Jouant sur tous les codes métaphoriques et dystopiques de notre société, Jodorowsky nous prouve encore une fois que la lumière de l’homme peut vaincre les horreurs les plus sombres de notre ère… Tout ça à travers un univers basé sur les jeux vidéos, en faisant des bonds incessants entre le réel et l’irréel : une belle réussite ! A lire absolument.
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours !
Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle :
- Un intitulé, le centre de formation
- Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD
- Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki)
- Des dessins qualitatifs
En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !!
10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir !
( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)
Ode au livre comme vecteur de culture, comme ouverture au monde, comme arme fragile mais pourtant létale face à l’ignorance, à la bêtise et à la guerre.
Ode à la paix comme condition sine qua non à l’émergence de l’art et de la culture.
Ode à l’amitié.
Voilà un récit tout public qui parlera à chacun, quel que soit son âge. Un récit qui se lit comme une grande aventure mais qui distille régulièrement des réflexions philosophiques aussi pertinentes qu’accessibles à tous.
A titre personnel, j’ai adoré, même si le ton est parfois un peu insistant (mais je pardonne car « c’est pour la bonne cause »). La mise en page aérée qui garantit un rythme de lecture soutenu, les dialogues vivants, les multiples pistes de réflexions disséminées çà et là, les petites anecdotes amusantes (je ne regarderai plus la galle du chêne de la même manière, maintenant), les personnages attachants, l’histoire d’amitié entre un voleur et une mule, la base historique sur laquelle se pose ce récit, le dessin expressif, clair et lisible…
… Bon, en fait, j’ai tout aimé ! Culte, donc !!!
J'arrive au bout de la route, cette piste si dangereuse "La Piste de Yéshé" et je suis triste. J'ai perdu un ami de papier à peine l'avais je rencontré quelques mois auparavant.
Je ne vous connaissais pas il y a trois mois ni vous monsieur Jonathan ni votre alter ego, C. C'est par hasard que j'ai acheté les onze premiers numéros d'occasions chez mon GJ préféré.
J'ai commencé "Souviens-toi, Jonathan..." , premier choc j'ai cru lire du Derib que j'aime beaucoup. Deuxième choc, en 1976 un jeune auteur ose dessiner une guerre ,aujourd'hui oubliée de l'occident.
Troisième choc, voila un beau gosse façon Woodstock qui quitte l'endroit le plus cosy du monde pour honorer une parole sans jouer les justiciers "Rambo" occidental. Au contraire il se met à l'écoute. A l'écoute des populations locales, à l'écoute de la montagne et à l'écoute de son moi intérieur.
Un peu de spiritualité dans ce monde matérialiste et méchant, je trouve que l'air des cimes a envahi mon salon.
De plus j'aime marcher, j'aime la solitude, j'aime Pink Floyd ou Kate Bush et j'aime pas trop les destructions militaires ici ou ailleurs.
Je suis donc une cible rêvée pour Jonathan.
Dès lors je n'ai plus quitté la série, complétant mes numéros manquants jusqu'à ce fameux 17 dernier né.
Que de surprises!! Cosey s'émancipe et affirme son style graphique très vite. Son découpage est unique. Ses plans sur les regards et surtout celui de Jonathan me font penser à Clint Eastwood vs Lee Van Cleef.
Sa description et ses dessins de montagnes sont des sommets (hihi). Cosey respire la montagne, il la transpire, il lui rend un hommage vibrant. Ses chemins de trekking sont plus vrais que nature . Mais là c'est le summum l'Himalaya! Mais même dans "Atsuko" (quel délice cet album) le chemin des 88 temples me fait rêver.
L'ambiance des Guest House, on dirait le "Guide du Routard" des années 80, je sens encore les odeurs d'épices.
Il y a aussi ses harmonies de couleurs le bleu, le blanc et le jaune. A ce propos je conseille les intégrales où Cosey décrit la genèse ou sa technique graphique. Un régal.
Ses scénarii sont bien ficelés et je trouve les épisodes avec Kate très purs. Les histoires permettent en plus de donner une place importante à la culture millénaire et très riche de ces pays.
Que du bon!! Avec internet pourquoi ne pas aller rechercher ces poètes Tibétains, Indous, Chinois, Birmans ou Japonais? Une visite au musée d'Orsay du bout du monde qui souligne la problématique du pillage des œuvres locales par nos gentilles armées coloniales (t5).
Pas de vrai méchant chez Cosey, même Yu le pilote meurtrier de Saïcha prend conscience de l'atrocité de ses actes pour "raison d'état". De même le Chef de district est peint comme un vieux renard sage et rusé qui transpire l'intelligence. Nous sommes plus dans une partie d'échecs que dans une confrontation brutale. Cela est vrai pour de très nombreux numéros.
Il y a tout dans Jonathan, de la Résistance( ou du Terrorisme suivant le point de vue), de la Dissidence, de l'Art, de la Sagesse, de la Spiritualité ( peut être un gros mot en BD?), de l'Amitié, du Voyage ou du Pardon. Et de l'Amour. Des femmes toutes plus admirables les unes que les autres. Saïcha la médecin résistante et l'amour de toujours, Kate; Drolma l'amie espiègle, Lan la colonelle musicienne et dissidente, Atsuko l'amour manqué et April la protégée de Kali. Elles seront presque toutes là, à Yéshé, pour le rendez vous d'adieu à Jon.
Dernier choc, alors que Cosey est singularisé comme auteur à lire dans la course aux trophées du site, son vaisseau amiral n'obtient aucun 5 étoiles!!! ""Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre?"
Voila c'est corrigé, je lui devais bien cela. Au revoir Jon.
Trop fort ! C'est pourtant pas facile d'être drôle.
D'habitude, je suis du genre à esquisser un sourire devant l'humour d'une BD, pas plus. Et là je dois dire que j'ai pouffé plus d'une fois tellement la connerie est trop bien balancée. La péripétie de cette histoire démarre dès les premières cases et s'en suivent tout plein de saynètes franchement drôles sans jamais perdre de vue le fil conducteur du récit.
Ça n'est pas qu'un divertissement de passage, il y a une opinion au ton sarcastique qui est diablement attirant et qui offre du sérieux à la matière. Fabcaro s'éclate à pousser la bêtise humaine à son paroxysme tout en apportant des nuances en fonction de la position sociale de ses personnages.
C'est franchement génial. Bravo !
Edit 1 minute après avoir publié l'avis: en fait je mets 5/5. C'est du génie.
Après quelques 30 ans.... Je retrouve Taar, le pied absolu... Bien sûr c'est manichéen et très simple, ce n'est pas une bd pour réfléchir, juste se laisser porter et quel dessin ! Une lecture finalement fraîche à notre époque devenue si prude et culpabilisante. Les personnages sont beaux, musclés, les femmes trop sexy... Laissez vous porter dans ce résumé d'heroic fantasy.
Fabuleux !
Tellement riche en détails, dessins sublimes . J'ai pour ma part la collection collector. Cette magnifique édition apporte beaucoup d'illustrations , esquisses , recherches du dessinateur .
Je recommande fortement cette bd , foisonnant de détails à admirer !
On oublie vite lorsque l'on ne se sent plus concerné. Même très vite, c'est peut-être un mécanisme de protection psychologique mis en place par les humains. C'est bien confirmé quand je lis les très dures critiques faites à l'œuvre de Derib, 10 ans après sa publication. Je trouve que c'est presque une insulte aux malades séropositifs d'hier et d'aujourd'hui. Ou alors c'est de l'ignorance bref passons.
C'est pourquoi JO, l'œuvre de DERIB sur la prévention et les risques liés au VIH (SIDA) est essentielle à mon avis. Il n'y a pas si longtemps, trente ans, être contaminé par le VIH, c'était être condamné à mort à plus ou moins brève échéance. Si vous aviez la chance d'être dépisté tôt, d'habiter dans un pays riche, de pouvoir accéder aux meilleurs soins comme c'est le cas pour Jo vous pouviez tenir entre deux et trois ans. Quelques cas exceptionnels ont pu aller au-delà mais pour la grande majorité des infectés c'était beaucoup plus difficile. Alors merci monsieur Derib d'avoir inscrit cela dans le marbre au moyen d'un médium accessible à tous ceux qui savent lire, regarder et réfléchir (je me rends compte que ce n'est pas si facile), au besoin à plusieurs.
Pour moi, monsieur Derib présente deux qualités fortes. La première est son talent de dessinateur et de conteur avec des collections de très grandes qualités souvent destinées au jeune public voire au très jeune public. La seconde est d'avoir accompagné les débuts de monsieur Cosey, ce qui a multiplié les richesses de création.
Dans Jo la cible visée est le public des adolescents ou jeunes adultes.
C'est l'âge des premières rencontres poussées au-delà du simple flirt. C'est ce qu'expérimente Vanessa la sœur de Jo de façon inconsciente et un peu naïve. C'est normal à cet âge-là. Jo est déjà à l'étape suivante, jeune adulte très autonome, pas rebelle pour un sou, ses parents la laisse libre de vivre une vie sexuelle qui paraît très sage avec un partenaire régulier. C'est le talent du scénario de Derib d'orienter les risques sur les rebelles, Vanessa ou Laurent le futur partenaire de JO. A cet âge la construction peut être chaotique avec des temps morts et des temps forts. C'est ce rythme qu'insuffle Derib. Le risque semble encore lointain, par exemple dans une page de journal qui traine sur la table. On s'émeut d'un enfant de star mort du Sida comme on pourrait s'émouvoir d'un bébé qui nait séropositif en Afrique ou au Brésil. Mais après la rubrique sportive on y pense déjà beaucoup moins. Je me rends compte que c'est pire aujourd'hui. Notre vie est ailleurs que dans ces drames que l'on trouve clichés et c'est presque normal et sain de vouloir ne pas y penser tellement c'est porteur d'angoisse. A cette époque quand on faisait une nouvelle rencontre pleine de promesses de futur ou qu'on souhaitait un bébé, on pouvait faire un test. Un peu comme aujourd'hui avant de prendre l'avion en temps de COVID.
Sauf que là, quand vous ouvriez l'enveloppe des résultats même les plus endurcis avaient des palpitations. C'était 100% vie ou 100% mort. Pas d'entre deux, la statistique était détestable. Le chemin de croix commençait. Comme le montre Derib le vide se faisait très très vite autour de vous. Même dans votre famille. Puis la culpabilité, la peur de contaminer ceux qu'on aime et de les condamner à mort.
Quelle injustice cette maladie ! Elle vous touchait principalement dans un des moments le plus beau et le plus épanouissant de votre vie. Une relation sexuelle libre et partagée. Bien sûr il y eu d'autres modes de contamination, seringues, transfusions pour la plupart. Mais c'est la voie sexuelle qui a été la grande contaminatrice. Une vie de couple et de famille était possible mais quand même stressante. Jo doit s'accrocher comme des millions de malades l'ont fait après elle. En bon dessinateur de BD, Derib propose par l'intermédiaire de Jean-Claude un personnage au grand cœur (Il en fallait) une pile de BD. Au menu Don Bosco et Franquin Lol. Iconoclaste ? (Peut être une des raisons des critiques ??) Peut être mais porteur d'espoir si ce n'est d'espérance. Comment vivre ces moments à 20 ans quand la finitude envahit votre vie par effraction ? C'est un peu comme les lettres d'encouragements de l'Abbé Pierre et du Ministre Lang en fin d'ouvrage. Tous les supports sont les bienvenus. Outre les lettres de félicitations qui montrent l'importance de l'engagement de Derib dans ce combat, l'ouvrage se termine par un dossier assez technique sur la maladie et ses conséquences en 1990.
Trente ans après des choses ont changé en bien mais il reste encore beaucoup à faire. Derib a produit son album juste avant la découverte et la mise sur le marché des médicaments antiviraux que l'on nomme trithérapie. Ce fut une découverte majeure pour soigner les malades mais pas pour les guérir. Quand la trithérapie est apparue aux Etats-Unis les effets sur certains malades étaient tellement encourageants que certains malades européens n'hésitaient pas à prendre l'avion pour New-York afin de s'approvisionner. Evidemment cette possibilité était réservée aux plus riches car le coût des médicaments était (et reste) extrêmement cher. Aujourd'hui trente ans après les recherches continuent. Nous en sommes, il me semble, à la troisième génération de trithérapie. Il y a quelques trente-sept millions de personnes qui sont infectées par le VIH, dont un million et demi d'enfants. Dix millions n'ont pas accès aux soins. Près d'un million de personnes en meurt chaque année.
Pour les bénéficiaires de médicaments votre sort dépend du pays où vous vivez. Vous pouvez alors bénéficier de façon plus ou moins complète de médicament de la première, deuxième ou troisième génération. En France les malades bénéficient de la dernière génération. Les trois antiviraux sont regroupés en un seul comprimé, ce qui simplifie la prise une fois par jour, sans interruption toute l'année à heure fixe. Il ne faut pas oublier ! Les effets secondaires ont été considérablement réduits mais ce ne sont pas des médicaments bénins. Il faut aussi que votre organisme supporte sur le long terme un tel traitement.
En France, les soins sont remboursés à 100 %. Heureusement car le coût d'une boîte pour un mois (31 comprimés) est supérieur à 700 euros, plus les visites médicales. Un vrai budget de millionnaire !!
Pensez aux pays sans sécurité sociale ni assurance maladie même dans des pays riches cela peut être une ruine pour la famille. Quant aux pays pauvres... Je le disais c'est la maladie de l'injustice dans beaucoup de domaines. Un mauvais esprit pourrait penser que le traitement à vie (pour le moment) du VIH est une véritable aubaine financière pour certains laboratoires. Mais je ne suis pas un mauvais esprit.
Aujourd'hui encore ni vaccin ni guérison, il faut vivre avec. Pour ceux qui bénéficient des meilleurs soins c'est devenu possible. Grace au progrès on peut devenir I (U en anglais). Cela signifie que votre charge virale est indétectable. Si Jo avait vécu quelques années de plus, elle serait probablement toujours en vie aujourd'hui. Elle aurait pu avoir des enfants qui n'auraient probablement pas le VIH. Elle aurait même pu avoir des relations sexuelles avec Laurent SANS préservatif. Le top. En effet I=I; Indétectable = Intransmissible. Quand la charge virale n'est plus détectable vous n'avez plus l'angoisse de contaminer vos proches, quelle que soit la situation de vie que vous rencontrez. Un rêve pour l'époque de Jo.
Je finis ce (trop ?) long avis par du soleil. Aujourd'hui un bébé qui naît séropositif peut être traité par des antiviraux dès sa naissance et comme c'est pris tout de suite, je crois même qu'ils peuvent guérir. Encore faut-il que les soins arrivent jusqu'à eux.
Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire. Et merci à ceux qui ont accompagné ces presque quarante millions de morts depuis le début de la maladie. L'œuvre de monsieur Derib leur rend hommage.
Je m'aperçois en vieillissant que je me moque éperdument des histoires du moment que le dessin est appréciable, Serpieri est un des grands dessinateurs de BD de ces années, aux même titre que les grands métal hurlistes.
Ayant découvert la BD encore très jeune, elle a également le charme des premiers fantasmes, je ne comprends pas qu'on y voit de la perversité, cette série est fun, de bout en bout.
On peut lire beaucoup de critiques se demandant pourquoi Serpieri a gâché son talent là dedans. C'est justement ce qui en fait une série culte, il en avait simplement envie. Il était LIBRE de le faire. Tous ces efforts, ces croisillons, ces heures de dessins à s'abimer la cataracte, simplement pour dessiner des femmes à poil, c'est du grand art! C'est avant tout la démarche d'une personne qui ne se prend pas au sérieux et aucun des fantasmes de la bande dessinée ne doit l'être. Arrêtons le premier degré et mettons le en prison par pitié.
Le genre fantastique est un exercice difficile. Il a été peu utilisé dans la littérature française à quelques exceptions notables (Maupassant ou Mérimée).
La série Niklos Koda présente tous les critères du genre et je trouve que c'est une réussite totale.
Pourtant l'introduction d'un élément fantastique en BD peut être une facilité de scénario qui a tendance à m'agacer. C'est le cas dans Jessica Blandy où je trouve le personnage de Razza superfétatoire, débarquant au milieu de la série comme un cheveu sur la soupe.
Ici rien de tel, nous sommes plongés dans une ambiance fantastique dès les premières pages du tome 1. Le personnage de Barrio Jésus restera central dans l'esprit du récit jusqu'à la conclusion du tome 15.
Le dessin d'Olivier Grenson est parmi ceux que je préfère. L'expression de ses visages, ses positions de corps (Aïcha en tailleur sage sur son bureau jambes croisées devant Niklos, merveille d'érotisme), j'en raffole.
Mais le plus pour moi, ce sont toutes ces ambiances un peu glauques de Paris, Prague, Marrakech, Barcelone, Le Caire et autres villes d'Asie ou du Moyen Orient. C'est une vraie invitation à la rêverie et la flânerie un peu frissonnante.
Niklos est-il le Nième séducteur qui permet d'introduire une bonne dose d'érotisme dans le récit ? Et bien non. Le personnage murit au fil des épisodes. Il devient papa de Seleni et le rapport père-fille humainement et en magie va apporter énormément au récit.
D'ailleurs, il ne fait pas très bon entrer dans le lit du beau Koda, beaucoup y perdront la vie.
Cette paternité est une première trouvaille du scénario. La seconde c'est la confrontation de Niklos à deux méchants très intéressants. L'un matériel qui tendra vers le surnaturel Hali Mirvic, et l'autre surnaturel qui finira vers le réel, Barrio.
Je trouve chaque tome bon et d'un niveau sensiblement égal. Ce qui est rare dans une série mi-longue comme celle-ci.
Les femmes sont magnifiques, sur un modèle de magasines ouest européen mais cela correspond à l'action et à la géographie. Les scènes érotiques sont bien placées, dans la logique de l'action et de la construction de la personnalité ambiguë de Koda.
Les personnages secondaires du cercle sont vraiment top avec une véritable influence sur l'histoire.
Enfin l'élément fantastique du récit. C'est un parti pris qu'il faut accepter tout de suite. Je trouve que Dufaux respecte tous les codes du genre. C'est vraiment très bien fait.
Il y a à la fois unité du récit à travers les cartes et originalité des situations à travers le cercle.
J'ai oublié les couleurs... Subliiiiimes
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Jouant sur tous les codes métaphoriques et dystopiques de notre société, Jodorowsky nous prouve encore une fois que la lumière de l’homme peut vaincre les horreurs les plus sombres de notre ère… Tout ça à travers un univers basé sur les jeux vidéos, en faisant des bonds incessants entre le réel et l’irréel : une belle réussite ! A lire absolument.
Foot Goal
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours ! Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle : - Un intitulé, le centre de formation - Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD - Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki) - Des dessins qualitatifs En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !! 10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir ! ( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)
La Bibliomule de Cordoue
Ode au livre comme vecteur de culture, comme ouverture au monde, comme arme fragile mais pourtant létale face à l’ignorance, à la bêtise et à la guerre. Ode à la paix comme condition sine qua non à l’émergence de l’art et de la culture. Ode à l’amitié. Voilà un récit tout public qui parlera à chacun, quel que soit son âge. Un récit qui se lit comme une grande aventure mais qui distille régulièrement des réflexions philosophiques aussi pertinentes qu’accessibles à tous. A titre personnel, j’ai adoré, même si le ton est parfois un peu insistant (mais je pardonne car « c’est pour la bonne cause »). La mise en page aérée qui garantit un rythme de lecture soutenu, les dialogues vivants, les multiples pistes de réflexions disséminées çà et là, les petites anecdotes amusantes (je ne regarderai plus la galle du chêne de la même manière, maintenant), les personnages attachants, l’histoire d’amitié entre un voleur et une mule, la base historique sur laquelle se pose ce récit, le dessin expressif, clair et lisible… … Bon, en fait, j’ai tout aimé ! Culte, donc !!!
Jonathan
J'arrive au bout de la route, cette piste si dangereuse "La Piste de Yéshé" et je suis triste. J'ai perdu un ami de papier à peine l'avais je rencontré quelques mois auparavant. Je ne vous connaissais pas il y a trois mois ni vous monsieur Jonathan ni votre alter ego, C. C'est par hasard que j'ai acheté les onze premiers numéros d'occasions chez mon GJ préféré. J'ai commencé "Souviens-toi, Jonathan..." , premier choc j'ai cru lire du Derib que j'aime beaucoup. Deuxième choc, en 1976 un jeune auteur ose dessiner une guerre ,aujourd'hui oubliée de l'occident. Troisième choc, voila un beau gosse façon Woodstock qui quitte l'endroit le plus cosy du monde pour honorer une parole sans jouer les justiciers "Rambo" occidental. Au contraire il se met à l'écoute. A l'écoute des populations locales, à l'écoute de la montagne et à l'écoute de son moi intérieur. Un peu de spiritualité dans ce monde matérialiste et méchant, je trouve que l'air des cimes a envahi mon salon. De plus j'aime marcher, j'aime la solitude, j'aime Pink Floyd ou Kate Bush et j'aime pas trop les destructions militaires ici ou ailleurs. Je suis donc une cible rêvée pour Jonathan. Dès lors je n'ai plus quitté la série, complétant mes numéros manquants jusqu'à ce fameux 17 dernier né. Que de surprises!! Cosey s'émancipe et affirme son style graphique très vite. Son découpage est unique. Ses plans sur les regards et surtout celui de Jonathan me font penser à Clint Eastwood vs Lee Van Cleef. Sa description et ses dessins de montagnes sont des sommets (hihi). Cosey respire la montagne, il la transpire, il lui rend un hommage vibrant. Ses chemins de trekking sont plus vrais que nature . Mais là c'est le summum l'Himalaya! Mais même dans "Atsuko" (quel délice cet album) le chemin des 88 temples me fait rêver. L'ambiance des Guest House, on dirait le "Guide du Routard" des années 80, je sens encore les odeurs d'épices. Il y a aussi ses harmonies de couleurs le bleu, le blanc et le jaune. A ce propos je conseille les intégrales où Cosey décrit la genèse ou sa technique graphique. Un régal. Ses scénarii sont bien ficelés et je trouve les épisodes avec Kate très purs. Les histoires permettent en plus de donner une place importante à la culture millénaire et très riche de ces pays. Que du bon!! Avec internet pourquoi ne pas aller rechercher ces poètes Tibétains, Indous, Chinois, Birmans ou Japonais? Une visite au musée d'Orsay du bout du monde qui souligne la problématique du pillage des œuvres locales par nos gentilles armées coloniales (t5). Pas de vrai méchant chez Cosey, même Yu le pilote meurtrier de Saïcha prend conscience de l'atrocité de ses actes pour "raison d'état". De même le Chef de district est peint comme un vieux renard sage et rusé qui transpire l'intelligence. Nous sommes plus dans une partie d'échecs que dans une confrontation brutale. Cela est vrai pour de très nombreux numéros. Il y a tout dans Jonathan, de la Résistance( ou du Terrorisme suivant le point de vue), de la Dissidence, de l'Art, de la Sagesse, de la Spiritualité ( peut être un gros mot en BD?), de l'Amitié, du Voyage ou du Pardon. Et de l'Amour. Des femmes toutes plus admirables les unes que les autres. Saïcha la médecin résistante et l'amour de toujours, Kate; Drolma l'amie espiègle, Lan la colonelle musicienne et dissidente, Atsuko l'amour manqué et April la protégée de Kali. Elles seront presque toutes là, à Yéshé, pour le rendez vous d'adieu à Jon. Dernier choc, alors que Cosey est singularisé comme auteur à lire dans la course aux trophées du site, son vaisseau amiral n'obtient aucun 5 étoiles!!! ""Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre?" Voila c'est corrigé, je lui devais bien cela. Au revoir Jon.
Zaï Zaï Zaï Zaï
Trop fort ! C'est pourtant pas facile d'être drôle. D'habitude, je suis du genre à esquisser un sourire devant l'humour d'une BD, pas plus. Et là je dois dire que j'ai pouffé plus d'une fois tellement la connerie est trop bien balancée. La péripétie de cette histoire démarre dès les premières cases et s'en suivent tout plein de saynètes franchement drôles sans jamais perdre de vue le fil conducteur du récit. Ça n'est pas qu'un divertissement de passage, il y a une opinion au ton sarcastique qui est diablement attirant et qui offre du sérieux à la matière. Fabcaro s'éclate à pousser la bêtise humaine à son paroxysme tout en apportant des nuances en fonction de la position sociale de ses personnages. C'est franchement génial. Bravo ! Edit 1 minute après avoir publié l'avis: en fait je mets 5/5. C'est du génie.
Taar le rebelle
Après quelques 30 ans.... Je retrouve Taar, le pied absolu... Bien sûr c'est manichéen et très simple, ce n'est pas une bd pour réfléchir, juste se laisser porter et quel dessin ! Une lecture finalement fraîche à notre époque devenue si prude et culpabilisante. Les personnages sont beaux, musclés, les femmes trop sexy... Laissez vous porter dans ce résumé d'heroic fantasy.
Wika
Fabuleux ! Tellement riche en détails, dessins sublimes . J'ai pour ma part la collection collector. Cette magnifique édition apporte beaucoup d'illustrations , esquisses , recherches du dessinateur . Je recommande fortement cette bd , foisonnant de détails à admirer !
Jo
On oublie vite lorsque l'on ne se sent plus concerné. Même très vite, c'est peut-être un mécanisme de protection psychologique mis en place par les humains. C'est bien confirmé quand je lis les très dures critiques faites à l'œuvre de Derib, 10 ans après sa publication. Je trouve que c'est presque une insulte aux malades séropositifs d'hier et d'aujourd'hui. Ou alors c'est de l'ignorance bref passons. C'est pourquoi JO, l'œuvre de DERIB sur la prévention et les risques liés au VIH (SIDA) est essentielle à mon avis. Il n'y a pas si longtemps, trente ans, être contaminé par le VIH, c'était être condamné à mort à plus ou moins brève échéance. Si vous aviez la chance d'être dépisté tôt, d'habiter dans un pays riche, de pouvoir accéder aux meilleurs soins comme c'est le cas pour Jo vous pouviez tenir entre deux et trois ans. Quelques cas exceptionnels ont pu aller au-delà mais pour la grande majorité des infectés c'était beaucoup plus difficile. Alors merci monsieur Derib d'avoir inscrit cela dans le marbre au moyen d'un médium accessible à tous ceux qui savent lire, regarder et réfléchir (je me rends compte que ce n'est pas si facile), au besoin à plusieurs. Pour moi, monsieur Derib présente deux qualités fortes. La première est son talent de dessinateur et de conteur avec des collections de très grandes qualités souvent destinées au jeune public voire au très jeune public. La seconde est d'avoir accompagné les débuts de monsieur Cosey, ce qui a multiplié les richesses de création. Dans Jo la cible visée est le public des adolescents ou jeunes adultes. C'est l'âge des premières rencontres poussées au-delà du simple flirt. C'est ce qu'expérimente Vanessa la sœur de Jo de façon inconsciente et un peu naïve. C'est normal à cet âge-là. Jo est déjà à l'étape suivante, jeune adulte très autonome, pas rebelle pour un sou, ses parents la laisse libre de vivre une vie sexuelle qui paraît très sage avec un partenaire régulier. C'est le talent du scénario de Derib d'orienter les risques sur les rebelles, Vanessa ou Laurent le futur partenaire de JO. A cet âge la construction peut être chaotique avec des temps morts et des temps forts. C'est ce rythme qu'insuffle Derib. Le risque semble encore lointain, par exemple dans une page de journal qui traine sur la table. On s'émeut d'un enfant de star mort du Sida comme on pourrait s'émouvoir d'un bébé qui nait séropositif en Afrique ou au Brésil. Mais après la rubrique sportive on y pense déjà beaucoup moins. Je me rends compte que c'est pire aujourd'hui. Notre vie est ailleurs que dans ces drames que l'on trouve clichés et c'est presque normal et sain de vouloir ne pas y penser tellement c'est porteur d'angoisse. A cette époque quand on faisait une nouvelle rencontre pleine de promesses de futur ou qu'on souhaitait un bébé, on pouvait faire un test. Un peu comme aujourd'hui avant de prendre l'avion en temps de COVID. Sauf que là, quand vous ouvriez l'enveloppe des résultats même les plus endurcis avaient des palpitations. C'était 100% vie ou 100% mort. Pas d'entre deux, la statistique était détestable. Le chemin de croix commençait. Comme le montre Derib le vide se faisait très très vite autour de vous. Même dans votre famille. Puis la culpabilité, la peur de contaminer ceux qu'on aime et de les condamner à mort. Quelle injustice cette maladie ! Elle vous touchait principalement dans un des moments le plus beau et le plus épanouissant de votre vie. Une relation sexuelle libre et partagée. Bien sûr il y eu d'autres modes de contamination, seringues, transfusions pour la plupart. Mais c'est la voie sexuelle qui a été la grande contaminatrice. Une vie de couple et de famille était possible mais quand même stressante. Jo doit s'accrocher comme des millions de malades l'ont fait après elle. En bon dessinateur de BD, Derib propose par l'intermédiaire de Jean-Claude un personnage au grand cœur (Il en fallait) une pile de BD. Au menu Don Bosco et Franquin Lol. Iconoclaste ? (Peut être une des raisons des critiques ??) Peut être mais porteur d'espoir si ce n'est d'espérance. Comment vivre ces moments à 20 ans quand la finitude envahit votre vie par effraction ? C'est un peu comme les lettres d'encouragements de l'Abbé Pierre et du Ministre Lang en fin d'ouvrage. Tous les supports sont les bienvenus. Outre les lettres de félicitations qui montrent l'importance de l'engagement de Derib dans ce combat, l'ouvrage se termine par un dossier assez technique sur la maladie et ses conséquences en 1990. Trente ans après des choses ont changé en bien mais il reste encore beaucoup à faire. Derib a produit son album juste avant la découverte et la mise sur le marché des médicaments antiviraux que l'on nomme trithérapie. Ce fut une découverte majeure pour soigner les malades mais pas pour les guérir. Quand la trithérapie est apparue aux Etats-Unis les effets sur certains malades étaient tellement encourageants que certains malades européens n'hésitaient pas à prendre l'avion pour New-York afin de s'approvisionner. Evidemment cette possibilité était réservée aux plus riches car le coût des médicaments était (et reste) extrêmement cher. Aujourd'hui trente ans après les recherches continuent. Nous en sommes, il me semble, à la troisième génération de trithérapie. Il y a quelques trente-sept millions de personnes qui sont infectées par le VIH, dont un million et demi d'enfants. Dix millions n'ont pas accès aux soins. Près d'un million de personnes en meurt chaque année. Pour les bénéficiaires de médicaments votre sort dépend du pays où vous vivez. Vous pouvez alors bénéficier de façon plus ou moins complète de médicament de la première, deuxième ou troisième génération. En France les malades bénéficient de la dernière génération. Les trois antiviraux sont regroupés en un seul comprimé, ce qui simplifie la prise une fois par jour, sans interruption toute l'année à heure fixe. Il ne faut pas oublier ! Les effets secondaires ont été considérablement réduits mais ce ne sont pas des médicaments bénins. Il faut aussi que votre organisme supporte sur le long terme un tel traitement. En France, les soins sont remboursés à 100 %. Heureusement car le coût d'une boîte pour un mois (31 comprimés) est supérieur à 700 euros, plus les visites médicales. Un vrai budget de millionnaire !! Pensez aux pays sans sécurité sociale ni assurance maladie même dans des pays riches cela peut être une ruine pour la famille. Quant aux pays pauvres... Je le disais c'est la maladie de l'injustice dans beaucoup de domaines. Un mauvais esprit pourrait penser que le traitement à vie (pour le moment) du VIH est une véritable aubaine financière pour certains laboratoires. Mais je ne suis pas un mauvais esprit. Aujourd'hui encore ni vaccin ni guérison, il faut vivre avec. Pour ceux qui bénéficient des meilleurs soins c'est devenu possible. Grace au progrès on peut devenir I (U en anglais). Cela signifie que votre charge virale est indétectable. Si Jo avait vécu quelques années de plus, elle serait probablement toujours en vie aujourd'hui. Elle aurait pu avoir des enfants qui n'auraient probablement pas le VIH. Elle aurait même pu avoir des relations sexuelles avec Laurent SANS préservatif. Le top. En effet I=I; Indétectable = Intransmissible. Quand la charge virale n'est plus détectable vous n'avez plus l'angoisse de contaminer vos proches, quelle que soit la situation de vie que vous rencontrez. Un rêve pour l'époque de Jo. Je finis ce (trop ?) long avis par du soleil. Aujourd'hui un bébé qui naît séropositif peut être traité par des antiviraux dès sa naissance et comme c'est pris tout de suite, je crois même qu'ils peuvent guérir. Encore faut-il que les soins arrivent jusqu'à eux. Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire. Et merci à ceux qui ont accompagné ces presque quarante millions de morts depuis le début de la maladie. L'œuvre de monsieur Derib leur rend hommage.
Druuna
Je m'aperçois en vieillissant que je me moque éperdument des histoires du moment que le dessin est appréciable, Serpieri est un des grands dessinateurs de BD de ces années, aux même titre que les grands métal hurlistes. Ayant découvert la BD encore très jeune, elle a également le charme des premiers fantasmes, je ne comprends pas qu'on y voit de la perversité, cette série est fun, de bout en bout. On peut lire beaucoup de critiques se demandant pourquoi Serpieri a gâché son talent là dedans. C'est justement ce qui en fait une série culte, il en avait simplement envie. Il était LIBRE de le faire. Tous ces efforts, ces croisillons, ces heures de dessins à s'abimer la cataracte, simplement pour dessiner des femmes à poil, c'est du grand art! C'est avant tout la démarche d'une personne qui ne se prend pas au sérieux et aucun des fantasmes de la bande dessinée ne doit l'être. Arrêtons le premier degré et mettons le en prison par pitié.
Niklos Koda
Le genre fantastique est un exercice difficile. Il a été peu utilisé dans la littérature française à quelques exceptions notables (Maupassant ou Mérimée). La série Niklos Koda présente tous les critères du genre et je trouve que c'est une réussite totale. Pourtant l'introduction d'un élément fantastique en BD peut être une facilité de scénario qui a tendance à m'agacer. C'est le cas dans Jessica Blandy où je trouve le personnage de Razza superfétatoire, débarquant au milieu de la série comme un cheveu sur la soupe. Ici rien de tel, nous sommes plongés dans une ambiance fantastique dès les premières pages du tome 1. Le personnage de Barrio Jésus restera central dans l'esprit du récit jusqu'à la conclusion du tome 15. Le dessin d'Olivier Grenson est parmi ceux que je préfère. L'expression de ses visages, ses positions de corps (Aïcha en tailleur sage sur son bureau jambes croisées devant Niklos, merveille d'érotisme), j'en raffole. Mais le plus pour moi, ce sont toutes ces ambiances un peu glauques de Paris, Prague, Marrakech, Barcelone, Le Caire et autres villes d'Asie ou du Moyen Orient. C'est une vraie invitation à la rêverie et la flânerie un peu frissonnante. Niklos est-il le Nième séducteur qui permet d'introduire une bonne dose d'érotisme dans le récit ? Et bien non. Le personnage murit au fil des épisodes. Il devient papa de Seleni et le rapport père-fille humainement et en magie va apporter énormément au récit. D'ailleurs, il ne fait pas très bon entrer dans le lit du beau Koda, beaucoup y perdront la vie. Cette paternité est une première trouvaille du scénario. La seconde c'est la confrontation de Niklos à deux méchants très intéressants. L'un matériel qui tendra vers le surnaturel Hali Mirvic, et l'autre surnaturel qui finira vers le réel, Barrio. Je trouve chaque tome bon et d'un niveau sensiblement égal. Ce qui est rare dans une série mi-longue comme celle-ci. Les femmes sont magnifiques, sur un modèle de magasines ouest européen mais cela correspond à l'action et à la géographie. Les scènes érotiques sont bien placées, dans la logique de l'action et de la construction de la personnalité ambiguë de Koda. Les personnages secondaires du cercle sont vraiment top avec une véritable influence sur l'histoire. Enfin l'élément fantastique du récit. C'est un parti pris qu'il faut accepter tout de suite. Je trouve que Dufaux respecte tous les codes du genre. C'est vraiment très bien fait. Il y a à la fois unité du récit à travers les cartes et originalité des situations à travers le cercle. J'ai oublié les couleurs... Subliiiiimes