement a été réalisé avec beaucoup de justesse et de courage. J'ai littéralement adoré car il retranscrit à merveille les émotions. Il y a également un véritable message politique en ce qui concerne la question de la reconnaissance de ce génocide par la Turquie. Le 5ème et le 6ème tome concerne Missak, le frère de Anahide. Il va avoir un parcours totalement différent de sa soeur en échappant au génocide arménien. Là encore, le diptyque est une réussite à tous les niveaux avec une intrigue passionnante. On découvre la société new-yorkaise du début de la prohibition et de la mafia. On retrouvera ce personnage emblématique dans le tome 5 du décalogue à savoir le Vengeur. Cette nouvelle extension du Décalogue apporte des éléments de réponse en complément de la série originelle. Cependant, les épisodes des Fleury-Nadal peuvent tout à fait se lire et se comprendre indépendamment du cycle du Décalogue. C'est vrai que la plupart des lecteurs vont avoir le sentiment que l'auteur exploite le filon de manière très commerciale. La qualité étant au rendez-vous, on pourra facilement pardonner. Par ailleurs, c'est quand même assez rare qu'une série parallèle soit aussi bien faite. On suit avec grand plaisir ce récit si bien racontée par Giroud. Splendide, historique et romantique à souhait ! Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 18/07/2013) (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5
Couverture de la série Kuklos
Kuklos

Terrible!! Dès la lecture des premières planches, on est subjugué par le scénario et une ambiance qui s'annonce des plus intéressantes. On rentre dans l'univers du Ku Klux Klan avec ses règles, ses codes,... qui est décrit avec brio et justesse de la part du scénariste. Ca ma fait penser au très bon film "Mississippi Burning". Le dessin très brouillon mais beau et les couleurs conviennent parfaitement à cet univers brut et sans pitié. C'est violent, rempli de suspens, de tension. Bref, c'est monstrueux! J'ai adoré!

17/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Siegfried, ou l'adaptation d'un opéra de Richard Wagner mélangeant héroïque fantasy, lutte divines et poésie viking. Alex Alice, dont je suis devenu admiratif, en fait un chef d’œuvre de bande dessinée et remplit plus que de raison son cahier des charges initiales. Un récit foisonnant 3 gros tomes durant, des illustrations en tous genres, allant du noir complet agrémenté d'une unique bulle à des doubles pages tourbillonnantes et titanesques. Les personnages sont attachants, jamais noirs ou blancs, fouillés et croqués à la perfection. Alice maitrise totalement son trait et l'anatomie de ses héros, et nous les offre dans des décors impressionnants. Une fois lancé dans l'aventure flamboyante aux légères touches d'humour, difficile d'en sortir tant que l’on n’a pas atteint la dernière page de cette épopée. Il est rare de dire que l'on trouve finalement une série trop courte. Ici, la relecture pourra se faire sans problème, pour en récupérer toute la moelle. Un seul mot me vient en tête pour qualifier Siegfried : Épique. On en redemande de cette ivresse.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5
Couverture de la série Les Petits Ruisseaux
Les Petits Ruisseaux

Vraiment très bien !! Une histoire très humaine qui procure beaucoup de bien lors de la lecture. Le thème abordé est plutôt rare en BD : La vieillesse avec ses craintes, ses espoirs, ses doutes et la recherche d’amour. C’est traité avec beaucoup de douceur et d’optimisme de la part de l’auteur. Ce que j’ai vraiment apprécié avant tout, ce sont les expressions sur les visages des différents protagonistes, spécialement le vieux Emile qui procure une certaine émotion et sensibilité. Peut-être que certains passages ne sont pas toujours crédibles (la rencontre un peu insolite avec la troupe d’hippies et la relation du vieux Emile avec l’une d’elles dans la caravane,… mais bon, pourquoi pas après tout) mais ce n'est pas bien grave, ça reste un beau voyage. Sans aucun doute un chef-d'oeuvre à lire et relire.

16/07/2013 (modifier)
Par Balthier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Habitant de l'infini
L'Habitant de l'infini

Pour moi ce manga sublime le genre auquel il appartient et m'a emmené à des hauteurs jamais atteintes au cours de mes précédentes lectures. Je pense avoir aujourd'hui le recul nécessaire pour avancer qu'il s'agit du Manga n°1 (cela ne concerne que mon avis bien entendu). Les doubles pages se laissent admirer pendant de longues minutes, le scénario est bien ficelé avec de nombreux rebondissements et nous tient en haleine tout au long des tomes. Cependant l'élément qui donne tout son charme à l’œuvre reste ses personnages. Je retiendrai principalement Anotsu ("Le méchant" si on peut l'appeler ainsi) ainsi que Makie et la relation que ces 2 personnages entretiennent. J'ajouterais enfin que jamais auparavant je n'avais constaté une évolution si naturelle chez des personnages de mangas. Une ambiance forte, des combat épiques, des dessins doux et sensuels, des personnages humains, profonds et incroyablement bien dessinés. A posséder chez soi dans sa bibliothèque !!!

15/07/2013 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Terra Australis
Terra Australis

Mais quelle épopée que cette aventure où nous entrainent LF Bollée et Philippe Nicoux. Je ne m'attendais pas à une telle lecture en commençant ce pavé. Littéralement, nous sommes proches d'un récit digne de l'Odyssée avec des personnages emblématiques comme le colosse Caesar ou le freluquet John Hudson, sans oublier le gouverneur Phillip et le romantique lieutenant Ralph Clark. Ce récit qui m'a vraiment surpris est mené de main de maître. Au cours des premières pages nous découvrons les principaux protagonistes de cette fantastique aventure : les déportés constitués de bagnards et forçats dans un Londres du XVIIIème parfaitement reconstitué par le dessin sublime de Philippe Nicoux,-avec de magnifiques planches consacrées aux fameux pontons et à la prison de Londres- et les marins de sa royale Majesté, le Roi Georges. Cette aventure sur plus de 500 pages nous retrace non seulement le voyage maritime vers la future Sydney mais aussi un reportage sur ces futurs colons, condamné(e)s à des peines diverses et qui peupleront le nouveau continent. En composant des pleines planches superbes, Philippe Nicloux nous offre un récit en noir et blanc d'une beauté à couper le souffle, le tout servi sur un scénario en béton de LF Bollée, dont je suis la carrière depuis plusieurs années. Ouvrage imposant s'il le faut, assez cher également, mais qui a su, aux dires de l'éditeur, conquérir un public assez large. Pour le moment, il s'agit pour moi, d'une des meilleures bandes dessinées que j'ai lues depuis ce début d'année. Dépaysant, instructif, intéressant et surtout bien dessiné. Que demandez de mieux ?

14/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke
Lucky Luke

Je m'aperçois soudain que je n'ai pas encore avisé Lucky Luke, ma Bd d'enfance et de jeunesse, qui m'a régalé tant de fois, c'est un comble ! Avec Tintin et Astérix, il est le héros le plus connu de la BD européenne, une vraie légende de la BD, un incontournable du 9ème art, dont le succès ne s'est jamais démenti depuis 1946, date de sa création. Je possède pratiquement la collection complète, du n°5 au n°31 en brochés Dupuis, puis du n°32 au n°69 en cartonnés Dargaud et Lucky Prod. J'ai lu les reprises d'Achdé, Gerra et les autres, c'est pas mal, mais ça n'a pas la même saveur que la période Goscinny. Le premier Lucky Luke est rond, petit, joufflu, le visage alourdi par un menton en galoche ; très vite, Morris va dégrossir son personnage de style Popeye, et à partir de l'épisode 5 (Pat Poker), la silhouette s'affine, devient svelte et longue pour camper un héros dur, intraitable qui n'hésite pas à tuer. Le changement survient en 1955 avec l'arrivée de Goscinny qui s'associe à la réussite de ce western pour rire. La collaboration entre Morris et Goscinny durera jusqu'en 1977. Comme il le fera sur Astérix, ce dernier, par son sens de la narration, du dialogue et son humour imaginatif, va hisser la série à un niveau de qualité exceptionnelle, en même temps que Morris donne dès l'épisode 13 (Le Juge) la silhouette longiligne de Luke, celle qu'il gardera durant sa longue carrière. Avec Goscinny, il répare aussi une erreur : celle d'avoir tué les Dalton (les vrais) dans l'épisode Hors-la-loi ; Morris avait pourtant respecté la réalité, ces frères avaient été descendus au cours d'une attaque de banque par les habitants d'une bourgade. Sentant le fort potentiel comique de ces personnages, G & M trouvent une astuce en créant des cousins, réplique exacte des premiers , mais en plus idiots. Avec Goscinny, la série devient donc plus parodique, elle trouve si bien son ton et son style qu'elle ne variera plus du tout, tout en continuant de décortiquer les épisodes de la conquête de l'Ouest dans la bonne humeur, en caricaturant tous ses mythes, avec notamment des personnages historiques revus et corrigés par les 2 auteurs. Des faits réels de l'Ouest sont relatés avec toujours la même drôlerie (la ruée vers l'Ouest, les villes fantômes, le télégraphe, les guerres indiennes, les convois de pionniers, l'armée, les chasseurs de primes, les machines à sous, le Pony express, les troupes ambulantes, les journaux...) , et les grands personnages sont passés à la moulinette goscinienne. Comme dans la plupart des grandes Bd, des personnages secondaires très typés apparaissent parfois de façon récurrente, enrichissant la série et créant avec le lecteur assidu une complicité que ne peut comprendre le lecteur occasionnel ; parmi ces figures de l'Ouest, on note le shériff taillant un bout de bois, le croque-mort astiquant son corbillard, le patron de saloon qui planque la grande glace dès qu'une bagarre éclate, le gambler au beau gilet, l'old timer dans un étonnant fauteuil roulant, l'humble blanchisseur chinois, le Mexicain endormi devant une cantina, des danseuses de saloon aux déshabillés élégants (qui étaient censurées chez Dupuis), des Indiens fiers et pleins de sagesse, des bandits ou chefs de bande toujours ridicules. Tout ce petit monde familier et attachant associé au subtil mélange des personnages authentiques ou d'événements (rappelés parfois en fin d'albums par des gravures) tournés en merveilleuse dérision par les auteurs, ont permis d'élargir à un public adulte l'audience de la série. De même les gags répétitifs fidélisent le lecteur, tels les écriteaux de ville destinés aux étrangers. Et les Dalton, ces desperados laids bêtes et méchants, sont tout à fait représentatifs de ces personnages secondaires pittoresques ; chacune de leur apparition vole souvent la vedette à Luke, surtout l'infâme Joe et Averell le crétin. D'autre part, Morris qui devient avec le temps, plus exigeant dans ses cadrages et ses découpages, rend un hommage appuyé au western hollywoodien , en particulier celui de John Ford dans ses plans, contre-plongées et champ-contre-champ ; sans oublier les nombreuses caricatures d'acteurs (Jack Palance en Phil Defer, Lee Van Cleef en Eliott Belt, De Funès en boss combinard, W.C. Field en patron de cirque, Wallace Beery en conducteur de diligence, David Niven en prof de diction....). On n'oubliera pas Jolly Jumper sans qui Luke ne serait rien, ainsi que Ran-Tan-Plan le chien le plus stupide de l'Ouest. Ainsi se perpétue pour la jubilation de tous un modèle de western humoristique qui, sans jamais cesser de pratiquer la parodie et la dérision, a réussi à décrire un Far West crédible avec une fidélité à la réalité historique, et ce, sans trop de baisse de qualité comme c'est parfois le cas avec les longues séries. Dans cette flopée d'albums, voici ceux que je trouve excellents (dans l'ordre de parution) : - En remontant le Mississipi, permet d'évoquer les bâteaux à aube du grand fleuve. - A l'ombre des derricks, permet d'évoquer la découverte du pétrole. - Billy the Kid, un des meilleurs épisodes où Goscinny confronte le célèbre bandit à Luke, alors que ce n'est qu'un mioche capricieux. - les Dalton dans le blizzard, permet à Luke d'aller voir la police montée du Canada. - la Caravane, excellent dans sa description des convois de pionniers. - le 20ème de cavalerie, un hommage direct aux films de John Ford sur la cavalerie. - l'Escorte, où Luke retrouve le Kid. - Des barbelés dans la prairie, évoque les rivalités entre éleveurs. - Calamity Jane, belle rencontre entre la célèbre outlaw et notre héros. - Tortillas pour les Dalton, permet d'entrevoir un peu les Mexicains. - la Diligence, pour moi le meilleur épisode, un bel hommage encore à John Ford. - le Pied Tendre, évoque ces pauvres gommeux qui venaient dans l'Ouest ; excellent. - Dalton City, un bon épisode sur les Dalton (Dupuis l'a refusé à cause des tenues des danseuses). - Canyon Apache, autre hommage au western en général, sur les Indiens. - Ma Dalton, excellent avec un gros potentiel comique. - Chasseurs de prime, influence des westerns italiens oblige, avec le physique de Lee Van Cleef. - le Grand Duc, un personnage qui est vraiment venu dans l'Ouest ; très bon épisode. - le Cavalier blanc, évoque les troupes de théâtre ambulantes qui tentaient de civiliser l'Ouest. - le Fil qui chante, la création du télégraphe, un grand pas dans l'avancée du progrès. - le Bandit manchot, évoque les machines à sous équipant chaque saloon. - Sarah Bernhardt, elle aussi est venue dans l'Ouest ; une belle rencontre avec Luke. - le Daily Star, évoque la presse qui faisait son trou dans l'Ouest. - la Fiancée de Lucky Luke, évoque les mariages, et se base sur le film Convoi de femmes. - le Pony Express, ou l'épopée du courrier : un des mythes du Far West. - l'Artiste peintre, rend un bel hommage au grand peintre de l'Ouest Frederic Remington.

06/07/2013 (modifier)