Les derniers avis (7654 avis)

Par Sam Cragg
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Secrets - L'Angélus
Secrets - L'Angélus

Quelle belle réussite! Le scénario est très habillement construit, les personnages sont suffisamment creusés et bien brossés pour leur donner chair avec une grande force. Mais le véritable sommet de cet album, ce sont les dessins de Homs. Ce type est un génie dans sa partie et il touche ici à la perfection. Alors quand le scénario se met au diapason d'un dessinateur extraordinaire, cela donne lieu à une réussite de premier ordre. J'ai rarement lu un récit aussi touchant en bande dessinée. J'ai rarement vu également un dessin aussi inspiré. Homs est à coup sûr un des 5 plus grands dessinateurs d'aujourd'hui. Il parvient souvent à la perfection dans "l'angélus". Et puis de son côté, le travail de Giroud est ici d'une puissance fantastique, tout en justesse et en mystère. "L'angélus" est assurément un chef d'oeuvre parce les auteurs y font preuve d'une inspiration rare, et l'on referme l'album à regret, ému et émerveillé.

19/02/2022 (modifier)
Par Sam Cragg
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Milady ou Le Mystère des Mousquetaires
Milady ou Le Mystère des Mousquetaires

Voici un album qui fait prendre conscience de ce que la bande dessinée peut apporter de mieux. "Milady ou le mystère des mousquetaires" est un bijou de talent et d'intelligence. A la manière d'un détective, le scénariste Sylvain Venayre nous embarque dans une relecture des trois mousquetaires d'Alexandre Dumas (et Auguste Maquet) afin de nous montrer ce que nous avons été incapables de voir jusqu'à présent dans cette histoire pourtant tellement connue. Il nous propose d'adopter un angle de vue inhabituel, de nous faire faire un pas de côté de manière à observer autrement des scènes du célèbre roman afin d'en bâtir une tout autre compréhension. A l'instar d'Hercule Poirot , il débarrasse le récit des éléments qui habituellement nous aveuglent et nous égarent pour permettre à une autre réalité des faits d’apparaître à nos yeux. Chasser l'illusion pour faire surgir la vérité. Et c'est alors à une toute autre histoire que nous assistons : les héros ne sont peut-être plus les héros qu'ont célébré tant de générations d'admirateurs et leurs ennemis recouvrent soudainement un visage ami et un air plus touchant. Cette passionnante et érudite lecture des trois mousquetaires est servie par un dessin fabuleux de Frédéric Bihel. Son talent ici force l'admiration. Il est parvenu à retrouver l'ambiance des dessins et gravures du XVIIe siècle. Des cases extraordinaires succèdent à d'autres cases extraordinaires. L'ensemble est d'une sobriété exemplaire pourtant. Il est malheureusement assez rare que deux talents si singuliers s'acoquinent pour réaliser un album de bande dessinée d'une telle qualité et d'une si belle ambition, il serait dommage de passer à côté d'une aussi brillante réussite, d'un chef d’œuvre assurément.

19/02/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Mort de Staline
La Mort de Staline

Toujours difficile de savoir quand monter jusqu'à la note suprême... mais pour moi, inimaginable d'accorder à La Mort de Staline une autre note que ce beau 5/5 ! Même si ce n'est sans doute pas la bande dessinée de Fabien Nury que je relirai avec le plus de plaisir (difficile de faire plus captivant que Silas Corey), je pense que ce dyptique figure parmi ses plus grandes œuvres. Alors pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que je place La Mort de Staline au-dessus des autres Nury ? Je me suis moi-même posé la question avant de rédiger mon avis, et j'ai facilement trouvé : comme le dit Thierry Robin dans les pages bonus de la fin de l'intégrale, il est rare d'avoir un récit où TOUS les protagonistes sont des personnages ayant réellement existé. Cela résume parfaitement tout le génie de La Mort de Staline : Fabien Nury y entretient un rapport avec l'Histoire qui devrait être un cas d'école pour tous les auteurs s'essayant au genre historique, tant il est exemplaire sur tous les plans. En effet, l'auteur s'amuse clairement avec l'Histoire, il assume absolument certains partis pris qui l'éloignent de la réalité des événements sans jamais (et c'est là le plus important) trahir leur esprit. Réécrire certains faits, pourquoi pas ? A condition que cela serve le propos, et permette de mieux illustrer l'esprit des choses, mais également à condition de signaler au lecteur les changements effectués. Les deux conditions sont ici remplies : la postface de Jean-Jacques Marie permet de remettre clairement les choses à leur place, en montrant bien l'utilité de chacune des modifications historiques apportées, et indéniablement, tous ces changements servent un propos radical, violent et d'un réalisme saisissant. S'il n'y a - Dieu merci - plus beaucoup de partisans purs et durs de Staline aujourd'hui, il faut admettre que cela n'a pas grand intérêt en soi de taper sur le régime soviétique (comme sur les nazis) car, à part quelques fanatiques ici et là, nous sommes en général tous d'accord sur le sujet. Mais Nury n'écrit pas cette histoire simplement pour taper sur un régime que l'Histoire a définitivement jugé, non, il en profite pour décortiquer avec le génie qu'on lui connaît les rouages d'un régime totalitaire, et montrer l'envers du décor d'un régime dont la force apparente est en réalité la principale faiblesse. Bâti tout entier sur la personnalité puissante et - disons-le - fascinante de Joseph Staline, le régime soviétique tend à s'auto-détruire dès que cette personnalité écrasante disparaît. Et même s'il durera encore longtemps après la mort de son principal dictateur, le régime entame dès sa mort une (très) lente agonie, dont les acteurs sont déjà presque tous réunis autour du chevet de Staline. C'est donc à un jeu macabre que nous convient Fabien Nury et Thierry Robin : celui des oiseaux de proie qui se partagent un cadavre encore chaud. On pourra se lasser d'assister encore une fois à toutes ces magouilles personnelles et politiques où chacun essaye de se tailler la part du lion. Pourtant, ici, le scénario prend une résonance d'autant plus particulière qu'on sait que tout, presque tout, est absolument vrai (hormis les modifications signalées en fin d'album). Et c'est absolument terrifiant d'assister aux atrocités des uns, aux lâchetés des autres, de voir tous ces hommes de pouvoir se liquéfier au seul nom de leur chef, et n'agir qu'en fonction du regard des autres. Ce regard des autres qui, dans la Russie communiste, est symbole de vie ou de mort... La figure qui émerge indéniablement du récit, c'est celle de Lavrenti Beria. Personnage immonde s'il en est, cet illustre salaud est montré dans toute son horreur ici, et on aura parfois du mal à assister à un tel mélange de cynisme et de cruauté réuni en une seule personne. Néanmoins, et c'est là qu'on admire à nouveau tout le talent de Nury, Béria s'octroie le monologue final de la saga, un monologue d'une complexité ahurissante qui montre que, derrière le monstre se cache un homme politique brisé, prêt à tout mais plein de lucidité sur tout ce qui l'entoure. Il ne s'agit absolument pas d'excuser le personnage, mais en quelques pages et un texte bref, Nury nous fait soudain entrer dans l'esprit de cet homme fou et fini. Un coup de maître de la part de l'auteur, qui peut ainsi nous faire mieux cerner l'esprit glaçant de la Russie soviétique, de cette sombre machine qui broie tous les hommes, bourreaux comme victimes. Si les victimes sont moins présentes dans le récit, Nury et Robin leur réservent tout de même quelques pages, sans doute les plus belles de la saga. J'en veux pour preuve cette terrible séquence où l'on voit les Russes qui veulent venir rendre hommage à Staline se faire bloquer à l'entrée de Moscou par l'armée. En une double page terrible de sens, les auteurs mettent en scène toute la fracture qui détruit la Russie, avec ces pauvres gens qui croient à l'illusion qu'on leur a vendue se heurter soudain à une réalité innommable. Si le dessin de Thierry Robin ne me séduisait pas dans un premier temps, je dois dire qu'il colle parfaitement à l'atmosphère voulue par Nury et se révèle beaucoup plus fin qu'il n'en a l'air, lorsqu'il s'agit de mettre en scène les rapports humains (si l'on peut dire) entre les différents membres du Conseil des ministres. Chaque détail compte et contribue à donner à La Mort de Staline une tonalité sombre, froide, réaliste, pour mieux faire ressortir la complexité de cette œuvre puissante. Comédie macabre, farce sinistre, La Mort de Staline ne revêt finalement les apparences de la comédie que dans un premier temps, pour nous immiscer dans les tréfonds d'une des plus terribles tragédies que l'Histoire nous ait données à voir. Il fallait tout le génie de Fabien Nury pour réussir à faire de cette œuvre sombre un manifeste politique et historique fort, mais pas si déprimant que ça, l'espoir résidant toujours quelque part, dans le cœur des gens les plus simples et les plus oubliés du système. Dans le cœur des hommes, des vrais.

18/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)
Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

L'Art comme forme de catharsis. Après un long silence du à ses activités militaires, Eisner revient bouleverser le monde du Comics assis sur ses lauriers jaunissants . Bouleversant! Ce formidable dessin de Frimme Hersh gravissant péniblement l'escalier sous une pluie diluvienne, c'est Will Eisner qui pleure toutes les larmes de son corps la mort de sa fille Alice. Peut il y avoir d'oeuvre plus intime que ce "Pacte avec Dieu" ? " les plus desespérés sont les chants les plus beaux" avais-je déjà emprunté. Ce récit en est l'illustration la plus visible. Le scénario est bâti sur la révolte et le combat intime d'un homme touché dans ce qu'il a de plus précieux à la fois en extérieur à lui, son enfant, et à l'intérieur de lui-même, sa croyance. Eisner n'a peut-être pas inventé le terme de roman graphique mais cette oeuvre me renvoie tellement aux romanciers français de la fin du XIXeme siècle que pour la première fois je le comprends pleinement. Il y a du Balzac,du Maupassant et surtout du Zola chez Eisner. Cette comédie humaine est d'un cynisme et d'une cruauté que l'on rencontre quand il s'agit de survie. Le chanteur de rue pourrait sortir de "L'Assomoir" et Maralyn de Madame Bovary. Que dire du dessin? Eisner est un maître qui peint la rue et ses habitants comme nul autre. Quelle universalité! Car ces ambiances à la"Clochemerle" ont toujours existées et existent toujours dans ces immeubles-villages où un secret n'est jamais longtemps un secret. Dans cette oeuvre Eisner allie le graphisme très haut de gamme à l'observation lucide et chirurgicale de son environnement y ajoutant une émotion interne extraordinaire. Du grand art.

16/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre que 10 BD, je pense que j'emménerais "Partie de Chasse" de Bilal et Christin. Certains passages me font penser aux chasses du "Roi des Aulnes" de Michel Tournier et le thème de l'ogre qui dévore ses enfants n'est pas si loin. Le scénario est extraordinaire pour une personne qui est née avec la construction du Mur de Berlin et qui s'intéresse à ce tournant historique des années 80. En 1983, écrire sur la désagrégation interne de l'URSS avec comme point de départ la révolte Polonaise de Solidarnosc, il fallait un sacré don de visionnaire. Car c'est de cela qu'il s'agit dans l'album. Alors que nombre d'auteurs imaginent des mondes post atomiques suite au mouvement polonais (voir "V comme Vendetta" par exemple), Bilal et Christin parient sur une transformation interne et pacifique. Avec une Armée Rouge surpuissante (croyait-on) aux portes de la Pologne et engagée en Afghanistan, le scénario était osé. Pourtant, l'élimination des jeunes faucons soviétiques au profit d'Hommes d'Etats écrivant l'Histoire d'une manière enfin pacifique est exactement ce qui est arrivé cinq ans plus tard ! La réalité a dépassé la fiction déjà bien improbable. En bon Slave, Bilal était probablement le plus apte à réaliser cet album. Le récit peut paraître complexe mais en réalité il est très fluide pour un amateur d'Histoire. Il y ajoute des scènes de chasse époustouflantes, des couleurs (eh oui !), le train bleu, couleur du drapeau Européen, qui porte l'espoir du futur contraste avec le rouge (drapeau soviétique) des massacres du passé. Idée géniale que cette réunion des satellites incarnés autour d'un astre muet, vieillissant mais encore maître du jeu. Le Français comme point commun à la fois intérieur et extérieur. Bilal rend graphiquement à la perfection la psychologie de ces hiérarques désabusés mais qui ne regrettent pas une minute de leurs parcours .Le regret est ailleurs... Que l'on ne se trompe pas, ce qui est arrivé en ce temps a toujours un impact fort sur notre vie d'aujourd'hui en Europe.

15/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Celui qui est né deux fois
Celui qui est né deux fois

Derib nous propose un triptyque quasi ethnographique avec cette vie de "Pluie d'Orage" qui deviendra "Celui qui est né deux fois". Comme nous indiquent les introductions des scientifiques, Derib a travaillé au plus près des dernières recherches pour transcrire avec fidélité la culture des Indiens Américains (ici les Sioux). On sait que Derib affectionne particulièrement ces peuples si particuliers dans leur spiritualité, leurs coutumes et leur relation avec la nature animale ou végétale. Derib n'hésite pas à faire vieillir et mourir son héros et beaucoup de ceux qui l'entourent. Chacune des trois étapes est forte en émotions. La naissance, la Sundance puis la maturité et la mort sont inscrites dans un cycle légitime qui ne me laisse pas triste mais paisible en fin d'ouvrage. Derib évite le manichéisme. Bien sûr la bêtise et la cruauté des Blancs est rappelée à des moments clés. Mais une partie des malheurs des peuples indiens était aussi due à leurs affrontements fratricides. Le dessin de Derib fait toujours la part belle aux magnifiques paysages, aux chasses, aux chevaux mais aussi aux très beaux visages de la tribu. Une très belle lecture.

13/02/2022 (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un général, des généraux
Un général, des généraux

C'est dans la version grand format, noir et blanc que j'ai découvert cette bande dessinée, et j'avoue que j'en apprécie autant le dessin de Boucq (j'avais d'ailleurs fait le même choix éditorial pour "New-York cannibals", pour mon plus grand bonheur) Je suis féru d'histoire et j'ai beaucoup lu et vu de reportages sur cette période trouble. Mais le côté grotesque voire guignolesque de la naissance de la Vème République, ne m'avait, jamais sauté aux yeux jusqu'à présent. C'est pourtant le parti pris certes discutable mais osé que prend Juncker pour nous relater les événements du 13 mai 58, pour la plus grande joie du lecteur. En effet, la lecture de cet album est véritablement jubilatoire. J'ai beaucoup ri au fil des pages. Les allers retours du général Massu dans le souterrain reliant son bureau et celui de Salan est un véritable running gag. Le tour de force de cette bd réside incontestablement dans les portraits ou plutôt les caricatures des généraux par un François Boucq en grande forme. On les reconnait tous ces généraux que tout le monde a déjà vu dans des documentaires : de Salan à Massu, en passant par Challe et De Gaulle, le seul à garder son calme dans cette tambouille politico-militaire. Car outre les dirigeants de l'armée, les hommes politiques de la IVème République ne sont pas non plus épargnés dans ce que l'on peut qualifier de farce. On y trouve même Léon Delebecque, personnage qui a laissé un rôle ambigu dans ces évènements. Un scénario reposant sur des faits historiques (qui font d'ailleurs l'objet d'un dossier en fin d'album), un dessin formidable, bref une de mes meilleures lectures de ce début d'année. A lire sans modération !

10/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Mattéo
Mattéo

Jean-Pierre Gibrat nous peint une fresque qui nous transporte dans le tourbillon révolutionnaire post Grande Guerre. Servi par un scénario d'excellence et soutenu par un dessin de maître, je ne peux qu'éprouver une forte empathie pour cet utopiste. Car l'une des conséquences de la Grande Guerre est de bouleverser l'ordre monarchique établi depuis des siècles dans nombre de pays européens pour ouvrir le champ des possibles à toutes les espérances. Mattéo est un stéréotype de tous les rêveurs utopistes qui croient dans la bonté et à la beauté des idéaux révolutionnaires. Comme il croit en l'amour de Juliette ou au sacrifice de Paulin. Son utopisme se fracassera sur le pragmatisme de ceux qui agissent sans état d'âme, à la guerre comme en amour. Gibrat n'axe pas son récit sur les dissensions meurtrières et destructrices des différents groupes révolutionnaires ( bien qu'évoquées au T2) ni à une analyse doctrinale mais à l'aventure humaine de son héros à la recherche de l'amour, du bien agir et de l'image de son père. Mattéo accepte ses doutes, reste responsables de ses actes dans toutes les circonstances même si les actes qu'il pose, n'ont pas les conséquences envisagées. Homme-jouet de la grande histoire des révolutions dans lesquelles le place Gibrat? Pas pour moi! Il reste maître de ses choix, même vis à vis des femmes qui l'accompagnent. Si les femmes peintes par l'auteur ont toutes un air de famille, elles sont toutes magnifiquement croquées tant physiquement que psychologiquement. Gibrat ajoute une pointe de sensualité, voire d'érotisme, qui contraste de façon heureuse avec l'ambiance tragique qui les entoure. Cela donne un côté festif propre aux illusions naissantes. Que dire des décors et du découpage. Gibrat nous invite au milieu des tranchées, dans la neige russe, la promiscuité des congés payés ou la rudesse des villages catalans. C'est du très haut niveau pictural à mon goût. Pour finir par un final grandiose où la mort est dépassée. Quel régal.

09/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Oumpah-Pah
Oumpah-Pah

YAK YAK YAK!!Après le décollage de Jehan Pistolet, le second étage de la fusée qui va mettre Astérix au firmament de la BD franco-belge est bien lancé. Il s'appelle Oumpah-pah, le puma est son totem et Double-scalp son ami. Il est aussi le grand frère d'un certain Astérix et de son ami Obélix. Il préfère les poulettes aux petits chiens et possède la sagesse d'un petit gaulois et la force d'un plus costaud. Cinq épisodes dont les trois derniers s'enchaînent. Que dire de "La mission secrète" et de "Foie-Malade" ? "Vormitable!" "Egzdraordinaire!", on dit Kulte aujourd'hui. Tout est déjà en place, les dessins vifs et tranchants d'Uderzo accompagnés de dialogues sublimes, modèles de second degré et d'auto-dérision. Un Foie-Malade qui a un air de Petit-René, travesti en Napoléon belliciste qui va proposé son aide aux Prussiens, lui le chef sournois des "Yeux-Bochés" (oups "Yeux-pochés" pardon). Les camps retranchés, le festin final, la distribution de baffes, les noms humoristiques, cet esprit pacifiste qui sourde derrière la bêtise des conflits, il ne manquait que d'être du bon côté de la Résistance. "Diantre", nous sommes fiers de vous, "monsieur Ktazenblummerswishundwagenplaftembomm", en 60 ans vous n'avez pas pris une ride. YAK YAK YAK.

04/02/2022 (modifier)
Par Peter7580
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Petit Noël
Le Petit Noël

C'est un merveilleux comte de Noël pour enfant à la fois tendre et naïf. Un excellent équilibre entre histoire et pédagogie, caractère et sensibilité amenant progressivement avec chaleur de l'humanité et de la poésie dans le quotidien. Un peu de recul fait du bien. Les personnages sont bien campés et l'Elaoin a une forte personnalité pour une machine. A noter que elaoin sdrétu n'est pas un assemblage de lettres au hasard mais les lettres des deux premières colonnes de caractères d'une linotype.

02/02/2022 (modifier)