EXCELLENT ! Voici un histoire très touchante et émouvante. Elle met en scène la bêtise humaine qui condamne la différence et exclut ce que l'on considère comme "anormal" ou "hors normes". Le dessin est stylé et les expressions des personnages bien tracés. Ce manga gagne à être lu et transmis à beaucoup de personnes car il nous offre une VRAIE leçon de vie. Je recommande vivement !
Les Dingodossiers sont évidemment une série historique clé de la BD franco-belge.
Pour s'en convaincre " bande de cancres", je vous invite à lire le texte de Marie-Ange Guillaume en préface du tome 3 (Texte que "je ne connaissais pas il y a 1/4 d'heure !").
Goscinny en 1965 entraîne Gotlib dans une aventure qui va révolutionner l'humour français pour des décennies.
Dans les Dingodossiers nous avons un humour potache qui s'adresse aux ados d'avant mai 68. Il y a bien le petit Chaprot et ses merveilleuses fautes d'orthographe (que faisaient les modérateurs ?), mais c'est surtout un catalogue de petites situations ou inhibitions du quotidien qui sont traitées avec un œil totalement novateur.
Pour une jeunesse gavée de "A mon époque...", "Si vous aviez connu la guerre...", on comprend qu'elle se soit approprié ce langage (mots + images) libérateur.
Une œuvre probablement initiatique pour Gotlib, qu'il faut lire tellement elle ouvre une voie créative pour la BD d'humour des années 70 et 80.
La lecture de Saison brune m'avait laissé saisi, en état de choc, et pour tout dire assez désespéré.
En allant glaner des informations sur le sujet du réchauffement climatique, je suis tombé par hasard sur une vidéo de Jean-Marc Jancovici.
Faut-il le présenter ? Polytechnicien, inventeur du bilan carbone, co-fondateur du Shift Project, infatigable vulgarisateur, travaillant sur le sujet du réchauffement climatique depuis plus de 20 ans maintenant, il a sa cohorte de fans... et de détracteurs.
Quoiqu'on en pense, il connaît très bien son sujet. Il pourra même paraître arrogant à certains. Forcément, il a 20 ans d'avance sur celui qui - comme moi - débarque sur le sujet ! Il fait en outre montre d'un esprit très vif et souvent taquin, pour ne pas dire carrément rentre-dedans, y compris lorsqu'il est audité par des sénateurs.
Une de ses grandes forces est de présenter des choses complexes avec une limpidité évidente. Qu'on ne s'y trompe cependant pas, ses affirmations restent discutables. Ou plutôt, puisque nous sommes dans le domaine scientifique, vérifiables.
Au minimum, ses conférences disponibles sur YouTube ont l'immense mérite d'apporter à tous ceux qui prennent le temps de les regarder des informations pointues et précises sur des sujets qui sinon n'ont qu'une visibilité ridicule dans nos médias, que ce soit en volume ou en profondeur.
Sans surprise, cet album reprend le fond de son propos. En près de 200 pages, la somme d'informations est très importante. Et des sujets évoqués en à peine deux pages pourront ensuite conduire le lecteur intéressé à plusieurs heures d'approfondissement. Il constitue à mon avis une excellente approche d'une écologie non punitive et relevant d'une simple nécessité de survie.
Loin de susciter un effroi paralysant, il incite bien plutôt à l'action en donnant les clés permettant la compréhension et le choix éclairé.
Alors, à lire ? Oui, évidemment !
Culte ? Oui, de facto !
Et pour citer Jean-Marc Jancovici dans ce livre : Le reste n'a qu'une importance relative.
Monstrueux !
Un album d'une intensité émotionnelle rarement atteinte pour un album de 360 pages, l'auteur nous fait plonger dans des drames humains où la violence est omniprésente.
Les personnages sont victimes de leurs histoires à travers plusieurs générations.Des lésions post traumatiques ou de chocs liés à l'enfance, tous les personnages vivent un enfer administré par des militaires qui n'ont qu'un objectif concevoir le soldat parfait en s'adonnant à des expérimentations sur des cobayes humains.
L'histoire s'étale sur plusieurs décennies et nous est racontée sans respecter la chronologie des événements. L'auteur utilise les changements d'époque avec beaucoup de talent pour nous faire vivre les angoisses de ses personnages et nous distille petit à petit des indices pour découvrir l'origine de leurs folies.
En toile de fond, l'auteur dénonce plusieurs thèmes: l'alcoolisme, les violences faites aux femmes et aux enfants, la folie de la guerre qui détruit les hommes et l'auteur ne fait pas dans la dentelle, c'est sans filtre et brutal.
Le dessin est en noir et blanc avec des cases très détaillées, les décors et les représentations des personnages à travers les ages sont vraiment réussis. Un niveau de qualité impressionnant pendant 360 pages qui doit représenter pour l'auteur un travail considérable.
Une descente dans l'enfer créé par Barry Windsor-Smith où la noirceur humaine parait ne pas avoir de limite.
Barry Windsor-Smith n'est pas un débutant dans le monde du comics. J'ai déjà pu apprécier son talent sur les X-MEN, Machine Man, Conan (allez voir Conan le Barbare - Les Clous rouges) et Wolverine, en particulier son Wolverine - Arme X où il est également au scénario avec aussi en toile de fond "la transformation d'un homme en arme de guerre".
L'histoire de Bobby Bailley de 1947 à 1964, de son enfance à sa mutation en monstre. Une histoire non linéaire qui prend aux tripes. J'y ai retrouvé certaines similitudes avec le Frankenstein de Mary Shelley, il s'en dégage une puissance émotionnelle qui ne m'a pas laissé indifférent. Un scénario diabolique où rien n'est laissé au hasard, tous les personnages se croisent et se recroisent à des périodes différentes pour mieux nous donner toutes les clefs de ce drame. J'ai particulièrement aimé la touche de fantastique et les passages avec le journal de Janet, la mère de Bobby, avec tantôt de l'espoir, de la détresse et de la résignation. Poignant.
Comme Alix, je me suis fait avoir plusieurs fois dans le sens de lecture des bulles, le seul point négatif.
Qui sont les monstres ?
Le noir et blanc de Barry Windsor-Smith est précis, détaillé, fluide et sombre lorsqu'il le faut. Il en émane une atmosphère dramatique digne des films noirs hollywoodien. 360 pages du même niveau.
Un artiste au sommet de son art.
Une œuvre marquante.
BWS est une mine d'or et ce comics sa plus belle pépite.
Coup de cœur et 5 étoiles.
Quelle histoire, et quel album ! Alerté par les deux avis 5/5 postés à ce jour, je me suis précipité sur ce pavé. Je ressors marqué de ma lecture et rajoute mon 5/5 à l’édifice.
L’histoire est sombre au possible, et raconte les horreurs vécues par Bobby Bailey, monstre crée par des expérimentations scientifiques qui ont mal tourné. Mais voilà, l’album se nomme « Monstres » au pluriel : l’auteur nous fait en effet découvrir une galerie de personnages peu recommandables, à commencer par le père de Bobby… mais pas de manichéisme, juste des hommes faibles et torturés (le père souffre de troubles du stress post-traumatique). Et une vie d’enfant brisée à jamais.
Certains détails m’ont presque fait enlever une étoile. La narration est certes maitrisée voire impressionnante, mais les phylactères ne sont pas toujours clairement agencés, et je les ai souvent lus dans le désordre. De même, j’ai lu la VO, et je ne suis pas fan du tic narratif qui consiste mélanger les langues pour montrer qu’un personnage est étranger (ici, la belle-sœur française et ses « calme-toi, your sister needs you »)… d’autant plus que le français utilisé est parfois approximatif.
Mais je me retrouve incapable de ne pas mettre la note maximale. La lecture est certes longue et parfois ardue, mais j’en suis ressortie sonné. J’ai beaucoup aimé les touches de fantastique, et la fin du récit est magnifique et m’a beaucoup ému.
Quant au dessin, il faut certes aimer le style, et il est aussi noir que le récit, mais bon-sang, regardez-moi ces planches !
Un album que je ne suis pas près d’oublier.
Que dire, que dire. Du grand art absolu tant au niveau de la narration que du rendu graphique. Après un Dracula absolument fabuleux Georges Bess récidive avec ce Frankenstein que sans nul doute Mary Shelley n'aurait pas renié.
Il est intéressant de noter que dans l'imaginaire collectif Frankenstein c'est le monstre, alors que bien sûr il n'est que le créateur de cet être hideux en quête d'humanité. en fait si l'on y regarde de plus près la vox populi a en partie raison le monstre est bien le créateur.
Dans la lignée directe de son Dracula l'auteur propose une adaptation somptueuse ou toute la magie du noir et blanc nous explose au visage avec des planches d'une beauté qui laisse presque sidéré. Le trait est comme je l'aime, vif, acéré. Les images du Groenland sont à tomber.
Une double lecture pour moi; une pour lire l'histoire et une deuxième nettement plus longue pour m'en mettre plein les yeux.
La note suprême est obligatoire
Un livre tout simplement magnifique ! Un vrai coup de cœur. Cette histoire sans texte est juste superbe. Les deux héros habitent en bretagne. Monsieur est pêcheur et disparait en mer. Sa femme va alors tout faire pour retrouver son mari. S'en suit alors une aventure extraordinaire sous couvert d'écologie et d'amour bien sur. Il y a de l'humour, des émotions, un message fort, bref un des meilleurs albums encore à ce jour.
J'ai vraiment adoré ce livre. Le trait est fort et le scénario très fluide. Nous suivons la vie d'un jeune homme un peu différent qui ne parle pas et s'exprime uniquement à travers le dessin ou écriture. Nous voyons le monde avec ses yeux ce qui est vraiment très bien pensé.
C'est une oeuvre à découvrir !
Je viens de découvrir ce livre ainsi que sa dessinatrice. Il s'agit d'une histoire racontée sous forme de conte sur un sujet plutôt difficile : la mort, et le deuil plus généralement. J'ai été agréablement surpris par les dessins vraiment beaux et assez atypiques dans la BD. Ils semblent au départ un peu hésitants mais deviennent de plus en plus beaux par la suite, un réel coup de coeur pour moi. Le scénario lui est plutôt jeunesse mais emmené de manière très douce, ce qui ravira les plus jeunes.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Un shiba en plus !
EXCELLENT ! Voici un histoire très touchante et émouvante. Elle met en scène la bêtise humaine qui condamne la différence et exclut ce que l'on considère comme "anormal" ou "hors normes". Le dessin est stylé et les expressions des personnages bien tracés. Ce manga gagne à être lu et transmis à beaucoup de personnes car il nous offre une VRAIE leçon de vie. Je recommande vivement !
Les Dingodossiers
Les Dingodossiers sont évidemment une série historique clé de la BD franco-belge. Pour s'en convaincre " bande de cancres", je vous invite à lire le texte de Marie-Ange Guillaume en préface du tome 3 (Texte que "je ne connaissais pas il y a 1/4 d'heure !"). Goscinny en 1965 entraîne Gotlib dans une aventure qui va révolutionner l'humour français pour des décennies. Dans les Dingodossiers nous avons un humour potache qui s'adresse aux ados d'avant mai 68. Il y a bien le petit Chaprot et ses merveilleuses fautes d'orthographe (que faisaient les modérateurs ?), mais c'est surtout un catalogue de petites situations ou inhibitions du quotidien qui sont traitées avec un œil totalement novateur. Pour une jeunesse gavée de "A mon époque...", "Si vous aviez connu la guerre...", on comprend qu'elle se soit approprié ce langage (mots + images) libérateur. Une œuvre probablement initiatique pour Gotlib, qu'il faut lire tellement elle ouvre une voie créative pour la BD d'humour des années 70 et 80.
Le Monde sans fin
La lecture de Saison brune m'avait laissé saisi, en état de choc, et pour tout dire assez désespéré. En allant glaner des informations sur le sujet du réchauffement climatique, je suis tombé par hasard sur une vidéo de Jean-Marc Jancovici. Faut-il le présenter ? Polytechnicien, inventeur du bilan carbone, co-fondateur du Shift Project, infatigable vulgarisateur, travaillant sur le sujet du réchauffement climatique depuis plus de 20 ans maintenant, il a sa cohorte de fans... et de détracteurs. Quoiqu'on en pense, il connaît très bien son sujet. Il pourra même paraître arrogant à certains. Forcément, il a 20 ans d'avance sur celui qui - comme moi - débarque sur le sujet ! Il fait en outre montre d'un esprit très vif et souvent taquin, pour ne pas dire carrément rentre-dedans, y compris lorsqu'il est audité par des sénateurs. Une de ses grandes forces est de présenter des choses complexes avec une limpidité évidente. Qu'on ne s'y trompe cependant pas, ses affirmations restent discutables. Ou plutôt, puisque nous sommes dans le domaine scientifique, vérifiables. Au minimum, ses conférences disponibles sur YouTube ont l'immense mérite d'apporter à tous ceux qui prennent le temps de les regarder des informations pointues et précises sur des sujets qui sinon n'ont qu'une visibilité ridicule dans nos médias, que ce soit en volume ou en profondeur. Sans surprise, cet album reprend le fond de son propos. En près de 200 pages, la somme d'informations est très importante. Et des sujets évoqués en à peine deux pages pourront ensuite conduire le lecteur intéressé à plusieurs heures d'approfondissement. Il constitue à mon avis une excellente approche d'une écologie non punitive et relevant d'une simple nécessité de survie. Loin de susciter un effroi paralysant, il incite bien plutôt à l'action en donnant les clés permettant la compréhension et le choix éclairé. Alors, à lire ? Oui, évidemment ! Culte ? Oui, de facto ! Et pour citer Jean-Marc Jancovici dans ce livre : Le reste n'a qu'une importance relative.
Monstres
Monstrueux ! Un album d'une intensité émotionnelle rarement atteinte pour un album de 360 pages, l'auteur nous fait plonger dans des drames humains où la violence est omniprésente. Les personnages sont victimes de leurs histoires à travers plusieurs générations.Des lésions post traumatiques ou de chocs liés à l'enfance, tous les personnages vivent un enfer administré par des militaires qui n'ont qu'un objectif concevoir le soldat parfait en s'adonnant à des expérimentations sur des cobayes humains. L'histoire s'étale sur plusieurs décennies et nous est racontée sans respecter la chronologie des événements. L'auteur utilise les changements d'époque avec beaucoup de talent pour nous faire vivre les angoisses de ses personnages et nous distille petit à petit des indices pour découvrir l'origine de leurs folies. En toile de fond, l'auteur dénonce plusieurs thèmes: l'alcoolisme, les violences faites aux femmes et aux enfants, la folie de la guerre qui détruit les hommes et l'auteur ne fait pas dans la dentelle, c'est sans filtre et brutal. Le dessin est en noir et blanc avec des cases très détaillées, les décors et les représentations des personnages à travers les ages sont vraiment réussis. Un niveau de qualité impressionnant pendant 360 pages qui doit représenter pour l'auteur un travail considérable. Une descente dans l'enfer créé par Barry Windsor-Smith où la noirceur humaine parait ne pas avoir de limite.
Monstres
Barry Windsor-Smith n'est pas un débutant dans le monde du comics. J'ai déjà pu apprécier son talent sur les X-MEN, Machine Man, Conan (allez voir Conan le Barbare - Les Clous rouges) et Wolverine, en particulier son Wolverine - Arme X où il est également au scénario avec aussi en toile de fond "la transformation d'un homme en arme de guerre". L'histoire de Bobby Bailley de 1947 à 1964, de son enfance à sa mutation en monstre. Une histoire non linéaire qui prend aux tripes. J'y ai retrouvé certaines similitudes avec le Frankenstein de Mary Shelley, il s'en dégage une puissance émotionnelle qui ne m'a pas laissé indifférent. Un scénario diabolique où rien n'est laissé au hasard, tous les personnages se croisent et se recroisent à des périodes différentes pour mieux nous donner toutes les clefs de ce drame. J'ai particulièrement aimé la touche de fantastique et les passages avec le journal de Janet, la mère de Bobby, avec tantôt de l'espoir, de la détresse et de la résignation. Poignant. Comme Alix, je me suis fait avoir plusieurs fois dans le sens de lecture des bulles, le seul point négatif. Qui sont les monstres ? Le noir et blanc de Barry Windsor-Smith est précis, détaillé, fluide et sombre lorsqu'il le faut. Il en émane une atmosphère dramatique digne des films noirs hollywoodien. 360 pages du même niveau. Un artiste au sommet de son art. Une œuvre marquante. BWS est une mine d'or et ce comics sa plus belle pépite. Coup de cœur et 5 étoiles.
Monstres
Quelle histoire, et quel album ! Alerté par les deux avis 5/5 postés à ce jour, je me suis précipité sur ce pavé. Je ressors marqué de ma lecture et rajoute mon 5/5 à l’édifice. L’histoire est sombre au possible, et raconte les horreurs vécues par Bobby Bailey, monstre crée par des expérimentations scientifiques qui ont mal tourné. Mais voilà, l’album se nomme « Monstres » au pluriel : l’auteur nous fait en effet découvrir une galerie de personnages peu recommandables, à commencer par le père de Bobby… mais pas de manichéisme, juste des hommes faibles et torturés (le père souffre de troubles du stress post-traumatique). Et une vie d’enfant brisée à jamais. Certains détails m’ont presque fait enlever une étoile. La narration est certes maitrisée voire impressionnante, mais les phylactères ne sont pas toujours clairement agencés, et je les ai souvent lus dans le désordre. De même, j’ai lu la VO, et je ne suis pas fan du tic narratif qui consiste mélanger les langues pour montrer qu’un personnage est étranger (ici, la belle-sœur française et ses « calme-toi, your sister needs you »)… d’autant plus que le français utilisé est parfois approximatif. Mais je me retrouve incapable de ne pas mettre la note maximale. La lecture est certes longue et parfois ardue, mais j’en suis ressortie sonné. J’ai beaucoup aimé les touches de fantastique, et la fin du récit est magnifique et m’a beaucoup ému. Quant au dessin, il faut certes aimer le style, et il est aussi noir que le récit, mais bon-sang, regardez-moi ces planches ! Un album que je ne suis pas près d’oublier.
Frankenstein (Bess)
Que dire, que dire. Du grand art absolu tant au niveau de la narration que du rendu graphique. Après un Dracula absolument fabuleux Georges Bess récidive avec ce Frankenstein que sans nul doute Mary Shelley n'aurait pas renié. Il est intéressant de noter que dans l'imaginaire collectif Frankenstein c'est le monstre, alors que bien sûr il n'est que le créateur de cet être hideux en quête d'humanité. en fait si l'on y regarde de plus près la vox populi a en partie raison le monstre est bien le créateur. Dans la lignée directe de son Dracula l'auteur propose une adaptation somptueuse ou toute la magie du noir et blanc nous explose au visage avec des planches d'une beauté qui laisse presque sidéré. Le trait est comme je l'aime, vif, acéré. Les images du Groenland sont à tomber. Une double lecture pour moi; une pour lire l'histoire et une deuxième nettement plus longue pour m'en mettre plein les yeux. La note suprême est obligatoire
Un océan d'amour
Un livre tout simplement magnifique ! Un vrai coup de cœur. Cette histoire sans texte est juste superbe. Les deux héros habitent en bretagne. Monsieur est pêcheur et disparait en mer. Sa femme va alors tout faire pour retrouver son mari. S'en suit alors une aventure extraordinaire sous couvert d'écologie et d'amour bien sur. Il y a de l'humour, des émotions, un message fort, bref un des meilleurs albums encore à ce jour.
Le Spectateur
J'ai vraiment adoré ce livre. Le trait est fort et le scénario très fluide. Nous suivons la vie d'un jeune homme un peu différent qui ne parle pas et s'exprime uniquement à travers le dessin ou écriture. Nous voyons le monde avec ses yeux ce qui est vraiment très bien pensé. C'est une oeuvre à découvrir !
Le Silence de l'Ombre
Je viens de découvrir ce livre ainsi que sa dessinatrice. Il s'agit d'une histoire racontée sous forme de conte sur un sujet plutôt difficile : la mort, et le deuil plus généralement. J'ai été agréablement surpris par les dessins vraiment beaux et assez atypiques dans la BD. Ils semblent au départ un peu hésitants mais deviennent de plus en plus beaux par la suite, un réel coup de coeur pour moi. Le scénario lui est plutôt jeunesse mais emmené de manière très douce, ce qui ravira les plus jeunes.